SOLAS
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vous connaisszx mrs positionss sur ces batards de marocains
il faut detruire tout les aeropurys marocains
ca va durer une heure
il faut frapper vite et fort
et c est un ordre
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les joints torriques
ont compris qu il faut qu ils degagent de la libie..et les trucqs aussii
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Par essence, et même par essence de contrebande, je me méfie toujours des gens qui tendent d’abord l’oreille, pour te tendre…… la main, ensuite !Ils me font sourire jaune, les cousins d’ici qui disent « mais qu’est-ce qu’on en a à faire de la Tunisie et des bouleversements qui s’y déroulent en ce moment ? Occupons-nous de notre tambouille ! » Moi, je veux bien, mais ce n’est pas à moi qu’il faut la chanter cette chanson. Bredouillez-en le refrain au Frère Erdogan. À quelle vitesse il s’est rendu en Tunisie, le Président turc ! Pas folle la guêpe islamiste ! Elle a tout de suite vu le danger pour le califat de perdre en route son p’tit Ghannouchi. Eh ouais ! Ils sont comme ça, les Frères ! Ils bossent. S’il faut que le boss descende dans l’arène, il y vaRecep ! Il n’hésite pas à mouiller le costard et à susurrer aux oreilles de Kaïs Saïed tout le bien qu’il voit dans un retour rapide à la « normalité » en Tunisie. Et nous, ici, nous devrions rester les bras croisés et nous occuper de ce qui se passe de ce côté-ci des frontières ? Mais y a plus de frontières, cousin ! Ou alors, c’est que tu n’as rien compris au nouveau monde et à ceux qui, couteaux en mains, en découpent de larges parts pour se les partager. Ce qui m’amène à ces noms d’oiseaux que les mêmes cousins locaux balancent à la figure de Lamamra, notre chef de la diplomatie. « Résidu deIçaba ! » Ou encore « figure du bouteflikisme ». Ou encore « on ne peut pas faire du neuf avec du vieux puisé dans le clan ». Ah les raccourcis ! Et surtout, ah ! les dégâts tragiques provoqués par le calamiteux « Yetnahaw gaâ ». Non, cousin ! On ne les enlèvera pas tous ! Ou alors, c’est qu’il ne resterait plus grand monde en Dézédie. Ou alors, il faudrait que nous disparaissions tous, en premier ceux qui, vingt ans durant, ont fermé leur gueule, ont baissé la tête, courbé l’échine et n’ont découvert la parole « révolutionnaire » qu’à partir du 22 février. Trop fastoche ! Tellement confortable ! Lamamra est une pointure. Et le dressing est tellement vide de chaussures adéquates et de bonnes pointures que lorsqu’on en tient une, on ne la lâche plus d’une semelle ! Surtout pas lorsque ceux qui prônent de se débarrasser de Lamamra sont d’abord et avant tout l’armée de mouches employée par le Commandeur des Écoutes, son altesse Pegasus 6 ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
Hakim Laâlam / Le Soir d’Algérie (Pousse avec eux) / 04 Août 2021
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par cherif leib vendredi 4 août 2021
faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international, l’ancien pdg de sonatrach, abdelmoumen ould kaddour, vient d’être officiellement extradé vers l’algérie.en effet, les emirats arabes unis on remis aujourd’hui le 04 aout, l’ancien pdg de sonatrach, abdelmoun ould kaddour, aux autorités algériennes.
l’avion transportant l’ancien premier responsable de sonatrach, devrait atterrir à l’aéroport de boufarik en fin d’après midi.ould kaddour a été arrêté le 20 mars dernier lors de son escale à l’aéroport de debaï, où il a été maintenu en garde à vue, puis relâché sous caution et interdit de quitter le territoire.
le processus d’extradition de l’ancien pdg de sonatrach a été lencé il y a un moment par le justice algérienne, et a connu les mois de retard à cause de certains obstacles juridiques.
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La Kabylie est le cœur de la Nation algérienne-Par Karim Younès
Par Karim Younès
La représentation diplomatique marocaine à New York a profité d’une réunion des pays membres du Mouvement des Non-alignés sur des thèmes précis pour distribuer une note officielle appelant à un soi-disant «droit à l’autodétermination du peuple kabyle» qui subirait «la plus longue occupation étrangère».L’appel à la clarification sollicité aussitôt par notre ministère des Affaires étrangères n’a eu aucun écho, ce qui confirme que le royaume du Maroc assume pleinement une déclaration intolérable et inacceptable dans le fond et dans la forme, ce qui constitue un acte d’une extrême gravité à l’égard d’un État voisin souverain, réputé «frère».
Quelles sont les causes réelles du conflit algéro-marocain ?
À l’origine du conflit, la revendication marocaine des tracés des frontières entre les deux pays frontaliers, qui a fini par une guerre fratricide entre deux peuples frères ; frontières, au demeurant, reconnues par le roi Hassan II et Ferhat Abbas, président du GPRA le 6 juillet 1961.
À cette occasion, et sur un ton solennel, Sa Majesté, le roi Hassan II réaffirme son soutien à l’Algérie dans sa lutte pour l’indépendance et sa totale objection à toute idée «de partage ou d’amputation de son territoire».
À son tour, le Président du Gouvernement provisoire reconnaît les frontières tracées par la France coloniale, s’agissant du territoire marocain.
Cet accord a, malheureusement, été vite rompu, en juillet 1962, par les Marocains en occupant une partie du territoire algérien, entre Béchar et Tindouf. Plus grave encore, les populations locales ont fait l’objet de manipulations pour les amener à faire allégeance au roi du Maroc comme ce fut le cas pour les tribus du Sahara Occidental qui date de l’époque des Almoravides ensuite des Almohades, dynasties berbères, il y a près de dix siècles, rejetant les conclusions de l'avis consultatif de la Cour internationale de justice de 1975.
Alors que l’Algérie peinait à installer les nouvelles institutions du pays, libéré de 132 ans d’occupation violente, le roi Hassan II réclamait la mise en œuvre immédiate du traité signé le 6 juillet 1961, craignant d’être peut-être floué, nonobstant l’exploitation d'importantes ressources minières que renferment les territoires, objets de convoitises.
Le différend sera réglé en 1963 par une guerre dite des « sables », et les frontières reconnues par les deux pays ont été rétablies. Il faut ajouter que l’irrédentisme marocain à assouvir son appétit du « Grand Maghreb » n’encourage pas son voisin, ses voisins dirais-je, à développer des sentiments de confiance, nécessaires pour un bon voisinage.
Au niveau des peuples, du Maroc comme de l’Algérie, l’esprit est à l’unité ! Veillons à le maintenir ainsi et non à le diviser ! L’urgence, l’exigence de lucidité, l’ardente nécessité du courage citoyen d’un Grand Maghreb des peuples consistent, d’abord, à se regarder, sans complaisance, dans le miroir de la réalité.
Il ne faut surtout pas que l'un des protagonistes se persuade qu'il est, grâce à ses appuis extérieurs et à son armement, en meilleure position stratégique pour s'aventurer dans la voie de l'engagement militaire. Car cette voie mène sans retour vers l'embrasement général que ni ces appuis, ni cet armement ne peuvent éteindre qu'au prix de la déstructuration de nos deux pays et de leur occupation par les forces étrangères.
Notre pays, l’Algérie, de même que le pays voisin le Maroc, ainsi que tous ses voisins, et, au-delà de l’Afrique entière, doivent entrer de plain-pied dans son millénaire et non point de confondre l’intérêt supérieur de nos peuples et les ambitions ou les calculs sordides des adjudicataires.
Nous ne réglerons pas nos problèmes avec nos pays voisins sans travailler à unir notre peuple autour de toutes les convergences possibles, sans aucun complexe.
De mon point de vue, on doit cesser de diaboliser les tenants d’une vision étriquée certes mais unique voie de félicité, pour les opposants intérieurs avec lesquels il va falloir faire la paix. Néanmoins, on ne peut pas la dissocier de l’ambiance créée à l’intérieur du pays depuis quelques années.
En effet, il est vrai que de telles déclarations tendancieuses voire aventureuses, émanant de pays étrangers, ne sont rendues possibles que parce que des franges de la société ignorant les réalités historiques, anthropologiques et sociales de notre pays, se permettent en toute impunité des prises de position publiques sectaires, qui ne reflètent point les réalités partagées par la majorité de notre peuple essaimé dans tout le territoire.
Quand des autorités mêmes se permettent de s’attaquer à l’emblème amazigh qui constitue un symbole de l’union, non de la division, on est loin de la sagesse mais de la provocation malsaine et improductive.
La minorité des citoyens qui revendiquent une Kabylie autodéterminée ne sont pas des ennemis mais que des Algériens trompés ou seulement déçus qu’il faut écouter, entendre et comprendre. L’objectif suprême étant celui de vivre heureux dans une Algérie unie, apaisée, équitable et équilibrée, une Algérie fondée et rêvée par nos aînés, voire nos aïeux. La violence des uns contre les autres ne règle jamais les problèmes qui nous divisent mais les accentue et les laisse traîner en longueur.
Seul un dialogue fécond peut rapprocher les uns et les autres des protagonistes et les éloigner des prédateurs politiques, étrangers notamment.
Quant à notre organisation continentale, en l’occurrence l’Union africaine, il va sans dire qu’il serait souhaitable qu’elle intervienne rapidement dans une médiation entre les deux pays, en y associant les belligérants potentiels pour un règlement global et définitif des problèmes qui risquent d’engendrer une déflagration qui ne fera que ruiner les espoirs des peuples de la région et, par ricochet, ceux de l’ensemble du continent, dont l’aspiration principale est l’entrée dans le millénaire de la science et de la modernité.
À chacun d’interroger sa conscience et faire le choix de l’avenir.
K. Y. -
Contribution du Dr Abderrahmane Cherfouh – Depuis le début de la pandémie, il y a de cela presque plus d’un an et demi, des centaines de spécialistes en médecine à travers le monde avaient expliqué des dizaines et des dizaines de fois pourquoi il faut prendre la lutte contre le redoutable coronavirus au sérieux et ne pas s’exposer au danger de sa contagiosité dans l’intérêt de tous, en respectant toutes les mesures recommandées par les autorités sanitaires et qui sont connues de tous, à savoir se confiner strictement, maintenir la distanciation sociale, éviter les regroupements, les sorties, limiter le nombre de personnes lors des fêtes, des rassemblements sportifs, etc.
Pour ne pas avoir tenu compte de toutes ces restrictions, le pays paie le prix fort de cette négligence qui allait fatalement provoquer cette crise sanitaire. Comme on le voit sur le terrain, le nombre de personnes contaminées a pris des proportions considérables et la montée en flèche du coronavirus ne semble pas s’arrêter. Bien entendu, les structures de la santé sont débordées. Les images filmées et les scènes rapportées par la presse dans la plupart de nos hôpitaux sont choquantes et illustrent malheureusement l’incapacité de notre système de santé à faire face devant cette flambée vertigineuse qui donne le tournis et menace d’asphyxier le pays, déjà moribond, et sa population qui ne sait plus à quel saint se vouer et qui reste impuissante devant ce triste spectacle. C’est une tragédie inacceptable à laquelle le gouvernement aurait dû faire face bien avant pour ne pas être dépassé et submergé par une véritable explosion de cette pandémie qui frappe partout aux quatre coins du pays. Les raisons de cette hécatombe sont donc connues de nous tous, et si on avait pris toutes les précautions pour se prémunir contre ce fléau dévastateur, aujourd’hui on ne serait pas dans cette situation.
En Algérie, le taux de vaccination est malheureusement parmi le plus faible au monde. Il est officiellement de 10%, et quand on sait que le vaccin est le seul moyen efficace pour lutter contre la propagation du virus et le faire disparaître définitivement, il faut se rendre à l’évidence et faire vite sans perdre de temps pour vacciner le maximum de gens. Avec ce faible taux de vaccination et la hausse des contaminés du Covid en raison du variant delta, le pays doit prendre toutes les mesures nécessaires qui s’imposent d’elles-mêmes et ne pas lésiner sur les moyens financiers pour affronter cette terrible nouvelle vague. Il est déplorable de constater que presque 90% de la population algérienne ne sont pas encore vaccinés. Il a été prouvé, selon des statistiques mondiales très fiables, rendues publiques et que tout le monde peut consulter, que ce sont, dans la majorité des cas, les personnes non vaccinées à travers le monde qui se retrouvent aux urgences et qui luttent contre la mort avec les cas du Covid les plus graves. Peut-être que cela va inciter le pays à mettre en œuvre tous les moyens pour vacciner au minimum 75% de sa population pour endiguer définitivement cette pandémie.
Mais la question qui, à mon avis mérite d’être posée, est la suivante : pourquoi l’Algérien tarde à réagir devant le danger et qu’il ne fait qu’à sa tête en se prenant pour un sachant et en se comportant comme un vrai je-m’en-foutiste ? Nous savions tous que cette pandémie est dangereuse et qu’il fallait la prendre au sérieux, pourquoi la majorité des gens continuaient à vivre tranquillement en toute insouciance et s’en foutaient carrément des recommandations émises par les autorités du pays qui, elles-mêmes, violaient les règles les plus élémentaires qu’elles avaient pourtant elles-mêmes émises, en permettant les regroupements des personnes lors des congrès des partis et pendant les élections ? La réponse est simple : parce que les Algériens qui ne mesurent pas les conséquences de leur indiscipline et mettent leur vie et celle des autres en danger et leur gouvernement qui viole ses propres lois sont des irresponsables.
Pourquoi il y a encore des gens qui continuent à croire aux charlatans et au mektoub (destin) alors que le coronavirus continue à faucher sans pitié, sans tenir compte de leur état d’âme, de leurs croyances et de leurs prières. La réponse est simple : le coronavirus plie et cède devant la science.
Pourquoi il y a encore des gens qui continuent à lire les textes des conspirationnistes et les adeptes des théories du complot qui nient les dangers du Covid et croire à ce qu’ils racontent ? Pourquoi une partie de la presse continue à publier leurs écrits et à leur faire de la publicité gratuite ? La réponse est simple : elle invoque la liberté de la presse et cette presse est irresponsable.
Pourquoi nous autres Algériens serions-nous les plus intelligents, les plus grands savants, les plus courageux, les plus beaux, les plus fiers, les plus virils et n’aurions pas peur du Covid ? La réponse est simple : nous sommes des irresponsables.
A. C.
(Canada)
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INTRODUCTIONOn pensait être revenu de tout en Algérie. Pourtant le tableau politique estival sidère. Comment un Etat peut-il survivre longtemps avec tant de calamités. Le FLN , le RND et l’islamisme de bazar sont revenus au parlement après avoir été conspués par la rue pendant deux ans en tant qu’éléments constitutifs d‘un ordre politique à l’origine de la déchéance nationale. Les magistrats qui avaient juré de ne pas accepter de juger les manifestants engagés dans l’insurrection citoyenne de février 2019 ont rapidement repris leur métier de mécaniciens de la moulinette judiciaire qui broie des centaines de citoyens dans une tradition judiciaire digne des tribunaux confiés aux apparatchiks staliniens. La gestion de la pandémie dont les chiffres de contaminés ou de décès annoncés relèvent de l’irresponsabilité, laisse le corps soignant seul face à un fléau qui, ailleurs, occupe nuit et jour les dirigeants de nations bien plus équipées que la nôtre. La solidarité des comités villages, décriés récemment encore comme des instances archaïques, demeure souvent la seule protection des habitants sans orientations ni moyens. Le stress hydrique menace de surajouter d’autres affections épidémiques. Les feux ravagent un domaine forestier déjà précaire dans un pays qui ne dispose toujours pas du moindre hélicoptère anti-incendie. Les jeunes, parmi lesquels des étudiants, continuent de se jeter à la mer sans être sûr d’en sortir et les cadres n’ont qu’un espoir : obtenir un visa pour fuir l’enfer. Un rapide coup d’œil sur la loi des finances témoigne du maintien de stratégies erratiques récurrentes, expression du marasme économique algérien.Sur un plan politique, les arrestations d’oligarques ou de dirigeants, si elles n’émeuvent pas outre mesure une opinion publique réfractaire à toute personne ou parole officielles, dévoilent cependant une sélectivité qui n’est pas sans rappeler les affrontements marquant les cycles d’alternances claniques bien connus des Algériens. Distillées au compte goutte, des informations nous apprennent que l’institution militaire était infiltrée jusque dans ses plus hautes sphères par l’islamisme compradore. Les provocations en Kabylie, les réactions manœuvrières opposées à l’exaspération des populations du sud, la pressurisation-stigmatisation de la diaspora sont autant de voies d’eau qui élargissent les avaries sur les flancs d’un vaisseau sans pilote ni gouvernail. Un tel constat aurait fait douter le régime le plus autiste.STABILITE PARADOXALEPendant ce temps, un pouvoir cacochyme ignorant le naufrage annoncé jouit de son invraisemblable capacité à se survivre. On ne change pas une équipe qui perd. Il est peut être bon d’inviter nos compatriotes à mettre à profit l’été pour chercher à savoir pourquoi le régime algérien se régénère avec autant de facilité en dépit de mouvements de contestation qui, sous d’autres cieux, ont emporté des dynasties autrement plus rigoureuses et cohérentes dans leurs stratégies et objectifs.Disons le d’entrée, cette longévité tient pour une part non négligeable au fait qu’au fond trop d’élites algériennes censées alimenter les projets alternatifs sont profondément imprégnées des référents doctrinaux du système et en reproduisent les typologiesintellectuelles, scientifiques ou politiques qu’elles prétendent combattre. Et c’est là une problématique que l’on ne peut plus sous-estimer car cette clientélisation, avouée ou non, est l’obstacle sur lequel bute une grande partie des luttes démocratiques algériennes.La conséquence la plus évidente de cette aliénation est l’échec d’un mouvement populaire dont la modernité, la fraicheur, la détermination et la durée ont surpris le monde entier. Les esquives, les silences ou, plus grave, les oppositions militantes affichées contre la canalisation de cette formidable énergie sont aussi venus d’universitaires ou de politiques qui se proclament adversaires du régime ou en tout cas s’en disent extérieurs. De même que les condamnations de propositions précisant la revendication démocratique exprimée par la rue comme d’ailleurs de tout débat autour de la nation, de son identité, de son histoire contemporaine, c’est à dire de la matrice algérienne, furent stigmatisées par ceux dont la mission étaient de donner consistance à la colère du peuple.Le statu quo qui paralyse l’Algérie est donc autant le fait des décisions du pouvoir qu’une conséquence directe de l’incapacité des élites à assumer une rupture avec un écosystème politique auquel elles ne parviennent pas à imaginer une alternative faute de se trouver des référents doctrinaux et politiques extérieurs à sa doxa. Rares sont ceux qui supportent d’entendre les reformulations des paradigmes structurant l’équation idéologique officielle et d’échanger avec les personnes qui initient un débat autonome, lequel est diabolisé par principe.Les acteurs qui appellent à la refondation nationale essuient d’ailleurs les mêmes attaques; que celles-ci émanent de dirigeants ou d’intellectuels organiques qui disent vouloir le changement du système tout en susurrant qu’il ne faut pas toucher à ses fondements symboliques, c’est à dire, au fond, aux causes qui ont mis l’Algérie indépendante dans une situation de crise perpétuelle, le pays étant interdit de l’introspection qui permet la découverte intime prélude à l’adaptation et l’intégration harmonieuse dans le monde de toute collectivité adulte. Cette négation de soi a mené à une vacuité ou une artificialité de l’identité nationale qui fragilise le pays à l’intérieur et le marginalise à l’extérieur de nos frontières. Dans leur mécanisme et leur contenu, les attaques de ces supplétifs n’ont rien à envier aux slogans du national-arabisme, mâtiné avant d’être otage, de l’islamisme identitaire. L’intrus est a priori disqualifié en tant que partenaire pouvant prétendre à l’échange ou à l’écoute.Le récent feuilleton généré par le parcours d’Abdelkader donne un aperçu typique de cette rigidité conceptuelle. Les documents ne corroborant pas les postulats du FLN sont déclarés apocryphes et les évènements invitant à une lecture nuancée ou différente des oukases structurant l’histoire officielle sont tout simplement niés. Mais il y a plus problématique que ce déni. Des personnages assurant vouloir se placer au-dessus de la mêlée recourent à une autre méthode, bien plus insidieuse que la brutale négation de l’avis de l’autre. Il s’agit de prendre acte de la présence du tiers mais de le dépeindre selon les critères de l’ennemi idéal. Ainsi, un Kabyle est nécessairement régionaliste et si la tare éternelle n’est pas suffisante, on peut toujours le renvoyer à son statut de clone colonialiste. Une fois le profil campé, il ne reste plus qu’à prononcer la sentence. On se souvient tous des accusations de suppôts de l’impérialo-sionisme infligées à celles et ceux qui militaient pour le pluralisme politique, la redéfinition de l’identité nationale, les droits de l’homme, la régionalisation…Chacun a pu vérifier récemment que ces reflexes n’ont pas pris une ride. Dignes des exaltations du panarabisme des années soixante, ces ruades sont assénées par des intervenants qui assurent se démarquer de la vulgate du FLN allant même jusqu’à suggérer leur adhésion enthousiaste au souffle animant le mouvement citoyen.De telles ambiguïtés aident à mieux comprendre le difficile déracinement de la pensée unique et la neutralisation mécanique des soulèvements populaires qu’elles génèrent. Si généreuses et sincères que soient leurs pulsions, les contestations citoyennes restant orphelines de sens seront condamnées à l’échec car elles seront toujours piégées par les adhérences théoriques d’élites refusant d’investir le champ de la réflexion extérieure au périmètre de la pensée arabo-islamique. Or celle-ci a montré en tout temps et en tout lieu que par essence elle était réfractaire à l’altérité. L’arabo-islamisme est d’abord une exigence qui nie celui qui ne se soumet pas ou ne se renie pas. D’où l’impérieux devoir de nourrir et de perpétuer le débat libre dans la cité; d’autant que la toile démontre quotidiennement qu’il y a demande pressante en la matière.KABYLIE, DIPLOMATIE ET GEOPOLITIQUESur la scène extérieure, le tableau n’est guère plus reluisant. Pour compenser une absence internationale invalidante, on recourt aux traditionnels ingrédients de la démagogie populiste tournant invariablement autour de la surenchère palestinienne, dela diatribe anti française ou de la réanimation du braséro sahraoui.Le problème est que d’avoir été trop galvaudés, ces dossiers ne sont plus d’un grand rapport politique. Les Palestiniens agacés par nos gesticulations spéculatives se tournent vers des partenaires plus crédibles parce qu’à jour sur un chantier moyen-oriental en effervescence. Les Français se contentent d’écrémer le pays en recueillant les cadres dont nous finançons les formations et les Marocains ne s’encombrent même plus du minimum protocolaire pour se livrer à de grossières provocations. La dernière sortie de leur ambassadeur à l’ONU à propos de la Kabylie n’est pas convaincante par son contenu ; elle est cependant préoccupante par les raisons qui ont permis sa formulation. On ne voit en effet pas comment un Etat particulièrement frileux envers les revendications du Rif - région qui, pour le coup, a eu un antécédent d’existence républicaine, certes fugace, en 1926 sous l’autorité d’Abdelkrim Al Khettabi – aurait quelque chance de rencontrer un écho favorable en Algérie ou sur la scène internationale en faisant mine de se désoler du sort fait aux Kabyles. L’agitation étant une tentation contagieuse, on découvre dans la foulée que le Maroc a utilisé le logiciel Pegasus pour mettre sur écoute des milliers de téléphones algériens.Ces deux outrages invitent à s’interroger sur les causes qui ont permis de pareilles audaces. La force d’un pouvoir tient à deux choses : la légitimité que lui confère son peuple et le respect ou la crainte qu’il inspire à son environnement selon que l’on soit en période de calme ou de tension. Force est de constater que sur ces deux paramètres, le déficit d’Alger est patent.Comme pour les autres dossiers de fond, certaines élites, confondant là encore les causes et les effets, sont montées au créneau pour délivrer des injonctions sommant l’Algérien à se positionner séance tenante sur ces deux sujets sous peine d’êtreinscrit dans la liste glauque des traitres à la patrie. Comme on pouvait s’y attendre, ces instructions comminatoires ciblent d’abord la Kabylie, éternel abcès de fixation sur lequel s’agrègent haines et frustrations qui construisent les diversions à chaque fois qu’il faut appréhender les raisons de la régression nationale. Céder à ce chantage c’est le légitimer.La curée FLN et le Makhzen marocain qui partagent le triste privilège des condamnations en série de leurs opposants, fussent-ils des plus pacifiques, viennent de faire match nul. En 1976, Boumediene qui avait déclaré que l’Algérie était prête à envoyer son armée pour soutenir le Royaume marocain dans la reconquête de son Sahara se ravisa aussitôt pensant que l’heure était venue de faire chuter le monarque chérifien. Il venait d’offrir alors une occasion rêvée à Hassan II qui joua de ce revirement * pour conforter un trône qui venait d’échapper miraculeusement à deux putschs en l’espace d’une année. Aujourd’hui, c’est Rabat qui vole au secours du système FLN en mettant en scène le danger kabyle ; vieille lune sur laquelle le FLN branche ses bouteilles d’oxygène dès qu’il est menacé d’asphyxie politique. D’aucuns n’hésitent pas à voir dans la sortie marocaine une bouée de sauvetage lancée par le Makhzen à son frère ennemi de l’est; les deux courants conservateurs s’entendant comme larrons en foire pour bloquertout processus démocratique dans la région.Alger et Rabat gagneraient à entendre que le passé, le présent et l’avenir commandent plus de lucidité sur l’organisation de notre terre commune, Tamazgha, et de la Kabylie en particulier. Les dirigeants algériens et leurs affidés savent que dans notre histoirecontemporaine, l’apport de cette région a été déterminant dans l’éveil de la conscience nationale, la lutte de libération et la construction du projet démocratique après l’indépendance. Les apothicaires des comptes mémoriels peuvent constater qu’aujourd’hui encore le ratio détenus politiques-population place la Kabylie en pole position des régions pourvoyeuses de prisonniers.De leur côté, nos voisins de l’ouest savent que les deux tentatives de coup d’Etat de 1971 et 1972 qui ont ébranlé le palais royal ont des origines renvoyant pour une large part àla colère du monde amazigh. Ils savent aussi ce qu’ils doivent à Avril 80 qui a fait muter un irrédentisme éruptif en processus de ressourcement identitaire faisant de l’Afrique du Nord une matrice en voie de réconciliation avec sa mémoire et son destin.Les uns et les autres doivent enfin savoir que la Kabylie ne peut et ne sera pas réductible à une variable d’ajustement des appétits claniques en interne et des chantages mercantiles sur la scène régionale. Elle est par contre un lieu de luttes et d’engagements qui ont acculé le régime algérien à admettre, même formellement, l’abandon du parti unique et ses luttes constituent les ferments d’une pédagogie qui préfigure la confédération des Etats nord-africains sans laquelle aucune perspective de développement durable ne peut être envisagée. Cette entité a donc vocation à servir de modèle à une Afrique du Nord des régions prospère et fraternelle. La preuve en est que malgré les affronts et les répressions, elle démontre aujourd’hui encore que la libération des intelligences et des énergies citoyennes peut être le moteur de la cité démocratique, y compris dans les épreuves les plus contraignantes.CONCLUSIONL’entretien des tensions sur la rive sud de la Méditerranée occidentale a ses agents : des pouvoirs locaux en déficit de légitimité démocratique ; il a ses mécanismes : la prédation et l’arbitraire politique ; il a ses commanditaires : despuissances et des lobbies dont les intérêts ne peuvent s’accommoder d’un espace uni et solidaire qui fut rétif à toute domestication depuis des temps immémoriaux mais dontles populations, isolées et sous pression permanente, ne purent se doter de stratégies et institutions à même d’assurer leur émancipation. Ces tensions se font sur fond de surarmements qui hypothèquent notre développement et notre avenir.Aujourd’hui le Maroc semble avoir été retenu comme le régime pivot de la région par l’occident pendant que l’Algérie se voit acculée à s’abriter derrière l’axe sino-russe qui lui dispute son hégémonie. Eteinte au nord, la guerre froide se perpétue à nos dépends.Les plus impatients se plaindront encore de ne pas trouver ici de recettes répondant aux appétences digestives qui animent désormais une bonne partie de l’action politique. Cesspectateurs de la vie publique doivent comprendre que dans le cas d’espèce il ne peut y avoir de solution valable qui évacue l’identification, le traitement des tabous symboliques et des blocages idéologiques qui ont empêché notre histoire de se révéler avec ses vérités, ses douleurs et ses vertus. Nous ne pouvons pas vivre libres si nous ne brisons pas les chaines qui nous entravent. Cela passe par un débat loyal, sérieux et adulte sur notre passé devant lequel les élites qui veulent honorer leur fonction ne peuvent ni se cacher ni tricher. Dans ce challenge, la diaspora a une fois de plus un rôle privilégié à jouer.* Les médias marocains ne se privent pas de rediffuser cette déclaration de Boumedieneà chaque fois que le régime algérien se fait trop pressant sur la question du Sahara
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La visite à Alger du secrétaire d’Etat adjoint américain aux affaires du Proche-Orient, Joey Hood, les 25 et 26 juillet 2021, peut être considérée comme un indicateur de la reprise des contacts politiques et diplomatiques entre l’Algérie et les Etats-Unis. C’est aussi un signe remarqué que l’administration du président Joe Biden à la Maison-Blanche entend relancer les canaux de discussion et de coopération avec les autorités algériennes.
Par Lyes Sakhi
Entre l’Algérie et les Etats-Unis, les contacts se sont attiédis et sont restés empreints de la décision de l’ancienne administration Trump de reconnaitre la souveraineté du Maroc sur le territoire du Sahara occidental, au détriment du droit international et des résolutions des Nations unies qui cherchent depuis des décennies à trouver – sans succès – une solution pacifique au dossier.
Cette tiédeur n’a pas disparu après l’élection du président Joe Biden. Elle s’est poursuivi avec sa nouvelle administration, qui s’est montrée jusqu’à il y a peu de temps plus préoccupée par la relation de son pays avec la Chine et la Russie, par le dossier du nucléaire iranien ainsi que par la question de la présence américaine en Irak et le retrait des troupes d’Afghanistan.
Position actualisée sur le Sahara occidental
En ce qui concerne l’Afrique du Nord, le ministre des Affaires étrangères des Etats-Unis, Anthony Blinken pendant ce temps, s’est d’ailleurs davantage mobilisé durant ces derniers mois pour le dossier libyen que par celui du Sahara occidental, qui semble maintenant reprendre sa place dans l’agenda du Département d’Etat. Son adjoint pour la région, Joey Hood, l’a confirmé en tenant à Alger un discours dont la tonalité rappelle celle de la diplomatie américaine d’avant l’administration Trump.
Washington soutient la diplomatie des Nations unies pour le règlement du conflit, a-t-il dit. La Maison-Blanche appelle à la désignation rapide d’un nouvel émissaire onusien, a-t-il ajouté. «Nous voulons voir un processus dirigé par l’ONU qui aboutit à un accord acceptable par toutes les parties et qui mène à la paix et à la stabilité, c’est ce qu’il y a de mieux pour la région et c’est (l’approche) à laquelle nous allons consacrer notre temps, notre énergie et nos efforts», a-t-il poursuivi, en parlant de «position claire». Selon les propos de M. Hood, la diplomatie américaine semble changer d’orientation au sujet du conflit du Sahara occidental et parait privilégier à nouveau le recours à la diplomatie multilatérale et à l’arbitrage du Conseil de sécurité.
La position actualisée des Etats-Unis sur le conflit est de pousser à la désignation d’un nouveau «Monsieur Sahara Occidental», un émissaire qui sera chargé de reprendre le dossier là où il a été abandonné, voire remis en cause par l’administration Trump. Ce changement a déjà été annoncé en mars dernier lorsque le numéro 1 du Département d’Etat, Anthony Blinken avait exhorté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à accélérer la nomination d’un envoyé personnel au Sahara occidental. Mais pour quelle issue ? La réponse est que cela signifierait avant tout un retour au statuquo et aux batailles diplomatiques au Conseil de sécurité entre partisans de l’autodétermination et de l’autonomie des Sahraouis sous souveraineté de Rabat. Autant dire, à un scénario qui, s’il devrait donner raison aux indépendantistes sahraouis qui verraient dans l’appel américain à un retour aux négociations sous l’égide onusienne une nouvelle reconnaissance de leur cause, les inciterait tout autant à s’inquiéter du temps que prendront de nouvelles négociations toujours plus complexes, parce que sans cesse soumises à des enjeux régionaux et internationaux.
Dossier libyen : «objectifs communs»
Une nuance qu’on ne retrouve pas dans la déclaration plus engageante de Joey Hood sur la Libye. Pour le secrétaire d’Etat adjoint au Département d’Etat US, le chef de la Maison Blanche Joe Biden est «très sérieux» au sujet de travailler avec l’Algérie sur des «objectifs communs», dossier libyen en tête, a-t-il dit. «Les deux pays cherchent le départ des forces étrangères et le retour de la souveraineté au peuple libyen afin que (les libyens) puissent déterminer leur propre avenir», a-t-il ajouté, estimant que «l’Algérie a la même perspective que le gouvernement américain concernant la situation» dans le pays voisin. «Nous sommes donc déterminés à travailler ensemble sur cet objectif commun qui consiste à discuter avec nos alliés et nos partenaires de la manière exacte dont nous pouvons promouvoir les conditions nécessaires au retrait des forces étrangères le plus rapidement possible et à la tenue d’élections générales le 24 décembre afin que la souveraineté puisse être rendue au peuple libyen le plus rapidement possible», a précisé Joey Hood.
Le sous-secrétaire d’Etat a indiqué que les Etats-Unis discutait de ce dossier avec plusieurs de ses alliés à l’instar de la Turquie et des pays européens ainsi qu’avec la Russie, et spécialement les Libyens affirmant que «le retrait de toutes les forces étrangères et la cessation de toutes les interventions militaires étrangères» est «une priorité absolue» pour l’administration américaine. «C’est au gouvernement qui sera élu en décembre de décider de son propre chef des relations qu’il veut entretenir avec d’autres pays sans ce type de pression représentée par des forces militaires sur son propre territoire», a-t-il fait savoir. «L’Algérie à travers son compétent ministre des Affaires étrangères, M. Ramtane Lamamra a une voix très importante sur cette question et qu’elle sera écoutée dans la région et au-delà», assurant que les Etats-Unis «attendaient avec intérêt (de travailler) avec le gouvernement algérien sur ce sujet important», a-t-il encore souligné
Quid du bilatéral algéro-américain ? Outre ses discussions avec le chef de la diplomatie Ramtane Lamamra, Joey Hood a été reçu à Alger par le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane. Il a également rencontré les ministres du commerce et de la culture pour des discussions qu’il a qualifiées de «très productives». On retiendra que c’est avec le secteur de la culture qu’est lancé concrètement un projet de coopération dans le domaine de la restauration du patrimoine antique. C’est au moins un indicateur que la relation entre les deux pays se réchauffe, mais pas au point de l’enthousiasme si ce n’est celui de la voir repartir sur des bases qu’on lui connaissait avant décembre 2020 et la reconnaissance par l’ex-président républicain Donald Trump de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental en contre partie de la normalisation des relations entre le Maroc et Israël dans le cadre de qui a été appelé les «accords d’Abraham»REPORTERS.DZ
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JE VIENS DE FAIRE UN BOOSTER HIER
CA ME FAIT 3 PFIZER
POUR L INSTANT NI FIEVRE NI NAUSEES
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CA NE SERT A RIEN LES GENS SONT DANS LE DENI
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ET EN QUOI TEBOUNE EST RESPONSABLE DE L INCIVILITE DU GHACHIS QUI VOUS SUIT DANS VOTRE DELIRE
C LUI QUI EGORGE LES FESTINS DU MOUTON QUI ORGANISE LES MARIAGES...LA PRIERE DES MOSQUEES A BOUGIE DES FAMILLES ENTIERES SONT MORTES ET YAVAIT L OXYGENE OU ZID OU ZID
AU BLED UNE PERSONNE A ETE DESIGNEE QUI A UN CAMION POUR FAIRE LES COURSES DU MARCHE ET CHACUN A SON PANIER ET TOUT LE MONDE EST VACCINE
UN AARCH D ENVIRON 500 FAMILLES..
ET CONFINEMENT DU VILLAGE PENDANT 14 JOURS



Barbara - Dis, quand reviendras-tu ? (
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