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Guest asteroideB612

A vos textes....

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C'est toujours un plaisir décuplé que de lire les textes que tu déposes si délicatement sur FA...:)

Merci Amar,ton commentaire me touche et m'encourage...:)

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Ville des anges de Christina Wolf

Un mot hantait mes pensées, ce n’était pas la première fois, ERRANCE, ce serait un titre approprié pour un futur projet d’écriture, il me mettrait d’une façon radicale dans la bonne direction, ou plutôt il me forcerait à la prendre, restait à savoir si je le voulais vraiment. Le titre était trop bon. Il n’est resté que lui. Un titre solitaire en quête de texte. Je savais qu’il existait, ce texte, écrit à l’encre invisible, pour prévenir tout accès non autorisé. L’écriture apparaîtrait sous un certain éclairage, pensais-je, qui ne devrait être ni trop vif ni trop estompé mais devrait, et j’hésitais à le dire, être juste. L’un de ces mots mis à l’écart qui, tels des fragments surgis des temps anciens, ralentissent le flot rapide de notre nouvelle langue.

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Ville des anges de Christina Wolf

Un mot hantait mes pensées, ce n’était pas la première fois, ERRANCE, ce serait un titre approprié pour un futur projet d’écriture, il me mettrait d’une façon radicale dans la bonne direction, ou plutôt il me forcerait à la prendre, restait à savoir si je le voulais vraiment. Le titre était trop bon. Il n’est resté que lui. Un titre solitaire en quête de texte. Je savais qu’il existait, ce texte, écrit à l’encre invisible, pour prévenir tout accès non autorisé. L’écriture apparaîtrait sous un certain éclairage, pensais-je, qui ne devrait être ni trop vif ni trop estompé mais devrait, et j’hésitais à le dire, être juste. L’un de ces mots mis à l’écart qui, tels des fragments surgis des temps anciens, ralentissent le flot rapide de notre nouvelle langue.

 

dur dur d'écrire sans se laisser aller vraiment... tu vois ce que je veux dire ?

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Je relis Gatsby.

 

Il me sourit avec une sorte de complicité - qui allait au-delà de la complicité. L'un de ces sourires singuliers qu'on ne rencontre que cinq ou six fois dans une vie, et qui vous rassure à jamais. Qui, après avoir jaugé - ou feint peut-être de jauger - le genre humain dans son ensemble, choisit de s'adresser à vous, poussé par un irrésistible préjugé favorable à votre égard. Qui vous comprend dans la mesure exacte où vous souhaitez qu'on vous comprenne, qui croit en vous comme vous aimeriez croire en vous-même, qui vous assure que l'impression que vous donnez est celle que vous souhaitez donner, celle d'être au meilleur de vous-même.

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C'est très simplement beau ce que tu as choisi Djânaeh :40:

 

Je le trouve terriblement beau aussi. C'est Fitzgerald..Il est classe.. jusque dans son patronyme : )

F.Scott Fitzgerald C'est déjà de la poésie de s’appeler comme ça : )

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Je ne l'avais jamais lu Djânaeh !

 

 

Bah c'est pas si grave, c'est très facilement remédiable et puis on ne peut pas tous avoir tout lu : )

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Salut Séphia

 

Merci Amar,ton commentaire me touche et m'encourage...:)

 

Les textes que tu déposes sont des cadeaux...

 

Merci à toi Séphia...:)

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...Il faut que nous apprenions que chaque peuple a une civilisation, une culture, une histoire. Il faut lutter contre un droit qui instaure la sauvagerie, la guerre, l'oppression du plus faible par le plus fort. Ce qui est fondamental, c'est l'humanisme, l'homme, le respect dû à l'homme, le respect de la dignité humaine, le droit au développement de l'homme. Les formules peuvent différer, bien entendu, avec le temps, avec les siècles, avec les compartimentages géographiques, mais enfin l'essentiel est là (Nègre je suis, nègre je resterai).

Aimé Cesaire

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Chronique d'Hiver de Paul Auster

Tu crois que ça ne t'arrivera jamais, que ça ne peut pas t'arriver, que tu es la seule personne au monde à qui aucune de ces choses n'arrivera jamais, et pourtant, l'une après l'autre, elles se mettent toutes à t'arriver, exactement comme à tout le monde.

 

Tes pieds nus sur le sol froid au moment où tu sors du lit et vas jusqu'à la fenêtre. Tu as six ans. Dehors, la neige tombe et les branches de l'arbre dans le jardin derrière la maison sont en train de devenir blanches.

 

Parle tout de suite avant qu'il ne soit trop tard, et puis espère pouvoir continuer à parler jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à dire. Il ne reste plus beaucoup de temps, finalement. Tu fais peut-être bien, pour l'instant, de mettre tes histoires de côté et de tenter d'examiner les sensations qui te viennent de vivre dans ce corps, depuis le premier jour où tu te souviens de t'être senti vivant jusqu'à aujourd'hui. Un catalogue de données sensorielles. Ce qu'on pourrait appeler une phénoménologie de la respiration.

 

Tu as dix ans, et l'air, en ce milieu d'été, est chaud, d'une chaleur oppressante, tellement humide et inconfortable que même lorsque tu es assis à l'ombre des arbres du jardin derrière la maison, la sueur perle sur ton front.

 

C'est un fait incontestable : tu n'es plus jeune. Dans un mois exactement, tu auras soixante-quatre ans, et bien que ce ne soit pas un âge terriblement avancé - pas ce qu'on considère normalement comme le grand âge -, tu ne peux t'empêcher de penser à tous ceux qui n'ont pas réussi à parvenir aussi loin que toi. C'est là un exemple de ces diverses choses qui ne pouvaient pas arriver et qui, de fait, sont arrivées.

 

Le vent contre ton visage quand le blizzard soufflait, la semaine dernière. L'atroce brûlure du froid, et toi, là, dans les rues vides, à te demander ce qui t'avait pris de sortir de chez toi dans une tempête aussi déchaînée, et pourtant, alors même que tu luttais pour ne pas perdre l'équilibre, tu sentais l'euphorie de ce vent, la joie de voir des rues familières changées en une masse confuse de neige blanche tourbillonnante.

 

Plaisirs physiques et douleurs physiques. D'abord et surtout des plaisirs sexuels, mais aussi de manger et de boire, de rester nu dans un bain chaud, de gratter un endroit qui démange, d'éternuer et de péter, de passer une heure de plus au lit, de lever le visage vers le soleil par un doux après-midi de fin de printemps ou de début d'été et de sentir la chaleur s'installer sur ta peau. Les exemples en sont innombrables, il ne se passe pas un jour sans un ou plusieurs moments de plaisir physique, et pourtant les douleurs sont assurément plus longues à passer et plus réfractaires : à un moment ou un autre, pratiquement toutes les parties de ton corps ont subi une agression. Les yeux et les oreilles, la tête et le cou, les épaules et le dos, les bras et les jambes, la gorge et l'estomac, les chevilles et les pieds, sans même mentionner l'énorme furoncle un jour surgi sur ta fesse gauche, que ton médecin avait gratifié du nom de tanne, lequel, à tes oreilles, renvoyait à quelque mal médiéval, et qui t'avait empêché pendant une semaine de t'asseoir sur des chaises.

 

La proximité de ton petit corps avec le sol - ce corps qui était le tien quand tu avais trois et quatre ans -, c'est-à-dire le peu de distance entre tes pieds et ta tête, et la manière dont les choses que tu ne remarques plus maintenant constituaient alors pour toi une présence constante, un objet de préoccupation : le petit univers des fourmis qui rampent et des pièces de monnaie perdues, des brindilles tombées par terre et des capsules de bouteille tordues, des feuilles de pissenlit et de trèfle. Mais surtout les fourmis. Ce sont d'elles que tu te souviens le mieux. Des armées de fourmis qui défilent pour entrer et sortir de leurs collines poudreuses.

 

Tu as cinq ans, tu es accroupi au-dessus d'une fourmilière dans le jardin, et tu étudies avec attention les allées et venues de tes minuscules amies à six pattes. Sans que tu le voies ou que tu l'entendes, ton voisin âgé de trois ans se glisse derrière toi et te frappe sur la tête avec son petit râteau. Les dents du râteau trouent ton cuir chevelu, le sang te coule dans les cheveux et le long du cou, et tu cours en hurlant dans la maison où ta grand-mère panse tes blessures.

 

Les paroles de ta grand-mère à ta mère : "Ton père serait vraiment un homme merveilleux - si seulement il était différent."

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Le boulanger : Ah ! Te voilà, toi ? Regarde, la voilà la Pomponnette... G**ce, s***pe, ordure, c'est maintenant, que tu reviens ? Et le pauvre Pompon, dis, qui s'est fait un mauvais sang d'encre ! Il tournait, il virait, il cherchait dans tous les coins... Plus malheureux qu'une pierre, il était... Et elle, pendant ce temps-là avec ses chats de gouttières... Des inconnus, des bons à rien... Des passants du clair de lune. Qu'est-ce qu'ils avaient, dis, de plus que lui ?

Sa femme : Rien.

 

Le boulanger : Toi tu dis "rien." Mais elle, si elle savait parler, ou si elle n'avait pas honte - ou pas pitié du vieux Pompon - elle me dirait : "ils étaient plus beaux." Et qu'est-ce que ça veut dire, beau ? Et la tendresse alors, qu'est-ce que tu en fais ? Dis, tes ministres de gouttières, est-ce qu'ils se réveillaient, la nuit, pour te regarder dormir ? (La chatte, tout à coup, s'en va tout droit vers une assiette de lait qui était sur le rebord du four, et lape tranquillement.) Voilà. Elle a vu l'assiette de lait, l'assiette du pauvre Pompon. Dis, c'est pour ça que tu reviens ? Tu as eu faim et tu as eu froid ?... Va, bois-lui son lait, ça lui fait plaisir... Dis, est-ce que tu repartiras encore ?

 

Sa femme : Elle ne repartira plus...

 

Le boulanger : Parce que, si tu as envie de repartir, il vaudrait mieux repartir tout de suite, ça serait sûrement moins cruel...

 

Sa femme : Non, elle ne repartira plus... Plus jamais...

 

(La scène finale, celle de la " Pomponnette " extraite de la femme du boulanger de Marcel Pagnol)

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Salut Séphia

 

Le boulanger : Ah ! Te voilà, toi ? Regarde, la voilà la Pomponnette... G**ce, s***pe, ordure, c'est maintenant, que tu reviens ? Et le pauvre Pompon, dis, qui s'est fait un mauvais sang d'encre ! Il tournait, il virait, il cherchait dans tous les coins... Plus malheureux qu'une pierre, il était... Et elle, pendant ce temps-là avec ses chats de gouttières... Des inconnus, des bons à rien... Des passants du clair de lune. Qu'est-ce qu'ils avaient, dis, de plus que lui ?

Sa femme : Rien.

 

Le boulanger : Toi tu dis "rien." Mais elle, si elle savait parler, ou si elle n'avait pas honte - ou pas pitié du vieux Pompon - elle me dirait : "ils étaient plus beaux." Et qu'est-ce que ça veut dire, beau ? Et la tendresse alors, qu'est-ce que tu en fais ? Dis, tes ministres de gouttières, est-ce qu'ils se réveillaient, la nuit, pour te regarder dormir ? (La chatte, tout à coup, s'en va tout droit vers une assiette de lait qui était sur le rebord du four, et lape tranquillement.) Voilà. Elle a vu l'assiette de lait, l'assiette du pauvre Pompon. Dis, c'est pour ça que tu reviens ? Tu as eu faim et tu as eu froid ?... Va, bois-lui son lait, ça lui fait plaisir... Dis, est-ce que tu repartiras encore ?

 

Sa femme : Elle ne repartira plus...

 

Le boulanger : Parce que, si tu as envie de repartir, il vaudrait mieux repartir tout de suite, ça serait sûrement moins cruel...

 

Sa femme : Non, elle ne repartira plus... Plus jamais...

 

(La scène finale, celle de la " Pomponnette " extraite de la femme du boulanger de Marcel Pagnol)

 

Joli texte...

 

Tendresse, promesses, entre désespoir et illusions...

 

Merci pour ce partage...:)

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Salut Djânaeh

 

Je relis Gatsby.

 

Il me sourit avec une sorte de complicité - qui allait au-delà de la complicité. L'un de ces sourires singuliers qu'on ne rencontre que cinq ou six fois dans une vie, et qui vous rassure à jamais. Qui, après avoir jaugé - ou feint peut-être de jauger - le genre humain dans son ensemble, choisit de s'adresser à vous, poussé par un irrésistible préjugé favorable à votre égard. Qui vous comprend dans la mesure exacte où vous souhaitez qu'on vous comprenne, qui croit en vous comme vous aimeriez croire en vous-même, qui vous assure que l'impression que vous donnez est celle que vous souhaitez donner, celle d'être au meilleur de vous-même.

 

 

Le sourire de Gatsby, un monde dans lequel on se noie avec délices...

 

J'espère que tu vas bien mon amie...:)

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Guest Stalactite

Alger sans Mozart de Michel Canési et Jamil Rahmani

 

 

" Tu comprends, ces arriérés voudraient me faire sortir dans la rue en pingouin et m’empêcher d’écouter Mozart… Tu imagines Alger sans Mozart ! La vie, c’est la liberté : la liberté de croire, de voir, d’entendre et d’aimer sans contraintes, des le respect de soi et des autres. Pas cet ersatz de religion qui veut fixer un cadre à tout et rythmer la vie avec des règles du Moyen-âge. L’islam de ton cousin est un islam d’interdit, d’abêtissement et d’anéantissement qui privilégie l’étiquette et jette à la poubelle le spirituel."

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Guest Stalactite

On ne voyait que le bonheur de Grégoire Delacourt

 

« Ma lâcheté trouve son origine dans cette colère qui ne sort pas. Je sais que le pardon n’a jamais été une qualité humaine, il faut se battre, oser redevenir animal, mordre, se défendre ; ou accepter de disparaître.

J’y pense parfois. Disparaître. »

 

...//...

 

« Je ne l’ai pas su. Je l’ai senti.

J’ai senti les mains rôder, les lèvres goûter, les yeux caresser. J’ai senti les mots nouveaux qui s’étaient insinués. J’ai senti le geste plus lourd pour remettre une mèche. Un geste sans ambigüité possible. J’ai senti le mal. J’ai senti l’abîme. J’ai senti mon cœur s’ouvrir, se déchirer. J’ai senti les larmes. Les brûlures. J’ai senti le fauve se réveiller. La colère gronder. L’orage, tous les orages. J’ai senti le sens du mot chagrin. La douleur immémoriale des femmes. J’ai senti l’âcre, le sale. J’ai senti les doigts qui sentaient le mensonge. La trahison. Le regard qui coulait (…).

J’ai senti le monde s’écrouler quand Nathalie m’a trompé. »

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Merci Stalactite :40: j'espère que tu vas bien !

je l'ai acheté le livre Alger sans Mozart je vais l'offrir à Noel je l'ai fait dédicassé par les auteurs Louise est une Française qui aime l'Algérie et qui vie encore à Alger

 

et toi je t'aime un peu ...

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j'espère que cela ne va pas emmerder d'autres si je te trouve bien je trouve beaucoup de monde bien le savent t-ils ?

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Ah ce n'est pas ainsi que je trouve la personne qui me trouve bien ... et bien je m'en tape ...

on m'a déjà dit que les algériennes patati patata ...n'aime pas ça :)

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Guest Stalactite
Merci Stalactite :40: j'espère que tu vas bien !

je l'ai acheté le livre Alger sans Mozart je vais l'offrir à Noel je l'ai fait dédicassé par les auteurs Louise est une Française qui aime l'Algérie et qui vie encore à Alger

 

et toi je t'aime un peu ...

 

 

Bonsoir Hilar,

 

Ravie que tu ais réussi à trouver ce livre : c'est toujours un beau cadeau un livre.

 

Merci pour le " je t'aime un peu" ça m'a fait sourire : surtout venant d'un étranger.

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Guest Stalactite
vous n'êtes pas Algérienne Satalactite ?

 

Je le suis.

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Et je le suis aussi ma chère ma très chère chaire et chaque jour un peu plus je suis même en ce moment ;)

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Guest Stalactite

La délicatesse de David Foenkinos

 

" On lui avait souvent suggéré de se séparer des souvenirs. C'était peut-être la meilleure façon de cesser de vivre dans le passé. Elle repensait à cette expression : " se séparer des souvenirs ".

 

Comment quitte-t-on un souvenir ?"

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Ce moment que tu nous as offert ce soir est un don du ciel Stalactite Merci

 

j'étais seul je ne le suis plus vraiment ! Merci

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