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Guest asteroideB612

A vos textes....

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Guest asteroideB612

Au fil de nos lectures, nous avons toutes et tous un texte voire plusieurs, qui nous ont marqués...qui nous ont fait vibrer, rire ou pleurer !

 

Partageons ces moments délicieux...

 

A vous lire

 

Pour commencer, je dois dire que le papa du Petit Prince à marqué ma jeunesse, mais plus encore ma vie d'adulte ( ce n'est qu'à ce moment là que j'ai vraiment compris le message..la leçon que nous envoyait Monsieur Saint Exupéry dans " Le Petit Prince "

 

"J'ai de sérieuses raisons de croire que la planète d'ou venait le petit prince est l'astéroide B 612.

Cet astéroide n'a été apercu qu'une fois au télescope, en 1909, par un astronome turc.

Il avait fait alors une grande démonstration de sa découverte à un Congrès International d'Astronomie. Mais personne ne l'avait cru à cause de son costume. Les grandes personnes sont comme ca.

Heureusement, pour la réputation de l'astéroide B 612 un dictateur turc imposa à son peuple, sous peine de mort, de s'habiller à l'européenne. L'astronome refit se démonstration en 1920, dans un habit très élégant. Et cette fois-ci tout le monde fut de son avis.

 

Si je vous ai raconté ces détails sur l'astéroide B 612 et si je vous ai confié son numéro, c'est à cause des grandes personnes. Les grandes personnes aiment les chiffres. Quand vous leur parlez d'un nouvel ami, elles ne vous questionnent jamais sur l'essentiel. Elles ne vous disent jamais : "Quel est le son de sa voix ? Quels sont les jeux qu'il préfère ? Est-ce qu'il collectionne les papillons ?" Elles vous demandent : "Quel age a-t-il ? Combien a-t-il de frères ? Combien pèse-t-il ? Combien gagne son père ? " Alors seulement elles croient le connaitre. Si vous dites aux grandes personnes : "J'ai vu une belle maison en briques roses, avec des géraniums aux fenêtres et des colombes sur le toit..." elles ne parviennent pas à s'imaginer cette maison. Il faut leur dire : "J'ai vu une maison de cent mille francs." Alors elles s'écrient : "Comme c'est joli!"

 

Ainsi, si vous leur dites : "La preuve que le petit prince a éxisté c'est qu'il était ravissant, qu'il riait, et qu'il voulait un mouton. Quand on veut un mouton, c'est la preuve qu'on existe", elles hausseront les épaules et vous traiteront d'enfant ! Mais si vous leur dites : "La planète d'où il venait est l'astéroide B 612", alors elles seront convaincues, et elles vous laisseront tranquille avec leurs questions. Elles sont comme ca. Il ne faut pas leur en vouloir. Les enfants doivent être très indulgents envers les grandes personnes.

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Guest asteroideB612

La rencontre du renard et du Petit Prince

 

Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...

Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince:

-S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.

-Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de

temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

-On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.

Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

-Que faut-il faire ? dit le petit prince.

-Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...

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Guest asteroideB612

Et voici le passage qui m'a le plus touché dans ce livre

 

-Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.

Le petit prince s'en fut revoir les roses.

-Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n'êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n'avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n'était qu'un renard

semblable à cent mille autres. Mais j'en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde.

Et les roses étaient gênées.

-Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. on ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu' elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même Quelquefois se taire. Puisque c' est ma rose.

Et il revint vers le renard:

-Adieu, dit-il...

-Adieu, dit le renard. Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

-L'essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.

-C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

-C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose... lit le petit prince, afin de se souvenir.

-Les hommes ont oublié, cette vérité, dit le renard. Mais tu ne dois pas l'oublier. Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...

-Je suis responsable de ma rose... répéta le petit prince, afin de se souvenir.

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Guest asteroideB612

Voilà un extrait du livre "Samarcande" d'Amin Maalouf

 

Beaucoup d'intensité en peu de mots...

 

A son tour, il sent sur son visage la fuite d'une larme. Cette larme, il voudrait la cacher, mais Djahane l'enlace sauvagement, elle a collé son visage au sien.

 

- Tu peux me cacher tes écrits, pas tes larmes. Je veux les voir, les toucher, les mélanger aux miennes, je veux garder leurs traces sur mes joues, je veux garder leur goût salé sur ma langue.

 

On dirait qu'ils cherchent à se déchirer, à s'étouffer, à s'anéantir. Leurs mains s'affolent, leurs vêtements s'éparpillent. Incomparable nuit d'amour que celle de deux corps incendiés par des larmes brûlantes. Le feu se propage, les enveloppe, les enroule, les enivre, les enflamme, les fusionne peau contre peau jusqu'au bout du plaisir. Sur la table, un sablier s'écoule, goutte à goutte, le feu s'apaise, vacille, s'éteint, un sourire essoufflé s'attarde. Longuement ils respirent Omar murmure, à elle ou au destin qu'ils viennent de braver :

 

- Notre empoignade ne fait que commencer.

 

Djahane l'étreint, les yeux clos.

 

- Ne me laisse pas dormir jusqu'à l'aube.

 

Le lendemain, deux nouvelles lignes dans le manuscrit. Le calligraphie en est frêle, hésitante et torturée :

 

Auprès de ta bien-aimée, Khayamm, comme tu étais seul ! Maintenant qu'elle est partir, tu pourras te réfugier en elle.

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j'ai lu quelque part que le petit prince est le livre le plus vendu au monde...après la bible

 

je ne l'ai pas relu depuis mon enfance, je me rappelle vaguement de l'épisode avec la rose

 

ps: maalouf je suis fan

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Guest asteroideB612
j'ai lu quelque part que le petit prince est le livre le plus vendu au monde...après la bible

 

je ne l'ai pas relu depuis mon enfance, je me rappelle vaguement de l'épisode avec la rose

 

ps: maalouf je suis fan

 

Le petit Prince aurait été vendu à plus de 80 millions d'exemplaires dans le monde...traduit dans je ne sais combien de langues et adapté au théâtre, cinéma et en bande dessiné !

 

il est inoxydable !

 

Quand à Amine Maalouf...il fait partie de ses écrivains que j'aime lire et relire sans modération !

 

Voici un cours extrait de l’allocution prononcée par Amin Maalouf le 2 mai 2001 lors de la remise du doctorat honoris causa que lui a décerné l’Université catholique de Louvain.

 

Le doute

 

On l’aura compris, le doute, chez moi, n’est pas une absence de croyance, c’est un mode de croyance. Et peut-être une façon d’être, à mon niveau de fragile mortel, en phase avec les desseins du Créateur. En effet, si nous devions vivre avec la certitude qu’il n’y a rien après la mort, notre vie entière ne serait qu’une pathétique errance orgiaque et désespérée. Si, à l’inverse, nous avions la certitude qu’après la mort, il y aura la vie éternelle, quelle importance auraient encore nos quelques années ici-bas? Nous serions tous comme dans une salle d’attente, à regarder l’horloge sur le mur, à genoux de préférence, ou prosternés. C’est justement le doute qui nous permet de rester debout, et d’avancer, c’est l’incertitude qui donne un sens à notre vie. Et il m’arrive de penser que si Dieu ne fait jamais devant nous la preuve irréfutable de son existence, s’il nous laisse débattre et spéculer, c’est parce que c’est l’incertitude qui donne un sens à l’aventure humaine, c’est l’incertitude qui donne un sens à la création, à Sa création. En raison de cela, je ne puis m’empêcher de croire que Dieu a de la tendresse pour ceux qui doutent, pour ceux qui s’interrogent, pour ceux qui spéculent, pour ceux qui brouillent les pistes, et aussi pour ceux qui s’embrouillent. En revanche, je le crois courroucé par ceux qui légifèrent en son nom, et chaque jour mortifié par ceux qui tuent en invoquant son nom. Mais il s’est promis de ne pas se mêler de la gestion du monde.

 

Cette vision de rêveur vaut ce qu’elle vaut, je n’essaierai d’en convaincre personne n’étant moi-même sûr de rien; néanmoins, je la préfère de loin à celle considère la vie ici-bas comme une période probatoire semée de tentations, de trappes, d’obligations, d’interdits, et qui s’achèverait par une comparution; je comprends, certes, l’utilité sociale d’une vision pénitentiaire de la création si l’on veut empêcher les hommes de s’entre-massacrer, et de s’entre-piller. Mais jamais une telle conception n’obtiendra mon adhésion d’homme libre, parce qu’elle bafoue ma dignité de mortel et qu’elle va à l’encontre de l’image intime que je me suis construite du Créateur, de la création, et de l’au-delà

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Merci pour le texte asteroideB612, c'est un point de vue.

 

Le livre que j'ai le moins aimé est Origines, il m'a perdue dès le bébut lorsqu'il explique pourquoi "origines" au lieu de "racines" pour titre, après ça j'ai lu jusqu'au bout mais c'était bof. Il a des relations compliquées avec son pays natal et je ne sais pas pourquoi mais ça me met mal à l'aise de le voir exteriosiser via des écrits, des interviews sa relation avec le Liban. A part ça j'ai adoré tout ce que j'ai lu de lui.

 

ps: je vais essayé de rester dans le sujet la prochaine fois, en postant des textes

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Guest asteroideB612
Merci pour le texte asteroideB612, c'est un point de vue.

 

Le livre que j'ai le moins aimé est Origines, il m'a perdue dès le bébut lorsqu'il explique pourquoi "origines" au lieu de "racines" pour titre, après ça j'ai lu jusqu'au bout mais c'était bof. Il a des relations compliquées avec son pays natal et je ne sais pas pourquoi mais ça me met mal à l'aise de le voir exteriosiser via des écrits, des interviews sa relation avec le Liban. A part ça j'ai adoré tout ce que j'ai lu de lui.

 

ps: je vais essayé de rester dans le sujet la prochaine fois, en postant des textes

 

Tu es dans le sujet ...chacun de nous interprète les textes selon sa sensibilité et son vécu !

 

Je pense que pas mal de libanais se sont reconnus dans son livre " Origines "...mais la question d'appartenance est un sujet souvent abordé par les personnes ayant été contraintes ou forcées de quitter leur pays d'origine !

 

Long débat...où chacun se racontera avec plus ou moins de pudeur et de discrétion !

 

Au plaisir de te lire.

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Guest asteroideB612

Une réplique tirée de la piéce d'Alfred de Musset dans " On ne badine pas avec l'amouu"...cette dernière lui a été écrite par George Sand lors d'un conflit amoureux.

 

Pour vous résumer un peu l'histoire :

 

Perdican et Camille s'aiment depuis toujours, mais cette dernière, endoctrinée par les sœurs du couvent toutes victimes d'amours malheureuses, a appris à ne pas avoir confiance en les hommes. Elle a donc pris la décision d’y retourner et de vouer sa vie à Dieu.

Camille continue malgré tout de cacher ses sentiments pour Perdican, par pur orgueil. Elle envoie donc une lettre à Louise, une religieuse de son couvent qui l'a fortement influencée en utilisant ses propres malheurs pour la dissuader de ne pas quitter ce lieu où elle « est en sécurité », dans laquelle elle explique qu'elle a tout fait pour se faire détester de Perdican, et y affirme que ce dernier est au désespoir à cause de son refus de mariage.

 

Voici la réplique :

 

« Adieu Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'on empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de ces deux êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois : mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »

 

On ne badine pas avec l'amour (acte 2 scène V)

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Guest asteroideB612

Dans les textes poétiques, ce sont encore ceux d'Alfred de Musset que je relis sans cesse...de " La nuit de mai" à " la nuit d'octobre" ou encore "la nuit de décembre "

 

extrait de la nuit d'octobre ( que je vous invite à lire intégralement )

 

LA MUSE

 

Poète, c'est assez. Auprès d'une infidèle,

Quand ton illusion n'aurait duré qu'un jour,

N'outrage pas ce jour lorsque tu parles d'elle ;

Si tu veux être aimé, respecte ton amour.

Si l'effort est trop grand pour la faiblesse humaine

De pardonner les maux qui nous viennent d'autrui,

Épargne-toi du moins le tourment de la haine ;

À défaut du pardon, laisse venir l'oubli.

Les morts dorment en paix dans le sein de la terre :

Ainsi doivent dormir nos sentiments éteints.

Ces reliques du coeur ont aussi leur poussière ;

Sur leurs restes sacrés ne portons pas les mains.

Pourquoi, dans ce récit d'une vive souffrance,

Ne veux-tu voir qu'un rêve et qu'un amour trompé ?

Est-ce donc sans motif qu'agit la Providence

Et crois-tu donc distrait le Dieu qui t'a frappé ?

Le coup dont tu te plains t'a préservé peut-être,

Enfant ; car c'est par là que ton coeur s'est ouvert.

L'homme est un apprenti, la douleur est son maître,

Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert.

C'est une dure loi, mais une loi suprême,

Vieille comme le monde et la fatalité,

Qu'il nous faut du malheur recevoir le baptême,

Et qu'à ce triste prix tout doit être acheté.

 

...//...

 

La nuit d'octobre - Alfred de MUSSET - Les grands poèmes classiques - Poésie française - Tous les poèmes - Tous les poètes

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Merci pour le texte asteroideB612, c'est un point de vue.

 

Le livre que j'ai le moins aimé est Origines, il m'a perdue dès le bébut lorsqu'il explique pourquoi "origines" au lieu de "racines" pour titre, après ça j'ai lu jusqu'au bout mais c'était bof. Il a des relations compliquées avec son pays natal et je ne sais pas pourquoi mais ça me met mal à l'aise de le voir exteriosiser via des écrits, des interviews sa relation avec le Liban. A part ça j'ai adoré tout ce que j'ai lu de lui.

 

ps: je vais essayé de rester dans le sujet la prochaine fois, en postant des textes

 

je me souviens plu lol il parlait des arbres ou un truc comme ça lool amin maalouf est un as j'ai bien aimé ce livre surtout lorsqu'il parlait des valises qui contenait les lettres de son oncle de cuba

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Guest asteroideB612

La mesure de l'homme

 

Ce n'est pas celui qui critique qui est important, ni celui qui montre du doigt comment l'homme fort trébuche ou comment l'homme d'action aurait pu faire mieux.

 

L'hommage est dû à celui ou à celle qui se bat dans l'arène, dont le visage est couvert de poussière et de sueur, qui va de l'avant vaillamment, qui commet des erreurs et en commettra encore, car il n'y a pas d'efforts humains sans erreurs et imperfections.

 

C'est à lui ou à elle qu'appartient l'hommage, à celui ou à celle dont l'enthousiasme et la dévotion sont grands, à celui ou à celle qui se consume pour une cause importante, à celui ou à celle qui, au mieux, connaîtra le triomphe du succès, et au pis, s'il échoue, saura qu'il a échoué alors qu'il risquait courageusement.

 

C'est pourquoi la place de cet homme ou de cette femme ne sera jamais avec ces âmes tièdes et timides qui ne connaissent ni la victoire ni la défaite.

 

Mahatma K. Gandhi

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Guest asteroideB612

Tropique du Cancer - Henry Miller

 

(extrait)

 

Grands Dieux ! Que suis-je devenu ? Quel droit avez-vous, vous tous, d'encombrer ma vie, de me voler mon temps, de sonder mon âme, de sucer mes pensées, de m'avoir pour compagnon, pour confident, pour bureau d'information ? Pour quoi me prenez-vous ? Suis-je un amuseur stipendié, dont on exige tous les soirs qu'il joue une farce intellectuelle sous vos nez imbéciles ? Suis-je un esclave, acheté et dûment payé, pour ramper sur le ventre devant ces fainéants que vous êtes, et étendre à vos pieds tout ce que je fais et tout ce que je sais ? Suis-je une fille dans un bordel que l'on somme de retrousser ses jupes ou d'ôter sa chemise devant le premier homme en veston qui se présente ?

 

Je suis un homme qui voudrait vivre une vie héroïque et rendre le monde plus supportable à ses propres yeux. Si, dans quelque moment de faiblesse, de détente, de besoin, je lâche de la vapeur - un peu de colère brûlante dont la chaleur tombe avec les mots - rêve passionné, enveloppé des langes de l'image - eh! bien, prenez ou laissez... mais ne m'embêtez pas !

 

Je suis un homme libre - et j'ai besoin de ma liberté. J'ai besoin d'être seul. J'ai besoin de méditer ma honte et mon désespoir dans la retraite; j'ai besoin du soleil et du pavé des rues, sans compagnons, sans conversation, face à face avec moi-même, avec la musique de mon coeur pour toute compagnie...

 

Que voulez-vous de moi ? Quand j'ai quelque chose à dire, je l'imprime. Quand j'ai quelque chose à donner, je le donne. Votre curiosité qui fourre son nez partout me fait lever le coeur. Vos compliments m'humilient. Votre thé m'empoisonne. Je ne dois rien à personne. Je veux être responsable devant Dieu seul... s'il existe !

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Guest asteroideB612

Marie Noël (1883-1967) Déclarations d'amour

 

 

 

Je vous aime, vous... pour l'amour de Dieu, parce que vous êtes mon prochain, parce que vous êtes l'un de mes proches. Sans l'amour de Dieu, je ne vous aimerais pas, vous ne m'êtes pas sympathique.

 

Je vous aime, vous... parce que vous êtes bon, parce que vous êtes sage, parce que vous agissez bien..., parce que... parce que... parce que...

 

Je vous aime, vous... parce que vous êtes malheureux. Si vous ne l'étiez pas, je ne songerais pas à vous, et quand vous ne le serez plus, je vous oublierai.

 

Je vous aime, vous... parce que vous pensez où je pense, voulez où je veux, aimez où j'aime et qu'il y a entre nous deux cette merveilleuse harmonie.

 

Je vous aime, vous... parce que ça me fait plaisir.

 

Et vous, je vous ai aimé, vous seul, parce que je ne pouvais pas m'en empêcher malgré le mal que vous aimer m'a fait. Je vous ai aimé sans voir, sans savoir, sans vouloir, sans pouvoir...

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Guest asteroideB612

‎" La mort demanda à la vie : " Pourquoi les gens t'aiment tant et moi, ils me détestent autant ? La vie répliqua : Parce que je suis un merveilleux mensonge et toi, une triste réalité..."

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Guest asteroideB612

"Tu me demandes par quelles latitude et longitude je me trouve ;

 

je n'ai pas la moindre idée de ce que sont la latitude et la longitude, mais ce sont deux mots fantastiques."

 

Lewis Carroll " Alice au pays des merveilles "

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Guest asteroideB612

« Mon optique ? Emmerder le monde, vous compris !

Car emmerder le monde est la solution, la panacée contre l'ennui. Enerver, emmerder, exaspérer les hypocrites, les déclassés, les intolérants, les prétentieux sans raison, les voisins, les bourgeois, les radins, les mythomanes, les incurables médiocres, ceux qui s'achètent des grosses voitures à crédit, ceux qui parlent politique, ceux qui traitent les filles de salopes parce qu'ils ne les ont pas sautées, ceux qui critiquent les livres qu'ils n'ont pas lus, ceux qui ne prêchent que pour leur église, ceux qui balancent des billets à la gueule des serveurs, ceux qui n'aiment pas les flics, et j'en passe des meilleurs et des pires. [...] vous trouvez çà puéril ? J'ai mes raisons. J'emmerde le monde parce que je le hais. Je le hais de ne pas être ce que je voudrais qu'il soit. Je suis un idéaliste, je chéris les valeurs obsolètes ; le courage, l'abnégation, la grandeur. »

 

Autre extrait de Hell de Lolita Pille

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Guest asteroideB612

Perdican : Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit : " J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. "

 

On ne badine pas avec l'amour, Alfred de Musset

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Guest Woupala

C'était aussi dans cette salle que s'élevait... une gigantesque horloge d'ébène. Son pendule se balançait avec un tic-tac sourd, lourd, monotone; et quand l'aiguille des minutes avait fait le circuit du cadran et que l'heure allait sonner, il s'élevait des poumons d'airain de la machine un son clair, éclatant, profond et excessivement musical, mais d'une note si particulière et d'une énergie telle que, d'heure en heure, les musiciens de l'orchestre étaient contraints d'interrompre un instant leurs accords pour écouter la musique de l'heure; les valseurs alors cessaient forcément leurs évolutions; un trouble momentané courait dans toute la joyeuse compagnie; et, tant que vibrait le carillon, on remarquait que les plus fous devenaient pâles, et que les plus âgés et les plus rassis passaient leurs mains sur leurs fronts, comme dans une méditation ou une rêverie délirante. Mais quand l'écho s'était tout à fait évanoui, une légère hilarité circulait par toute l'assemblée; les musiciens s'entre-regardaient et souriaient de leurs nerfs et de leur folie, et se juraient tout bas, les uns aux autres, que la prochaine sonnerie ne produirait pas en eux la même émotion; et puis, après la fuite des soixante minutes... arrivait une nouvelle sonnerie de la fatale horloge, et c'était le même trouble, le même frisson, les mêmes rêveries.

 

Mais en dépit de tout cela, c'était une joyeuse et magnifique orgie...

 

E.A. Poe, Le Masque de la mort rouge.

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Guest asteroideB612

Extrait de " La nuit d'octobre " d'Alfred de Musset

 

Poète, c'est assez. Auprès d'une infidèle,

Quand ton illusion n'aurait duré qu'un jour,

N'outrage pas ce jour lorsque tu parles d'elle ;

Si tu veux être aimé, respecte ton amour.

Si l'effort est trop grand pour la faiblesse humaine

De pardonner les maux qui nous viennent d'autrui,

Épargne-toi du moins le tourment de la haine ;

À défaut du pardon, laisse venir l'oubli.

Les morts dorment en paix dans le sein de la terre :

Ainsi doivent dormir nos sentiments éteints.

Ces reliques du coeur ont aussi leur poussière ;

Sur leurs restes sacrés ne portons pas les mains.

Pourquoi, dans ce récit d'une vive souffrance,

Ne veux-tu voir qu'un rêve et qu'un amour trompé ?

Est-ce donc sans motif qu'agit la Providence

Et crois-tu donc distrait le Dieu qui t'a frappé ?

Le coup dont tu te plains t'a préservé peut-être,

Enfant ; car c'est par là que ton coeur s'est ouvert.

L'homme est un apprenti, la douleur est son maître,

Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert.

C'est une dure loi, mais une loi suprême,

Vieille comme le monde et la fatalité,

Qu'il nous faut du malheur recevoir le baptême,

Et qu'à ce triste prix tout doit être acheté.

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Guest asteroideB612

Extrait de " Ne le dis à personne " de Harlan Coben

 

 

Des amis bien intentionnés - souvent la pire espèce - me servaient les platitudes d'usage. Je suis donc bien placé pour vous mettre en garde : contentez-vous de me présenter vos plus profondes condoléances. Ne me dites pas que je suis jeune. Ne me dites pas que ça ira mieux. Ne me dites pas qu'elle est dans un monde meilleur. Ne me dites pas que ça fait partie d'un plan divin. Ne me dites pas que j'ai eu de la chance de vivre un tel amour. Tous ces clichés me font grimper au rideaux. En regardant - ça ne va pas paraître charitable - le crétin qui les profère, je me demande pourquoi il respire toujours alors que mon Elizabeth est en train de pourrir sous terre.

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Guest asteroideB612

when love means never having to say "I do."

 

 

Le poème de W. H. Auden : Arrêter les pendules

 

Arrêter les pendules, couper le téléphone,

Empêcher le chien d'aboyer pour l'os que je lui donne,

Faire taire les pianos et les roulements de tambour

Sortir le cercueil avant la fin du jour.

 

Que les avions qui hurlent au dehors

Dessinent ces trois mots Il Est Mort,

Nouer des voiles noirs aux colonnes des édifices

Ganter de noir les mains des agents de police

 

Il était mon Nord, mon Sud, mon Est, mon Ouest,

Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,

Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.

Je croyais que l'amour jamais ne finirait : j'avais tort.

 

Que les étoiles se retirent, qu'on les balaye

Démonter la lune et le soleil

Vider l'océan, arracher les forêts

Car rien de bon ne peut advenir désormais.

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Guest asteroideB612

Mon vide

 

De lutter contre soi, c'est aussi ne pas accepter l'inconnu en soi et de souffrir..

 

Mon vide, quelle difficulté de vivre avec toi en permanence, quelques fois je t'oublie, quelques fois tu semble disparaître quand je suis avide....

Mais je sais bien que tu es encore là et moi livide, je crie mon impuissance...

J'hurle en silence !

 

Mon vide j'ai essayé de te remplir avec toutes de choses de gens aussi, mais lorsque ils ne sont plus là, tu es encore plus grand et moi plus petit, ma poitrine en est oppressée.

 

Mon vide qu'attends tu de moi répond-moi.......

 

Et le vide me répondit:

 

'Je suis une terre vierge, un espace déjà rempli d'une énergie invisible pour tes yeux endormis.'

'Je suis l'espace de tes possibles en Toi, pour Toi avec Toi'

'Je suis celui que tu veux ignorer aussi, celui qui te dérange par sa seule présence...et je souffre avec Toi de cette ignorance, de cette souffrance, de cette niance, de cette fracture, je Compatis.

Mais tu n'écoutes pas, ton regard cherche l'inexistant et il est paniqué'

' Je suis celui que tu connais sans reconnaître et malgré cela je reste ton fidèle compagnon'

 

'Tu cherches le plaisir et tu ne trouves que souffrance et dévastation tu voudrais jouissance et tu rencontres errance et frustration...'

'Je suis celui qui t'aime et cet amour te fais peur, ta peur te fais agir et s'incarne dans ta réalité quotidienne.

Ton amour pour moi te rendrais si heureux....si serein.....'

 

Merci mon vide de m'entendre, de me comprendre, de m'accepter, de me tolérer de m'aimer ...

Aujourd'hui je m'occuperai de Toi, je te donnerai mes possibles, je t'offrirai des fleurs. Tiens, aussi je t'emmènerais promener, regarder les nuages, écouter les oiseaux..

Et si encore ce soir je pleure ma tristesse je ne serais plus seul, car tu es là maintenant mon ami inconditionnel...

 

Mon ami intérieur je te fabriquerai un espace merveilleux en moi où nous rirons ensemble de nos peines anciennes, de nos espoirs déçus, de nos vaines attentes....

 

Mon vide je t'emplirai de mes possibles dès aujourd'hui....

 

Franck Alleron une nuit

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Guest asteroideB612

...//...

 

J’ai aimé une femme… Je ne te parle pas de Suzanne, je te parle d’une autre femme…. je ne savais pas qu’on pouvait aimer à ce point… Enfin, moi, en tout cas, je croyais que je n’étais pas… programmé pour aimer de cette façon. Les déclarations, les insomnies, les ravages de la passion, c’était bon pour les autres ça. D’ailleurs, le seul mot de passion me faisait ricaner. La passion, la passion! Je mettais ça entre hypnose et superstition, moi… C’était presque un gros mot dans ma bouche. Et puis, ça m’est tombé dessus au moment ou je m’y attendais le moins. Je… j’ai aimé une femme. Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et s’en pouvoir m’en défendre, et puis…. Et puis je l’ai perdue, de la même manière.

 

JE L’AIMAIS de Anna GAVALDA

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