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SOLAS

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Posts posted by SOLAS


  1. BILLET (PAS) DOUX

     

     
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    Publié par Maâmar Farah
     

    Beaucoup de lecteurs me demandent ce que je pense des maillots en arabe portés par les Verts. Si j'approuve fortement le geste de solidarité avec le peuple palestinien, je ne peux que désapprouver cette initiative folklorique et démagogique qui ne dépassera pas le stade des matchs amicaux. Sommes-nous plus intelligents que les Chinois, Russes, Iraniens, Indiens, etc. ? Ou plus arabes que les vrais Arabes ? De toutes les manières, en match officiel, on reviendra dare-dare au latin !
    Ça me rappelle les chiffres hindous portés par nos équipes au lendemain de l'indépendance. Cette sortie de Ben Bella n'a pas fait long feu et ces lettres arabes contre-nature subiront le même sort !
    M. F.

  2.  

    Bengrina ! Un…

    … Caprice du pouvoir ? 

    Tout comme les «femmes sans visage» sur les affiches, il y a dans cette campagne d’autres vents mauvais. Peut-être encore plus dangereux. Comme cette petite musique qui pousse sans honte son refrain dans certains meetings et qui se plaque sur ces paroles : «Amnistions les oligarques en prison, négocions avec eux, nous pourrons ainsi récupérer les sommes d’argent qu’ils ont planquées à l’étranger.»
     En clair, et sans qu’il faille suer des neurones pour décoder le message, dealons avec eux leur libération contre la restitution des fortunes détournées. Ben voyons ! Et demain, ces nouveaux affranchis viendront libres sur des plateaux télé nous expliquer leur martingale, comment ils s’y sont pris pour faire évader des milliards dans des paradis fiscaux et dans des acquisitions immobilières et commerciales offshores. Ne riez pas ! Ça a déjà eu lieu, à cette différence que lui avait purgé sa peine. L’ex-wali Frik — le bien-nommé — n’est-il pas devenu ces dernières années un habitué des émissions de télévision au cours desquelles il détaillait de manière gourmande et presque enjouée les procédures de fraude aux élections dans les années 90 ? Traité comme une vedette, une Guest-Star, un expert ès-embrouilles ? Profondément calé dans un fauteuil moelleux, l’ancien wali se pliait de bonne grâce aux « révélations » sur les pratiques frauduleuses du régime ! Qu’est-ce qui empêche alors de revoir Haddad, Kouninef et les autres de squatter à leur tour des plateaux TV ébaubis devant tant de maestria dans la truande ? Rien, à partir du moment où le pas est franchi, l’innommable commis. Déjà que la justice ne jouit pas d’une image reluisante — doux euphémisme — qu’adviendra-t-il alors d’un projet de société qui s’enorgueillit de regagner la confiance du citoyen, s’il négocie avec des personnes condamnées définitivement pour dilapidation de la richesse nationale ? Parce que le seul message envoyé à travers ce genre de propositions électorales, que tu les enveloppes dans tout ce que tu voudras comme argument économique et de rationalité, c’est «volez ! Piquez du blé ! Et même si vous vous faites choper, y aura toujours moyen de discuter, de mégoter avec vous sur un ou deux milliards, vous reverrez alors très vite le soleil, dehors, et non plus de la cour de promenade du pénitencier» ! Les porteurs de ce genre de deals vont entrer dans la future Assemblée. À gros bouillons. Ou à doses un peu plus homéopathiques, peu importe l’injection. Mais ils y entreront ! Bonjour la 2e République du deal mafieux, du changement dans la continuité et du touillage dans la m… ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.

     
     
     
     
     
  3.  

     
     
     
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    Une commande d’acquisition de 30 millions de doses de vaccins anti-Covid-19 a été passée avec plusieurs fournisseurs dans le cadre d’un achat bilatéral, a affirmé le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Pr. Abderrahmane Benbouzid, dans un entretien paru mercredi dans le journal Liberté. Le ministre de la Santé a précisé que deux commandes de 15 millions de doses chacune ont été passées « dans le cadre d’achat bilatéral », soit 30 millions de doses qui « nous seront livrés », a-t-il affirmé dans le même entretien. Il a ajouté également que l’Algérie réceptionnera un quota de 700.000 unités de Sputnik V restant dans « le cadre du contrat de 1 million de doses signé avec le partenaire russe ». Concernant le dispositif Covax, M. Benbouzid a tenu à souligner qu’il y aura encore des quantités de vaccin à réceptionner, affirmant qu’initalement un quota oscillant « entre 12 et 16 millions de doses dont beaucoup d’AstraZeneca » était prévu. « Nous avons espoir qu’on obtiendra très rapidement les quotas promis. On attend pour les prochains jours une cargaison de 1.4 millions dans le cadre de Covax », a-t-il rassuré. Evoquant la campagne de vaccination de masse qui vient d’être lancée à travers le pays, Pr. Benbouzid a souligné que « pour réussir une opération de telle envergure, nous avons renforcé le dispositif mis en place au lendemain de la validation de la stratégie d’immunisation des Algériens contre le coronavirus ». Le ministre a ajouté que la vaccination « n’empêche pas la propagation du virus », mais « l’antidote est là pour empêcher les formes graves et les hospitalisations », considérant que si « on vaccine 60% de la population ce seront 17 millions d’Algériens concernés, alors que 70% représentent 20 millions d’Algériens ». Il a signalé que certains pays se satisfont du taux de 50% de la population globale.

  4.  

     

    Les entreprises algériennes se préparent à prendre des parts de marché en Libye et à participer aux programmes de reconstruction. Des initiatives qu’ont encouragées les autorités des deux pays lors d’un forum économique qui s’est tenu à Alger. Cependant, la concurrence sera rude.

    La fin de la longue guerre civile qui sévit en Libye ouvre des perspectives économiques importantes dans ce pays pétrolier d’Afrique du Nord. Le voisin algérien tient à jouer un rôle en encourageant ses entreprises à s’engager sur le marché libyen. L’enjeu principal est certainement la reconstruction des villes libyennes dont les infrastructures ont été détruites par des années de combats.

    Une aubaine pour les opérateurs algériens qui subissent les contrecoups de la crise économique due à la baisse des prix du brut conjuguée aux effets de la pandémie de Covid-19. À la clé, des projets estimés à plusieurs dizaines de milliards d’euros. Pour se placer, Alger compte bien profiter de sa position de neutralité vis-à-vis des différentes parties libyennes durant ces dix dernières années.

    L’expertise, la qualité des produits et la proximité entre les deux territoires sont autant d’atouts que le voisin de l’ouest tente de mettre en avant. Sans oublier certains gestes, comme la réparation à titre gracieux des principales centrales électriques libyennes par la société publique algérienne Sonelgaz en 2020.

    Les 13 membres de l'équipe technique de la Sonelgaz (ingénieurs experts) dépêchée en Libye sont à pied d'œuvre pour réparer la panne au niveau de la centrale électrique Khamess à 120km de Tripoli pic.twitter.com/qGaEIwfDnh

    — Messir Hamid (@MessirHamid) 2 octobre 2020

    Plan d’urgence

    L’ensemble de ces arguments, Abdelaziz Djerad, le Premier ministre algérien, n’a pas manqué de les avancer lors des entretiens qu’il a eus avec son homologue libyen Abdelhamid Dbeibah. En véritable VRP, ce dernier a fait une escale à Alger, les 29 et 30 mai 2021, à l’occasion de la tenue du Forum économique algéro-libyen. En plus des principaux ministres des deux pays, cet évènement a rassemblé 700 chefs d’entreprises, dont plus de 300 Libyens venus par vols spéciaux. Présente à ce forum, Saïda Neghza, présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), a indiqué à Sputnik que les opérateurs locaux devaient s’engager très rapidement en Libye.

    «Nous devons aller en Libye dans les trois prochains mois, sinon les entreprises algériennes ne trouveront pas de place dans ce marché. Il faut se mettre au travail au plus vite, il y a urgence. Sur le plan de la reconstruction, nous avons des entreprises performantes qui peuvent s’engager en Libye. Des centaines d’entreprises de BTP disposant de personnel compétent et de tout le matériel nécessaire attendent cette opportunité. Il faut leur permettre d’accéder au marché libyen dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant», insiste-t-elle.

     

     

    Un hôpital de campagne installé dans une salle de sport du quartier El-Menzah de Tunis, le 14 mai 2020

    © AP PHOTO / HASSENE DRIDI

    Saïda Neghza explique être en contact depuis trois ans avec des entrepreneurs libyens. «La tenue du Forum économique a été l’occasion de signer un accord avec le Conseil des chefs d’entreprises libyennes que préside Abdallah Fellah. C’est un acte important pour l’avenir de nos relations », ajoute-t-elle.

     

    La présidente de la CGEA se dit consciente du challenge qui attend les opérateurs algériens puisqu’il est nécessaire que les autorités des pays mettent en place des mécanismes financiers et logistiques pour permettre le développement de ce partenariat. Premier pas vers le renforcement des échanges, l’ouverture de la frontière entre les deux États devrait se décider dans les prochaines semaines. L’annonce en a été faite par le Premier ministre algérien lors du forum économique.

    «En plus de l’ouverture de la frontière, il faut permettre l’installation d’une banque algérienne en Libye pour faciliter les transactions. Actuellement, les marchandises algériennes sont vendues aux opérateurs tunisiens qui ensuite les revendent aux Libyens. Il faut que ce circuit qui n’arrange ni les Algériens ni les Libyens cesse et que la relation entre les deux parties soit directe», indique Saïda Neghza.

    Un marché tant convoité

    L’Algérie n’est pas le seul pays à vouloir décrocher son ticket d’entrée sur le marché libyen. France, Italie, Turquie, Maroc, Tunisie, Émirats arabes unis, États-Unis, Russie, Tunisie, Égypte… la concurrence s’annonce rude.

    "Le 🇲🇦 doit tirer le tapis sous les pieds des voisins opportunistes, et agir de manière à aider ses entreprises et sa main-d’oeuvre à se redéployer en vue de la reconstruction de la Libye. Il le mérite amplement…"

    — Haz Arab ( @DonJokero ) (@arab_haz) 4 juin 2021

    🔴 De retour de #Paris où il a eu des entretiens avec @EmmanuelMacron, le chef du gouvernement libyen Abdelhamid #Dbeiba reçoit à #Tripoli son homologue espagnol Pedro @sanchezcastejon. L’#Espagne veut aider à la reconstruction de la #Libye @GovernmentLY @MAECgob @alwasatengnews pic.twitter.com/3qxdrM7TTZ

    — Global Impact Intelligence (@GlobalImpactIn2) 3 juin 2021

    L'Italie est le «meilleur partenaire» de la Libye dans la reconstruction, Premier ministre libyen https://t.co/Ep0aHuST3L

    — Actu Cameroun (@actucameroun) 31 mai 2021

    Côté libyen, la question de l’arrivée des entreprises algériennes est plutôt bien perçue. C’est l'avis d'Abdelkader Rajeb, patron d’une société spécialisée dans la production de gaz industriels, qui a fait le déplacement à Alger à l’occasion de ce forum. Interviewé par Sputnik, il indique que sa participation entre dans le cadre «d’une reprise de contact» avec ses partenaires algériens. Pour lui, l’établissement d’un partenariat solide entre les acteurs économiques des deux pays «dépend avant tout de la volonté politique du gouvernement algérien».

    «La volonté politique est le fondement de cette entente économique car les opérateurs algériens auront besoin du soutien de leurs autorités pour pouvoir s’exporter, cela est notamment valable pour les sociétés privées. Mais si les entreprises algériennes veulent pouvoir participer à la reconstruction de la Libye, il est important que cela se fasse dans le cadre de partenariat avec les entreprises libyennes », souligne Abdelkader Rajeb.

     

     

    Vue de la ville d'Alger

    © SPUTNIK . KAMAL LOUADJ

    En clair, les Algériens -au même titre que les opérateurs d’autres pays- sont les bienvenus mais ils ne doivent pas s’imaginer qu’ils évolueront en terrain conquis. «Les chefs d’entreprises libyens souhaitent eux aussi bénéficier de mesures avantageuses avec l’Algérie», note Walid Oulad Daoud, manager de FABS, une société spécialisée dans la fabrication d’articles de bureau et de fournitures scolaires établie à Ghardaïa, à 600 kilomètres au sud d’Alger.

     

    «La partie libyenne a insisté sur le principe de réciprocité. C’est-à-dire que si je t’ouvre mon marché c'est à condition que tu m’accordes des avantages identiques. Certains entrepreneurs ont même évoqué la possibilité d’exonérer certains produits libyens de la TVA afin qu’ils soient compétitifs», affirme Walid Oulad Daoud.

    Le jeune patron dit avoir «perçu une véritable volonté de la part des autorités algériennes pour encourager les entreprises à aller en Libye». Il reste cependant réaliste. Il reconnaît que malgré la guerre, le système financier libyen est bien mieux structuré que celui dans lequel il évolue au quotidien.

  5.   Les jeunes surqualifies prennent des positions sous-qualifies a leur diplômes…donc relativement parlant, font un travail meilleur que les européens

     

    ca se discute

    je suis actuellement a ottawa..je fais la tournee des grands ducs ..lol

    des copains de promos tiennet des postes importants ...sans etre passe par la france ..direct d algerie

  6. POUR BRISER CETTE QUADRATURE NOUS AVONS BESOINS D ALLIES A LA MESURE DE LEUR TENIR TETE

    POUR L ALGERIE

    IL NOUS FAUT DES BASES RUSSES SURTOUT CHINOISES 

    JE DONNE MERS EL KEBIR AUX CHINOIS CONTRE LE PORT MARCHAND DE TIPAZA''le doter d une base militaire aussi

    une base militaire russe aux habibas

  7. ouin  militairement s il ya des troupes militaires ennemies a moins de 200 km de nos frontieres

    et si ssii si

    on veut un noman'land de 200 km ou sinon le moindre petit baouche qui traine il sera pulverise

    tu sais qu on a pas hesite a saute ain amenas enfin BP ET LE MI6 ET CONSORTS ONT COMPRIS...LE MESSAGE

  8. t es pas un peu parono pae hasard 

    le polisario la libye et le mali 

    notre position sur ces sujets sont clairs et limpides rien de dangereux il a juste precise que nous pouvons frappe vite et fort

    sur la palestine malgre la posture

    c est la 2eme fois qu il est pret a reconnaitre israel si israhel veut vraiment la paix....

    pour israel il n ya que la reconnaissance d alger qui compte parmi tout les pays arabes..

  9.  

    PÉTROLE 
    + SUIVRE CE SUJET
     

     

    Alors que le pétrole semble en mesure de déborder une zone de résistance majeure, une poursuite de la hausse risque d’avoir un fort impact, selon Mirabaud Securities.

    Écrit par Nicolas GALLANT
    Publié le 07/06/2021 à 18h48
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    Le pétrole a été à la fête ces derniers trimestres. Depuis le plancher majeur d’avril 2020, le cours du baril de Brent a été multiplié par près de 3,5 et il pourrait bientôt envoyer un signal technique positif, en cas de débordement confirmé de la forte zone de résistance horizontale de 70-72 dollars. Et le baril de référence WTI n’est pas en reste, au plus haut depuis 2018… Plusieurs éléments expliquent la force du pétrole : la forte reprise de l’économie mondiale (sur fond de campagnes de vaccination face à la crise du Covid-19), la reprise du trafic aérien (levée progressive des restrictions sanitaires), la driving season aux Etats-Unis (les Américains reprennent plus facilement le volant avec l’arrivée des beaux jours) et l’orthodoxie de l’Opep+ (l’Opep et ses alliés, dont la Russie) sur le front de la production.

    La baisse du dollar (qui rend l’or noir meilleur marché pour les acheteurs munis d’autres devises) a aussi constitué un soutien. Enfin, alors que les marchés s’attendaient dernièrement au retour des exportations de l’Iran, après une levée espérée de l’embargo frappant Téhéran, “les négociations entre la communauté internationale et l’Iran semblent au point mort”, relève John Plassard, spécialiste en investissement chez Mirabaud Securities. D’autant que Téhéran n’aurait pas “fait le nécessaire” en vue d’un accord, a dernièrement dénoncé le secrétaire d'Etat américain Anthony Blinken. Au final, “le prix du baril de pétrole semble être dans une dynamique haussière telle qu’on a pu le constater en 2011 voire en 2008”, avertit John Plassard. Plusieurs facteurs pourraient continuer de pousser les cours du pétrole à la hausse.

     

    Les leviers d’une poursuite du rally du pétrole

    L'optimisme d'un “retour à la normale” mondial pourrait continuer à soutenir les prix du baril. “Bien que la demande en pétrole reste encore bien en deçà de l'offre, les mesures de déconfinement amorcées en Europe rassurent les marchés. Par ailleurs, de plus en plus d’Américains sont enclins à voyager grâce à l’augmentation des taux de vaccination”, explique John Plassard.

    Les membres de l’OPEP+ ne semblent pas pressés d’ouvrir les vannes de leurs pipelines, d’autant que la crise du Covid-19 en Inde alimente les craintes sur la demande en provenance de ce très important importateur d’or noir. L’Opep et ses alliés ont opté pour une augmentation progressive et prudente de la production, et donc de l’offre, dernièrement.

    Les tensions au Moyen-Orient augmentent, ce qui alimente les inquiétudes sur l’offre. “L’attaque début mars dernier du port pétrolier de Ras Tanoura alors qu'un missile balistique avait visé des installations du géant de l'énergie Aramco, dans l'Est saoudien, a dopé dernièrement les prix du baril de pétrole”, relève à cet égard John Plassard.

    La saison des ouragans sur le golfe du Mexique pourrait doper les prix du pétrole. “La région est le centre de l'industrie pétrolière américaine, avec des raffineries et des plates-formes. Si la production devait être fortement perturbée, comme en 2005 avec Katrina, le cours du brut s'envolerait. L'appréhension suffit historiquement à faire monter les prix”, rapporte l’expert.

    Les cours des matières premières, dont ceux du pétrole, pourraient avoir initié un nouveau super-cycle. “Si on se focalise sur le dernier super cycle, on constate qu’entre 2003 et 2008, les prix réels de l’énergie et des métaux avaient plus que doublé, atteignant des records historiques, tandis que les prix réels des produits alimentaires ont augmenté de 75 %. Si nous devions être au début d’un super cycle (qui dure plusieurs années), il serait logique que les prix de l’énergie continuent de progresser”, relève John Plassard.

    Enfin, la spéculation pourrait elle aussi contribuer à pousser les prix du pétrole… cette fois-ci à la hausse. Pour mémoire, l’an dernier, en une seule journée, le prix du pétrole coté à New York s'était littéralement effondré, passant de 24,59 dollars le baril... à -37 dollars en fin de journée !

     

     

    Quel serait l’impact d’une poursuite de l’envolée des prix du pétrole ?

    La hausse continue des prix du pétrole a un impact sur le pouvoir d’achat des ménages et leurs dépenses. Et elle contribue à doper l’inflation. Au vu des craintes actuelles liées à la hausse des prix, sur les Bourses, une envolée des prix du Brent et du WTI pourrait provoquer des turbulences. “En tant que premier importateur mondial de pétrole, la Chine est vulnérable, et de nombreux pays d'Europe dépendent également des importations d'énergie”, relève par ailleurs John Plassard.

    Pour les pays émergents producteurs de pétrole, “l'augmentation des revenus contribuera à combler les déficits des budgets et des comptes courants, permettant aux gouvernements d'augmenter les dépenses qui stimuleront les investissements”, souligne l’expert, pour qui les gagnants sont “l'Arabie saoudite, la Russie, la Norvège, le Nigeria et l'Équateur".

     

    A contrario, la liste des perdants comprend la Turquie, l'Ukraine et l'Inde. “Les économies émergentes importatrices qui affichent des déficits courants et budgétaires courent le risque d'importantes sorties de capitaux et d'un affaiblissement de leur monnaie, ce qui déclencherait l'inflation. Les gouvernements et les banques centrales seraient alors contraints d'évaluer leurs options : augmenter les taux d'intérêt malgré le ralentissement de la croissance ou laisser faire et risquer la fuite des capitaux”, explique John Plassard.

    Une envolée des cours du pétrole aurait un impact sur la croissance. “Selon diverses analyses, un Brent à 100 dollars le baril fin 2021 signifierait que le niveau du PIB mondial serait inférieur de 0,6% aux prévisions actuelles”, rapporte l’expert, qui précise que “la hausse des prix du pétrole entre 2002 et 2007 avait coûté entre 1 et 2,2 points de croissance dans la zone euro”.

    Que dit l’analyse technique ?

    Un franchissement net et confirmé de la zone de résistance horizontale de 70-72 dollars, qui comprend notamment les pics majeurs des 24 derniers mois, favoriserait une poursuite du rally haussier. La méthode Ichimoku pointe de son côté, elle aussi, un risque haussier. “Suite à un formidable rally depuis le creux 2020 de plus de +350%, le Brent s'est finalement détaché de son nuage (Kumo, ou cloud, en analyse technique) à 66,94 dollars - après trois mois d'efforts - et se dirigerait maintenant vers 73,14 dollars”, juge Robert Haddad (Banque SBA).

    thumbnail.jpeg Bloomberg Finance

    En cas de dépassement, le Brent pourrait être propulsé vers 86,74 dollars (+21%), selon lui. Inversement, une rupture décisive de 66,94 dollars invaliderait ce scénario positif et plongerait le Brent vers le bas du nuage à 56,92 dollars (-21%).

  10.  
    Beaucoup d’intellectuels, en supposant que des têtes bien-pensants et profanes existent encore, singent le comique des mystiques éclairés en délire, en s’interrogeant, sur les pratiques d’une justice soudoyée et au service d’une croyance indue, issue des ténèbres. Ils grimacent, ostensiblement, pour feindre la surprise face aux verdicts rendus par les juges. Des sentences lourdes, empreintes d’une répulsion vouée à l’encontre de la compétence, encore active, du pays. Il ne faut plus abuser, avec des amalgames volontaires, pour faire semblant d’être étonné face au mal des idéologies moyenâgeuses qui rongent la majorité des esprits algériens. L’obscurantisme islamique est répandu, installé comme une pandémie dont on est sans remède pour la combattre. Les islamistes agissent librement, en plein jour, à visage découvert, à leur guise, dans un terrain conquis et sans résistance. Les juges en Algérie, logiques avec eux-mêmes, sortent, tous, des entrailles de l’école des mosquées, bénéficiant d’une formation sclérosée, émaillée des préceptes, biens enracinés, d’une école coranique.
     
    L’ancrage, solidement, installé dans les mentalités, des rebuts néfastes de l’école fondamentale souillée par une arabisation morbide pour l’esprit critique, crée un climat délétère pour compléter ce qui reste. Une arabisation qui fait l’impasse sur les savoirs et les connaissances, aux détriments d’un fanatisme religieux venu d’ailleurs. Ces juges, qui vantent la moustache virile et le voile de soumission, répondent, à l’atavisme aveugle de l’élite arabisante et islamique en Algérie. Ils se soumettent toujours à la force et au pouvoir en place. Comme fut, jadis, la servitude de leurs maitres, les tenants des dogmes avant eux, à l’image de l’association musulmane des oulémas. Cette dernière s’était illustrée par une virulente hostilité au déclenchement de la guerre d’indépendance, par fidélité à la France coloniale. Ils agissent, instinctivement, par servitude ou par la platitude d’un combat idéologique pour instaurer une république islamique. Une république islamique susceptible de mettre le feu dans l’espace nord africain.
     
    Les puissants et les lobbies occultes, vent debout, aux intentions obscures et une volonté commune insidieuse, n’attendent que ça. Ils utiliseront le prétexte, comme en Syrie, pour mettre en avant l’idée d’un foyer islamique archaïque et dangereux aux portes de l’Europe, pour se porter en sauveurs, afin de désorganiser et détruire les infrastructures du pays. Et, enfin, se concerter pour se partager, sans encombre, une Algérie courtisée, depuis belle lurette, pour ses ressources. Une Algérie, plutôt un continent, déjà surveillée par les puissants, car elle fait peur. Ils craignent, qu’un jour, elle se réveille et retrouve, comme la Chine, la voie de la raison, du modernisme et de la connaissance pour se hisser au rang d’une véritable puissance Africaine.
     
    La condamnation des derniers militants démocrates, encore actifs sur le terrain et qui luttent courageusement pour une Algérie libre, est une évidence, visible à l’œil nu, de l’échec flagrant de l’impuissance des partisans d’une laïcité salvatrice pour le pays. La constitution inspirée par les lois de la charia, gavée des lois haineuses, pour effacer, radicalement, à la longue, toute la diversité culturelle qui constitue la richesse du panel vital qui unit l’espace sociétal algérien. Ce sont, ceux qui crient au diable en désignant les sionistes d’une part et la France de l’autre ; avec leurs slogans racistes, en exprimant pour les premiers la hargne religieuse contre le juif et pour les seconds, le malaise légendaire, de l’ombre que fait la langue française à la langue arabe. Ce sont, ceux-là mêmes, qui creusent la tombe de Algérie indépendante actuelle. La haine des religieux algériens, je dirais, plutôt, des mercenaires du golfe et de la Turquie, envers l’élite du peuple est manifeste. Nous n’avons pas besoin à apporter des preuves pour étayer nos écrits, il suffit de passer en revue les vicissitudes entachées des drames de la décennie noire. Le pouvoir pardonna, délibérément, avec un cynisme sans commune mesure avec le bon sens, aux religieux fieffés qui eurent déclenché la guerre civile. Avec l’aval, certes, d’un peuple amorphe et compatissant envers les chefs militaires du FIS convertis en commerçants émérites, avec l’argent du contribuable.
     
    Une fois que l’espace algérien serait vidé de sa matière grise et de ses élites qui veillent, plus ou moins encore, au bon fonctionnement de la société et de l’état, il resterait des clowns comme Bengrina et Mokri, qui continueront à faire le pitre en faisant rire la galerie avec leurs discours d’une époque révolue. Le premier, en s’inspirant, à perdre la raison, des histoires loufoques et insolites de sa Dalila et le second, en se distinguant avec des sketchs autour de l’arabité alors que ses enfants polyglottes sont formés à l’étranger. Que le système s’allie, aujourd’hui, avec ces énergumènes pour maintenir le statu quo, n’est une surprise pour personne. Qu’il permette à l’islamisme politique d’étaler son ridicule infâme, aux yeux du monde entier, est une irresponsabilité qui révèle la volonté d’insulter l’idéal de la haute pensée moderne et révolutionnaire des engagements de nos martyrs.
    L’Algérie terre des berbères est, désormais, en danger. Elle est, véritablement, menacée par la politique de l’autruche, ouverte, à toutes les menaces et les marchandages des puissants.
    Les islamistes, avaient toujours été, de tout temps, au cœur du blocage des évolutions politiques dans les pays musulmans. Ils ne savent que trahir. Ils ne peuvent ni produire, ni construire, ni apporter de la valeur ajoutée ; ils génèrent la pauvreté de la pensée et la désolation. Ces gens sont inutiles, haineux, ne pratiquant que le langage de la menace, les injures et les invectives. La société algérienne dans son ensemble, en dehors d’une minorité consciente et silencieuse, est atteinte par le mal profond de l’islamisme. Les partisans atteints par ce mal au gouvernement, continuent de faire, délibérément, pression sur la diaspora de l’étranger, pour faire taire ses critiques envers une politique qui dirige le pays droit au mur. La maladie incurable de l’islamisme, bête et méchante, importée au sein de notre société, par les pays du golfe, fut un piège, savamment, pensé pour éradiquer tous les témoins de la culture berbère millénaire. Ils savaient, par avance, que c’était un mal terrible. Et, pour s’en débarrasser de cette idéologie, il faudrait passer par la destruction complète du pays. La première tentative fut la décennie noire, la deuxième serait la vente du pays pour ceux qui courtisent l’espoir de régner en maître sur ce pays devenu un continent. Serait-il, possible d’inverser la tendance ? et, sauver le pays du périple d’une pensée rétrograde qui le conduit, inexorablement, vers une destruction fatale et en le mettant à genoux pour le défaire des liens vitaux qui consolident le tissu de solidarité d’une Algérie encore sereine. L’Algérie est face à un avenir incertain. Son peuple saura, comme toujours, se ressaisir, chaque fois qu’il se trouve à la croisée du chemin d’un danger, pour tenir tête à l’adversité qui le menace.
     
    Le Hirak est une réaction qui avait soulevé, pacifiquement, toutes les couches du pays, comme un seul homme, en suscitant un espoir de liberté énorme. Il restera, pour longtemps, le catalyseur qui déterminera le destin futur du pays. Le Hirak, n’est pas un folklore comme le laissent supposer quelques esprits chagrins. Il doit inciter à faire réfléchir le pouvoir, car il est porteur d’une force qui résume la portée symbolique des événements de mai 1945. Même si on arrive à l’interdire, les relents, d’une frustration latente, continuent d’être en sourdine dans les esprits qui pousseront plus tard, à une organisation efficace des démocrates. L’idéal du Hirak entaché sournoisement par les islamistes ; la frange majoritaire des algériens, utilisés comme des marionnettes par les militaires, reste un souvenir vivant et fera naître, désormais, un antagonisme entre deux modèles de société : l’un moderniste en rejetant l’islam politique, l’autre en instaurant une république islamique rétrograde, à l’image de la société figée actuelle. La confrontation serait inéluctable et finirait par un drame, qu’on souhaite épargner au peuple qui eut tant souffert, par le colonialisme et l’idéologie islamique qui fut aveugle et sans scrupule lors de la décennie noire. Le pouvoir se tire des balles aux pieds en tournant le dos à la volonté du peuple. ✍🏻 Abdelaziz Boucherit (Auteur) / 07 Juin 2021
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    Le premier remorqueur en acier construit en Algérie par des compétences locales a été mis à l’eau, lundi, au port de Bou Haroun (Tipaza), rapporte l’APS . La mise à l’eau de ce navire long de 14 mètres permettra de procéder au derniers ajustements et de finalisation sa construction qui doit se faire à flot, avant sa mise en exploitation, a précisé le DG de l’entreprise publique mixte de construction et de réparation navale Ecorep-Piriou, Hamid Benderradji. Faisant partie d’un projet de construction de trois navires de même type au niveau du chantier naval de Bou Haroun, ce remorquer a été réalisé en sa totalité par une équipe algérienne, formée dans le métier de la construction navale en acier, a ajouté M. Benderradji. Selon le DG d’Ecorep-Piriou, il s’agit d’un navire remorqueur de modèle « très intéressant » pour les ports algériens, de taille moyenne construit avec un taux d’intégration « important », compte tenu de « l’expérience acquise durant cette phase de lancement dans cette nouvelle gamme de production ». La réalisation de ce projet va contribuer ainsi à la diminution de la facture des importations, a-t-il souligné. Tout en félicitant les travailleurs de l’entreprise pour les efforts fournis dans la construction de ce remorqueur, M. Benderradji a affirmé que « malgré toutes les difficultés rencontrées durant cette période de pandémie, conjuguées avec les difficultés financières, les travailleurs ont eu le courage et la détermination de finaliser ce projet ». Ceci a été concrétisé, selon M. Benderradji, grâce aussi aux « investissements consentis dans la mise en place du chantier naval de Bou Haroun (environ 2 milliards de DA investis dans les installations) permettant avec l’existence d’un potentiel humain compétent de se constituer comme la locomotive de la construction navale en Algérie ». Pour permettre à cette entreprise de se développer, le premier responsable Ecorep-Piriou a plaidé pour une facilitation en matière d’accès aux crédits et l’orientation des professionnels du secteur maritime et de la pêche vers son entreprise pour l’acquisition de navires au lieu de faire appel à l’importation. A ce propos, il a assuré que Ecorep-Piriou est en mesure de construire des remorqueurs de 32 mètres et des navires de pêche hauturiers et océaniques allant jusqu’à 40 mètres.

  12. entretien / Farouk Ksentini : «Les séquelles sont toujours là»

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    6 juin 2021
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    Ancien président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme, l’avocat et juriste Farouk Ksentini a présidé, pendant des années, une instance qui a joué un rôle non négligeable dans la mise en œuvre du dispositif dit «charte pour la réconciliation nationale» promulguée après référendum, en 2005, et dans la clôture juridico-administrative du dossier des victimes de la «tragédie nationale» parmi lesquelles figure les «disparus». Il revient sur ce chapitre, non sans quelques révélations quant à son souhait de créer un ministère consacré au règlement des questions de la «décennie noire».

    Entretien réalisé par : Milina Kouaci
    Reporters : Il y a 30 ans, le FIS gagnait les premières élections législatives du pluripartisme, un scrutin qui sera entravé par le pouvoir de l’époque, en janvier 1992, et verra l’Algérie entrer dans une spirale d’instabilité et de violence accrue. Pourquoi cette période est-elle encore présente dans les esprits ?
    Farouk Ksentini :
     Parce que les séquelles sont toujours là ! La victoire du FIS était une fausse victoire qui ne reflétait pas la réalité de l’électorat national. Ce parti islamiste a remporté ces élections suivant une propagande et une stratégie de manipulation et d’instrumentalisation propres aux courants fondamentalistes radicaux. Il a été aidé par la configuration politique et électorale de l’époque, on sait dans quelle situation dramatique elles ont plongé le pays. Parce que le passé, c’est le passé, et pour parler au présent, il est tout à fait inadmissible d’exploiter la religion à des fins politiques. Il faut séparer la religion du politique et si on mélange les deux, on ira encore une fois droit dans le mur et sur cette ligne qui continue à faire souffrir le pays d’une manière conséquente et à brouiller son champ politique.

    Pensez-vous que la démarche du pouvoir de l’époque d’arrêter le processus électoral était une décision judicieuse ?
    Ce n’est pas ce que je dis. J’essaie tout simplement d’expliquer que religion et politique ne sont pas faits pour faire bon ménage, tout comme il est dangereux pour un pouvoir de croire pouvoir utiliser le fait religieux pour ses intérêts. On ne refait pas l’histoire avec de la morale, on ne remonte pas le temps non plus, mais les deux protagonistes de cette époque ont eu lourdement tort. Le grand perdant, c’est l’Algérie. On le voit encore aujourd’hui.

    Des années après la tragédie nationale, des parties réclament encore la vérité sur les «disparus» et relancent également l’interrogation sur la responsabilité des appareils de sécurité à l’époque. Quel chiffre sérieux a-t-on sur eux et qu’avez-vous à dire à leur sujet ?
    Un travail minutieux et fiable accompli par les services de la Gendarmerie nationale évoque le chiffre 7 200. Par ailleurs, j’ai toujours réclamé la vérité sur les disparus et je n’ai jamais refusé d’aborder cette question sauf qu’elle ne dépendait pas uniquement de la commission consultative des droits de l’homme que je présidais et qui n’avait que des prérogatives très limitées. La commission a plaidé pour l’indemnisation des familles des proches et a obtenu gain de cause, le reste ne dépendait pas d’elle. En tant que citoyen et ancien président de la commission consultative nationale des droits de l’Homme, je n’ai jamais œuvré contre la manifestation de la vérité.

    La lumière n’est donc pas tout à fait établie sur ce dossier ?
    Je répète, je n’ai jamais refusé la vérité. Le problème est de savoir s’il est encore possible de la découvrir aujourd’hui. Le temps a fait son œuvre et fait disparaître des preuves et des témoignages. C’est, politiquement, extrêmement compliqué et difficile. Cela dit, il est évident que sur le plan historique et mémoriel, il est important de garder le souvenir des victimes du terrorisme comme celui des disparus pour éviter au pays de retomber dans le cauchemar et le traumatisme sanglant qu’il a vécu. C’est le travail de tout le monde et du corps sociopolitique dans son ensemble.

    Combien de familles ont refusé l’indemnisation de l’Etat ?
    Elles sont très peu. L’écrasante majorité a accepté d’être indemnisée. Il n’y a que celles qui sont actives dans l’association SOS Disparus qui refusent l’indemnisation, et elles sont dans leur droit. L’indemnisation ne veut pas dire l’oubli ou le pardon. Elle a été conçue et organisée dans le cadre de la solidarité nationale, car ces familles sont victimes de la tragédie et la catastrophe qu’a subi le pays. Pour cette raison et d’autres, j’ai toujours plaidé pour décréter une journée nationale à la mémoire des disparus.

    Cette journée n’existe pas encore et vous avez été un des prolongements actifs de la politique de réconciliation nationale. Y a-t-il des choses que vous regrettez aujourd’hui de ne pas avoir fait hier ?
    Personnellement, j’avais souhaité que la réconciliation soit placée sous la responsabilité d’un ministère de réconciliation nationale qui aurait amené des solutions plus pratiques et plus complètes et plus avantageuse pour les victimes de la tragédie nationale. Un ministère évidemment avec une ligne provisoire, et non perpétuelle pour prendre en charge des problèmes qu’il aurait mieux réglés.

  13. Nardjess Flici, candidate Jil Jadid à Alger : «On n’a pas fait la révolution pour leur céder la place et je ne céderais jamais la place»

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    6 juin 2021
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    Par Sihem Bounabi
    Nardjess Flici, 39 ans, doctorante en sciences politiques et relation internationale, professeur à l’Ecole supérieure des sciences politiques, mariée deux enfants, est candidate aux élections législatives du 12 juin dans la liste du parti Jil Jadid de la wilaya d’Alger.
    La candidate nous explique son choix de participer à ses élections en tant que candidate : «Tout ce qui se fait jusqu’à présent avec le Hirak, c’est très bien mais à un moment donné, il faut s’organiser. Je suis de celles et ceux qui pensent que l’on ne peut pas continuer à vivre et maintenir la stabilité d’un pays sans une organisation.» Elle ajoute : «J’estime que la nouvelle loi électorale ouvre une brèche à tous ceux qui ont des revendications, un programme ou des propositions constructives pour la société algérienne.»
    Ainsi la candidate de Jil Jadid souligne l’importance de participer à ses élections en déclarant : «Pour moi, c’est important car je pense que le changement commence au niveau du Parlement. Si on veut vraiment un changement, c’est par les textes de loi et revoir certains mécanismes pour améliorer et contribuer à de meilleures conditions de vie pour les Algériens au quotidien.» Concernant l’organisation de la campagne électorale, elle explique que la stratégie de campagne commence d’abord par des tournées de proximité. «Les candidats de Jil Jadid l’ont fait dans plusieurs quartiers de la capitale afin de rétablir la confiance entre le peuple et l’Etat et le sensibiliser sur l’importance des législatives et le rôle des élus en tant que médiateurs entre les aspirations du peuple et l’Etat». Nerdjess Flici précise à ce sujet qu’«il y a beaucoup de personnes qui ne savent pas que les élections sont pour des législatives et ne connaissent pas vraiment le rôle des élus. Donc notre premier travail sur le terrain, c’est de répondre au questionnement des gens que nous rencontrons lors de nos tournées, notamment à la Casbah, à Mahelma, Staoueli, Draria et d’autres quartiers».
    En plus des tournées de proximité, il y a également des rencontres thématiques avec des cadres de l’Etat et des chercheurs universitaires pour sensibiliser sur l’importance des élections et partager leur expérience dans différents domaines abordés «à l’instar de l’agronomie, de l’économie, de la protection de l’environnement ou du système éducatif qui est un sujet qui me tient vraiment à cœur. Il s’agit à travers ces rencontres thématiques de sensibiliser les élites afin qu’elles participent au changement, notamment à travers des propositions et l’élaboration de nouvelles lois et de politique publique». Mettant en exergue : «Notre priorité est de faciliter le quotidien de l’Algérien à travers les différentes thématiques que nous avons dans notre projet.» Elle ajoute que les candidats sont accompagnés par la cellule de communication de la direction générale du parti qui s’occupe notamment de l’ouverture vers les médias. Précisant toutefois que «les candidats ont la liberté de choisir ou d’opter pour la stratégie qui les intéresse tout en restant dans l’esprit de la solidarité de groupe».
    A propos de son clip de campagne diffusé sur les réseaux sociaux, Nerdjess Flici déclare : «C’est aussi un choix de campagne pour toucher toutes les franges de la société, notamment la jeunesse algérienne.» Elle explique que la séquence qui s’est déroulée dans sa cuisine, c’est aussi «une manière de dire que la femme algérienne est sur tous les fronts, autant au salon à voir les infos, dans la cuisine ou dans le bureau. C’est une manière de partager mon quotidien avec les électeurs».
    Face aux opposants et aux appels au boycott des élections législatives qui dénoncent le fait qu’elles se déroulent dans un contexte liberticide où les détenus d’opinion sont toujours derrière les barreaux, elle estime que «personnellement, je suis contre l’emprisonnement des détenus d’opinion car j’estime qu’il y a d’autres procédures. Mais sincèrement, je ne pense pas que cela soit une raison pour arrêter tout le processus électoral. Justement, c’est en entrant à l’Assemblée populaire nationale que les élus du peuple pourront faire changer les lois et porter les revendications du peuple. Car si on veut vraiment changer les choses, il faut démarrer de la source, qu’est le Parlement».
    La candidate nous annonce qu’en cas de victoire, il y a beaucoup de dossiers prioritaires à court et moyen termes pour le parti Jill Jadid, mais le dossier prioritaire pour la candidate est «celui de l’éducation, de la recherche scientifique, de la jeunesse et trouver des solutions à toutes les problématiques qui vont faciliter le quotidien des Algériens».
    En parlant d’éducation nationale, évoquant l’agression des enseignantes de Bordj Badji-Mokhtar, elle dénonce cette agression en confiant : «Cela m’a mis en colère. C’est inadmissible, inacceptable et révoltant.»
    Nerdjess Flici nous confie également ses réactions suite à l’assassinat de son père, médecin à la Casbah, il y a trente ans, par les islamistes : «J’ai été très affectée et j’ai toujours du mal à l’accepter. Ma mère a mis du temps pour atténuer ce désir de vengeance. Je ne pardonne pas et je ne pardonnerais jamais.» Enchaînant : «J’ai cette hantise que l’Algérie revive ce qui s’est passé dans les années 1990 car je ne souhaite pas à mes enfants de vivre la peur et les tragédies que l’on a vécues. Certes, maintenant, c’est derrière nous, mais la menace est toujours présente.»
    La candidate de Jill Jadid a tenu à rendre hommage à son père, en déclarant : «Il a aimé l’Algérie et a tout donné pour l’Algérie. Il a refusé de partir en disant ‘je ne leur laisserai pas notre Algérie. On n’a pas fait la révolution pour leur céder la place et je ne céderais jamais la place’.» En concluant : «C’est ce qui m’a poussée vers cette aventure électorale car, pour moi, c’est un véritable combat pour occuper la place et construire une Algérie meilleure en améliorant le quotidien des Algériens.»

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  14. VOUS AVEZ RAISON SUR TOUT SUIS DU MEME AVIS...

     ET QUITTE A ME REPETER

    GAID SALAH N EST PAS LE HEROS QUE VOUS PENSEZ CE CORROMPU FINI EST UN TRAITRE 

    BOUTELIKA L A MIS A LA TETE DE L ETAT MAJOR POUR CASSER LA  SM SEULE INSTITUTION QUI MAINTIENT L ALGERIE DEBOUT 

    AU DRS IL YA ZERO CORRUPTION OU MINIME POUR CONTOLER LES CHEFS DE REGIONS

    SI MES SOUVENIRS DE CLASSE SONT BONS LE GENERAL LAKEHAL AYAT L AVAIT MIS SUR UNE VOIE DE GARAGE..INORTUNATELY NEZZAR CHE DU CLAN DES BTS LUI A SAUVE LA PEAU ET LES FESSES

    AVEC CHENGRIHA VOUS ALLEZ COMPRENDRE QOMMENT ON VA DESINTEGRER LES CHIENS GALLEUX A L OUEST A L EST AU SUD ET MEME AU NORD

    CE N EST PLUS UN CASUS BELLI QUOIQU ON PENSE TEBBOUNE

    • Confused 1
  15.  
    Je me suis beaucoup questionné sur l’intérêt d’apporter publiquement une réponse à cette question. Au bout d’une longue réflexion, qui a duré plusieurs mois, j’ai décidé d’y répondre.
    Je suis conscient que cela va susciter, comme d’habitude, des réactions intempestives, des insultes, des condamnations, des menaces, des diffamations, des accusations et beaucoup de haine. Oui parce que l’Algérien, globalement, est devenu un personnage haineux qui, très souvent, ne sait plus s’exprimer sans injures ni invectives. N’étant pas spécialiste des maladies de l’âme, je vais m’abstenir d’aller plus en avant sur ce terrain.
    Je vais répondre à la question posée à la fois franchement et très clairement. Que chacun se fasse sa propre opinion. De façon calme er raisonnée ou de manière hystérique pour rester dans le folklore local.
    J’ai quitté ce pays définitivement en 1999 avec la ferme intention de ne plus jamais remettre les pieds (sauf peut-être dans des cas d’extrême urgence et encore !). En un premier temps, j’avais essayé de garder un lien pensant que le départ du régime, notamment celui de Bouteflika, permettrait de changer les choses, en tout cas de les améliorer. J’ai ainsi entretenu un espoir non pas pour moi, mais pour le pays. Je me suis trompé, car le mal est beaucoup plus profond. Le mal a gangrené le moindre recoin de l’exercice du pouvoir mais aussi de larges pans de la société. La majorité d’entre elle. Les uns corrompus par l’argent, les autres par des idéologies moyenâgeuses et par la chose matérielle.
    L’Algérie est un pays toxique. Cela, je le savais. Ce que j’ignorais c’est qu’à force, beaucoup d’Algériens, abreuvés aux thèses nationalistes, xénophobes, islamistes et haineuses allaient eux-mêmes devenir toxiques à leur tour. Je ne généralise évidemment pas, car je sais que beaucoup ont réussi à se prémunir d’une mentalité d’autodestruction qui domine de la base au sommet. Mais je n’ignore pas que la débilité que véhicule le discours islamiste ou celui du mouvement Rashad est beaucoup plus audible que les positions d’un démocrate. Et dans tous les cas. Si le premier est incarné par un délinquant méprisable et le second par un intellectuel respectable, c’est le premier qui recueillera l’adhésion la plus large. C’est le résultat du formatage assuré, pendant longtemps, par le système FLN, RND, FIS, ANP, DRS et j’en passe.
    D’un autre côté, je vais être direct, je me suis rendu compte il y a un an à peu près, en questionnant ce qu’il y a de plus intime en moi, qu’en vérité je n’avais absolument plus aucun lien avec ce pays que je ne considère plus comme le mien. Dans ma vie d’adulte, hormis des moments éphémères, en interrogeant ma mémoire, le nom Algérie n’évoque chez moi que des mauvais souvenirs. Beaucoup trop. Des choses désagréables que mon esprit ne veut plus retenir.
    Le fameux « hirak », quel drôle de nom, a fini par me convaincre, au-delà du caractère folklorique qui peut revêtir un aspect sympathique et attachant qu’en vérité, l’être algérien, le citoyen, majoritairement, n’est plus apte à la démocratie. Si au début, il semblait porteur d’une idée intéressante et donc d’un espoir, à la longue, ce mouvement s’est laissé phagocyter par la médiocrité. Comme d’habitude. Oui le mal est très profond et, à mes yeux, incurable.
    D’ailleurs cela est vérifié auprès d’une majorité d’Algériens qui s’exilent. La plupart ne partent pas pour partager des valeurs avec des sociétés modernes, ils ne partent pas pour la démocratie et les Droits de l’homme ou la liberté d’expression, ils ne partent pour que leur femme et leurs filles puissent acquérir des droits, ils partent pour mieux consommer et profiter de la société matérialiste emportant ainsi, le plus souvent avec eux, leur mentalité faite de fanatisme religieux, de bigoterie, de superstitions et d’archaïsmes. Leur femme et leurs filles gardent le plus souvent le voile, ils quittent l’Algérie pour s’enfermer, en Europe, dans des ghettos pour vivre avec des Algériens, ils vont même jusqu’à essayer d’imposer aux pays d’accueil les archaïsmes qui ont massacré leur propre société, et j’en passe.
    Oui, par honnêteté et franchise, je le dis, je ne ressens plus rien pour ce pays. Il n’y a plus rien qui vibre à l’intérieur de moi quand j’entends le mot Algérie. Il m’arrive même de ressentir du dégoût. Quand je vois comment la société réagit face à l’arbitraire, comment le régime traite ses ressortissants, comment les binationaux sont souvent considérés par le pouvoir et par le peuple, ce mépris insupportable qui amène un régime à poser des conditions drastiques, au mépris des règles constitutionnelles, pour empêcher des Algériens de rentrer chez eux dans des conditions normales. Oui tout ceci et beaucoup d’autres choses inspirent en moi du dégoût.
    La crise sanitaire et sa gestion - à comparer avec un pays comme le Maroc par exemple - est, s’il en fallait encore, une illustration supplémentaire de la gabegie.
    Voilà pourquoi je ne regarde ce pays qu’avec l’œil du journaliste qui peut s’intéresser à l’Algérie indistinctement comme il s’intéresse au Burkina Faso, à la Syrie ou au Mexique. Il n’y a rien qui peut m’empêcher d’évoquer ce pays, certes, mais il n’y a absolument aucune raison qui m’oblige à le faire : même pas des considérations personnelles.
    Je me suis rendu compte que le fait d’aimer quelques plats algériens comme on aime des tapas espagnols ou des spécialités italiennes, cela ne fait pas de moi un amoureux de l’Algérie. Idem. Si j’écoute la musique algéroise, comme j’écoute du Jazz ou du Blues cela ne fait pas de moi un Algérien. En vérité, je ne partage plus rien avec ce pays : ni ses aspirations, ni la place prise par la religion dans l’espace public, ni la haine qui structure ce pays, ni la xénophobie qui l’anime, ni la corruption qui le ronge, ni l’autoritarisme qui le caractérise, ni ce rejet des valeurs universelles, ni l’absence d’éthique. Rien !
    On est d’un pays, on y est attaché, quand on est interpellé par ses problèmes, son devenir, sa situation, quand on suit son actualité, qu’on vibre pour ses joies et ses peines. On est d’un pays quand on se reconnaît dans un destin commun. Or, moi, depuis un moment déjà, je ne me sens plus du tout concerné par l’Algérie. Je ne lui porte ni amour ni haine. Jé suis totalement indifférent en réalité au sort de l’Algérie et des Algériens. Où je ne me sens pas plus concerné autrement qu’à travers une curiosité intellectuelle qui m’amène à suivre l’évolution de la Libye ou du Mali.
    Voilà qui devait être dit !
    PS : J’ai lu quelques commentaires. Je comprends certaines réactions, pas celles qui insultent ou qui tentent de me psychanaliser. Je pense avoir un total équilibre psychique et nul besoin de psychologues de Facebook pour m’expliquer la démarche qui est la mienne.
    Pour les autres, désolé d’avoir choqué ou blessé. C’est ma nature de dire les choses de façon directe et franche. Oui, je suis comme ça : quand j’aime, j’aime vraiment. Et quand je n’aime plus, je n’aime plus vraiment et je le dis.
    Personne n’est condamné ou sommé d’aimer son pays de naissance. Quand je n’aime plus, même un pays, c’est que des choses se sont produites. Des choses suffisamment graves, blessantes et inexcusables pour provoquer ce mépris, cette indifférence, que j’éprouve aujourd’hui.
    Je n’aime pas qu’on me fasse la leçon. Surtout quand ce sont des personnes qui ont probablement tout à apprendre en matière d’honnêteté et de sincérité qui s’adonnent à cet exercice. L’Algérie c’est le pays où le frère a tué son propre frère. C’est le pays où le voisin a violé sa voisine. C’est le pays où le fils vole son père. Je le répète : c’est un pays où la majeure partie de la population passe sa vie dans la mosquée, a agir selon une logique inquisitoire, tout en étant dénuée d’éthique. Le problème c’est le pouvoir certes. Mais le problème c’est le peuple aussi. Ses dirigeants sont à son image et issus de son sein et de ses entrailles.
    J’ai voulu juste clarifier une position personnelle, rappeler qu’il faut sortir de cette hypocrisie qui laisserait penser que les militants de Rashad ou de je ne sais quel mouvement politique seraient, de facto, car « opposants », plus respectable que les dirigeants corrompus qu’ils fustigent. La vraie question est là, me semble-t-il.
    Merci pour vos réactions car beaucoup ont compris le sens de mon propos.
  16.  
     
    Au Mali il y a 5000 militaires français engagés. Nous y avons perdu déjà 57 soldats. Des centaines de civils Maliens y sont morts dans les combats ou comme victimes des actions de guerre en marge des opérations militaires. Aucun responsable politique français ne peut se désintéresser de ce qui se passe dans ce pays. Un seul et unique vote de l’assemblée nationale depuis sept ans !Depuis des mois nous, les députés Insoumis, nous réclamons que notre pays dise clairement à quelles conditions politiques les militaires français quitteront le Mali. Nous mettons en cause l’impasse politique dans laquelle nous nous trouvons si ce plan n’est pas connu. Sinon, le risque de guerre sans fin nous menace. Et depuis le début nous disons qu’il ne peut être question de partir du Mali sans que ce plan soit connu. Le départ dépend de cela. Hier, soudain le gouvernement français a annoncé hier la suspension de la coopération militaire bilatérale de la France avec le Mali. Et cela « à titre conservatoire et temporaire ». Cette décision entraîne l’arrêt automatique des opérations de la force Barkhane avec l’armée malienne. Elle est
    étrange, irresponsable face à l’ennemi, et inapplicable en réalité.
    Une fois de plus la macronie est prise de court, incapable de prévoir un évènement pourtant préparé de longue main semble-t-il. Aucune alerte ne semble avoir été déclenchée après que Macron ait lui-même personnellement adoubé au Tchad (et en se rendant sur place pour le faire), un autre putschiste, un général fils du maréchal-président tué, Idriss Deby. Personne ne semble avoir prévenu le président français qu’il avait ainsi envoyé un signal singulièrement encourageant pour tous les aventuriers de la région. Personne ne semble s’être soucié de savoir qui était en train de se préparer.
    Au Mali, ce nouveau putch est la suite logique de la séquence ouverte le 18 août 2020, par un coup d’Etat déjà. Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, au pouvoir depuis 2013 avait été mis en place par le gouvernement français. L’oligarchie corrompue qui entourait IBK détournait aussi les moyens de la lutte contre les groupes armées qui semait le chaos dans toute la moitié nord du pays. Grâce à des semaines de mobilisation de tout le peuple malien, le M5-RFP était venu à bout de la légitimité d’IBK.
    Les putschistes militaires avaient alors détourné à leur profit l’immense insurrection citoyenne portée par une coalition des forces politiques et de la société civile, le M5-RFP. Pris de vitesse, dépassé, le gouvernement français avait alors négocié avec les militaires la nomination des deux dirigeants civils. Ils viennent d’être à nouveau renversés. Le peuple malien n’est pas une masse amorphe qui passe d’une main à l’autre sans réaction. Car la question du manque de « légitimité démocratique » des autorités maliennes n’est pas nouvelle. Elle a été posée en premier lieu par le seul acteur légitime de cette histoire : le peuple malien lui-même. Ce dernier ne semble pas rentrer dans les équations du gouvernement français. Le constat de la décomposition d’un Etat malien dont l’incapacité à remplir ses fonctions de base est une des causes majeures de l’insécurité dans le pays, est encore plus ancien.
    La décision de Macron de suspendre la coopération militaire, une nouvelle fois prise sans aucune concertation avec la représentation nationale. Elle sent fort l’improvisation et la précipitation, après des années de déni et d’immobilisme des autorités françaises sur la situation réelle du Mali et l’enlisement politique au Sahel. Dès l’entrée en guerre de la France au Mali en janvier 2013 j’avais alerté sur l’absence de stratégie et sur l’irresponsabilité de placer notre armée face à une équation qui paraissait impossible à résoudre. Toutes les « guerres au terrorismes » menées depuis 20 ans, notamment par les États-Unis, ont été des échecs cinglants qui n’ont fait que décupler la menace qu’elles prétendaient éradiquer. La lutte contre les organisations terroristes est avant tout une affaire de renseignement, de police, de justice, de développement économique, de lutte contre la crise écologique, de justice sociale etc.
    C’est pourquoi ces dernières années j’ai avec mes collègues Insoumis rappelé à de nombreuses reprises la nécessité d’établir, en lien avec les autorités maliennes, un calendrier politique de retrait de l’armée française. En vain. Ainsi fonctionne notre monarchie républicaine, où l’engagement, le maintien, le retrait de notre armée de théâtres de guerre sont décidés par un homme seul.
    Un retrait immédiat, sans plan, sans calendrier, sans objectifs clairs, pourrait plonger des zones entières du Mali dans l’anarchie ou sous la coupe des djihadistes. Ce retrait doit être organisé sur une période permettant notamment la montée en puissance de la souveraineté populaire des maliens et celle de l’ONU et des armées locales. Et il ne peut se faire sans tenir compte des aspirations démocratiques du peuple malien. La question de la « légitimité démocratique », au Mali ou ailleurs, n’est pas un gadget à géométrie variable que le Président de la France peut brandir ou mettre sous le boisseau au gré des circonstances. Et l’organisation d’élections libres et contrôlées sont la seule issue acceptables aux impasses politiques. Jlm
     
  17. Peut être une image de 4 personnes, enfant, personnes qui marchent, personnes debout et plein air

     
    Cette petite fille qui a participé à la 2e édition du Cross Mohand Arab Bessaoud au village Akaoudj est tout simplement craquante. Les enfants ont besoin de ce genre d'initiatives pas seulement pour le corps et l'esprit, mais aussi pour apprendre le goût du challenge, de la persévérance, de l'accomplissement, l'envie de la gagne, le besoin de se mesurer aux autres, de se surpasser, d'avoir des rêves et de les réaliser. Ils ont besoin de faire du sport, du théâtre, de la musique, de la danse, du dessein pour s'épanouir.
  18.  

     

    Par : Ali Kefaifi
    (Ingénieur Civil des Mines et IFP)

    Réagissant à l’étude réalisée par “The Shift Project” sur les perspectives de l’approvisionnement de l’UE, Ali Kefaifi défend un point de vue divergent. S’il reconnaît la pertinence des conclusions de l’étude sur le déclin des réserves pétrolière, l’expert estime que “l’Algérie demeure une grande puissance en ressources naturelles”.

    Cadre. Une étude récente du ministère français de la Défense visait à déterminer les objectifs et les politiques de décarbonatation de l'accord de Paris 2015, en analysant les risques liés aux approvisionnements pétroliers futurs de l'UE. Cette étude réalisée par l'institut français Shift est en fait conduite par deux  anciens directeurs, compétents et parfaitement informés, auparavant  chargés de l'exploration et de la valorisation des gisements dans le groupe Total. Sur le plan méthodologique, ces analystes ont utilisé une base de données (Ucube du cabinet norvégien Rystad), une méthodologie classique mais en négligeant les découvertes pétrolières futures, dont la récupération tertiaire des gisements existants, les hydrocarbures non conventionnels et, en matière de pays, le potentiel pétrolier de l'Algérie et de la Libye.

    Pour ces deux pays-ci, est-ce qu'il s'agit d'une négligence volontaire, pour ne pas divulguer les informations géologiquement sensibles détenues par l'entreprise Total sur les bassins pétroliers de ces deux pays (récupération tertiaire des gisements existants en Algérie et en Libye, gisements potentiels en frontière géologique, hydrocarbures non conventionnels, travaux universitaires, etc.) ?  Ce faisant, ces experts chevronnés et disposant d'une parfaite connaissance des sous-sols algérien et libyen, ont été amenés, volontairement ou involontairement, à ignorer le potentiel pétrolier véritable de ces deux pays. Pour l'Algérie, les prévisions de courbes de production pétrolière ne sont pas cohérentes avec les modèles universels d'économie pétrolière, notamment la théorie de Hubert Young actualisée, qui permet de prévoir l'évolution de la production pétrolière axée sur une courbe dite logistique. Une méthode beaucoup plus fiable que la détermination du ratio réserve/production délaissée depuis le milieu du siècle dernier production.

    En donnant des informations non fiables, cette étude empêchera l'Algérie de se préparer pour faire face à la fin probable des exportations pétrolières avant 2025. En d'autres termes, les résultats trompeurs de cette étude risquent de mener l'Algérie à la faillite. Pour la décennie à venir, et compte tenu du fait qu'il faut 10 années pour développer un nouveau gisement à découvrir, la solution est de doubler, voire tripler, les réserves ultimes du gisement de Hassi-Messaoud, et ce en mettant en œuvre la récupération assistée tertiaire (injection dans le gisement de Hassi-Messaoud du gaz carbonique produit à In Salah, récupération tertiaire microbiologique, etc).

    Une solution complémentaire consiste à récupérer les hydrocarbures liquides non conventionnels, en privilégiant les découvertes technologiques et les mesures environnementales. Pour les hydrocarbures non conventionnels (pétrole, condensats, tight oil, gaz naturel), pour lesquels l'Algérie se trouve en première position dans le monde, l'étude a totalement ignoré les ressources algériennes, dont des ressources récupérables de 70 000 milliards m3 de gaz (contre 2000 milliards m3 pour Hassi R’mel, nonobstant les hydrocarbures liquides (condensats, tight oil), mais a intégré le potentiel libyen à hauteur de 3,6 milliards de barils alors que les  hydrocarbures non conventionnels algériens et libyens ont des origines similaires, à travers la roche mère silurienne. 

    Pour les gisements à découvrir, particulièrement dans le Nord de l'Algérie dans les zones dites “frontière géologique” (Sud oranais, Hodna, etc.), les experts algériens ayant quitté Sonatrach pour d’autres cieux mentionnent des gisements éléphants plus importants que les gisements de Hassi-Messaoud. Dans la réalité, et de manière fortement probable, les réserves pétrolières algériennes ultimes, découvertes et à découvrir, dépassent les 6 milliards de barils annoncés par l'étude ou les 12 milliards de barils annoncés administrativement dans le cadre de l'Opep. Le véritable potentiel pétrolier algérien pourrait s'établir à une cinquantaine de milliards de barils, dont 18 milliards de barils issus de la récupération tertiaire des gisements de Hassi-Messaoud et de Rhourde El Bagel, et près de 30 milliards de barils à découvrir dans les “frontières géologiques” du nord de l'Algérie.

    En conclusion, nous pourrions avancer les propositions suivantes fiables pour compléter les documents élaborés par le bureau d'études Shift sur les approvisionnements pétroliers futurs de l'UE à partir du pays voisin méridional  et surtout commercialement fiable :
    -l'étude gagnerait à utiliser les données disponibles 1950-1990 dans la base de données des entreprises françaises, dont Total, et estimer le potentiel pétrolier algérien de manière plus fiable et dans l'intérêt de l'économie de l'UE à la recherche de sources d'énergie et de minéraux critiques ;
    -l'Algérie gagnerait à s'ériger comme puissance disposant des principales ressources naturelles : ressources énergétiques (pétrole, gaz naturel conventionnel ou non conventionnel, hydrogènes bleu et vert et même multicolore, électricités solaire, voltaïque et thermique, uranium fissile, thorium fertile pour centrales nucléaires maîtrisables, etc.), minéraux industriels (baryte, bentonite, marbre, kieselghur, potasse, etc.), minéraux métalliques (terres rares, cuivre, nickel, lithium tungstène, coltan, vanadium, manganèse, minerai de fer, etc.)

    Une Algérie débureaucratisée, ouverte à la décarbonatation universelle, pourrait développer les chaînes de valeur associées à ces différentes ressources naturelles, en combinant les ressources humaines nationales, le secteur privé algérien et les détenteurs de technologie des autres pays, dont ceux du continent européen. Par avance, il faut rendre saluer les experts Shift qui, à travers leurs bases de données minérales, savent que l’Algérie peut, économiquement et géostratégiquement, aider l’UE à minimiser les conséquences de son talon d’Achille, face aux autres “régions” nanties (USA, Chine, Russie, Australie, Canada). 

  19. Les archives de la révolution algérienne rassemblées et commentées par Mohammed Harbi postface de Charles-Robert Ageron

     

    Introduction Quand on aborde l’histoire de ta révolution algérienne, tout devient d ’une extrême complexité. Chargée de passions en France, elle a été sujette, en Algérie, aux interprétations tendancieuses de tous ceux qui varient l’utiliser à leur profit. M algré les nombreux travaux qui lui ont été consacrés, cette histoire reste donc lacunaire et peu comprise. Certes des facteurs objectifs y contribuent. L e nationalisme révolutionnaire s ’est forgé dans la clandestinité et s ’est développé dans le contexte d ’une guerre inégale et meurtrière. Ces conditions se prêtent plus à la propagande qu’à la diffusion d ’une information aisément contrôlable. Par ailleurs, la diversité des expériences, des form ations et des orientations des leaders du mouvement national ne facilite pas l’interprétation des positions de leurs organisations. Enfin le nationalisme a souvent considéré la dissimulation comme une arme tactique légitime à l ’égard d ’ennemis puissants ou d ’alliés chancelants. L ‘occultation et la déformation intentionnelle des fa its n ’épargnaient pas les acteurs eux-mêmes. Peu de militants algériens peuvent se vanter d ’avoir toujours fa it leurs choix en connaissance de cause. Peut-on éclairer une scène où règne la confusion sans en fin ir avec le culte du secret et la censure, forcée ou volontaire, que chacun s ’impose ? Evidemment non. La publication de ces archives se veut donc une réponse à cette question. On trouvera là des écrits de toutes les composantes du mouvement national. C ’est que l’histoire de la révolution algérienne ne se confond pas, quoiqu’on en dise, avec celte du FLN. Il est certes légitime de considérer te triomphe du FLN comme la seule vote alors possible pour l’Algérie. M ais si l’on ne veut pas tom ber dans te fatalism e historique, il est nécessaire de prendre en compte toutes tes virtualités inhérentes au processus historique et de jauger tes opacités non déployées ou gaspillées. 10 INTRODUCTION D ’où l ’intérêt de l’étude des alternatives proposées p a r le MNA de M essali H adj et le P arti communiste algérien. J ’ai utilisé une partie de ces archives à l ’occasion de mes travaux star le FLN, en particulier dans mon ouvrage Le FLN, mirage et réalité >. L ’autre m ‘était parvenue trop tard pou r être exploitée. Sa lecture je tte un éclairage nouveau sur la tragédie du M NA, une tragédie qui, contrairement à ce que beaucoup pensent, continue à avoir des effets, ne serait-ce que par lesilence ou l’ignorance qui l’entourent. L e passé, en Algérie, doit redevenir le patrim oine de chacun. Privé de mémoire, un peuple peu t errer longtemps dans les ténèbres. Pour qu’une réflexion collective éclaire les problèm es actuels de l ’Algérie et soit éclairée par eux un préalable est requis : l’accès de tous à l’information. L ’histoire, on lésait, est une reconstruction. Les mêmes matériaux peuvent donna' naissance à des interprétations différentes. Les archives de la révolution algérienne ne doivent pas re sta le m onopole de gardiens jaloux, hommes du pouvoir ou opposants, qui gèrent le passé sans que personne ne soit en mesure de les contesta. La confrontation des idées et des expériences et la form ation des opinions politiques ne peuvent qu’y gagner. Sans cela, il n ’est pas de progrès réels et irréversibles. Quiconque s ’intéresse à une véritable libération sociale ne peut s ’accommoder des mythologies héroïques et des récits moralisateurs que l’on sert à un peuple désorienté et meurtri. Il ne fa it pas de doute que les considérations de pouvoir entravent la recherche de la vérité historique. Or, l’Algérie n ’a aucun intérêt à voir s ’organisa l ’ignorance. L ’intelligence des problèm es qu’eut à affronter le mouvement national, et des crises successives qui perturbèrent son évolution, est indispensable. Un livre d ’histoire contemporaine est nécessairement lu par ceux-là mêmes qui en ont vécu les péripéties. Or, ces acteurs historiques, souvent hommes de pouvoir, ont à l’égard d ’une histoire objective une attitude ambiguë, caractéristique de leur vision politique. Ils relèvent tel ou tri détail qui leur paraissent hypothéqua l’ensemble mais refusent le débat public dans toute son ampleur et dans ses implications. En même temps, ils sont persuadés que l’histoire étant toujours en cours, il n’est pas bon de la raconter, avant d ’en connaître la fin . M ais précisément n ’est-ce pas un des rôles des historiens de l’immédiat que de perm ettre aux acteurs de « faire le poin t » et de récupéra par ta réflexion et la raison ce qu’ils ont produit par la passion et parfois l’aveuglement ? Il ne s ’agit pas de distrib u a blâmes ou éloges mais de rendre intelligible un devenir social que l’action quotidienne et les affrontements tendent à obscurcir. Cet ouvrage n ’est pas un choix de textes. Je rends publics ici tous les documents que j ’ai pu rassembler. L ’absence de témoignage enregistrant l’activité autonome des masses ne m ’est donc pas imputable. Si l’enregistrement documentaire des qu ations qui nous intéressent le plus (attitude u LES ARCHIVES DE LA REVOLUTION ALGERIENNE des sim ples m ilitants et des masses face à la direction du FLN, niveau de conscience politique, aspirations des groupes sociauxj fa it défaut, c ’est que la vision unitaire de la société est imposée à tous et que les positions non conform istes sont perçues en Algérie comme relevant de l ’anarchie. La prem ière partie du recueil porte sur la préparation de l’insurrection et la scission du MTLD. J ’en regrette la minceur. L ’attention des historiens a été surtout concentrée sur la période 1954-1962. Or, plus on étudie l’histoire contemporaine de l’Algérie, plus on se rend com pte de l’importance décisive des années qui ont précédé le 1er novembre 1954. Il est tem ps d ’en fin ir avec les exégèses discutables qui fo n t d ’une période d ’accumulation des forces une ère de « jeux stériles » et de « faillites des partis ». La seconde partie qui porte sur la révolution armée est plus homogène. Elle se prêtait mieux à une présentation par groupe de textes, et non plus texte par texte comme dans la première partie. En définitive, la méthode nous a été dictée par la matière elle-même. Si nous n ‘avons pas adopté l’ordre chronologique, c’est qu’il ne nous paraissait pas indispensable à la lecture des documents. L ’ouvrage se compose dans sa quasi-totalité d ’inédits. Nous avons cependant retenu quelques documents déjà publiés en raison de leur importance. L e lecteur doit pouvoir s ’y référer. Ce sont les positions du Com ité central contre Messali, la déclaration du FLN en date du 31 octobre, des articles et des tracts de l’année 1955-1956 occultés depuis le ralliement de l’UDMA et des centralistes, etc. N otre but n’était pas défaire une édition critique. Nous nous sommes contentés de situer les documents et de les annoter pour en rendre la lecture plus msée. Quelques textes de M essali ont posé des problèm es particuliers. Il a fallu parfois procéder à des coupes mineures pour éviter les répétitions. Les titres sont toujours ceux des documents, sauf pour quelques-uns où il n’y en avait pas. Dans ce cas nous avons mis des titres purem ent explicatifs. Pour bien distinguer les notes incluses dans les textes originaux de celles que nous avons ajoutées pour éclaira1 ceux-ci, les premières, fo rt peu nombreuses d ’ailleurs, sont indiquées à l’aide d ’un * les secondes sont numérotées. B nous fau t, enfin, rem ercia tous ceux qui ont bien voulu nous céder les archives en leur possession aux fin s de publication. Que la plupart aient voulu garda l’anonymat, le lecteur le comprendra aisément. M o h a m m e d Ha r b i l.

    les-archives-de-la-revolution-a-Inconnue.pdf1_.pdf

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