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SOLAS

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Posts posted by SOLAS

  1.  

     

    mai 22, 2021 - 10:25Rédaction 5 Commentaires
     
     
    Breic Dhina
    Le terroriste réfugié en Suisse Mourad Dhina. D. R.

    Par Mohamed K. – Il y a une similitude entre l’affaire du président sahraoui, Brahim Ghali, à Madrid, et celle du général Khaled Nezzar à Genève, constatent des sources informées. En effet, des recherches entreprises par ces sources ont permis de relever que l’auteur de la plainte, qui répond au nom d’El-Fadel Breica, entretient des liens avérés avec l’organisation terroriste Al-Karama, dont Mourad Dhina est un des principaux responsables.

     

    «Il faut rappeler que cette ONG a été, dans un passé récent, accusée par le gouvernement américain dans le financement d’Al-Qaïda. Même son fondateur, le terroriste qatari Abdderahmane Omeir Al-Naimi, a fait l’objet de sanctions économiques de la part des Etats-Unis. Ses avoirs ont été gelés. Même l’Arabie Saoudite l’a incluse dans sa liste des organisations terroristes», soulignent nos sources, qui indiquent, par ailleurs, que la famille d’El-Fadel Breica, naturalisé espagnol, est rentrée en contact avec Al-Karama qui compte dans ses rangs de nombreux anciens éléments du parti extrémiste algérien du FIS dissous. «Cette ONG avait elle-même saisi le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire (GTDA), ceci démontre sur l’ampleur de l’infiltration des islamistes et même des terroristes dans les sphères des Nations unies à des fins politiques», notent nos sources.

    «D’une part, les accointances d’El-Fadel Breica avec l’ONG Al-Karama démontrent clairement que sa plainte devant la justice espagnole n’est qu’un prétexte politique afin de porter atteinte au Front Polisario qui milite pour son indépendance. D’autre part, pour cette ONG terroriste, c’était l’occasion de taper sur l’Algérie et son Etat. La preuve en est qu’aujourd’hui  cette plainte vise également l’Etat algérien», précisent nos sources, qui invitent la justice espagnole à «ne pas tomber dans ce piège tendu par le régime marocain qui veut mettre la pression sur les juges madrilènes dans ce contexte marqué par de fortes tensions provoquées par l’affaire des 10 000 migrants marocains qui ont envahi l’enclave de Ceuta avec la complicité des autorités marocaines».

    Le modus operandi dicté par les services secrets marocains à El-Fadel Breica est exactement le même que celui adopté par Trial en Suisse, une organisation pro-sioniste qui fait corps avec les islamistes de Rachad et défend les anciens membres du FIS dissous. Leur technique : actionner les justices européennes et saisir le Conseil des droits de l’Homme (CDH) à Genève. Mais leurs longues et vaines actions n’ont déstabilisé ni l’Algérie, qui résiste aux coups de boutoir qu’elle reçoit de toutes parts pour sa politique étrangère immuable en toutes circonstances, ni le Front Polisario, plus que jamais déterminé à arracher de haute lutte l’indépendance du Sahara Occidental.

    M. K.

  2. khayr el oumour awssatouha

    des gens raisonables comme belaid abane et eu samy oussedik avaient des propositions de sorties de crise que meme le birmil ecoutait attentivement on n en serait pas la..

    vous vous etes laisses submerger par les discours fielleux des islamistes d obedience de la cia du mi6 et du mossad.

    on peut toujours ajourner les legislatives pour presenter d authentiques hirakistes(ceux du 16 evrier 19 qui ont permis la chute du megalomane

    afin de permettre l eclosion d une nouvelle generation en investissant a la base du processus democratique

    la democratie doit se vivre au niveau des apc et apw comme en kabylie sur tout le territoire national afin d eveiller les consciences a la liberte et rejoindre peut etre ceux qui eliront un jour domicile sur mars...

    la democratie ne doit pas servir de tremplin a l obscurentisme ...ca serait un comble

    ou sinon autant s accomoder du cholera que de la peste..

    nous devons batir cette democratie sur des fondations solides a la base pour avoir un pouvoir compose de femmes et d hommes authentiquement democrates meme issue des democrates musulmans a l image de la democratie chretienne en allemagne..dans 10 ans

    maintenant je te laisse mediter dans quel qamp sont les traitres

  3. Le Hirak entre la démission des élites et le dévoiement des forces du reflux

    mai 22, 2021 - 9:44Rédaction 21 Commentaires
     
     
    Hirak Algérie
    L’Algérien n’est pas encore prêt pour supporter tous les changements dont a besoin la société. D. R.

    Contribution de Youcef Benzatat – Il faut admettre que l’Algérie de demain n’est pas pour demain. Même pas pour le lendemain. Il faudra une génération entière pour atteindre les objectifs que le Hirak a eus comme prétention d’accomplir. En revendiquant une transition démocratique dans les conditions qui sont les nôtres aujourd’hui, il a en effet mis la barre d’emblée très haut, pour un peuple profondément aliéné dans l’imaginaire mythologique religieux, les structures mentales patriarcales et le repli identitaire ethniciste, qui sont en toute évidence incompatibles avec une volonté de transition démocratique, au sens de la transition de la tradition vers la modernité.

     

    Certes, le Hirak a eu le mérite de faire émerger le peuple dans l’espace public en bravant la peur de la répression, par la défiance du régime autoritaire qui lui déniait toute souveraineté politique. En même temps, il a eu la vertu de nous faire prendre conscience de nous-mêmes que nous sommes insuffisamment préparés à un changement de paradigme de cette ampleur.

    Il faut l’admettre, nous sommes encore un peuple qui patauge dans la tradition avec tous les écueils qu’elle laisse présager. Une répression obsessionnelle de la libido, plongeant la société dans une misère sexuelle sordide, réduisant le rapport homme-femme à un rapport de maître à esclave. Une stigmatisation de toute volonté de libération de la conscience individuelle du dogme religieux, pouvant mener jusqu’au lynchage collectif de toute volonté individuelle à vouloir s’émanciper de l’aliénation religieuse dogmatique. L’esprit tribal s’exprimant dans la recherche de la pureté ethnique nous empêche de nous concevoir en potentielle société fondée sur une citoyenneté républicaine, émancipée de l’appartenance ethnique et tribale et tournée vers une citoyenneté métissée et transculturelle à la base desquelles se fondent les grandes nations modernes, articulées autour du politique et des valeurs de contemporanéité du monde qui les caractérisent en termes de souveraineté d’un Etat civil, fondé sur le droit et la justice sociale et régulé par l’alternance démocratique.

    Si le Hirak n’a pas réussi, après deux ans de gesticulations, à s’organiser en contre-pouvoir porteur d’un projet de société susceptible de convaincre l’état-major de sa pertinence pour les intérêts supérieurs de la nation, cela est dû pour l’essentiel à la conjugaison de la démission des élites et à l’opportunisme des forces du reflux, qui se sont emparées de tous ces écueils pour former des bataillons en rangs antagoniques de populistes aventuristes afin de satisfaire des pulsions égoïstes de vengeance, de haine ou d’opportunisme, contre la nation et contre le peuple.

    Il faudra donc une génération entière pour pouvoir accomplir le changement de paradigme que le Hirak, en tant que mouvement populaire à prétentions révolutionnaires, s’est donné comme objectif. Si le peuple est doté d’une conscience de discernement assez mature, pour lui faire comprendre que la participation aux processus électoraux conduits par le pouvoir de fait ne servent pas ses attentes, il en est en même temps insuffisamment outillé politiquement pour entrevoir les contours de la société censée être revendiquée dans le contenu de sa révolte et qui pourrait s’apparenter intuitivement à une société arrimée à la contemporanéité du monde avec toutes les valeurs de liberté, de justice sociale et de progrès que cela implique.

    Place donc à l’investissement intellectuel militant pour déconstruire et dénoncer les discours des forces du reflux, en même temps d’œuvrer à combler le déficit de cet outillage, par la production et une large diffusion soutenue d’une littérature politique révolutionnaire capable de sensibiliser la masse du peuple et la préparer à assimiler la nécessité de la transition de la société de la tradition vers la modernité. Pour qu’une conscience citoyenne républicaine puisse émerger et pouvoir percevoir les contours d’un Etat républicain, civil, laïc et démocratique à mettre en pratique en temps opportun. La conscientisation politique du peuple à cette transition passe inéluctablement par sa sensibilisation à la nécessité de repenser les rapports au politique et à l’histoire sur la base d’un nouveau paradigme repensé sur des rapports renouvelés de la religion et de l’identité à la politique.

    Y. B.

  4. Il y a 11 heures, shadok said:

    Le concept de « gestion démocratique des foules » a fonctionné et les manifestants n’ont rien pu faire face au dispositif sécuritaire déployé.

    Le risque immédiat est donc à ce niveau : doter le pays d’un Parlement mal élu,

     

    voila ou mene le jusqu au boutisme

    une chance incroyable a ete donne au hirak pour prsenter des personnes porteuses d espoir pour changer le regime de l interieur step by step

    mais vous avez preferer ecouter des moins que rien comme zitout dhina ennemis acharnes de l algerie de novembre pensant qu ils allaient prendre le pouvoir et l offrir a l axe du mal

  5. Hakim Laâlam➖
    ♦️Dans cette 2e République, combien vaudra la vie d’une femme violée ?
    Et l’air ?
    De quelle heure à quelle heure ?
    Des affiches électorales. Des affiches pour les législatives du 12 juin. Un parti. Peut-être né hier ? Ou demain ? Peu importe. Des visages de candidats dessus. Des hommes. Des bruns. Des moins bruns. Des moustachus. Des barbus. Des sans poils. Et des femmes. Du moins, faut deviner ! Deviner fort. Faire appel à ce qu’il y a de plus pervers en nous, au fond de nous pour deviner qu’il s’agit de candidates à la députation. Voile. Et le reste, contours et fond… vide ! Rien ! Nada ! Une béance Photoshop à la place de la figure. Walou dans le voile. Du coup, gros malaise ! S’agit-il d’une campagne électorale ou d’une pub pour le gommage des visages de femmes ? Et à ce vide sidéral répondent en écho les cris de détresse et de douleur de femmes séquestrées à Bordj-Badji-Mokhtar dans leur appartement d’enseignantes. Séquestrées, agressées, violées et violentées. Des femmes avec visage et stupeur marquée dessus, tatouée à vie. Des femmes avec visages humiliées par des hommes avec visages. Visages enduits d’urine. En Dézédie, les visages apparaissent et disparaissent au gré de l’ignominie vue et pourtant tue. Sauf par quelques lanceurs d’alerte, comme des syndicats. Double viol de la femme ! Lorsqu’elle n’est pas frappée et violentée dans le Sud, elle est autorisée à afficher sa bobine sans… visage. Un voile pour seul marqueur. Question mesquine de l’homme que je suis. Si les « sans visages » sont élues, comment ferais-je pour prendre rendez-vous avec elles dans ma circonscription ? Me recevront-elles dans leur permanence ? Seules ou en présence d’un tuteur ? Un père ? Un frère ? Un oncle ? Ou un voisin procuré ? Ou avec une toile en guise de pieuse séparation, en mur de la horma ? Dernière question d’homme. Si un homme avertit en vaut deux, combien vaut la vie d’une femme enseignante violée ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue. ✍🏻 Hakim Laâlam / Le Soir d’Algérie (Pousse Avec eux) / 20 Mai 2021
  6. Kamel Daoud➖
    Colère en vrac contre une sitcom algéroise
    On en sait si peu sur l’agression, les viols, les tortures qu’ont subies plusieurs enseignantes à Bordj Badji Mokhtar au Sud algérien. C’est à plus de 2 000 kilomètres d’Alger. Loin de tout et loin des réseaux sociaux. La raison de nos ignorances sur ce qui s’est passé ? La distance. Aussi, la difficulté d’exercer du journalisme dans ces espaces que des “autorités locales” féodalisent souvent. La mission de correspondant trop couteûse (Rabah Karèche, le correspondant du journal Liberté, en sait quelque chose). Le manque de visibilité dans le casting médiatique opposants ou de soutien. Bordj Badji Mokhtar est l’arrière-pays absolu. Et s’il faut du temps pour que cette information, avec ses détails, remonte vers le Nord, c’est à cause des raisons citées plus haut, mais aussi à cause de la sitcom Régime-activistes qui, désormais, enferme l’actualité dans son cercle vicieux, réduit la quête d’une solution algérienne à un bras de fer entre opposants numériques et pouvoirs inhabiles et paranoïaques. Une sitcom qui vide le journalisme de sa substance pour en faire des kasmas d’agitateurs ou des relais d’opinion au détriment de l’enquête de l’information exacte. Et qui vide le “Régime” de toute crédibilité quant à la volonté de changement sans tomber dans la facilité des répressions. C’est cela la vérité amère et désastreuse. L’écran et le discours sont, désormais, ce qui s’interpose entre nos réalités et les représentations que l’on se fait de ce pays plus vaste que nos ego. Pendant qu’un militant sort souriant d’un tribunal, des femmes sont violées à 2 000 kilomètres et l’indice de visibilité n’est pas le même pour les deux.
    Une sitcom très algéroise, malgré ses relais dans quelques villes. Car, et il est amer de le constater, c’est aujourd’hui la chronique lassante de la vie politique algérienne. Un cycle d’arrestations inutiles, injustes et qui ne servent qu’à fabriquer et doper des martyrologes au nom de la démocratie, attenter à la liberté d’autres plus sincères ou enfoncer le pouvoir dans l’image grossière d’une dictature sans compétence. Une sitcom qui exclut le reste du pays et que le reste du pays ne comprend plus.
    Dans une vidéo sur les réseaux, un jeune homme se filme en train de s’adresser aux “hirakistes”. Il l’ose avec mille détours, poliment, avec insistance mais joliment aussi. Coupe de cheveux soignée, lunettes coûteuses et boucles d’oreilles. Il explique qu’il ne comprend plus “ceux du hirak” et que cela l’importune car on coupe la connexion internet le vendredi après-midi et que lui, il n’a rien à faire entretemps. Amusante vidéo, comique, mais utile pour la mise en échelle : le “hirak”, qui, aujourd’hui, s’est déconnecté des grands mouvements du 22 février 2019 et n’en garde que le label parfois usurpé, est-il déchiffrable pour le reste des Algériens ? Si peu. Quel est son message lisible pour les Algériens de tous bords et de toute région ? On se perd en discours, oukases et slogans sous coaching sournois des acteurs de la décennie 90. Phénomène de glissement désastreux : certains ont fait de ce “parti”, qui revendique le droit légitime de manifester et dont la répression est injustifiable et injuste, un spectacle à destination de la consommation internationale numérique : vidéos d’arrestations, tweets et autres recettes de com’ moderne. La conséquence a été une lisibilité internationale biaisée, une déconnexion nationale constatable malgré ceux qui exigent qu’on compte en “millions” pour les foules. Le but affirmé est de faire pression sur le régime par l’internationalisation médiatique, alors que le régime n’a été secoué que par le poids des mobilisations internes et locales, surtout celles du “Reste du pays” comme on aime le qualifier. L’exercice du journalisme algérien en souffre, le régime s’enfonce dans la boucle de sa fausse conception sécuritaire du politique, les opposants se déclassent en agitateurs lors des enterrements et amateurs de selfies à la sortie des brigades de gendarmerie, et la sitcom est parfaite. Hors de cet univers, c’est le monde atroce des Bordj Badji Mokhtar. C’est celui de l'Autorité nationale indépendante des élections (Anie), Mohamed Charfi, qui autorise des listes électorales où les femmes sont masquées et effacées comme dans une bonne république islamiste daechisée, ce sont ces volontaires barbus et habillés de gilets de leurs associations islamistes qui, aujourd’hui, distribuent dans les rues colis et vêtements pour recruter les sympathies pendant que d’autres twittent et s’extasient aux sorties des tribunaux, c’est cet imam qui, à Oran, le jour du prêche de l’Aïd a expliqué que les femmes parfumées iront brûler en enfer, c’est la prochaine Assemblée qui va accoucher du futur Iran algérien. C’est le pays des écoles talibans, corruptions, islamisations, plages non mixtes et croisades linguistiques absurdes, etc. Un vaste territoire qui s’étend, s’agite, se conquiert et se perd hors de la Sitcom Régime sclérosé et “opposants numériques”. Un pays où on viole dans le silence. Comme durant les années 90. Ouvrant droit d’avenir à ceux qui, au nom de juin 90, rêvent aujourd’hui de juin 2021, et que les idiots utiles bénissent et servent en volontaires.
    L’avenir ? Le sort de ce néo-Hirak sera celui du FIS : dissolution, internationalisation, victimisation et exils de prestige. Il y gagnera en prestige. Et l’Algérie n’y gagnera que le renfoncement de l’autoritarisme au nom de la stabilité et la consolidation d’un régime que les radicalisés opposants d’en face dopent par leur manque de vision politique et leur impuissance à sortir des parades et des refus. Colère et amertume donc. Pourquoi sommes-nous incapables de concevoir des transitions et des consensus comme le firent des pays longtemps sous dictature comme le Chili, l’Argentine, l’Espagne ou d’autres ? Pourquoi posons-nous le préalable de la destruction comme condition absolue du changement ? Pourquoi choisissons-nous, à perte, la radicalité épique et la violence plutôt que la quête de la solution, l’épargne du temps et la capitalisation des échecs et réussites passées ? Pourquoi chacun veut-il un pays pour lui tout seul ? Citation lumineuse : “Martyr, c’est pourrir un peu…” Valable pour les deux acteurs de cette sitcom. ✍🏻 Kamel Daoud / Liberté Dz (L’autre Algérie) / 20 Mai 2021
  7. Amin Zaoui➖
    Les Algéries de ces Algériens !
    Elle est Une, l’Algérie, grande et rêveuse. Mais, aux yeux de ces Algériens, écrivains, elle est les Algéries. Dans leur cœur, dans leurs textes, la poésie, le roman ou le théâtre elle est plurielle ! Dans leur esprit, elle est diverse, multiple et rebelle. Elle est les Algéries !
    Aux yeux de Taos Amrouche, les Algéries ressemble à un conte kabyle qui résiste, un conte qui ne prendra jamais de rides. Elle est aussi une chanson sur les lèvres du vent de l’éternité.
    Aux yeux de Mohamed Dib, elle est la grande maison, la demeure des aïeux, qui rassemble et qui abrite les petites gens : les tisseuses, les petits commerçants et les intellectuels. Une maison d’hospitalité dont les habitants sont animés par un raffinement citadin sans pair. Elle est aussi l’incendie qui dévore tout ce qui barre le chemin à la vie libre. La liberté !
    Aux yeux de Kateb Yacine, elle est l’insoumise. Elle aussi la femme belle, désirée, en chair, en poésie et en poudre. Elle est la cousine et le futur lumineux et illuminé ! Elle est l’errance poétique.
    Aux yeux de Mouloud Feraoun, l’Algérie à lui ressemble à un cartable d’un élève qui marche pieds nus dans la boue de la Kabylie, par un jour hivernal, froid et pluvieux. La boue de la terre bénie est faite de courage et de défi. Elle est cet élève qui veut apprendre le monde et décoder les énigmes qui le ceinturent. Elle est le savoir. L’alphabet ! Le verbe. Elle est la lecture. Le livre. Elle est l’institutrice, la craie, le tableau et le cahier scolaire. La colère qui ronge l’intérieur.
    Aux yeux de Malek Haddad, elle est la gazelle du grand désert qui défie son chasseur. Elle est la chasseuse de son chasseur ! Elle est les zéros qui tournent en rond. Elle est ce pont de Constantine. Un pont qui mène vers le huitième ciel. El Malouf ! Les Algéries !
    Aux yeux de Moufdi Zakaria, elle est sœur jumelle de l’hymne de la vie et de la liberté. Le pantalon d’un Mozabite fier de son histoire, de sa langue, de sa calotte, de sa musique, de ses rituels et de sa ville. Ghardaïa, porte du paradis des paradis.
    Aux yeux d’Assia Djebar, elle est dans le nulle part de la maison de son père, l’instit. Celui qui rêve d’une fille plus visible que lui-même. Son Algérie est cette belle femme solide comme un rocher de Cherchell, forte dans sa beauté par sa fragilité unique !
    Aux yeux de Mouloud Mammeri, Da L’Mouloud elle est le sommeil du juste. Elle est la grammaire tamazight. Tajerumet ! Elle est le chant des ouvrières d’oliviers, en saison de cueille ! Elle est Ahellil ! Elle est les ancêtres qui nous rappellent au réveil permanent ! La sagesse !
    Aux yeux de Tahar Djaout, l’Algérie, son Algérie, la nôtre, est l’image du courage et de fidélité aux martyrs. Elle est ce qui reste des os d’une armée constituée de pauvres paysans contre une autre faite de férocité et d’hégémonie. Elle est celle qui continue à faire barrage aux envahisseurs, tous genres d’envahisseurs, pour sauvegarder la mémoire. Une Algérie qui aime son passé sans qu’il soit à la place de son futur. Elle est la poésie ! Elle est le magique village d’Azeffoun, en grand format. Le courage ! Aux yeux de Rachid Mimouni, elle est aussi celle qui a trahi ses martyrs ! Elle est proie à la malédiction des salafistes et des charlatans ! En ce temps qui court, elle est « le fleuve détourné » ou plutôt les richesses détournées ! Aux yeux de Tahar Ouettar, elle est la noce de mulet ! Elle est l’As ! Elle est la femme chaouïa qui adore écouter Aïssa Al-Djermouni sur les planches de l’Opéra de Paris !
    Elle est la montagne d’Arris de Yamina Mechakra. Yamina femme en fragilité et en mots soyeux ! La fascination du tatouage au henné !
    Aux yeux de Abdelhamid Benhedouga, l’humble de tous les écrivains algériens depuis Apulée, elle est la tolérance mise à nu ! Elle est le juste milieu. Une prière !
    Aux yeux de Jean Sénac, petit-fils du mineur de Béni Saf, Baudelaire, Rimbaud et Gide d’Algérie, elle est la bien-aimée de celui qui n’a pas rencontré de difficulté pour apprendre l’hymne national en arabe. Les Algéries pour ce fou d’Algérie est belle comme un comité de gestion. Elle est forte et forte comme un comité de gestion / Comme une coopérative agricole !
    D’autres l’ont vue autrement, chacun a son Algérie, mais cette Algéries restera grande dans son unité plurielle ! ✍🏻 Amin Zaoui / 2017

  8.  

     
    islamistes FIS
    Le terrorisme a commencé comme ça... D. R.

    Par Mohamed K. – De nombreux éléments préludent un retour au début des années 1990 tellement la similitude est criante. Parmi eux, l’accord donné aux candidates aux prochaines législatives de ne pas afficher leur photo. Une demande qui a clairement émané des islamistes dont le nombre serait, selon de nombreuses sources, «faramineux», ce qui préfigure déjà la tendance générale de la prochaine Assemblée populaire nationale. Une tendance confirmée par les discours du patron du parti islamiste MSP, Abderrazak Mokri, qui fait un certain nombre de promesses et dont il est dit qu’il joue implicitement sur la fibre de la contestation pour glaner des voix, sachant que l’abstention s’annonce quasiment identique à la présidentielle de décembre 2019.

     

    Sur ces entrefaites, l’actrice Baya Rachedi a vu son domicile visité par des inconnus qui, en apparence, semblent être des cambrioleurs. Mais ces derniers, a-t-elle affirmé aux médias, ont laissé des messages tagués sur les murs qui en disent long sur leur appartenance. L’entrée par effraction chez elle prend, dès lors, les allures d’un avertissement, comme ceux que les éléments des bras armés du FIS, le GIA et le FIDA, lançaient à leurs prochaines victimes. «Ceci est une punition divine.» C’est la «trace» laissée par les auteurs de l’exaction derrière eux, ce qui n’augure rien de bon.

    Une situation d’autant plus inquiétante que des enseignantes se sont fait agresser à l’extrême-sud du pays, à Bordj Badji Mokhtar. Ce fait grave n’est pas sans rappeler l’expédition punitive de Hassi Messaoud en juillet 2001, lorsque, lors de la prière du vendredi, un imam proche du FIS s’en était pris à la présence de femmes originaires des régions du nord du pays et employées au sein des compagnies pétrolières, et appelé au «djihad contre le diable» pour «chasser ces femmes fornicatrices». Son argument : ces femmes vivaient seules, sans tuteur.

    Quelque trois cents fidèles ont, alors, exécuté l’ordre religieux du fanatique en agressant une quarantaine de femmes, «rouées de coups, violées, mutilées et traînées nues dans la rue», selon des témoignages glaçants, à l’époque. Leurs maisons furent brûlées. Cette action violente ne fut pas la seule, puisqu’elle se répétera les deux nuits suivantes dans d’autres quartiers de la ville, avant de s’étendre à Tébessa, dans l’est du pays, où des commerces détenus par des femmes seules furent vandalisés.

    M. K.

  9.  

    Par Nabil D. – Nous avons appris de sources sûres que le chef de file du mouvement islamiste – et désormais officiellement classé comme organisation terroriste – Rachad est sous enquête en Grande-Bretagne. En effet, Scotland Yard planche sur le dossier de ce ressortissant britannique soupçonné de blanchiment d’argent et d’activités liées à une entreprise terroriste. Selon nos sources, d’autres membres de cette nébuleuse proche du FIS, le parti extrémiste dissous, et de ses bras armés, le GIA et le FIDA – fondé par Mourad Dhina – sont dans le collimateur de la police britannique.

     

    L’ouverture d’une enquête à Londres s’inscrit dans le prolongement de l’affaire de l’acolyte de Larbi Zitout installé en Suisse, Fateh alias Ghani Mehdi. Le 3 mai dernier, le ministère public de la Confédération helvétique s’est, en effet, saisi du dossier de cet escroc suite à une plainte déposée à son encontre par le journaliste algérien exilé en Grande-Bretagne Saïd Bensedira. Ce dernier a affirmé avoir reçu une convocation dans ce sens de la Police judiciaire fédérale, en précisant qu’il se rendrait à Genève dès que possible. Saïd Bensedira avait expliqué sa démarche par la gravité des faits dont il a été informé et des pièces à conviction qui lui sont parvenues. Des faits «constitutifs d’abus de confiance, d’escroquerie en bande organisée, d’infraction sur les transferts financiers illicites et fraude fiscale».

    Le plaignant avait précisé que la plainte était au préjudice de Mahdi Fateh résidant à Sion, en Suisse, Fateh étant le véritable nom de Ghani Mahdi. Un subterfuge, expliquait Bensedira, dont se servent les responsables de Rachad pour échapper au fisc et à toute poursuite en cas de découverte de leur trafic. Larbi Zitout, de son vrai nom Mohamed, détenteur de quinze sociétés, use du même stratagème pour tromper l’administration fiscale. Dans sa requête adressée à la justice helvétique, Saïd Bensedira expose les motifs liés à un détournement de fonds destinés à des Algériens. Il explique qu’en Europe, en Suisse, en France et en Angleterre, cette bande organisée a ramassé plus de 760 000 euros par le circuit PayPal au cours de l’année 2020, à l’abri des regards des institutions suisses compétentes. Selon lui, «seuls 30 000 euros ont été transférés par le circuit PayPal en Algérie, mais sans la moindre traçabilité bancaire».

    En mars dernier, le lanceur d’alerte algérien installé à Montréal Rafaa avait divulgué de graves secrets que lui a révélés un ancien proche de Larbi Zitout sur la gestion de l’argent qui circule en centaines de milliers d’euros chez cette organisation. «Des gens qui étaient très proches de Zitout et qui s’en sont démarqués ont pris attache avec moi et m’ont envoyé des enregistrements, des documents, des relevés bancaires et des échanges de courriers électroniques qui révèlent l’étendue du trafic», avait-il révélé. Il s’agit d’un détournement des cotisations via PayPal qui transitent par plusieurs pays – Canada, Grande-Bretagne, Suisse, France et Koweït – avant d’atterrir en Algérie. Seule une partie de cet argent est redistribuée, avait-il fait savoir, en ajoutant que Ghani Mahdi et ses complices «traitent avec des correspondants en Algérie et personne ne sait où va cet argent», que «les responsables du réseau sont tous identifiés» et que «les preuves contre eux sont accablantes».

    Les révélations font état d’une association caritative écran dénommée Tahadi, présidée par Ghani Mahdi, et dont les correspondants en Algérie se sont retournés contre lui et ont dénoncé ses frasques. «Les enregistrements vidéo existent sur les réseaux sociaux», avait assuré l’influenceur, qui expliquait que ces derniers «lui ont exigé des comptes et il refuse de répondre à leurs sollicitations». «Celui qui gérait les aspects techniques revendique 72 000 euros que Ghani Mahdi refuse de lui remettre, il détient tous les e-mails», a-t-il précisé, en indiquant que «même les comptes bancaires de l’épouse de Ghani Mahdi seront dévoilés». Rafaa avait étayé ses accusations par un échange téléphonique entre ce dernier et son technicien dans lequel on entend ce dernier mettre en demeure son interlocuteur de cesser de divulguer les informations le concernant relatives à des transactions qu’il a effectuées via PayPal pour payer les hommes d’affaires qui les ont aidés dans le cadre de Tahadi. «Ces gens-là vont risquer leur vie en Algérie», avait-il affirmé, la peur au ventre.

    Les comptes PayPal de Rachad ont été bloqués, ont indiqué des sources concordantes. L’étau se resserre sur cette mouvance islamiste acculée aussi bien par la justice des pays européens où ils ont sévi trop longtemps sans jamais être inquiétés et les autorités sécuritaires algériennes qui en ont dévoilé au grand jour les velléités terroristes. Le mouvement autonomiste du MAK est, lui aussi, dans le collimateur des services de sécurité français qui ont interpellé son dirigeant Ferhat Mehenni avant de le libérer sous caution. L’enquête suit son cours.

    N. D.

  10. Institutrices suppliciées à Bordj Badji Mokhtar : On achève bien les femmes !

    Par
     REPORTERS
     -
    20 mai 2021
    70
     
     
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    Ce n’est pas seulement en raison de leur statut professionnel que les enseignantes de Bordj Badji Mokhtar ont été sauvagement et impitoyablement agressées, comme le relèvent les syndicats de l’éducation nationale qui appellent à une meilleure protection de leur corps, c’est en raison de leur condition de femmes au travail et en quête d’autonomie qu’elles ont été saignées.

    Par Selma Allane avec Chahinez Ghellab à Ouargla
    Des enseignants à Adrar ont cessé les cours et manifesté hier leur colère et leur solidarité avec leurs collègues sauvagement agressées dans leur résidence de travail à Bord Badji Mokhtar, la nuit du lundi à mardi. Ces protestataires, qui ont observé un sit-in devant le siège du chef-lieu de la wilaya d’où sont également originaire les institutrices assaillies et brutalisées par un groupe d’individus dans le logement de fonction de l’école primaire où elles professaient, ont déclaré ne pas reprendre le travail. Ils ont affirmé ne pas revenir en classe tant que la lumière ne sera pas faite sur les circonstances et les auteurs de ces violences qui ont alarmé l’opinion sur les réseaux sociaux et tant que la sécurité des «éducateurs» n’était pas assurée.
    Alors qu’un rassemblement d’entraide a eu lieu à Bordj Badji Mokhtar et dans d’autres localités du grand sud comme Timiaouine, les syndicats du secteur se mobilisent pour apporter leur soutien aux institutrices suppliciées et rapatriées hier à Adrar pour une prise en charge et des soins adéquats, selon nos sources, toutes ayant subi des violences et des dommages psychologiques importants. Ces organisations appellent à davantage de protection du corps enseignant face aux menaces qui lui sont faites et aux risques qu’il court fréquemment, l’affaire des professeures violentées étant selon elles le symptôme paroxystique des dangers qu’il rencontre. Certaines d’entre elles réclament une loi «spécifique» analogue à celle qui a été promulguée récemment contre les auteurs de violences contre les médecins et le personnel soignant dans l’exercice de leur fonction.
    Alors que le ministre de l’Education nationale Mohamed Oudjaout a réagi hier par une déclaration verbale aux médias audiovisuels, exprimant sa «solidarité» et rendant un hommage à la «famille de l’éducation, symbole du savoir et garante de l’élite du futur», les premières indications de l’enquête ouverte par le parquet près le tribunal de Bordj Badji Mokhtar faisaient état hier de l’arrestation de deux personnes soupçonnées d’avoir fait partie du groupe des assaillants. Ces individus auraient été reconnus par les victimes. Selon un communiqué de la Cour d’Adrar, la juridiction compétente, les services concernés «travaillent pour arrêter les responsables avec tous les moyens légaux et le plus tôt possibles». Le parquet «informera l’opinion publique des résultats de l’enquête à la fin de la procédure», lit-on encore dans ce document.
    En attendant les conclusions de l’enquête ouverte, les éléments d’information que nous avons pu recueillir hier et sur lesquels la prudence est de mise jusqu’à vérification des récits collectés font apparaître que les enseignantes agressées, neuf femmes dont l’une avec un bébé (d’autres sources avancent le chiffre de huit victimes), ont déjà été menacées précédemment sans que la direction de l’éducation locale ne prenne les mesures de protection adéquates. Les versions que nous avons entendues oscillent entre le sentiment de «jalousie» et d’«aigreur» que ces institutrices suscitaient dans «un milieu ultra masculin et de chômeurs» dans cette sombre et désertique localité de Bordj Bou Badji Mokhtar (récemment promue au rang administratif de wilaya) et le risque qu’elles avaient à travailler dans un «climat d’insécurité» typique de ces zones frontalières où la délinquance peut surgir à tout moment…
    Entre ces deux variantes, il surgit en modèle réduit le mauvais souvenir des femmes d’El Haicha, ces ouvrières sauvagement agressées dans un bidonville de Hassi Messaoud par une centaine d’individus chauffés par un imam en juillet 2001. Les violences qu’elles ont subies ont choqué l’opinion et inspiré à Said Ould Khelifa un long métrage, «Vivantes !», sorti en 2008, et un livre de témoignages, «Laissées pour mortes», à la comédienne Nadia Kaci en 2010 aux Editions Max Milo. Elles restent idiopathiques de cette grande partie de la société algérienne qui n’admet pas que des femmes peuvent travailler et habiter seules. Elles demeurent caractéristiques de la chronique féminicide et les crimes en hausse contre des femmes parce qu’elles sont femmes. Une réalité que de nombreuses personnes ont pointé hier sur le réseau Facebook, appelant à ne pas se tromper de jugement et à ne pas se focaliser uniquement sur le statut d’enseignantes des victimes de Bordj Badji Mokhtar, mais sur leur condition de femmes !

  11. Il y a 8 heures, Ikardi said:

    Les generaux c'est des voleurs et des traîtres

    ACCUSATION GRATUITE J EN CONNAIS QUI VIVENT COMME LE PEUPLE...ET DONT TU NE SOUPCONNERAIS JAMAIS LA FONCTION

    CERTAINS SONT VOLEURS MAIS LEURS TEMPS EST COMPTE

    AYA SIDI L ALGERIE EST UN PAYS DICTATORIAL

    ALORS ETALE TA CONFITURE D ISLAMOPITHEQUE

    NB

    IL PARAIT EN PLUS QUE T ES MODO ETVU CE QUE JE VIENS DE LIRE PLUS HAUT 

    JE PENSE QUE T ES NASSIM

    LA MEME RENGAINE LE MEME VERBIAGE

    OU SE TROUVE LA LISTE D IGNORES

  12.  

    Par
     Ghellab Chahinez
     -
    18 mai 2021
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    A cause de la gravité des violences qu’elles ont subies à l’arme blanche,  elles ont été hospitalisées et placées sous observation en attendant que leurs bourreaux en fuite soient retrouvés. 

    De Ouargla, Chahinez Ghellab

    Dix institutrices  d’une école primaire de Bordj Badji Mokhtar ont  vécu une nuit de cauchemar après l’intrusion dans leur logement de fonction d’un groupe d’individus. Ces voyous se sont attaqués aux enseignantes alors qu’elles dormaient du sommeil du juste. Toutes ont été agressées, humiliées  et certaines d’entre elles ont subi des violences aggravées, selon nos sources.
    Le raid criminel, il n’y a pas d’autres mots pour qualifier ce qui est arrivée à ces professeures, a eu lieu vers deux heures du matin dans la nuit du 17 au 18 mai 2021.  Ses auteurs munis d’armes blanches sont restés sur les lieux jusqu’à plus d’une heure avant de voler  de l’argent et des objets personnels appartenant aux victimes dont des téléphones portables, puis prendre la fuite.

    Alors que ces criminels  sont activement recherchés par les services de police, leurs victimes ont été hospitalisées. Toutes sont en état de choc, selon nos sources.  Ces dix enseignantes occupaient un logement collectif dans un établissement de l’Education nationale sans surveillance, ce qui a rendu facile son accès à la bande de criminels qui les ont agressées. Selon nos sources, certaines ont été placées en observation après avoir reçu des coups de couteau.  

    Dans des réactions simultanées, le président de la commune de Bordj Badji mokhtar ainsi que l’union nationale de la femme algérienne (UNFA) ont exprimé leur indignation et demande que justice soit rendue aux dix enseignantes. À son tour, le syndicat national des travailleurs de l’éducation « SATE » a publié un communiqué appelant les enseignants de Bordj Badji Mokhtar à se mobiliser en faveur de leurs collègues agressées et  suppliciées. Le syndicat a appelé les enseignants en fonction dans cette localité de l’extrême-sud algérien à une grève des cours, à quitter les lieux et  à boycotter l’encadrement des  tous les examens jusqu’à ce que la lumière soit faite sur cette sinistre affaire. Et que ses auteurs soient arrêtés et « jetés en prison ». 

    reporters.dz

  13.  

    Par
     REPORTERS
     -
    18 mai 2021
    19
     
     
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      Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, a présidé mardi une réunion périodique du Haut Conseil de Sécurité, a indiqué un communiqué de la Présidence de la République. « Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, Chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, a présidé, mardi 18 mai 2021, une réunion périodique du Haut Conseil de Sécurité », a précisé le communiqué. « Après avoir écouté les interventions des membres du Haut Conseil de Sécurité sur les questions inscrites à l’ordre du jour, le président de la République a examiné les mesures relatives à l’ouverture des frontières aériennes et les conditions devant être remplies par les voyageurs, avec le maintien des frontières terrestres fermées sauf en cas de nécessité », a ajouté la même source, soulignant que « les mesures détaillées seront définies par un décret exécutif ». Le Haut Conseil de Sécurité « s’est également penché sur les actes hostiles et subversifs commis par les mouvements dits (Rachad) et (MAK) pour déstabiliser le pays et attenter à sa sécurité, et décidé, dans ce cadre, de les classer sur la liste des organisations terroristes et de les traiter comme telles », selon le communiqué. Le Haut Conseil de Sécurité a aussi abordé « les derniers préparatifs des élections législatives du 12 juin 2021 ». Le Président Tebboune « s’est dit satisfait des efforts consentis par les institutions de l’Etat pour assurer le déroulement du rendez-vous électoral dans de bonnes conditions », a conclu le communiqué.(APS)

  14. l algerie un pays dictatoriale tu te crois au maroc en arabie saoudite ou au pays des eborgnes ou en israel

    gallek dictature militaire ait un tour en birmanie et comprendras ce que veut dire dictature miltaire

    enfin moi et certains pensont que l armee doit prendre les choses en main on ne peut plus etre democrates avec les ennemis de la liberte

    le regime birman voila la solution ni peine capitale ni sidi nemi 

    une balle entre les prunelles

     

     

  15. On 18/04/2021 at 22:05, Capo said:

    Ça fait un bail que j'y suis pas allé.. 

    La nouvelle plateforme est aussi moche que son modo.. lol

    N'en reste, je me suis laissé entendre dire que le nombre des makhzani a doublé !

    Ce fait n'est guère surprenant !

    Les makhzani pilulent et sont partout sur nos réseaux sociaux

    Sauf que sur d'autres plateformes, ils usent de faux comptes et se font passer pour des algériens.. 

    Du coup, ils sont indémontables !

    je rejoins tizi 

    l autre apres 16 ans de requentation

    j en suis arrive a la conclusion suivante

    90% des disants algeriens sont des harkis ou des fils de harkis et des fissistes

    les modos ont une vingtaine d alias(pour engendrer du trafic...)sont ils harkis...des quand que ca parle de la guerre de liberation les meme reviennent cracher leurs venins..gallek ..point dz..et nous c la quarantaine...efham yal fahem

    le maroc est mon ennemi

    itou sur les pseudo makhnez ..la plupart sont des harkis ou des aigris de l algerie rancaise juive

    je dis ca je dis rien 

    enfin belle arnaque que ce point dz

    en tout cas moi le site je l ignore et dorenavant a vie

     

  16.  

    mai 17, 2021 - 9:57Rédaction 22 Commentaires
     
     
    Hirak Alger
    Le Hirak n'est plus ce qu'il était. PPAgency

    Contribution du Dr Aziz Ghedia – Sachez, mes amis, que je ne commente pas l’actualité sous un pseudonyme, mais en utilisant ma véritable identité. Alors, je vous dis ceci : je suis un hirakiste de la première heure. Mais je me suis fait une raison en voyant comment, ces derniers temps, le Hirak a été détourné de sa vocation première. A mon humble avis, il ne reste dans le Hirak que quelques idéalistes et beaucoup d’anarchistes. Ceux-ci n’en démordent pas. Ce qui les intéresse, c’est apparemment l’implosion du pays et non l’édification d’un Etat démocratique. Alors, ne les écoutons pas ! Ne les suivons pas dans leur tentative destructrice !

     

    La démocratie se construit pas à pas, par la lutte politique sur le terrain et, in fine, par la participation aux élections de quelque nature que ce soit. Les prochaines élections législatives auront bien lieu. A la date prévue. Et elles donneront, pas de doute là-dessus, une Assemblée populaire légitime et représentative de tous les courants politiques et idéologiques de l’Algérie. N’en déplaise aux esprits chagrins qui, manipulés par des pays hostiles à l’Algérie, veulent entraîner le pays dans une zone de turbulences.

    Après plus de deux ans du début du Hirak, le slogan «yetna’haw gaâ», émis par un Algérois dans un moment de colère, n’a plus de sens. En effet, le régime de Bouteflika, qui a été à l’origine de ce mouvement citoyen pacifique, est bel est bien tombé. Aujourd’hui, nous devons nous rendre à l’évidence : continuer à exiger le départ de «tout» le «système» en occupant chaque vendredi la rue et les espaces publics risque d’être contreproductif. Si cela ne mènera pas à l’implosion du pays, il installera durablement un état d’instabilité chronique.

    Dans l’intérêt de qui ? Pas du peuple certainement, mais dans l’intérêt des forces occultes que le changement n’arrange pas. Ou plutôt que le changement dérange.

    Nous devons nous rendre compte qu’à la veille du début de cette campagne électorale, nous avons une occasion, une opportunité, une chance – j’allais dire unique – de concrétiser ce changement.

    Alors, soyons au rendez-vous ! Ne gâchons pas cette chance !

    A. G.

    Membre fondateur de Jil Jadid.

  17.  

    mai 16, 2021 - 9:52Rédaction 34 Commentaires
     
     
    Jil Jadid Sofiane
    Le leader de Jil Djadid Sofiane Djilali. PPAgency

    Par Nabil D. – Le président de Jil Jadid a ouvert le feu sur les leaders autoproclamés du mouvement de contestation dont l’objectif a été détourné dès sa reprise. Sans les citer nommément, Sofiane Djilali a démasqué les animateurs de l’organisation islamiste Rachad qui, a-t-il affirmé, se sont jetés dans les bras de l’Internationale. «Depuis quelques jours, nous constatons que certains s’attaquent à ceux qui soutiennent la Palestine et ne prennent pas fait et cause pour eux-mêmes, pour leurs solutions et pour la logique qu’ils veulent imposer», a-t-il dit.

     

    «A ceux-là, je réponds qu’ils ont raison de défendre leurs convictions et leurs points de vue politiques, mais pourquoi agressent-ils ceux qui défendent une cause juste ?» s’est-il interrogé. «Oui, certains parmi ces personnes soutiennent que la question palestinienne a été exploitée par les régimes politiques, que ce soit en Algérie ou dans les autres pays arabes dont on a vu comment, à la fin, ils ont abandonné cette cause – le problème est que, en effet, certains régimes arabes ont tourné le dos à la Palestine par opportunisme mais ces personnes-là adoptent désormais la révolution populaire en Algérie et dénigrent ceux qui expriment leur solidarité à la cause palestinienne», a fait remarquer un des tout premiers initiateurs du Hirak à travers Mouwatana, bien avant le 22 février 2019.

    «La dérive est telle que certains d’entre eux se sont sionisés, c’est cela le véritable problème», s’est indigné Sofiane Djilali. «Certaines personnes, a-t-il ajouté, se sont liguées implicitement avec des puissances étrangères hostiles aux intérêts de l’Algérie et certaines d’entre elles sont carrément rémunérées par des officines étrangères pour menacer les fondements de l’Etat algérien et porter atteinte aux institutions officielles algériennes». «Ces gens-là ne visent pas des individus corrompus – tout un chacun sait que des forces corrompues se sont infiltrées au cœur de l’Etat et ont causé d’énormes dégâts dans la société algérienne, mais cela ne confère pas le droit de cibler les institutions qui sous-tendent l’Etat algérien», a-t-il balayé.

    Pour lui, «c’est une faute impardonnable», d’autant que ces mêmes instigateurs «ont manœuvré et utilisé tous les moyens pour inciter les citoyens à scander des slogans totalement inacceptables dans n’importe quel pays». «Tout le monde a vu comment, dans n’importe quel Etat démocratique, la réaction aurait été extrêmement violente face à des discours et des insultes comme celles qui sont proférées contre l’Etat algérien et contre tous ceux qui défendent l’Algérie», a-t-il confié, avant de conclure : «Ceci est très grave et il faut que nos frères en soient conscients.»

    N. D.

  18.  

    mai 16, 2021 - 6:59Rédaction 17 Commentaires
     
     
    Netanyahou forces réactionnaires
    Benyamin Netanyahou. D. R.

    Contribution de Mesloub Khider – Notre époque est cernée de toutes parts par les forces réactionnaires. Qu’elle s’exprime sous la forme religieuse, nationale, raciale ou ethnico-linguistique, la réaction a le vent en poupe. Parmi les mouvements rétrogrades les plus revendicatifs, vindicatifs et actifs, apparus ces dernières décennies sur la scène internationale, l’islamisme occupe le haut du podium dans le classement des forces obscurantistes. L’idéologie archaïque islamiste s’est mise à s’agiter frénétiquement comme une bête blessée, dès l’instant où les sociétés semi-féodales, semi-coloniales des pays musulmans étaient bousculées dans leurs fondements. Au moment où leur base sociale s’étiolait, à la faveur de l’introduction de nouvelles structures économiques, sociales, politiques et idéologiques. Autrement dit, à la faveur de la mutation de leur formation sociale, de l’implantation du capitalisme, de la modernisation balbutiante de ces régions.

     

    L’islamisme est l’expression d’une société musulmane travaillée par des mutations sociales profondes. C’est le dernier sursaut d’une bête agonisante tout juste capable de se défendre à coups de griffes religieuses pour tenter d’échapper à son absorption par le modèle capitaliste «occidental» dominant réputé pour sa force dissolvante des traditions archaïques. En vérité, comme je ne cesse de le répéter depuis plus de trente ans, le surgissement de l’islamisme préfigure le début de la fin des sociétés musulmanes. C’est un combat d’arrière-garde porté par les derniers dinosaures de l’islam, reliquats d’une société musulmane en voie de dissolution.

    L’islamisme est l’ultime râle d’agonie d’une société archaïque qui accouche au forceps de nouvelles structures socioéconomiques et politiques modernes trop disproportionnées pour le «col de l’utérus sociétal» étroitement enserré dans la tradition. Comme toute naissance difficile et traumatique, cela provoque des dommages collatéraux, cela impacte les fonctions psychologiques pouvant aboutir à la perturbation du fonctionnement cognitif, obérant le développement normal de la société. Mais, une fois le traumatisme de l’accouchement amorti, le processus de résilience sociétal se met en œuvre pour assurer une évolution normative et rationnelle de la société.

    Cependant, le surgissement de l’islamisme dans les pays musulmans a été également favorisé et alimenté par la domination impérialiste, la multiplication des conflits transplantés dans ces pays par les puissances capitalistes en lutte pour le contrôle de ces régions stratégiques et pétrolifères. Ces tensions impérialistes se sont particulièrement exacerbées et accentuées après la disparition de l’URSS. En effet, au lendemain de l’effondrement du bloc soviétique, la nécessité de la redistribution de la carte du monde s’est posée avec acuité et invitée avec brutalité sur l’échiquier international.

    De manière insistante, tout le monde soutient, y compris les prétendus experts, que le mouvement islamiste est la résultante de la radicalisation de la religion islamique. C’est une explication purement idéaliste du phénomène islamiste. Une chose est sûre : ce n’est pas la conscience qui détermine l’être, c’est l’être social qui détermine la conscience. En d’autres termes, l’esprit ne guide pas le monde. Ce sont les conditions socio-économiques qui impriment leurs modèles à l’évolution d’une société. Pour preuve, ce phénomène des mouvements islamistes apparaît à une phase de domination mondiale capitaliste corrodée par la déliquescence. Il n’a pas surgi à l’époque de sa glorieuse croissance, ou à une toute autre période antérieure de l’histoire. Notre époque décadente favorise toutes les déviances sociales et réactions politiques, toutes les formes de violences à connotations criminelle, sexuelle, politique ou religieuse.

    En fait, dans ses manifestations archaïques, l’islamisme n’exprime phénoménologiquement que la forme et non le fond de l’opposition que ce courant représente. Dans son expression politique, la réaction intégriste islamiste est la forme ultime qu’a prise la résistance nationaliste chauvine dans ces pays économiquement et industriellement arriérés, en proie à une crise systémique profonde (en Algérie, cette expression de la crise de la société est portée par l’islamisme et le berbérisme irrédentiste, produits d’une Algérie en plein bouleversement socioéconomique et politique, en transition historique entre l’ancien monde qui peine à mourir et le nouveau mode production qui regimbe à naître pleinement). De fait, l’islamisme, expression religieuse d’un combat en réalité politique, traduit la résistance de ce monde ancien, produit du mode de production archaïque féodal, à la pression du modèle économique libéral vecteur de valeurs menaçant l’ordonnancement traditionnel des structures sociales des sociétés musulmanes.

    Pareillement, dans les pays occidentaux avancés du point de vue des forces productives et des moyens de production, confrontés à la récession économique et à la crise de gouvernance, on assiste à l’émergence du nationalisme chauvin patriotique, exprimé sous la forme du populisme.

    Ces deux idéologies superficiellement rivales et virales (intégrisme islamique versus intégrisme populiste) mènent en réalité un même combat d’arrière-garde dans un contexte de crise économique structurelle du capitalisme. L’intégrisme d’extrême-droite se développe dans tous les pays du monde, aux Etats-Unis, en Europe et particulièrement en Israël où il s’illustre actuellement par les ratonnades, les pogroms, les expulsions des populations, l’assassinat des manifestants, les bombardements des populations civiles désarmées.

    C’est dans ce contexte de décadence du système capitaliste mondial, vecteur d’extrémismes religieux et populistes, qu’il faut inscrire, de manière générale, la maladie chronique du monde arabe affecté par la propagation pestilentielle de l’islamisme. Et, corollairement, la crise profonde du combat du peuple palestinien, tout à la fois pollué par le radicalisme islamique et abandonné par le monde entier, notamment par l’Arabie Saoudite et la majorité des pays arabes, ralliés officiellement au sionisme.

    De manière générale, le repliement hystérique identitaire et le déploiement religieux terroriste, dans leurs versions islamique et judaïque (partiellement chrétienne circonscrite à l’Amérique) caractérisent notre époque, affligée de dérélictions protéiformes.

    De fait, le projet d’émancipation social ayant brûlé ses vaisseaux, le monde, emporté par de multiples naufrages économiques et chavirements institutionnels, en proie aux tempêtes guerrières, aux noyades sociales, au tsunami du chômage endémique, aux pandémies virales létales, au suicide collectif de la morale complètement à la dérive, le monde donc navigue à vue, sans capitaine vertueux salvateur au gouvernail, sans boussole politique libératrice,  sans promesse d’accostage un jour à bon port, à la faveur d’un sursaut révolutionnaire. Partout, dans de nombreux pays, les deux formes d’expression réactionnaires populistes (identitaires) et religieuses (islamiste et judaïque) prennent en tenaille les populations soumises à leurs délétères influences idéologiques.

    Pour nous cantonner à la dramatique situation de la Palestine, il faut se rendre à l’évidence : la Palestine n’est pas près de recouvrer son indépendance. Par la faute des Arabes, en particulier, et des musulmans, en général, la cause palestinienne est discréditée, disqualifiée, dévoyée. La cause palestinienne, problème colonial par essence, a été métamorphosée en guerre de religion entre juifs et musulmans, en combat intra-ethnique (entre la même population sémitique déchirée uniquement par des dissensions religieuses). La cause palestinienne a perdu son caractère politique, colonial.

    Indubitablement, ces trente dernières années, à la faveur de l’expansion de l’islamisme, la question palestinienne a été totalement phagocytée par ces entités réactionnaires islamistes.

    Depuis plus de trois décennies, dans la majorité des pays musulmans, la croissance du nationalisme religieux est manifeste. Le mouvement de politisation de la religion, avec son renforcement des pratiques religieuses archaïques, a démarré au début des années 1980, à la faveur de la «révolution islamique» en Iran. C’est à cette période qu’émerge le phénomène de l’islamisation politique de la cause palestinienne, matérialisée par la fondation du Hamas. Cette organisation islamiste palestinienne se définit explicitement comme un «mouvement palestinien spécifique qui fait allégeance à Dieu, fait de l’islam sa règle de vie et œuvre à planter l’étendard de Dieu sur toute parcelle de la Palestine» (article 6 de sa charte). Le Hamas arbore de manière ostentatoire sa dimension religieuse, ses orientations islamiques, son «patriotisme religieux» («le patriotisme est un article de foi religieuse» , article 12).  Pour ces islamistes, la défense de la Palestine constitue une cause essentiellement islamique. Car il s’agit de protéger une terre islamique. Dès lors, avec l’islamisation de la cause palestinienne, l’antagonisme colonial originel oppose, non les juifs aux Arabes, mais bien les juifs aux musulmans.

    Nul doute, la cause palestinienne s’est diluée en combat religieux. De problème colonial international, la question palestinienne, par la faute des islamistes, a été fondamentalement dévoyée, transformée en guerre confessionnelle entre musulmans et juifs. Aussi a-t-elle perdu, aux yeux de l’opinion publique internationale, son caractère politique, sa matrice colonialiste.

    Les Arabes, en particulier, et les musulmans, en général, sont responsables de cette désaffection du soutien de l’opinion publique au peuple palestinien, pourtant victime d’occupation coloniale par les sionistes. A cet égard, il n’est pas inutile de rappeler que 95% des fervents sionistes à l’échelle planétaire ne sont pas juifs. Ironie de l’histoire, naguère, jusqu’aux années 1980, à l’époque progressiste du combat anti-impérialiste et anticapitaliste, avant l’émergence des mouvements islamistes, la cause palestinienne était portée aux nues. Elle constituait le ticket d’entrée de l’engagement politique. Tous les partis de gauche, socialistes et communistes, étaient pro-palestiniens. Y compris au sein des formations politiques de droite s’exprimait une sympathie pour la cause palestinienne. On peut affirmer que la majorité de la population mondiale soutenait la cause palestinienne.

    Aujourd’hui, ces dernières décennies, la donne a changé : l’idéologie arabo-islamiste a dénaturé cette lutte anticoloniale des Palestiniens. Elle a sapé la cause palestinienne. Elle a réduit la question coloniale palestinienne à une revendication religieuse islamique, rendant ainsi service à Israël, cette entité sioniste raciste basée sur la religion. Dès lors, aux yeux de l’opinion publique internationale, le «conflit israélo-palestinien» revêt désormais un caractère religieux. Il s’inscrit dans un affrontement confessionnel entre juifs et musulmans, un «schisme religieux séculaire», «une controverse théologique», une «querelle de clocher», «d’orgueil de minaret»s. La dimension coloniale du conflit territorial est totalement opacifiée, escamotée, éclipsée.

    En raison de la discréditation du monde musulman, pollué par l’islamisme, confronté à un terrorisme meurtrier massif, accablé par des guerres sanguinaires, accusé (à tort ou à raison) de répandre le terrorisme partout dans le monde, l’opinion publique internationale, du fait de la transformation de la question coloniale palestinienne en un conflit religieux, s’est-elle détournée de la cause palestinienne. Pour l’opinion internationale, le sionisme ne représente pas un problème de dépossession des terres palestiniennes, d’occupation territoriale, de déplacement de la population palestinienne, mais une guerre de religion livrée à son adversaire sémite islamique palestinien, soutenu par l’ensemble des musulmans.

    Aussi n’est-il pas surprenant que la majorité de l’opinion publique internationale, favorisée par la propagande sioniste, ait fini par se rallier à la cause d’Israël, érigé en victime  dans cette guerre de religion où ce pays juif est encerclé par les pays islamiques (sic)  et, par extension, à adhérer au sionisme.

    C’est dans ce contexte qu’il faut inscrire la manipulation opérée par les sionistes sur l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme, désormais gravé dans les consciences.  Effectivement, c’est à bon escient que le sionisme exploite cette dénaturation du projet de lutte anticoloniale du peuple palestinien pour l’assimiler à de l’antisémitisme. En particulier quand la lutte est portée par des non-Palestiniens, surtout des musulmans, immédiatement taxés d’antisémitisme.

    La réduction de la lutte du peuple palestinien à un conflit interconfessionnel entre musulmans et juifs a favorisé grandement cette machination sioniste, orchestrée notamment en France où l’antisionisme est en voie de criminalisation par son association  à une forme d’antisémitisme, dans le prolongement de la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste (IHRA), entérinée par plusieurs pays et défendue par Emmanuel Macron devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

    Aussi, pour ce qui de la France, l’«étape importante (qui) a été franchie le mardi 3 décembre 2019, avec le vote à l’Assemblée nationale d’une résolution, déposée par le député La République En Marche (LREM) Sylvain Maillard, et soutenue par le gouvernement, assimilant toute critique à l’égard de l’Etat d’Israël à de l’antisémitisme», s’inscrit-elle dans cet effritement de la cause palestinienne, impulsé par les mouvements réactionnaires islamistes, responsables de la dénaturation du combat anticolonialiste palestinien, converti en conflit interconfessionnel. En effet, désormais en France, depuis la loi du 3 décembre 2019, l’antisionisme est caractérisé comme une forme d’antisémitisme. Et pour cause !

    Ce n’est pas la puissance du lobby sioniste qui a permis le vote de cette résolution, mais l’affaiblissement de la cause palestinienne, phagocytée par les mouvements islamistes. Ainsi, le lobby sioniste est parvenu à étendre l’épouvantail de l’antisémitisme, favorisé par les islamistes, pour mieux subvertir la lutte antisioniste, à stigmatiser l’antisionisme. Par une forme d’inversion accusatoire, les sionistes deviennent les victimes. Leur loi assimilant l’antisionisme à de l’antisémitisme, confectionnée sur mesure et dans la démesure de leur domination impérialiste des consciences malheureuses, permet de criminaliser désormais toute critique du sionisme ou d’interdire toute manifestation de soutien aux Palestiniens.

    Plus globalement, il ne suffit pas de fustiger les islamistes. Les dirigeants palestiniens sont également responsables de cette dérive, coupables de la désagrégation de la cause palestinienne. Assurément, à observer la compromission des principaux représentants officiels palestiniens, le président Mahmoud Abbas en tête, avec l’entité sioniste, pays théocratique et raciste, on saisit mieux les motifs de cette désaffection de la cause palestinienne. En vérité, la Palestine a toujours représenté un jeu politique pour les dirigeants bourgeois palestiniens, uniquement intéressés par le pouvoir ; et un enjeu idéologique pour tous les dirigeants des pays arabes et musulmans pour détourner l’attention de leurs populations respectives des problèmes socioéconomiques et politiques internes.

    En réalité, tous ces dirigeants, valets de l’impérialisme, après avoir implicitement œuvré des décennies durant à la perpétuation de l’occupation de la Palestine, pour mieux pérenniser leur maintien au pouvoir par l’instrumentalisation de la cause palestinienne, aujourd’hui, ils se sont explicitement résolus à s’allier à Israël pour obtenir leur aide diplomatique et logistique en vue de consolider leur régime vacillant, menacé d’éclatement (plusieurs pays arabes, Bahreïn, Emirats arabes unis, Maroc, Soudan ont même récemment normalisé leurs relations avec Israël).

    Au final, l’islamisme constitue le meilleur soutien de l’Etat d’Israël, du fait de son alliance et de sa collusion avec l’impérialisme, et le meilleur garant de la conservation des structures rétrogrades traditionnelles des pays arabes, pays par ailleurs incapables de rivaliser avec la haute technologie israélienne et la supériorité militaire sioniste. Qui plus est, l’islamisme considère tout juif comme un sioniste. Or, c’est exactement ce que tente d’accréditer le sionisme. Ce faisant, l’islamisme renforce davantage son alliance objective avec le sionisme. En fait, le sionisme et l’islamisme constituent l’avers et le revers de la même médaille réactionnaire, nuisible et pour les juifs et pour les citoyens de confession musulmane.

    Incontestablement, la déconsidération et l’éclipse de la cause palestinienne (favorisée par l’idéologie réactionnaire islamiste) s’inscrivent globalement dans le déclin du combat progressiste, le reflux mondial de la lutte du prolétariat international, la régression de la conscience de classe, le dépérissement des partis révolutionnaires, l’abâtardissement du marxisme ; en un mot, dans l’affaissement du projet d’émancipation humaine.

    Seule la reprise de la lutte radicale du mouvement ouvrier international, des peuples opprimés, du prolétariat mondial, dans une perspective de renversement du capitalisme, pourra redonner ses lettres de noblesse au combat du peuple palestinien, combat conduit dans une optique à la fois anticapitaliste et anticolonialiste contre l’entité sioniste, loin des scories religieuses islamiques réactionnaires et des scélérats régimes arabes inféodés définitivement au sionisme.

    M. K.

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