SOLAS
-
Content Count
1 029 -
Joined
-
Last visited
-
Days Won
26
Content Type
Profiles
Forums
Calendar
Posts posted by SOLAS
-
-
L’ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a affirmé que le président Tebboune a dit «une vérité qui blesse» s’agissant des islamistes. S’exprimant en marge d’une vente-dédicace au micro de Berbère TV, Saïd Sadi a appelé à un front démocratique, prenant ainsi à contre-pied et les militants et les observateurs, le nouveau chef de file du parti ayant choisi de faire alliance avec le mouvement terroriste Rachad. Est-ce un désaveu qui prélude un changement de cap et l’éviction de Mohcine Belabbas ?
Saïd Sadi, qui a dénoncé l’emprisonnement des journalistes car contraire aux lois en vigueur, a affirmé qu’en relevant que l’islam politique «n’est pas un problème», le chef de l’Etat «est le premier dirigeant algérien à dire qu’il est prêt à composer avec l’islamisme». «Donc, il y a quand même des messages qui ont été transmis que les démocrates doivent entendre», a-t-il précisé, en renvoyant dos à dos ceux qui – sans doute faisait-il allusion au RCD – pensent qu’il faut s’allier avec cette mouvance pour contrer le système ensemble, et le pouvoir qui, selon lui, rejoint l’opposition sur cette question de l’islamisme politique. «Les deux y trouvent leur compte», a-t-il fait remarquer.
«L’islamisme politique est au cœur, aujourd’hui, de la problématique politique algérienne, le pouvoir et les islamistes se le disputent, il faut que les démocrates entendent ce message, même s’il est amer, il faut qu’ils l’entendent», a renchéri Saïd Sadi. «Tebboune a le mérite d’avoir dit une vérité qui blesse, à charge à chacun, après cela, de choisir sa voie», a-t-il poursuivi, en exhortant les démocrates à «se rassembler» car «c’est vraiment le moment peut-être d’envisager l’idée d’une espèce de large rassemblement autour du minimum qui doit nous rassembler aujourd’hui, [c’est-à-dire] les fondamentaux démocratiques». «Si on y arrive, tout le reste sera facile», a-t-il conclu.
N. D.
-
-
Le président Abdelmadjid Tebboune a donné une longue interview au magazine français Le Point. Face aux journalistes Adlène Meddi et Kamel Daoud, le chef de l’Etat s’est exprimé, avec « franchise rare », comme le souligne Le Point, sur les sujets d’actualité nationale et internationale : Hirak, France, Maroc, frontières, Bouteflika, législatives…
Interrogé sur la vague d’arrestations des manifestants de ces derniers mois, le président Tebboune a répondu : « Lorsque les marches, après la présidentielle, rassemblaient encore de 20 000 à 25 000 manifestants à travers le pays, j’ai été le premier à tendre la main aux gens du Hirak et à les recevoir. Dans mon premier gouvernement, on compte cinq ministres qui en sont issus. Des personnes que j’avais vues m’insulter dans des vidéos ! »
« Les appels à la violence étaient clairs. »
Il a rappelé qu’ « ensuite, on a commencé à libérer des détenus pour arriver à 120 relaxés. Les gens continuaient à me critiquer, mais j’ai continué à faire des gestes. J’ai l’impression que cela a été interprété comme une faiblesse. Les gens pensaient qu’on était dos au mur. Ils se trompaient »,
Poursuivant, il a expliqué que pour lui, le « manifestant et le policier qui maintient l’ordre public sont les enfants de la même République. Je n’ai pas le droit de les laisser s’affronter. D’autant plus que les appels à la violence étaient clairs. Tant qu’on était au stade des idées, il n’y avait pas de problème, mais les appels à la violence, c’est autre chose. »
Pour Tebboune, il n’y a plus de Hirak. « Je n’utilise plus ce mot (Hirak) parce que les choses ont changé. Le seul Hirak auquel je crois est le Hirak authentique et béni qui a spontanément rassemblé des millions d’Algériens dans la rue. Ce Hirak-là a choisi la voie de la raison en allant à l’élection présidentielle. Il n’a pas écouté le chant des sirènes qui le poussait à aller vers une période transitoire, et dix millions d’Algériens sont allés voter. Une minorité a refusé l’élection. Je pense que tout Algérien a le droit de s’exprimer, mais je refuse le diktat d’une minorité », a-t-il expliqué.
Tout en concédant que les manifestants qui continuaient à sortir après la présidentielle du 12 décembre 2019 exprimaient peut être une colère, il a affirmé qu’ « aujourd’hui, dans ce qui reste du Hirak, on trouve de tout, il y en a qui crient « État islamique ! » et d’autres qui scandent « pas d’islam ! ». Les manifestants expriment peut-être une colère, mais ce n’est pas le Hirak originel. C’est très hétéroclite. »
Sur la décision du Haut conseil de sécurité (HCS) de déclarer les mouvements Rachad et le MAK comme organisations terroristes, le président Tebboune a dit : « Parce qu’ils se sont eux-mêmes déclarés tels. Rachad a commencé à mobiliser tous azimuts, à donner des instructions pour affronter les services de sécurité et l’armée. Le MAK a tenté d’agir avec des voitures piégées. Face aux appels à la violence, la patience a des limites. »
-
pour l histoire des bebes ont a eu une chance incroyable apres le dernier biberons ils dormaient comme des anges
-
je crois que ce sont les femelles qui mangent leur petits..
-
non ce n est pas une coïncidence...dans les archives de la guerre il nya aucune moudjahida en voile...pas trouve
c est strictement interdit surtout avec l eradicateur chengriha
l armee est une des seules ou plutot la seule institution laique du pays
le dernier bastion qui resiste au courant islamiste
-
et ca ose marche pour une nouvelle gouvernance
-
48 minutes ago, Capo said:
Ça nous change des villes.. peuplées de profiteurs, de terroristes et de voleurs !
Des gens qui pour la plupart ne versent pas un sou d’impôts.. mais qui sont les premiers à rafler les bénéfices illicites, les soins médicaux, les avantages sociaux, les logements et les fonctions publics..
et ca ose marche pour une nouvelle gouvernance
-
Je propose 15 000 !
pour que t ailles les boire ..lol
de preference sur un compte bloque en cas de repudiation ou de divorce ..la femme aurait au moins un pactole
-
Contribution d’Amar Djerrad – Il n’est pas normal que certains citoyens ne comprennent pas qu’un ennemi s’introduit toujours – par le biais des siens, des voix autochtones algériennes, assujettis – par la bonne parole (généreuse, charitable, envoûtante…) qui neutralise la vigilance, fige le raisonnement.
Il serait fastidieux d’énumérer les bourdes commises avant et après l’apparition du livre du Dr Ahmed Bensaâda (Qui sont ces ténors autoproclamés du Hirak algérien ?) dénonçant explicitement les accointances d’Algériens avec des organismes étrangers dans le but de les aider à faire changer le régime de leur pays. Un livre qui révèle que des personnalités et associations algériennes ont bien été financées par la NED américaine liée à la CIA et par Canal France International lié au Quai d’Orsay.
Les implications de la NED/Otpor liés à la CIA ainsi de CFI lié au Quai d’Orsay ne sont pas une vue de l’esprit ! C’est une réalité prouvée. Des personnalités et des organisations algériennes ont bien bénéficié de formations et financements de ces organismes. Dans le livre-enquête et autres publications du Dr Bensaada figurent bien les noms des bénéficiaires ainsi que les montants en dollars avec date. L’auteur a mis en garde les hirakistes contre ces gens manipulateurs qui n’ont pas nié, au début, être «leaders» du Hirak quand des médias les mettaient au-devant comme El-Watan, Liberté en particulier appuyés par des TV françaises telles France 24, TV5 et d’autres. Ces personnes ont bien accepté de gouverner une «phase de transition» sans vote du peuple en la présentant, trompeusement, comme «revendication du Peuple» ! Qui a proposé cette «phase» et qui les a mis au-devant de la scène ? Maintenant on le sait ! Le livre doit être lu au lieu de se fier aux racontars qui débitent des mensonges et faussetés. Le Dr Bensaada donne tout en détail avec preuves documentaires.
Tout cela est grave, car cela met en otage l’indépendance et la liberté d’agir et de décider. C’est un appel au néocolonialisme qui est un colonialisme plus subtil et sournois qui consiste pour une ex-puissance coloniale de contrôler ses ex-colonies, en usant de moyens détournés et trompeurs afin de maintenir sa domination pour ses propres intérêts. Les Algériens connaissent, mieux que quiconque, cette doctrine coloniale ! Il est donc impensable, voire une monstruosité, de laisser se réinstaller ce crime contre l’humanité par le truchement d’autochtones sans se poser de sérieuses questions sur leur probité, leurs intentions et leurs liens. Il n’a jamais existé «d’aides» étrangères (de surcroît de la NED américaine et d’officines de l’Etat français) sans contrepartie et sans céder une partie de sa souveraineté. Peut-être que cela résulte d’un excès de bonne foi pour ceux qui les suivent honnêtement, mais pour les meneurs cela est intentionnel, par intérêt, par cupidité, par frustration, par vengeance ou carrément par félonie.
Il n’est pas normal que certains citoyens ne comprennent pas qu’un ennemi s’introduit toujours – par le biais des siens, des voix autochtones algériennes, assujettis – par la bonne parole (généreuse, charitable, envoûtante…) qui neutralise la vigilance, fige le raisonnement ! Il n’est pas tolérable que certains Algériens croient encore que TV5, France 24, M6, RFI, RSF, AFP, Le Parisien, Le Monde, Edwy Plenel, Pierre Laurent, sénateur de Paris, F. Ghiles, Nicolas Beau ou le fourbe Robert Menard, auteur de Vive l’Algérie française ! (avec Thierry Rolando) et d’autres agissent pour le bien de l’Algérie en acceptant leurs «soutiens» au Hirak et leurs «salades» sur les «droits de l’Homme», les «libertés d’expression» etc. ! Ce sont des néocolonialistes, des corrompus/corrupteurs, des crypto-terroristes sous l’habit des démocrates, d’humanistes, d’intellectuels et leurs suppôts arabo-monarchistes ne sont en fait que de vulgaires sous-traitants, qui changent de camp au moindre changement de rapport de force.
On connaît tous les conditions de «recrutement» ou d’intervention sur ces chaînes françaises et arabo-islamistes. Les «candidats» doivent être dans une situation de rivalité avec les autorités de leur pays, être opportuniste, sans scrupule et prédisposé à la félonie. Ce sont des partisans du nihilisme, des manipulateurs et des fossoyeurs qui accablent et poussent au désordre en se servant à la fois de la religion fourvoyée, comme moyen d’action idéologique et des valeurs universelles humanistes comme diversion. A cours d’innovation, ils reprennent les mêmes tactiques, les mêmes slogans, en jouant les mêmes partitions sur les libertés, les droits de l’Homme et autres mélodies pour nous dicter nos intérêts en nous conseillant ce qui est «bon» pour nous. Pour eux, on ne sera «démocrate et libre» que dans le cadre de ce qu’ils veulent bien que l’on fasse, c’est-à-dire dans leurs intérêts.
La majorité ne croit pas à leurs diarrhées verbales. Qu’ils hurlent encore derrière une Algérie qui avance ! Ils jugent que l’Algérie n’est pas bien gouvernée en déblatérant à longueur d’année sur du faux et du mensonge alors que la plupart d’entre eux, qui étaient aux commandes, n’avaient jamais fait le minimum d’effort au service de ce qu’ils disent maintenant être leur pays et leur peuple. Ce n’est qu’une fois éjectés du pouvoir ou de la responsabilité, pour gabegie ou incompétence, après avoir baigné dans la luxure, la corruption et l’escroquerie qu’ils se découvrent des vertus patriotiques et aussi pour certains des aptitudes à la dévotion dont ils se servent comme piédestal pour mieux divertir et tromper. Pour reconquérir le pouvoir avec ses privilèges, ils admettent pour cela le chaos en se faisant aider par des diables ! Ils érigent des thèses funestes et moribondes contre leur propre pays tout en s’affublant du qualificatif de «patriote», alors qu’ils ne sont que de vulgaires félons, des ratés sans vertus et sans gloire. Tous savent, même les moins avertis, qu’il n’y a rien de cohérent dans leur bavardage qui leur sert d’argument. Les laisser aboyer comme les chiens de village qui «aboient, mais ne mordent pas» ?
Les services de sécurité, toutefois, doivent continuer à traquer ces félons sans relâche afin de les mettre hors d’état de nuire. Il est facile de les pointer par leurs faits et gestes, mais il est ardu, en revanche, de devancer leurs actions. Un certain Mamadou Kourouma qualifie la chose ainsi : «Prévenir la trahison, débusquer le faux ami, le jaloux parent, le traître avant qu’il inocule son venin est une opération aussi complexe que de nettoyer l’anus d’une hyène.»
Ecoutons Tarek B., ancien diplomate (sur Afrique Asie) : «Pour l’observateur avisé, il suffit de parcourir les nombreuses dépêches que l’agence de presse officielle française… pour se convaincre que l’objectivité n’est pas de mise. La grille de lecture, sciemment distordue et principalement à charge dans son dénigrement systématique de l’Algérie, que l’on retrouve au gré des émissions de télévision et de radio (France24, RFI, TV5…) renseigne sur l’état d’esprit des institutionnels français, visiblement très agacés par les prises de position du nouveau leadership algérien. L’aggiornamento de la doctrine militaire algérienne et sa future capacité de projection potentielle dans une zone où les appétits hexagonaux sont voraces ne sont pas étrangers, non plus, à cette crispation patente de l’establishment parisien.»
A. D.
-
Je vais expliquer comment ça se passe pour les harragas en Espagne après m'être entretenu avec la responsable d'une ONG qui s'occupe des migrants disparus. Je dois d'abord préciser que pour les Algériens, l'Espagne est une terre de transition vers l'Europe. Elle n'est pas la destination finale des migrants algériens. Pour la grande majorité, l'Espagne est un pays de passage pour la France. Aussi, la grande majorité des harragas ne restent pas en Espagne. Lorsqu'un bateau de harragas arrive sur les plages espagnoles sans qu'il ne soit intercepté par la Guardia Civile, ses occupants (dont aucun ne porte de papier d'identité pour ne pas être identifié et donc expulsé) disparaissent dans la nature. Une fois arrivés sains et saufs, ils prennent contact avec leurs familles ou leurs proches via leurs propres téléphones ou via des téléphones de contacts déjà sur place.Un harraga qui arrive sain et sauf contacte toujours sa famille. Un harraga vivant ne disparait jamais sans donner de ses nouvelles. Jamais. Lorsqu’un bateau est intercepté par la Guardia Civile, ses occupants sont arrêtés, auscultés par des médecins, subissent des test anti-covid avant d'être placés en garde-à-vue dans un commissariat. Ils peuvent entre temps être assistés par la Croix Rouge internationale ou consulter un avocat. Selon la loi espagnole, la garde-à-vue ne peut pas dépasser 72 heures. Dans la grande majorité des cas, celle-ci est de 48 heures. Comme tous les harragas ne possèdent pas de papiers d'identité, ils sont remis en liberté avec un ordre d'expulsion. L´ordre d´expulsion est accompagné d´une interdiction d´entrée dans le territoire Schengen pour une période qui peut aller de trois à dix ans.Une fois libérés, les harragas algériens quittent rapidement le sud de l'Espagne vers la France. En Espagne, il existe un réseau de passeurs qui agit comme une mafia. Il y a des passeurs en Espagne comme il y a des passeurs en Algérie. Les harragas qui ne sont pas libérés avec un ordre d'expulsion sont transférés par avion, au terme de leur garde-à-vue, vers des centres de rétention à Barcelone, Madrid ou d'autres villes d'Espagne. La détention dans le centre de rétention ou d'internement (Centre d’Internement des Etrangers -CIE) ne peut pas durer plus de 60 jours, au regard de la loi. Sur place, les harragas peuvent téléphoner à leurs familles, reçoivent la visite d'avocats ou d'ONG et des responsables du consulat d'Algérie. Début mai, j’ai pu par exemple communiquer avec un voisin retenu dans un centre d’internement à Barcelone.Etant donné que tous les harragas ne portent pas de papiers d'identité, les autorités espagnoles ne peuvent donc pas les identifier comme ressortissants algériens. Au centre de rétention, le harraga y est maintenu pendant le temps indispensable pour la mise en pratique de son expulsion S’il n'est rapatrié au bout de ce délai, car on ne peut vérifier leur identité, ou il est remis en liberté avec un ordre d’expulsion. Là encore, une fois libérés, la grande majorité des harragas algériens ne reste pas en Espagne. Tous tentent de rejoindre la France, leur destination finale.Il n'y a pas de harragas algériens dans les prisons espagnoles sauf ceux qui ont commis des délits passibles de prison. L'immigration n'est pas un délit passible de prison. Donc les familles qui pensent que leurs enfants et ou leurs proches n'ont pas donné de leurs nouvelles depuis leur départ au motif qu'ils sont emprisonnés entretiennent de faux espoirs. Désolé de le dire ainsi. Il n’y a pas de harragas dans les prisons espagnoles encore moins des harragas en détention provisoire qui dure depuis des mois. Même quand ils sont détenus pour n'importe quel délit, ils peuvent toujours communiquer avec leurs proches ou faire passer des messages.Pour les corps qui sont malheureusement repéchés ou rejetés par la mer, ils sont entreposés dans des morgues en attendant leur identification. Une fois un corps est formellement identifié par sa famille, celle-ci peut le rapatrier ou le faire enterrer sur place. La famille a le droit de procéder à une indentification du corps grâce à l'ADN. Les dépouilles peuvent rester des mois dans la morgue en attendant les recherches pour identification. Au bout d'une période détermine, les dépouilles sont alors inhumées dans un cimetière. Il n’y a jamais, jamais, d'incinération de corps comme certains le prétendent sur les RS. Au cimetière, la dépouille est conservée pendant un délai de 5 ans. S’il n’y a aucune possibilité de l'identifier pendant cette période de 5 ans, la dépouille est enterrée dans une fosse commune. Voilà. J'espère avoir répondu à quelques interrogations. 27/05/2021
-
Vingt-cinq années se sont écoulées maintenant après l’ignoble acte criminel commis sur l’illustre journaliste, le prodigieux poète, le génial écrivain et le rêveur inadapté Tahar Djaout.Vingt-cinq années depuis qu’il s’en est allé, brutalement, le poète doux et rêveur qui a choisi de dire au monde ses quatre vérités en rejetant fatwas de muftis et oukases de prince, en défiant barbouzes barbares et barbus barbarisés.Vingt-cinq années depuis qu’il est parti, ―vers l’éternité, bien entendu― et en partant, il a emporté avec lui nos cœurs à jamais meurtris, irrémédiablement brisés.Le 26 mai 1993, Tahar Djaout a été criblé de balles par des hommes armés qui l’attendaient devant son domicile, dans la banlieue d’Alger, alors qu’il s’apprêtait à monter dans son véhicule Peugeot 309 pour rejoindre son travail comme d’habitude.Atteint en pleine tête, laissé pour mort dans une mare de sang roulant à flots, puis évacué à l’hôpital de Baïnem, l’écrivain a succombé aux balles assassines des ennemis du savoir, de l’art, de la démocratie, de la liberté, de la vie tout court, le 02 juin 1993, après un profond coma d’une semaine.Avant lui, des intellectuels tel Laâdi Flici, Djillali Liabes, Hafid Senhadri ont été attaqués à l’arme à feu. Mais c’est son meurtre qui a ouvert la liste macabre des journalistes fauchés par la déferlante intégriste. Après lui, des intellectuels, des journalistes et des artistes, Mekbel, Belkhenchir, Alloula, Tigziri et tant d’autres, ont été trucidés en ces années de sabre et de braises où le pays a perdu les meilleurs de ses femmes et de ses hommes « qui avaient le pouvoir de transmettre», pour paraphraser Saïd Mekbel lui-même victime de cette sauvagerie sanglante. Transmettre un message, une idée, un héritage, une vérité, un rêve etc...Classés comme ennemis à abattre, placés dans la ligne de mire des terroristes, leur liquidation physique a eu pour objectif de vider le pays de sa sève en programmant la mise à mort de son intelligentsia.Ainsi, son assassinat, comme celui de tous ces hommes de calibre, n’avait rien de fortuit bien évidemment. L’auteur de « Les Vigiles » a été liquidé parce qu’il représentait un réel danger pour les forces obscurantistes de l’Algérie. « Il a une plume redoutable, ses écrits ont une grande influence sur les musulmans», selon l’aveu de ses assassins. Implacable pourfendeur, sa liquidation était donc très utile aussi bien pour les « ennemis de la vie », (iɛdawen n tudert), que pour les ennemis de la patrie, (iɛdawen n tmurt).Ecrivain pamphlétaire, poète insoumis, critique littéraire lucide, journaliste talentueux, intellectuel tranquille et progressiste, Djaout fait plus que marquer la littérature algérienne contemporaine, et sa mort prématurée allait priver l’Algérie de l’une des voix littéraires les plus prometteuses, les plus prenantes. En lui, la littérature, la poésie, la presse et la libre pensée dans notre pays ont perdu un des leurs grands repères.Son œuvre somptueuse, portée à un degré très haut de raffinement aussi bien sur le plan littéraire que sur le plan critique, et à l’instar de celle de Mahmoud Darwish, de Garcia Lorca, d’Anna Akhmatova, de Bob Dylan et celle de tous les grands poètes qui ont joué un rôle prépondérant dans l’histoire artistique et politique de leurs pays, a des dimensions universelles pérennes.« Rien n’élève plus un homme que les talents : ils remplacent bien supérieurement en lui le défaut de la naissance ; ils le mettent même au-dessus des grands, en le rendant digne des hommages de ses semblables», disait David Augustin de Brueys dans Les amusements de la raison.Né en 1954 à Oulkhou, un village de la région d’Azzefoun, à Tizi-Ouzou, Tahar Djaout a vécu ses premières années d’enfance dans son village natal, avant de s’installer avec sa famille à Alger, en 1964. C’est ici où il a fait ses études primaires et secondaires.Le baccalauréat obtenu, il s’est inscrit à l’université. Après de brillantes études de mathématiques qui l’ont amené en France pour obtenir sa licence de l’université Paris II, il est devenu journaliste en 1976 après son retour au pays avec un autre diplôme de sciences de l’information et de la communication.Du quotidien « EL-Moudjahid », puis « Algérie Actualité », deux organes de presse de l’Etat, où il a réussi à faire passer ses idées et défendre ses conceptions dans les pages culturelles malgré la censure qui régnait à l’époque des années 1970 et 1980, il passera à « Ruptures », un hebdomadaire dont il était le fondateur en 1993 et le chef de la rédaction après l’ouverture démocratique.Don littéraire avéré, talent affirmé, le fondateur de « Ruptures » ne s’est pas confiné seulement dans les articles de presse et la profession journalistique dans laquelle il a toujours assumé sa noble mission avec force, courage, honnêteté et professionnalisme. Il a été surtout poète visionnaire et écrivain prolifique. Ainsi, dès les années 1970, il publia beaucoup de poèmes, de nouvelles et de textes romanesques. En fait, une œuvre unique, magistrale, aussi forte que variée, et qui dit l’inadaptation du poète rêveur à un monde jamais fait pour lui.Djaout écrit ainsi sur lui-même dans sa propre présentation dans son recueil de poèmes Insulaire et Cie :« Né un jour impair, Tahar Djaout, au lieu de se faire une quelconque situation au cours de ses 25 années passées sur la planète, a pris le parti de tâter le monde de la main gauche : il fit des mathématiques, du journalisme et ―surtout― de l’inadaptation. Il écrivit des poèmes en 1975― année où son inspiration se transforma en un immense point d’interrogation. Qui le ronge toujours.»Créateur aux prismes multiples, il est notamment l’auteur de nombreux recueils de poésie à l’image de « Solstice barbelé », écrit en 1975, « L’Arche à vau-l’eau », publié en 1978. Ayant éprouvé un profond désir de critiquer les créateurs, les écrivains, les cinéastes, les peintres, les poètes de son pays et de partager leurs œuvres, il a composé une anthologie poétique les « Mots migrateurs » en 1974 et « Entretiens » avec Mouloud Mammeri en 1987. Nouvelliste talentueux, il a également signé en 1983 un recueil de nouvelles « Les Rets de l’oiseleur».« Déterreur de l’histoire insoumise et de ses squelettes irascibles, enfouis sous les temples dévastateurs », comme disait lui-même, c’est à travers ces œuvres romanesques calibrées que le poète-écrivain critique le mode de fonctionnement de sa société, contribue au progrès de son peuple, réécrit l’histoire de son pays.De toutes les œuvres aux fragrances irradiantes de Djaout, les romans sont, à notre avis, pas seulement les plus belles, mais aussi et surtout les plus audacieux et les plus subversifs. « L’Exproprié », « L’Invention du désert », « Les Chercheurs d’os », « Les Vigiles» (ces deux derniers constituant deux fables : le premier, « fable sur le pays-cadavre », le deuxième, « fable sur le Créateur face aux gardiens du Temple », disait-il), sont des jalons incontournables dans les annales de notre littérature d’expression françaises.« Le Dernier Eté de la raison », est le dernier texte posthume de l’écrivain. Un chef-d’œuvre en somme, tout comme « Les Chercheurs d’os » ―qui a obtenu le prix de la fondation Del Duca― et « Les Vigiles». Il est aussi un véritable pamphlet littéraire, une critique affutée et vigoureuse de l’intégrisme islamiste. Par son talent, par son courage, par sa force tranquille, par ses livres, par ses rêves, Boualem Yekker, le personnage principal du roman, le petit libraire de la capitale était devenu le symbole de résistance quotidienne au fanatisme et à l’intolérance.Sans mâcher ses mots, Djaout y fustige ces desperados sanguinaires et barbares, « les chasseurs de lumières » qui s’acharnent hargneusement à vider le pays de sa sève en semant terreur et désolation dans tous les coins, en multipliant massacres et tueries aussi bien au milieu de la société civile qu’au milieu des intellectuels, les journalistes, les écrivains et les artistes.Direct, sans équivoque, il a osé tenir un discours critique sur le religieux qui, au nom d’une idéologie surannée, totalitaire et mortifère, empêche tout, interdit toute libre réflexion ou belle création, bannit tout comportement hardi et même tout habit différent de la doxa régnante en ces temps d’intolérance sanglante et de haine fratricide imposés au pays par les ergoteurs et autres sermonneurs qui ont fait de l’Islam une religion sans morale et une idéologie sans éthique en confisquant ses vraies valeurs humanistes.Audacieux et déterminé, malgré les menaces de mort, il a refusé d’arrêter d’écrire. Acerbe et virulent, il a rejeté cette pensée rétrograde qui ne jurait que par le retour au Moyen-âge prônée par les « Frères Vigilants », ainsi nommés par lui-même dans ce roman posthume, où il écrivait :« …dans la nouvelle ère que vit le pays, ce qui est avant tout pourchassé c’est, plus que les opinions des gens, leur capacité à créer et à répandre la beauté. (…) Tant que la musique pourra transporter les esprits, que la peinture fera éclore dans les poitrines un paradis de couleurs, que la poésie martèlera les cœurs de révolte et d’espérance, rien pour eux n’aura été gagné. Pour affermir leur victoire, ils savaient ce qu’il convenait de faire. Ils cassèrent des instruments de musique, brûlèrent des pellicules de films, lacérèrent des toiles de peinture, réduisirent en débris des sculptures, pénétrés du sentiment exaltant qu’ainsi ils poursuivaient et parachevaient l’œuvre purificatrice et grandiose de leurs ancêtres luttant contre l’anthropomorphisme.»Faisant sienne cette maxime de Thomas Paine qui disait : « De toutes les tyrannies qui frappent l’humanité, la pire est la tyrannie en matière de religion», Djaout a dénoncé, d’un ton libre encore rare dans nos parages, la sauvagerie inégalée de la nébuleuse intégriste qui, au nom d’un « takfirisme » ravageur et d’un dogme « layajouzien » dévastateur, tue les journalistes, les artistes et les écrivains, viole les femmes, décapite les enfants, massacre des populations entières, relègue à l’ordre de l’inutile, voire de l’interdit même, la musique, la poésie, le théâtre, la peinture, le cinéma, la danse, la littérature, bref tout sens de l’art et toute philosophie du beau. Cette même nébuleuse inquisitrice de desperados sanguinaires qui, se croyant déjà maîtres du pays, ont décrété au début des années 1990 que la démocratie est « kofr » puisque source de « fitna » pour la « oumma », (discorde pour la nation) et ont appelé le peuple algérien à changer « d’habitudes alimentaires et vestimentaires».Et c’est ainsi que l’imagination littéraire devient pour le Poète moyen de résistance face au déferlement fondamentaliste qui submerge le pays et « Le Rêve » refuge dans ce monde chaotique : « Dans la ville oppressante où il vivait et où il vit encore, écrit-il dans son ultime livre, le Rêveur avait échafaudé – oh! Il n'ose plus le faire – des rêves sur la cité idéale où il aimerait vivre et voir s'épanouir ses enfants. Il y aurait d'abord de la verdure – arbres et pelouses –, beaucoup de verdure qui fournirait l'ombre, la fraîcheur, les fruits, la musique des fleurs et les gîtes d'amour. Il y aurait des créateurs de beauté, de rythmes, d'idylles, d'édifices, de machines. (...) Mais la vie avait continué, avec son masque de laideur et de désillusion. Puis le rêve lui-même devint interdit. Des hommes, se prévalant de la volonté et de la légitimité divine, décidèrent de façonner le monde à l’image de leur rêve à eux et de leur folie. Le résultat est là, sous les yeux : couples forcés, attelés sous le même joug afin de perpétuer et multiplier l’espèce précieuse des croyants. Les femmes réduisent leur présence à une ombre noire sans nom et sans visage. Elles rasent les murs, humbles et soumises, s’excusant presque d’être nées. Les hommes devancent leurs femmes de deux ou trois mètres ; ils jettent de temps en temps un regard en arrière pour s’assurer que leur propriété est toujours là : ils sont gênés, voire exaspérés, par cette présence à la fois indésirable et nécessaire.»…Homme sensible et droit aux prises avec un monde cruel et à l’envers, poète rêveur, Tahar Djaout a très tôt senti et exprimé ce désenchantement, ce malaise qui le rongeait de l’intérieur. Dans son roman L’Invention du désert, il a écrit déjà :« Mes rêves eux-mêmes, la nuit venue, prennent une couleur exaspérante : essayer des pointures impossibles de chaussures, chercher durant des éternités une petite place pour me garer, malmener d’un pied affolé le frein d’une voiture qui ne répond plus. Je rêve aussi parfois qu’on force ma fille Nabiha, qui est gauchère, à se servir de sa main droite.»Le père de Kenza est mort, terrassé par les balles de la trahison, mais il reste dans le cœur des gens, celui des hommes et des femmes qui voient en lui l’image de ce poète éternellement révolté, l’incarnation même de l’homme sage, imperturbable dans son cheminement vers la liberté et la lumière. Une façon de dire que l’homme est plus présent par son semblant d’absence.Sa disparition tragique provoqua un grand mouvement d’indignation dans le pays et dans le monde tout entier. Federico Mayor, le directeur de l’UNESCO, lui a rendu hommage en ces termes : « Lorsqu’un journaliste et un créateur, un homme du verbe et de l’imaginaire est frappé par balles de l’intolérance et les poignards du sectarisme, il est du devoir de l’UNESCO de manifester son indignation et d’élever sa voix pour condamner la violence aveugle. Tahar Djaout a promu l’identité culturelle de son pays et affirmé sa foi dans la parole et le dialogue.»Dans la chanson Kenza (prénom de l’une des trois filles de Tahar Djaout, la plus jeune, âgée de deux ans et demi lors de son assassinat) dédié à la mémoire de l’écrivain-journaliste assassiné en juin 1993, Matoub Lounès, autre grand poète abattu en juin 1998, rend hommage aussi à l’ensemble des intellectuels fauchés par la bête immonde. La voix d’outre-tombe de l’homme, victime de la bêtise humaine, fuse et crie, pour dire :« Frant-tt fell-aɣ zikenni/ Uqbel a d-yeḥder wassa/ Iseggaden n tmusni/ F tmurt ɣeḍlen-d rrehba/ Nɣan Racid Tigziri/ Smɛail ur t-zgilen ara/ Nɣan Lyabes d Flisi/ Busebsi d wiyaḍ merra/ A Kenza a yelli/ Ur ttru ara »Ce qu’on peut traduire comme suit :(Ils ont scellé notre destin depuis longtemps / Avant ces jours de guerre / Les bourreaux du savoir/ Sur notre terre étendent la dévastation / Ils ont tué Rachid Tigziri/ Smaïl, ils ne l’ont pas raté / Ils ont tué Liabès et Flici / Boucebsi et tant d’autres encore / O Kenza, ma fille, / Ne pleure pas.)Oulkhou, le berceau natal du poète-martyr est devenu depuis plus de deux décennies une destination pour les pèlerins de la liberté et de la littérature. C’est dire qu’on tue les hommes, mais jamais leurs idéaux. C’est au moment où on flingue l’étoile brillante que sa lumière explose dans l’espace intersidéral en innombrables éclats pour éclairer le chemin des justes et réchauffer leurs cœurs.Encore le Rebelle dans son émouvante chanson :« Xas terka lǧetta tefsi/ Tikti ur tettmettat ara/ Xas fell-aɣ qessḥet tizi/ I facal a d-naǧǧew ddwa/ Xas neqḍen acḥal d itri/ Igenni ur inegger ara ».Des vers qui peuvent se traduire de la sorte :(Même si le corps se corrompt / L’idée ne meurt pas / Si les obstacles à traverser sont plus rugueux / A la lassitude nous chercherons un remède / Et s’ils flinguent tant et tant d’astres/ Le firmament, lui, ne s’extermine jamais.)Vingt cinq ans après sa mort, la commémoration de Tahar Djaout, comme celles des autres à l’image de Kateb, de Mammeri, de Mekbel, de Matoub, est-elle une manière de s’assurer qu’il est bien mort, qu’il ne dérangera plus les charognards intégristes et tous les ennemis de « la famille qui avance », ou bien une façon de redonner serment de continuer le combat de ce grand martyr de l’art et de la liberté?« Les martyrs ne...
Yacine Hebbache (Auteur) / Le Soir d'Algérie-mai 2018
-
tindouf et son humour...aujourdhui en algerie la femme est la classe laborieuse
ou sinon pour des raisons sur l autre fa j avais propose la methode de mussolini..remodelee
la femme avant d etre au foyer doit avoir au minimum un bac+2 en technologie
et donc un salaire equivalent a ce niveau qui serait augmente de 100% si le couple fait 2 enfants
avantages
reduction du chomage
bonne education et apprentissage des gosses
ya un hic dans tout ca
nos garcons sont des aghyouls par rapport aux filles de cette generation
notre ecole est sinistree par l arabisation et malgre cela
de meme age(16ans) les filles s expriment particulierement et etonnement bien en francais..meme a ain salah..lol
-
Une petite clinique dans un village isolé, loin de l'agitation des grandes villes et du brouhaha d'Alger.Des personnes âgées, une vingtaine, des femme en majorité, attendent patiemment pour se faire vacciner contre le Covid-19. Des personnes de condition apparemment modeste, une seule personne porte un costume, un notable du coin, mais pas de signe de pauvreté.Curiosité : Neuf personnes sur dix portent une bavette, alors que certains membres du personnel de la santé n'en portent pas. Mais ces personnes portant bavette respectent peu les règles de distanciation.Ceci dit, le personnel de santé est dévoué, extrêmement attentif. Peut être parce qu'ici, les gens se connaissent.La procédure mise en place pour le vaccin contre le Covid-19 est un peu lente, mais efficace. Inscription, identification, carte de vaccination, etc.Ensuite, respect strict du protocole médical mis en place: interrogatoire par un médecin, visite de contrôle incluant prise de température, de tension artérielle, entre autres.C'est à la fois étonnant et rassurant de confirmer que des protocoles, définis à New-York, Londres ou Berlin, sont strictement respectés au fin fond de l'Algérie profonde.C'est tout aussi rassurant de trouver des gens qui ont passé de longues années sur le banc des universités, veiller sur la santé de leurs concitoyens, dans des structures improbables, et un environnement parfois difficile. Le mot service public prend tout son sens.C'est une autre Algérie. Une Algérie humble, modeste, sereine, loin de la névrose qui domine ailleurs.Cette Algérie est si belle !
-
“Plus de soumission et de silence. Plus d’écrasement et de silence. Le silence tue et s’hérite de mère en fille, si on ne brise pas la malédiction par la parole et l’engagement. Vous n’avez, femmes de mon pays, plus le droit de faire comme si l’asservissement était piété, et la désobéissance religion. Dieu n’a jamais autorisé l’injustice, les hommes si.”Il y a des martyres qui fauchent en une seule fois, et d’autres qui durent une vie, voire des générations. Les martyres ne sont pas toujours de cris et de sang. Ils traînent comme des poussières de poudre sur un long chemin. Puis finissent toujours par un bruit tonitruant qui emporte par son souffle le passé et le présent. Et tout recommencera à zéro, comme un cauchemar sans fin.Ainsi va la servilité qui rampe comme un serpent. Elle vous avale par petits bouts jusqu’au dernier morceau. Vous fait bouger tel un pantin et vous obstrue les voix de la raison. Elle vous fera dire que c’est de votre faute si gronde le volcan ou que la sécheresse brûle tout sur son chemin. Le sacrifice de la dignité sur l’autel de la paix sociale sera toi, ta chair, ton âme et ton cerveau. Femmes, jusqu’à quand ? L’homme ne brise ses fers qu’en faisant appel à toi. Mais la trahison suit de quelques pas.Il dira qu’il y serait arrivé quand même. En sachant pertinemment que sans toi tout s’étiole et s’éteint. Alors, il te tient prisonnière. Que d’astuces et de trouvailles il déploiera pour te réduire à un être bête et dépendant. Même Dieu n’y échappera pas. Ils le convoqueront en guise de chaînes. De fers, d’étoffes ou de précieux métal pour te tenir docile et reconnaissante de protection.On dressera autour de ta maison des murs hauts sertis de fers barbelés et de cadavres de bouteilles de vin ; la rue, le grand air et les oiseaux seront un danger pour toi. Plus ta résidence est grande, plus ta peine à la nettoyer s’ensuivra. Ta vie durant, tu astiqueras des cailloux polis et des bouts de bois. Un torchon dans une main et un autre sur la tête pour acter ta soumission. On te dira que tu es une privilégiée, et tu le croiras. D’autres t’envieront même ta prison dorée. Jusqu’à quand, femmes ?Les hommes paieront cher pour t’avoir en exclusivité. Oh ! tout ce qu’il y a de plus légal et hallal. Une grande fête où tu seras reine soldera définitivement ta liberté. Tu défileras avec un tas d’habits chers et soyeux. Couverte comme une statue de paillettes et de belles quincailleries, bien souvent empruntés chez Zina, l’habilleuse de cérémonie. Les festivités dureront un jour, deux à tout casser. Avant que tes talents de cuisinière fassent jaser et que le package familial débarque pour tester ton sang-froid et ta servilité. Ta mère te dira : “Tu endures et tu te tais, ça a toujours été comme ça !” Mais tu n’es pas ta mère et tu veux travailler. Tu as un master ou deux. Tu es habile au clavier et tu as un permis de conduire. Soit ! dira le mari, un salaire en plus pour finir le crédit de l’appartement, où ton nom n’apparaîtra pas, est le bienvenu. “Mais à une condition, dira-t-il, je veux une maison propre et des enfants. Et en rentrant du travail, je veux le dîner sur la table et ta disponibilité selon Dieu et la charia.” Tu relèveras le défi, mais après un enfant ou deux. Tu commenceras à t’énerver d’avoir tant à gérer seule et sans appui. Alors, faute de temps, tu te négligeras. La tension montera dans ton couple crescendo, jusqu’à cette première gifle que tu encaisseras, hébétée. Suivront d’autres que tu accepteras, résignée, car tu sais qu’aucune loi ne te protège. Qui s’occupera des enfants en cas de divorce et où aller ? Même l’avocate te conseillera de plier ; les procédures sont longues et les lois ennemies. Tu risqueras de perdre la garde de tes enfants si tu refais ta vie, mais pas lui. Jusqu’à quand, femmes ?Tu remarqueras très vite que les promotions au travail ne sont pas faites pour toi. Cela fait des années que ton échelon stagne. Tu tiens à distance le patron qui te regarde, alléché. Son regard insistant te met mal à l’aise. Cette forme de violence ne porte pas de nom. Après tout, c’est une habitude. Le long du chemin, tu te fais harceler. Depuis toujours ! Sous le regard fuyant du représentant de l’ordre et du barbu qui te maudit. Pourtant, tu t’es couverte de la tête aux pieds ! Tu te rends bien compte que cela t’enlaidit et que cela n’empêche point les agressions, mais tu n’oses plus faire marche arrière. “Je me sens nue sans mon voile !” diras-tu. Le voile est désormais comme les hauts murs qui entourent ta maison. Jusqu’à quand, femmes ?Ton mari est de plus en plus absent. Il prie à haute voix et les enfants l’ennuient. Il éduque comme l’imam en usant de menaces et de brutalité. Alors, tu évites de les lui confier. Ce n’est pas de sa faute, te diras-tu, les hommes n’ont pas l’instinct maternel. En regardant la télévision, tu culpabiliseras d’admirer ces autres si doux avec leur moitié.Tu doubleras de prière pour chasser le chuchotement du diable et les poussées de rébellion. Ton mari ne parlera plus que de Dieu, et tu y verras un signe de piété. Jusqu’au jour où il t’annoncera que, selon la religion, il a droit a une autre femme. Les enfants auront atteint leur majorité, et plus rien ne l’empêchera de te mettre à la porte.C’est le code de la famille qui le dit ! Jusqu’à quand, femmes ?À travers l’histoire, femmes de mon pays, vous avez servi de refuge identitaire, de valise révolutionnaire. Pour mieux tromper l’ennemi, on vous a permis de découvrir les jambes et les cheveux. On est allé jusqu’à vous autoriser quelques verres. Mais une fois la guerre gagnée, on a découvert que votre place serait mieux à la maison. On a lâché sur vous les extrémistes religieux pour faire union sacrée. Aujourd’hui, ce sont les petites frappes et les voyous qu’ils ont chargés, par leur silence complice et leur indifférence, de vous assaillir dans les coins perdus où on vous a cantonnées. Nulle part vous êtes en sécurité. Seules ou à plusieurs. Voilées de la tête aux pieds ou le mollet à peine découvert. Pieuses et conformes ou tentant de vous libérer. Lettrées ou illettrées. Issues de la bourgeoisie ou des classes populaires. Partout, vous êtes en terrain miné. Partout, un gredin, un bigot frustré, ou un simple passant transformé en furie par l’oisiveté et l’ennui peut surgir pour transformer votre vie en enfer. Jusqu’à quand, femmes ?Les attaques de ces derniers jours, et qui ont visé de manière ciblée des femmes enseignantes et occupant en groupe des appartements de fonction, sont de véritables attentats perpétrés contre l’autonomie et la dignité des femmes actives. Des attentats doubles commis d’abord par les autorités censées garantir leur protection. Ce qu’on apprend que les enseignantes de BBM et de Biskra occupaient des logements vétustes et dépourvus de la moindre sécurité. Et puis par le fanatisme crapuleux et misogyne qui s’empare de plus en plus de la société. Un fascisme rampant décomplexé aux apparences pieuses et qui s’exonère de toute morale et justice au nom de la religion nouvellement fabriquée. Jusqu’à quand, femmes ?Si ce n’est plus de vous qu’il s’agit, alors pensez à vos filles et à vos petites-filles. Songez que la ruse que vous avez adoptée pour survivre à l’ordre inique qui vous soumet renforce la corruption et votre soumission. Jouir d’un pouvoir qui vous est plus ou moins consenti à un âge avancé est un cadeau empoisonné. Il vous fera gardiennes de goulags zélés contre votre propre sexe.Contre vos mères, vos filles et toutes celles qui pourraient rêver d’un autre sort que celui qui vous a réduites. Il faut prendre la pleine mesure de son sort déplorable. Être conscientes de valoir plus qu’une poupée qu’on pourrait vêtir à sa guise ou désarticuler. Vous êtes la nature prolifique et son essence profonde, alors cessez de sous-estimer vos capacités. Vous pouvez beaucoup pour vous-mêmes et ce pays. Vous pouvez changer la donne. Toutes comme nous sommes avons compris qu’il nous sera toujours demandé plus de servilité et de silence.Plus de soumission et de silence. Plus d’écrasement et de silence. Le silence tue et s’hérite de mère en fille, si on ne brise pas la malédiction par la parole et l’engagement. Vous n’avez, femmes de mon pays, plus le droit de faire comme si l’asservissement était piété, et la désobéissance religion. Dieu n’a jamais autorisé l’injustice, les hommes si. Alors, debout, femmes de mon pays, pour faire un autre pays juste et valeureux. Vous en êtes la seule voie et l’esprit. Aucun pays ne va loin, estropié d’un bras et d’une jambe arrachés.
Myassa Messaoudi (Écrivaine) / Liberté Dz / 25 Mai 021
Myassa Messaoudi : Auteure, diplômée de la Sorbonne et traductrice auprès d’ambassades et organismes internationaux, Myassa Messaoudi est également militante engagée pour les droits de l’homme.
-
Tetnahaw gaâ ! Dégagez tous !
Contribution de Boualem Snaoui – Sale temps, ou plutôt temps «Mossad» pour les reptiles (h’noucha- thizermanes) de la politique qui volent à basse altitude, croyant échapper aux radars du peuple anticolonial encore vigilant et qui n’a pas succombé au «Dilem» de la caricature du régime de Tel-Aviv. Ces naufrageurs des peuples, ces trompeurs, ces fossoyeurs, qui, en plus de vouloir voiler à n’importe quel prix l’installation de l’armée israélienne au «Beau» royaume enchanté de «Nicolas joli», et les nombreux exercices militaires de l’Otan tout autour de l’Algérie (dont les manœuvres «African Lion 2021 prévues le 7 juin prochain), viennent de se dévoiler par leur silence complice et, pour certains, par leur soutien affiché aux crimes dont sont victimes les Palestiniens.
Appliquant le théorème des inversions des valeurs et des rôles à plein «régime» dans «le système», ces experts des coups bas politiques, satellites et valets des colons, promettent la liberté, la démocratie, la justice et le «droit», en canalisant les foules vers «l’abattoir». Ces fossoyeurs des justes luttes ne se sont même pas rendu compte qu’à travers leur «striptease» politique sur les pistes de danses coloniales, ils se sont mis à poil devant le peuple algérien et tous les vrais défenseurs des opprimés au monde.
C’est le tweet de Mahrez, le joueur de l’équipe nationale de football, en soutien au peuple palestinien, qui a sorti de leur cachette des individus voilés, notamment les islamistes de Rachad, dans le «hirak à la banane». Plusieurs noms circulent déjà dans la presse algérienne, comme ceux de : l’islamiste Zitout, alias le boulanger de «Londres» ; Ghani Mehdi, de son vrai nom Mahdi Fateh, celui qui serait sous le coup d’une plainte en Suisse pour «abus de confiance, d’escroquerie en bande organisée, d’infraction sur les transferts financiers illicites et fraude fiscale» ; Amir Boukhors, dit Amir Dz, alias le racleur de «légumes» des fonds de casseroles ; Yasmine Si Hadj Mohand, la Franco-algérienne pour qui l’Etat algérien ne doit pas protéger le mineur de 15 ans, S. C., englouti dans les sables mouvants des politiques néocoloniales ; sans oublier naturellement K. Drareni (KD), le pote du Cadi (juge et partie d’en rire) de la radio de Momo, toujours détenu d’opinion de RSF (Reporters avec beaucoup de frontières), alias «L’akhbardji – l’informateur-». L’autre KD (de son vrai nom Kamel Daoud) avait déjà ouvert le bal en écrivant le 18 novembre 2012 : «Le mort palestinien sera un homme tué lorsqu’il ne sera pas un barbu mort ou un Arabe bombardé.»
Les camarades en France ne doivent pas avaler les plans diaboliques de l’autodestruction et travestir la citation de Mohamed Cherif : «L’ami de mon ami est mon ami» en «l’ami de mon ami est mon ennemi». Il y a des alliances contre nature qui mènent droit dans le ravin politique, comme le démontre avec pertinence Saci Belgat, ce sniper de la Toile de Facebook : il s’est installé avec un anémomètre pour diriger les bombardiers médiatiques de l’Otan sur une cible algérienne qui paraît lui avoir gâché la fête de son Aïd. Ce «cadre» qui décore les murs du «régime» (à découvrir) vient de s’attaquer à distance au Dr Ahmed Bensaâda, le 13 mai 2021, avant 7 h du matin, nous dit-il, au moyen d’une lettre de motivation de «soldat de la société civile». Pour rassurer et accéder à la confiance du jury, il l’introduit avec des «larmes de crocodile» sur les crimes commis contre le peuple palestinien, avant d’étaler sa stratégie de nettoyage au sein du mouvement de solidarité, en montrant du doigt Ahmed Bensaâda, un fervent défenseur de la juste cause du peuple palestinien. Un mouvement de «reptation» politique que l’on observe depuis de nombreuses années au sein de la gauche française, dont l’exemple encore vivant n’est autre que Manuel Valls, qui était fier de célébrer la journée de terre «Palestine» à Evry le 12 avril 2008, avant d’afficher son profond soutien au régime de Tel-Aviv. Solidaire avec le peuple palestinien, à qui il ne consacre que la première phrase de sa dissertation, pour nous dire qu’il n’a pas la tête à faire «sa fête», il fait un saut en longueur pour se consacrer à l’organisation d’une «intifada» contre Ahmed Bensaâda, tout en évitant naturellement de jeter un regard sur les agresseurs.
Après sa lettre de motivation, Saci Belgat devrait envoyer son curriculum-vitae de solidarité à Maria du Parle-ment Arena, au Parle-ment européen et ses 96,4% de parlemen-taires votant des résolutions d’urgence contre l’Algérie et son peuple. Il devrait aussi se proposer comme signataire, si ce n’est déjà fait, pour grossir les rangs de ces agents de l’OTAN aux abois, grillés et vomis par la vox populi de Mohamed Abdoun. D’ailleurs, cette Union européenne, qui n’a rien vu des massacres et des crimes dont sont victimes les Palestiniens (par la voix de quelques députés, mais surtout de Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité), vient de confirmer qu’elle est encore plus déterminée dans son «ordre de bataille contre le peuple algérien», et s’apprêterait même à adopter une troisième résolution «d’urgence» contre l’Algérie : «One, two, three, toujours l’Algérie». Même Rupert Colville, qui porte la parole sélective du haut-commissariat des «droits de l’Homme» de l’ONU à Genève, tire le voile sur les massacres dont font l’objet les Palestiniens pour nous exprimer sa détresse : «De plus en plus préoccupé» des attaques aux droits fondamentaux en Algérie. On dirait que Rupert Colville s’apprête à recevoir en grande pompe les «soldats de la société civile» le 29 mai prochain à Genève, pour sabrer le champagne sur le dos de l’Algérie et du peuple algérien, et fêter les bombardements du peuple palestinien. Bonne fête, Monsieur R. Colville.
A les écouter donc, le monde doit tourner à l’envers, de gré ou de force : celui qui dénonce les crimes coloniaux et le silence de la communauté internationale est un criminel ! Et quand je disais qu’ils préparaient un feu d’artifice géant au sud de la Méditerranée, hein ! Lors d’un débat public à Saint Denis (Seine-Saint-Denis), on rapporte qu’un élu de la ville a appelé à une «ingérence humanitaire», mais surtout militaire en Algérie. Le peuple algérien lui est reconnaissant d’avance.
La stratégie de guerre est la même, et le théorème confectionné pour l’Algérie n’a donc pas changé, «sauver les populations civiles». Et pour se faire, des satellites des laboratoires de guerres contre les citoyens innocents viennent de mettre en œuvre cette stratégie réchauffée des colons. Ces «reliquats» des puissants de Hocine Neffah, à travers leur pétition relayée par la presse dominante et ses filiales low coast, viennent de passer à l’action en appelant leurs maîtres à venir «bombarder démocratiquement» le peuple algérien. Des partis pris de la politique de guerre, des défenseurs des «droits de l’Homme» à être décapités, des personnages insupportables, même à voir en photo, experts dans la manipulation du langage de l’inversion des valeurs, se sont rassemblés pour faire la promotion du prochain désastre humanitaire de l’Algérie et de son peuple. Ces partis «boulitiques», bénéficiaires des quotas de l’ancien régime, déguisés en démocrates, sont de la partie. Ils te proposent une révolution «En Marche – LREM» arrière, pour libérer leurs mentors (deux anciens Premiers ministres, des ministres, des voyous en col blanc…) emprisonnés à Alger, sous couvert de démocratie. Il paraît que tata Louisa Hanoune se cache, surtout après son rendez-vous manqué avec Saïd Bouteflika.
Je laisse le lecteur imaginer juste un seul instant le Parti communiste français, le NPA, les Républicains, le Mouvement des démocrates, le RN… ou la Ligue des droits de l’Homme, SOS racisme, la CIMADE, etc., appeler à bombarder le peuple de France… Mort de lire.
Parmi les signataires de cette tribune de guerre, demandant à l’OTAN de venir bombarder l’Algérie, relayée par les médias proclamés «grands» et leurs filiales, tu vas trouver leur tête de file indienne, Houari Addi, le détenteur de la théorie de la «régression féconde» pour le peuple algérien, celui pour qui Mourad Dhina (le patron de l’organisation du califat, Rachad) est un Erdogan… Il y a aussi Samir Belarbi, celui qui nous a déclaré qu’il se bat toujours pour un Etat islamique. La Zoubida de la Gaff, alias Assoul, appelée aussi «Assoul la cagoule» en Algérie, celle qui promet des procès mais pas de rembourser au peuple son dû. Brahim Laalami, cet autre légume des fonds de casseroles, qui se servirait des chaussures, toutes pointures confondues, des fidèles dans les mosquées, sans doute pour les utiliser comme des gants de boxe politique. Ghani Mahdi, cet islamiste qui serait sous le coup d’une plainte pour escroquerie en Suisse, pour le détournement de près d’un million d’euros sous couvert d’œuvres caritatives en direction des orphelins. Le «dépité» de l’ancien système Khaled Tazaghart, qui veut revenir en scène avec le drapeau de Jacques Bénet, est aussi de la partie. Et puis, naturellement, il y a K. Drareni, toujours détenu d’opinion de RSF, et son ami le «El Cadi barbouze» de la radio de Momo et de son canard du Maghreb, qui bat de l’aile sur la boucherie de Gaza.
J’aurais pu m’arrêter là pour décrire le décor de ces engagés, mais franchement je ne pouvais pas faire l’impasse sur l’un des gros reptiles de la politique en Algérie, le surnommé «Bousachi – porteur de sac –», de son vrai nom Bouchachi, qui se dit avocat mais qui fait surtout le bonheur de la chaîne halal de la politique du qamis et celle aussi génétiquement identifiée de Jacques Bénet. Il est courageux l’avocat «Bousachi», il refuse de déclarer une manifestation à laquelle il s’apprêtait à soutenir de toutes ses forces musculaires. C’est le mec qui promet un Etat de «droit», tu vois ou pas ? Ce vieux soldat de la société civile, au service des colons, qui a voulu faire un coup d’Etat «sans Tabbou» au général de la cinquième colonne pour s’introniser «Pétain» au nom des citoyens algériens, a reçu une correction à la hauteur de sa politique satanique : ne t’exprime pas en notre nom.
Rachid Malik, dans son article daté du 8 mai 2021 (tout un symbole dans l’histoire du peuple algérien), rapporte des exemples de déclarations d’internautes, dont celui d’une citoyenne algérienne qui écrit : «Je déclare au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme et, d’une manière générale toutes les ONG mondiales des droits de l’Homme concernées et à qui de droit, que je m’appelle Soltani Soumia, citoyenne algérienne demeurant à Alger, mariée et mère d’un enfant, je n’ai jamais délégué Mustapha Bouchachi et ses sbires pour parler en mon nom ou celui de mon enfant. Bouchachi ne me représente pas, ni de près ni de loin. Texte publié pour valoir ce que de droit.»
Un autre citoyen écrit : ««Moi, Yazid Kézadri demeurant à Alger, déclare aux United Nations Human Rights et à toutes les ONG mondiales des droits de l’Homme concernées et à qui de droit, que je n’ai jamais délégué Mustapha Bouchachi ou quiconque d’autre de ses proches à parler en mon nom. Texte publié pour valoir ce que de droit.»
Tu saisis maintenant pourquoi leur appel à la guerre contre le peuple algérien est titré par France 24 avec l’AFP (Agence France presse) «Des personnalités et ONG lancent un appel contre la criminalisation du Hirak» ? Après les Kabyles «AOC» (Appellation d’origine contrôlée), voilà les Algériens «AOC».
Ce qui est troublant dans leur démarche, c’est de voir leur tribune de «guerre» contre l’Algérie apparaître juste quelques jours seulement après celles des 27 258 militaires français (comptabilisé le 14 mai 2021, à 9 h), dont une soixantaine de généraux, parue le 21 avril 2021, et rappelant la tentative de putsch des généraux pendant la Guerre d’Algérie. C’est sans doute par hasard. Pour féminiser un peu leur liste, ils auraient pu au moins associer sans voile la Zoubida de la Gaff ou, encore mieux, Nabila Smail, cette danseuse du ventre politique des colonies qui revendique à pleins poumons dans les rues, et sur les ondes cathodiques des maîtres, un statut d’indigène. Comme pour ses camarades de job, je propose qu’on la paye en shekels.
C’est en parcourant, avec rage et courage, le canard électronique de «presse» de «Nicolas Joli», celui pour lequel le «royaume est Beau», disais-je, que tu découvres une partie du cheminement de cette guerre menée contre le peuple algérien par procuration. Chez «Nicolas», même le Beaujolais n’est pas nouveau, puisque l’Algérie bat tous les records, avec 843 publications, dont celles de Ghania Mouffok, celle qui est venue au secours de son protégé «El Cadi barbouze» de la radio de Momo, pour le démentir : «80 000 dollars, 50 000 dollars jetés sur la table du complot.» Comme pour faire taire les journaux alternatifs qui vivotent en France et en Europe, elle ajoute : «(…) Au regard des flux financiers qui circulent de par le monde, ces sommes sont dérisoires…» Elle aurait dû balancer sa trouvaille sur la gueule des travailleurs, des chômeurs, des sans-culottes, dans sa Voix pour l’Algérie, qui n’est autre que tata Louisa Hanoune, 1996, Editions la Découverte, de François Gèze. Tata Louisa Hanoune, vous la connaissez maintenant, c’est cette porte- (pas la) parole des «gueux», qui se réunit par hasard avec les dirigeants de l’ancien régime du clan Bouteflika, et qui dénonce un complot à l’intérieur de son parti des travailleurs, nous dit-elle.
Ne cherchez pas de relation entre Ghania Mouffok, Louisa Hanoune et François Gèze, vous n’en trouverez pas, sauf sur le canard électronique de l’Algérie Wech-Wech, qui vole à l’envers. En revanche, me dit-on, Omar Zelig est le Jules de la première et il a pointé chez «Nicolas Joli» le 16 janvier 2021 pour nous jouer une partition musicale à lire avec un casque antibruit. Il s’est déployé sur le plateau de la radio de Momo, en s’intronisant chef d’orchestre de la nouvelle symphonie «fumer la moquette» de notre ami le roi. Remarque, lui, au moins est clair dans sa démarche de «hirakiste» : il milite pour l’ouverture des frontières avec le royaume du commandeur de ceux qui y croient, pour fumer à volonté. A moins que, à moins qu’il veuille se faire du blé avec le joint !!! Va savoir. Ce supporter polyvalent de la chaîne «Halal» de la politique du qamis, de la chaîne «génétiquement identifiée berbère» du Sénateur Romain Salluste, mais aussi de l’intellectuel Amir Dz (dont les œuvres ornent les étagères des bibliothèques révolutionnaires dans le monde entier), fait donc du «Hirak» au cannabis. A chacun son Hirak, mais surtout son régime.
Voilà donc pourquoi le Dr Bensaâda donne des cauchemars et trouble le marché, mais surtout les tendres nuits de nos tourtereaux qui crèchent chez «Nicolas Joli» pour qui le royaume est «Beau». Ahmed Bensaâda aurait dû leur chanter une berceuse de type : «Fais dodo, Colas son petit frère, fais dodo t’auras du Momo.»
Du coup, on s’interroge sur les raisons qui poussent les nations et les Etats à investir des milliards d’euros d’argent public dans la prévention et la lutte contre le trafic de drogue où s’affaissent des enfants, des femmes, des citoyens et aussi des policiers en France et ailleurs, tout en permettant aux officiels notamment médiatiques de nous vendre ces dramatiques événements comme des «faits divers».
Chez «Nicolas Joli», sous le titre de «marmite», parmi les pétitionnaires de guerre contre l’Algérie et son peuple, il y a «des têtes pensantes», des «intellectuels», et même qu’il s’agit de l’intelligentsia algérienne ! En revanche, les centaines de citoyens algériens qui dénoncent cette «reptation» de guerre, à travers une pétition menée par une résistante de la guerre de libération nationale, Djamila Boupacha, qui a échappé à la guillotine coloniale, est l’œuvre d’universitaires «affiliés au régime». Il ne lui reste plus qu’à nous expliquer que les 8 000 citoyens marocains, femmes, enfants, bébés, personnes âgées, hommes qui se jettent en Méditerranée pour rejoindre l’Espagne sont des figurants d’une scène de la nouvelle version du film Le Grand Bleu. Et le nourrisson repêché in extremis à Ceuta, par le sauveteur Juan Francisco Valle, est un bébé nageur. Et si «Nicolas Joli» nous parlait un peu plus de Louise Demitrakis, alias Abderrahmane Semmar, dit Abdou Semmar, propriétaire du site Algérie Part, son ex-collaborateur, et ses filiales pas tout à fait cathodiques ?
Mais cette nage bleue au Nord, après la marche verte au Sud, n’a pas révélé encore tous ses secrets. Et si c’était juste pour attirer le loup dans la bergerie et faire appel à l’agence européenne de chasse aux migrants Frontex, un allié d’Elbit Systems, cette entreprise de fabrication de drones militaires d’Israël ? En effet, Airbus Defence and Space et Israël Aerospace Industries sont liés par un partenariat, dont le fruit est le déploiement du drone MALE (Medium Altitude Long Endurance) Heron 1 à partir de l’aéroport international de Malte, le 29 avril 2021.
Pour revenir à la recette de cuisine de guerre, pour abattre le peuple algérien, pour, nous dit-on, «sauver les populations civiles» mais, surtout, pour faire surgir les démons du terrorisme et de l’humanité, déjà utilisée par les puissants pour détruire toutes les «Républiques arabes» au profit des monarchies, je vois l’ombre de la Libye planer sur l’Algérie. N’est-ce pas l’actuel ambassadeur de France à Alger, qui n’est autre que François Gouyette, celui qui officiait déjà comme ambassadeur de France en Libye, au moment de l’abattage de ce pays et chez qui pointent les membres du gang «à la banane» ? On ne peut pas non plus éviter le rappel pour le service à l’Elysée, par notre commandeur Macron, du «maître d’œuvre» du dossier libyen, Paul Soler, appelé «Monsieur Paul» ou «Paul Saïd». Et pour couronner le tout, son excellence convie spécialement les Algériens à un cycle de rencontres intitulées «Rencontres méditerranéennes», avec Benjamin Stora qui veut écrire l’histoire de la Guerre d’Algérie en «berbère» à Rachid Arhab, sous le patronage de Karim Amellal, qui n’est pas tout blanc (les berbérophones comprendront), le délégué interministériel à la Méditerranée de notre commandeur.
Dans ce cycle de conférences dirigé spécialement vers l’Algérie, encore une fois, sur la Méditerranée, ils vont peut-être faire un peu de prévention, donner des cours de natation et de sauvetage au peuple d’en bas, au vu de la transformation de cette mer, par le pouvoir, le vrai, en plus grand cimetière du monde, où flottent encore les dizaines de milliers de corps des migrants, des réfugiés issus des «guerres humanitaires». Même le sauvetage des survivants par les bateaux humanitaires (comme l’ocean viking de l’association humanitaire SOS Méditerranée) est criminalisé.
Avec un peu plus de recul, je ne vois pas autre chose que cet espace de «non-droit», qu’est le projet de l’UPM (Union pour la Méditerranée) porté par Nicolas Sarkozy, décrit par le cercle des économistes et Hubert Védrine (ancien secrétaire général de l’Elysée de 1991 à 1995, ministre des Affaires étrangères, signataire d’un rapport remarqué sur la France et la mondialisation !) dans leur feuille de route 5+5=32, Ed. Perrin, 2007.
Le «conte» n’est toujours pas bon, et j’ai bien peur, qu’au regard des sondages qui placent Marine en fête, on organise le feu d’artifice en Algérie avant les élections présidentielles, puisqu’en état de guerre les urnes sont closes. Mais cela n’a pas l’air de préoccuper nos dirigeants, ils se sont familiarisés avec le vocabulaire de guerre en pleine crise sanitaire.
Et pour clore ce chapitre, moi qui ai été toujours du côté des opprimés, un anticolonialiste et un objecteur de conscience (je n’ai jamais porté leurs armes), je voudrais répondre au danseur du régime de Tel-Aviv, le «Dilem» de la caricature, qui loge librement chez les bourgeois algériens : aux «Urnes citoyens, formez des bataillons» ! Tetnahaw gaâ ! Dégagez tous !
B. S.
-
La dictature en Algérie est en fin de cycle, seul un mandat de A.Tebboune secondé par un parlement islamiste pourra l'aider à rebondir.Oui, une assemblée nationale islamiste est la seule bouée de secours pour la dictature.Un mandat de 5 ans dominé par les islamistes va foutre un bordel : une guerre civile en kabylie, l'arabisation créera un foutoir dans toutes les administrations, l'islamisation du système éducatif déjà sinistre, le déséquilibre sociétal et l'augmentation du machisme et le sexisme, la censure dans les arts, dans les pratiques quotidiennes, la réduction des libertés individuels ce qui fera augmenter les viols et les agressions sexuelles, la fermeture des bars et l'interdiction de la consommation des alcool etc...Avant même la fin de de ce mandat que les algériens iront frapper dans les portails des casernes pour appeler à l'instauration d'un état militaire. 24 Mai 2021
-
Un tweeto a publié un texte, disons qu'il a mal compris ou mal interprété ce que j'ai écrit sur les lambeaux du hirak, sur ceux qui sont bruyants à défaut d'être utiles ou efficaces, ceux qui veulent absolument s'exprimer au nom du hirak après l'avoir mené à l'impasse.Je publie ceci pour lui dire, à lui et à des milliers d'autres personnes qui ont encore des doutes:vous voulez réellement débattre?Allons-y.Sereinement, paisiblement, loyalement, dans le respect des divergences d'opinion. Sans aucune concession sur le plan de la démocratie, des libertés, des Droits de l'Homme.Je m'engage à publier rapidement un texte sur les enjeux du moment, en posant toutes les questions: faut-il boycotter les élections du 12 juin? Faut-il essayer de les empêcher? Faut-il y participer? Faut-il s'inscrire dans un autre agenda, une autre démarche?
-
gaid salah sera retrograde a titre posthume...pour haute trahison
le clan de toufik (l etat profond) a toujours voulu remettre les cles du pouvoir au peuple ou du moins un partage de responsabilite
en premiere etape...
-
/Bio par Benjamin Stora
Bourmache Mokrane
Responsable section P.P.A. Belcourt ; membre Comité Directeur P. P.A. d’Algérie
Né en 1913 en Kabylie, Mokrane Bourmache dit «Ouazzani» exerce la profession de cuisinier dans différents restaurants d’Alger. Autodidacte, il parle et écrit couramment l’arabe. Il adhère à l’Etoile Nord-Africaine en 1936 et devient responsable de la section de Belcourt du P.P.A. puis de Maison Carrée. Membre du Comité Directeur du P.P.A. d’Alger en 1938, Mokrane Bourmache apporte la contradiction dans des réunions publiques aux Oulémas, à F. Abbas. Arrêté en 1938, il est condamné à quinze ans de travaux forcés. Avec la direction du P.P.A. emprisonnée qui refuse la collaboration avec le régime de Vichy, il est de nouveau condamné le 17 mars 1941 à neuf ans de travaux forcés, vingt ans d’interdiction de séjour et perte des droits civique. Torturé, mis en situation d’isolement total à Miliana, il perd la raison et est hospitalisé à l’hôpital psychiatrique de Blida de 1944 à 1965.
Sources : Archives Aix, 9H20, Rap, Alger 20/10/38 ; 9H47, Rap. Alger 20/4/38 : indications de M. Memchaoui. Entretien avec S. Bouzerar.
-Benjamin Stora, Dictionnaire biographique de militants nationalistes algériens, 1926-1954. Étoile nord-africaine. Parti du peuple algérien. Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, préface de Mohammed Harbi, Paris, L’Harmattan, 1985.
-
Il est impossible aujourd’hui en France de dénoncer le sionisme et de défendre la résistance palestinienne sans risquer de se faire insulter en public d’antisémite, et d’islamo-gauchiste.Il n’en fut pas toujours ainsi, bien au contraire.En 1917 un accord était conclu entre le mouvement sioniste international représenté par le banquier Lionel Walter Rothschild et Royaume Uni représenté par le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères Arthur Balfour. Cet accord est connu par la lettre ouverte envoyé par Balfour à Rothschild que l’on appelle "la déclaration Balfour."Le contenu de l'accord était la promesse du Royaume-Uni de la réalisation d'un Etat National juif en Palestine en contrepartie de l'engagement des forces militaires sionistes formés en Angleterre et aux Etats Unis aux côtés des forces impérialistes anglaises et français contre l'Allemagne et l'Empire Ottoman, et d'autre part l'assurance que le réseau d'influence sioniste international obtiendrait l'engagement dans cette guerre des Etats Unis.Par cette lettre, le Royaume-Uni se déclare en faveur de l'établissement en Palestine d'un projet national (présenté comme « un foyer national pour le peuple juif ». Cette déclaration est considérée comme une des premières étapes dans la création de l'État d'Israël.Paradoxalement le seul juif présent dans le cabinet britannique Edwin Montagu s’oppose fermement à ce projet et à cet accord en ces termes :« Je tiens à ce que soit consigné mon avis que la politique du gouvernement de Sa Majesté est antisémite et fera par conséquent le jeu des antisémites du monde entier »Edwin Montagu trouvait « inconcevable que le gouvernement britannique reconnaisse officiellement le sionisme et permette à M. Balfour de dire que la Palestine devra être transformée en “foyer national du peuple juif”. J’ignore ce que cela implique, mais je suppose que cela signifie que les mahométans et les chrétiens devront faire place aux juifs et que ces derniers seront favorisés et associés singulièrement avec la Palestine comme l’Angleterre l’est avec les Anglais ou la France avec les Français ; que les Turcs et les autres mahométans en Palestine seront considérés comme étrangers, tout comme les Juifs seront désormais considérés comme étrangers en tout lieu sauf en Palestine ». Il ajouta ensuite cette réflexion prémonitoire : « Peut-être faudra-t-il aussi n’accorder la citoyenneté qu’après un examen religieux. »Cet avis émis en 1917 du juif anglais Edwin Montagu est d’un prophétisme stupéfiant sur les conséquences de la naissance de l’Etat sioniste en Palestine.illustration photo d'Edwin Montagu en 1920
-
-
Condamné par le tribunal militaire à des peines de réclusion, l’une à 8 ans, confirmée par la cour d’appel (et cassée il y a quelques jours) et par la Cour suprême, pour les délits d’«outrage à corps constitué», «faux et usage de faux» ainsi que «détention d’armes et de munitions de guerre» et l’autre à 16 ans pour «trafic d’influence», «infraction aux consignes de l’armée», «entrave à la justice» et «enrichissement illicite», dont le procès en appel, programmé pour le 19 mai, a été renvoyé au 23 juin prochain, l’ex-Directeur général de la Sécurité intérieure, le général Wassini Bouazza, a été déféré devant le conseil de discipline militaire, au début du mois en cours.
Convoquée par le président de la République, en tant que ministre de la Défense et chef suprême des forces armées, cette instance est un organe non permanent, prévu par l’ordonnance 06/02 du 26 février 2006, portant statut des personnels militaires, qui se réunit à la demande du ministre de la Défense, pour statuer sur les sanctions administratives disciplinaires et professionnelles.
Présidé par un général, le conseil a entendu durant des heures le général Bouazza, qui s’est défendu sans ses avocats, nous dit-on, de la même manière, lors de son procès lié à l’interférence dans le scrutin du 12 décembre 2020, en affirmant «avoir exécuté les ordres» du défunt chef d’état-major de l’Anp, Ahmed Gaïd Salah, son supérieur hiérarchique.
A la fin de la séance, le conseil a infligé à l’ex-patron de la Sécurité intérieure la lourde sanction de «cassation de grade et de la remise au rang de djoundi», à sa dégradation au rang d’homme de troupe, une sanction statutaire prévue par la loi 06/02 de 2006, notamment dans ses articles 69, 70, 71 et 72. En vertu de l’article 69 et «sans préjudice des sanctions pénales qu’elle peut entraîner, le militaire s’expose, selon la nature et la gravité de la faute commise, à une sanction disciplinaire, professionnelle et/ou statutaire».
Si les fautes conduisant à une sanction disciplinaire et les barèmes des sanctions disciplinaires sont fixés par le règlement du service dans l’armée, tel que dicté par l’article 70, la disposition qui suit ce dernier précise que «les sanctions professionnelles sont le retrait partiel ou total, temporaire ou définitif, d’une qualification professionnelle sont prononcées en cas de fautes professionnelles, après avis d’un conseil d’examen des faits professionnels et fixées par les statuts particuliers».
L’article 72, quant à lui, énumère les sanctions comme suit : «La radiation du tableau d’avancement pour une durée déterminée, rétrogradation dans le grade, la cassation de grade et la remise au rang de djoundi et enfin la radiation des rangs de l’Armée nationale populaire par mesure disciplinaire.» Le même article explique que «les sanctions statutaires sont prononcées pour manquement aux obligations statutaires, inconduite habituelle, faute grave dans le service ou contre la discipline, faute contre l’honneur, condamnation criminelle ou pour une peine d’emprisonnement, ferme ou assortie de sursis, pour délit(s) jugé(s) incompatible(s) avec les exigences de l’état de militaire».
Ces sanctions sont prononcées, lit-on dans le même article, «à l’encontre d’un militaire, sauf au cas où les griefs retenus contre lui ont fait, au préalable, l’objet d’une condamnation pénale ayant acquis l’autorité de la chose jugée, sont subordonnées à sa comparution, devant un conseil d’enquête, lorsqu’il s’agit des militaires de carrière, devant un conseil de discipline, lorsqu’il s’agit des militaires contractuels».
el watan
-
Les partis politiques doivent être démocrates et laisser au peuple le droit de choisir leurs représentants. PPAgencyContribution d’Amar Djerrad – La situation de nos partis politiques et de leurs dirigeants – aujourd’hui, dans leur vision de la chose politique, dans l’incohérence de leurs tactiques et alliances hasardeuses, surtout dans leur semblant d’unité d’action circonstancielle face à ce qu’ils nomment le «pouvoir» (dans sa compréhension «ennemi» à déchoir) – tend vers leur déliquescence, faute d’adhérents et de partisans. On le constate déjà, pour certains, par leur refus et crainte de se présenter aux élections législatives bien que la nouvelle loi électorale ait satisfait toutes leurs exigences !
Crainte d’un laminage de leurs prétendus encrage et force ? Certainement ! Il y a aussi que pour ces partis la direction et, surtout, la députation, doivent rester entre copains et/ou familiale (non pour leurs militants) par le stratagème des «quotas de sièges» et «têtes de liste» bannis cette fois par la loi et remplacées par la «proportionnelle» avec vote «préférentiel», c’est-à-dire que l’électeur choisit son ou ses candidats au sein de sa liste préférée. Ce qui permettra certainement le passage du «flambeau» à une nouvelle génération de citoyens, souvent jeunes et diplômés, exclus jusque-là. Donc, un système électoral «trop» démocratique (pour ces partis «démocrates»), car annihilant les privilèges de clans, pour s’engager dans la compétition ?
Pourtant, le vote est le seul moyen démocratique universel qui permet les changements et l’évolution. Les partis dits «démocrates» qui s’en tiennent, avec entêtement, à cette «phase de transition» aberrante, sans vote du peuple, est une attitude autocratique, despotique ! Il est maintenant clair que l’«opposition» opportuniste et manipulatrice qui refuse les législatives ne cherche qu’à prendre le pouvoir, sans donner le choix au peuple, au nom de groupuscules constitués en pseudo-hirak qu’ils assimilent à «peuple».
Le malheur est que ces dirigeants ont injecté dans la conscience de leurs militants, non pas le patriotisme, le goût de la compétition loyale et la responsabilité, mais l’idée que ceux qui ne sont pas de leur bord sont «ennemis». Rabâcher cela, des années durant, sans alternatives et projets utiles pour le pays, que la logique de la confrontation et le négativisme systématique finit par réveiller les consciences et pousser soit à rester sur son quant-à-soi, soit à déserter.
L’incompétence de ces partis et aussi de certaines associations, souvent liées à des agendas d’ONG étrangères, est exacerbée par leur forte propension à mimer déraisonnablement l’Occident, surtout la France pour nos démocrates ou le Moyen-Orient pour nos islamistes, sans qu’aucun prenne la peine de le faire avec raison, réalisme et objectivité. Comme si ces modèles sont irréprochables et donc licites à l’adoption. Pourtant, chacun sait que l’acquisition et la maîtrise de la culture et la langue d’un pays n’autorisent pas le mimétisme aveugle, l’emprise, voire l’allégeance à ce pays. Sinon, pourquoi la raison et l’intelligence sont intrinsèques à l’être humain ? On emprunte des valeurs utiles à l’épanouissement et à l’émancipation et non mimer aveuglément des pitreries ou des simagrées ! Bernard Werber dit : «Mais ce n’est pas en imitant les maîtres qu’on devient maître.» Il y a un proverbe dans mon pays qui dit : «Celui qui copie un lion n’est pas un lion, mais un singe.»
Ces partis doivent absolument changer de politique, de stratégie et d’approche ! Au lieu de faire par le pragmatisme et la sagesse, leurs manières d’agir actuelles cabochardes et provocatrices, voire défiantes, mènent toujours vers l’échec. «La véritable force commence par la sagesse.» (Jean Van Hamme) ; «le sage change d’avis et le sot s’entête ». (Proverbe espagnol.)
L’altération de certains partis «démocrates» est telle qu’ils appellent «au dialogue» avec le pouvoir dans un contexte où le processus électoral est engagé, voire irréversible. Même dans le cas où il y aurait dialogue, il le sera dans le cadre d’actions démocratiques impliquant les électeurs et non pour une «phase de transition» incongrue et antidémocratique (car sans vote du peuple) à l’opposé des principes universels.
Il est donc nécessaire que le peuple, en particulier les jeunes, tranche en votant pour concrétiser le changement afin de faire échec à l’opportunisme, à la paresse de ces partis, mais aussi aux complots multiples contre l’Algérie. Une belle occasion, le citoyen choisit désormais lui-même le ou les candidats. Il appartient à ces partis de s’adapter au risque de disparaître.
Il est bon que les chefs de ces partis méditent cette citation d’Auguste Detœuf, fondateur d’Alsthom en 1928 : «Logique et bon sens : un chef. Bon sens sans logique : un employé. Logique sans bon sens : une catastrophe.»
A. D.



L’itinéraire sinueux d’un traître à la solde du régime de Rabat
in Actualité algérienne
Posted
Contribution de M. Kateb – Il est très difficile de dire avec exactitude de quel camp il est, de quelle officine marocaine il se réclame, mais le très médiatisé traître algérien, qui ne mérite même pas qu’on le cite nommément, tant il est connu pour ses fake news récurrentes et tout ce qui s’ensuit comme actions propagandistes contre l’Algérie, aime plaire à ses maîtres marocains. Vu sous cet angle, le constat est sans appel. Un spécialiste du Maroc me dit tout de go, et sans risque de se tromper, que le traître fugitif est une «construction de façade des Khatib du Rif» et un «électron de la DGED».
Les tensions, changements et contradictions des relations bilatérales algéro-marocaines transparaissent dans les attitudes non dites de ce pseudo-journaliste qui vient de revenir, selon ses dires, d’un voyage du Maroc. Il a ainsi apporté cette semaine la preuve que ses liaisons dangereuses en faveur de son engagement pro-marocain ont beaucoup évolué dans l’action empirique pour devenir opérationnelles. Cette stratégie permanente de la tension à l’égard de l’Algérie et de ses symboles vise maladroitement à ternir l’image de ses symboles, par l’entremise d’allusions, de sous-entendus et d’insinuations ingrates visant les ténors de la diplomatie algérienne.
Dans son fiel, le traître présente l’Algérie bien sûr avec un visage particulier qui laisse un pays soi-disant amer, égaré et en quête de réhabilitation.
La semaine écoulée, sur instruction de son pendant marocain, le 360.ma, le traître s’attaque injustement à Sabri Boukadoum, le flamboyant ministre des Affaires étrangères, en apportant encore une fois la preuve qu’il n’existe aucun doute sur sa sous-traitance marocaine, notamment quand il prétend que notre ministre Boukadoum, qui est issu de la grande famille des révolutionnaires à Constantine, Collo, Skikda et Jijel, a donné en public un blanc-seing à Arancha González Laya pour s’exprimer à la fois en son nom et au nom de l’Algérie. «Il n’a jamais été question de souveraineté», lors de la conférence commune tenue à Madrid, le 30 mars dernier, avec son homologue espagnole, Arancha González Laya. Sortir un évènement destiné aux médias de sa date obscure de plus de deux mois (exactement le 30 mars 2021), le disséquer sélectivement de sa dimension contextuelle est le sale boulot que l’on confie aux traîtres.
Le traître sait parfaitement que le ministre Sabri Boukadoum, qui reste de loin un homme de communication, n’a jamais été en panne d’idées pour esquiver les questions des journalistes. C’était pour gagner quelques minutes quant à la déclaration commune. Par la suite, Sabri Boukadoum a exprimé en espagnol, face aux médias, et dans l’art et la manière, la position de l’Algérie, particulièrement sur les questions de l’heure. Ce qui est certain, c’est que le missionnaire de Rabat est prêt à tout pour servir son suzerain alaouite.
Pourquoi maintenant ? Et pourquoi d’une déclaration banale destinée à la presse espagnole et algérienne, on est passé à la souveraineté ? Ce raccourci vite fait n’existe en fait que dans l’imagination des Marocains de la DGED et de leurs satellites qui les ont inventés. Le Maroc espérait, en effet, et avant toute chose, réaliser un gros coup dans ses desseins non dits, notamment après ses derniers revers avec l’Espagne et l’Allemagne, mais il oublie que le temps est venu de neutraliser les traîtres à sa solde et leur machine toxique.
On devine donc quelle officine instrumentalise le traître et dans quel camp il est. Le transfuge s’est métamorphosé et ses compromissions sont celles maintenant de ses nouveaux alliés. Mais il oublie qu’un jour ses contradictions et sa marginalité déconcertante seront la source même de sa faillite dans l’espace public : un traître n’est qu’un salop. Quel que soit le nom que l’on lui donne – transfuge, déserteur, lâche, félon, renégat, infidèle, vendu, mouchard, trompeur –, tout cela lui ôte toute cause juste qui donne un sens à sa vie.
M. K.