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Guest asteroideB612

A vos textes....

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Guest asteroideB612

La vie selon Woody Allen

 

La vie devrait être vécue à l’envers :

 

On devrait commencer par mourrir, ainsi, en deux temps trois mouvements, le trauma est vite passé.

 

Ensuite, tu te réveilles dans un lit d’hôpital et te réjouis du fait de te sentir mieux jour après jour.

 

Ensuite, on te laisse partir parce que tu vas mieux et la première chose que tu fais, c’est aller à la poste retirer ta pension dont tu jouis au mieux.

 

Avec le temps qui passe, tes forces augmentent, ton physique s’améliore, les rides disparaissent.

 

Puis, tu commences à travailler et le premier jour, on t’offre une montre en or !

 

Tu travailles 40 ans jusqu’à ce que tu sois assez jeune pour profiter adéquatement de ton retrait de la vie professionnelle.

 

Ensuite, tu passes de sorties en beuveries, tu bois, tujoues, tu fréquentes beaucoup et tu te prépares à commencer tes études.

 

Puis, tu vas au lycée, puis à l’école, tu joues avec tes amis, sans aucune espèce d’obligation ou de responsabilité, jusqu’à ce que tu sois un bébé.

 

Quand tu es nouveau-né, tu t’enfiles dans un endroit que tu devrais avoir connu entre-temps.

 

Les neuf derniers mois de ton existence, tu les passes à flotter tranquillement et sereinement dans un endroit chaud avec room service et plein d’affection, sans personne pour te casser les bonbons.

 

À la fin, tu quittes ce monde dans dans un orgasme !

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J'apporte ma contribution à ce fil que j'ai aimé parcourir :

 

« Qu'ai-je donc fait »

Jean d'Ormesson

 

« Qu'ai-je donc fait ? J'ai aimé l'eau, la lumière, le soleil, les matins d'été, les ports, la douceur du soir dans les collines et une foule de détails sans le moindre intérêt comme cet olivier très rond dont je me souviens encore dans la baie de Fethiye ou un escalier bleu et blanc flanqué de deux fontaines dans un village des Pouilles dont j'ai oublié le nom. Je ne regrette ni d'être venu ni de devoir repartir vers quelque chose d'inconnu dont personne, grâce à Dieu, n'a jamais pu rien savoir. J'ai trouvé la vie très belle et assez longue à mon goût. J'ai eu de la chance. Merci. J'ai commis des fautes et des erreurs. Pardon. Pensez à moi de temps en temps. Saluez le monde pour moi quand je ne serai plus là. C'est une drôle de machine à faire verser des larmes de sang et à rendre fou de bonheur. Je me retourne encore une fois sur ce temps perdu et gagné et je me dis, je me trompe peut-être, qu'il m'a donné - comme ça, pour rien, avec beaucoup de grâce et de bonne volonté - ce qu'il y a eu de meilleur de toute éternité : la vie d'un homme parmi les autres. »

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Guest asteroideB612

Merci Sissa...un grand Monsieur Jean d'Ormesson : la joie de vivre faite homme.

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Guest asteroideB612

Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns.

 

Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier.

 

Je vous souhaite des passions

 

Je vous souhaite des silences

 

Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil et des rires d'enfants...

 

Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence, aux vertus négatives de notre époque

 

Je vous souhaite surtout d'être Vous.

 

J. BREL

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Guest asteroideB612

L'Homme de la Mancha, La quête

 

Rêver un impossible rêve

Porter le chagrin des départs

Brûler d'une possible fièvre

Partir où personne ne part

 

Aimer jusqu'à la déchirure

Aimer, même trop, même mal,

Tenter, sans force et sans armure,

D'atteindre l'inaccessible étoile

 

Telle est ma quête,

Suivre l'étoile

Peu m'importent mes chances

Peu m'importe le temps

Ou ma désespérance

Et puis lutter toujours

Sans questions ni repos

Se damner

Pour l'or d'un mot d'amour

Je ne sais si je serai ce héros

Mais mon coeur serait tranquille

Et les villes s'éclabousseraient de bleu

Parce qu'un malheureux

Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé

Brûle encore, même trop, même mal

Pour atteindre à s'en écarteler

Pour atteindre l'inaccessible étoile..

 

J.Brel

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L'Homme de la Mancha, La quête

 

Rêver un impossible rêve

Porter le chagrin des départs

Brûler d'une possible fièvre

Partir où personne ne part

 

Aimer jusqu'à la déchirure

Aimer, même trop, même mal,

Tenter, sans force et sans armure,

D'atteindre l'inaccessible étoile

 

Telle est ma quête,

Suivre l'étoile

Peu m'importent mes chances

Peu m'importe le temps

Ou ma désespérance

Et puis lutter toujours

Sans questions ni repos

Se damner

Pour l'or d'un mot d'amour

Je ne sais si je serai ce héros

Mais mon coeur serait tranquille

Et les villes s'éclabousseraient de bleu

Parce qu'un malheureux

Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé

Brûle encore, même trop, même mal

Pour atteindre à s'en écarteler

Pour atteindre l'inaccessible étoile..

 

J.Brel

 

Très beau texte, s agit il d une chanson ? Car je ne la connais pas celle ci

Mais merci pour ces jolis textes ou poèmes que vous postés les un et les autres

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Guest asteroideB612
Très beau texte, s agit il d une chanson ? Car je ne la connais pas celle ci

Mais merci pour ces jolis textes ou poèmes que vous postés les un et les autres

 

OUI...c'est une chanson ...magnifique d'ailleurs !

 

A un ami perdu...

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Guest asteroideB612

" Nous ne craignons pas tant notre incompétence

que notre incommensurable puissance.

c'est la luminosité de notre âme,

et non ses ténèbres, qui nous effraie le plus.

nous nous demandons : "pourquoi serais je, moi,

un être brillant, magnifique, talentueux, formidable ?"

en réalité, pourquoi ne le seriez vous pas ?

votre manque de grandeur ne sert pas le Monde.

il n'y a aucune noblesse à rester médiocre pour rassurer les autres.

la grandeur n'est pas l'apanage de quelques élus ;

elle se trouve en chacun de nous.

lorsque nous laissons notre âme répandre sa lumière,

nous permettons inconsciemment aux autres de révéler la leur.

lorsque nous nous affranchissons de notre peur,

notre présence libère automatiquement les autres."

 

Nelson Mandela

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OUI...c'est une chanson ...magnifique d'ailleurs !

 

A un ami perdu...

 

Désolée je n avais pas saisi ainsi, j ai juste perçu beaucoup de tristesse dans tes mots

Mais Il te faut garder l espoir qu il te revienne astéroïde b612

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Guest asteroideB612
Désolée je n avais pas saisi ainsi, j ai juste perçu beaucoup de tristesse dans tes mots

Mais Il te faut garder l espoir qu il te revienne astéroïde b612

 

Pas de soucis....Et puis ceux qui partent ne nous quittent jamais vraiment quand on les a vraiment aimés !

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Pas de soucis....Et puis ceux qui partent ne nous quittent jamais vraiment quand on les a vraiment aimés !

Il te reste les souvenirs

 

J ai perdu un être cher à mon cœur également et je peux comprendre ce que tu ressens

Mais la vie continue avec ou sans ces êtres aimés

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Guest asteroideB612
Il te reste les souvenirs

 

J ai perdu un être cher à mon cœur également et je peux comprendre ce que tu ressens

Mais la vie continue avec ou sans ces êtres aimés

 

 

En effet....:)

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En effet....:)

Il ne reste que les plaies à refermer et à cicatriser, le temps se chargera de cela

Patience et espoir sont mes atouts

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Une autre contribution:

 

Un extrait de « Lettres à un ami allemand »

d'Albert Camus

 

« Je veux vous dire tout de suite quelle sorte de grandeur nous met en marche. Mais c'est vous dire quel est le courage que nous applaudissons et qui n'est pas le votre. Car c'est peu de chose que de savoir courir au feu quand on s'y prépare depuis toujours et quand la course vous est plus naturelle que la pensée. C'est beaucoup au contraire que d'avancer vers la torture et vers la mort quand on sait de science certaine que la haine et la violence sont choses vaines par elles-mêmes. C'est beaucoup que de se battre en méprisant la guerre, d'accepter de tout perdre en gardant le goût du bonheur, de courir à la destruction avec l'idée d'une civilisation supérieure. »

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c'est bien de passer par là voilà ma contribution^^

 

Une voix au loin m'appela : je me cachai derrière la haie, et

j'avançai sans bruit, lentement, comme autrefois...

Je vis enfin le mur d'enceinte : par-delà les tessons de la

crête, le mois de juin dansait sur les collines bleues ; mais au

pied du mur, tout près du canal, il y avait l'horrible porte

noire, celle qui n'avait pas voulu s'ouvrir sur les vacances, la

porte du Père Humilié...

Dans un élan de rage aveugle, je pris à deux mains une très

grosse pierre, et la levant d'abord au ciel, je la lançai vers les

planches pourries qui s'effondrèrent sur le passé.

Il me sembla que je respirais mieux, que le mauvais charme

était conjuré.

Mais dans les bras d'un églantier, sous des grappes de roses

blanches et de l'autre côté du temps, il y avait depuis des

années une très jeune femme brune qui serrait toujours sur son

cœur fragile les roses rouges du colonel. Elle entendait les cris

du garde, et le souffle rauque du chien. Blême, tremblante, et

pour jamais inconsolable, elle ne savait pas qu'elle était chez

son fils.

 

c'est la fin du "Château de ma mère" je trouve cette fin toujours très émouvante...

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Guest asteroideB612

L'ART DE SE TAIRE

 

Souvent passe un regard, un regard soutenu

Tes yeux sur les yeux de l'autre

Deviner la signification de leur éclat

Lire le futur immédiat plus loin que la pupille

Vouloir dire beaucoup de choses, mais retenir son envie

Serrer les lèvres

Permettre que circulent les idées sans qu'elles sortent à l'extérieur

Augmenter l'espace entre les questions et les réponses

Laisser les muscles se dessiner sur le visage

Attendre un signe

Maintenir la respiration. Penser que l'autre aussi pense

Analyser, espérer

L'économie de paroles : une vertu qui n'est pas l'alpanage des religieuses cloîtrées

Un jeu que pratiquent ceux qui savent faire les fous

Ceux qui comprennent que toutes les questions méritent une réponse

une la solution n'est pas toujours d'ouvrir la bouche

Pourquoi tout dire ?

Pourquoi ne pas conserver en soi un peu de ce que l'on pense ?

Pourquoi ne pas convertir secret quelques unes des idées qui font leur apparition sans préavis, au moins avec l'illusion que le temps la mûrisse et la transforme en idée plus durable ?

Pourquoi ne pas comprendre, au moins une fois , que la parole n'est pas aussi rapide que la pensée et que tout ce que l'on trouve dans l'esprit ne peu se convertir en paroles ?

Comprendre que l'on peut aussi parler par gestes

Que le silence... parfois devient un cri

On garde le silence dans les hôpitaux, les veillées funèbres les actes solennels

On garde le silence par pudeur, par respect, par douleur

Apprendre à se taire sans autre motif que sa propre volonté

Se taire pour écouter

Se taire pour regarder

Se taire pour apprendre

Se taire pour se taire

Se taire pour convertir le silence en complice

Se taire pour savoir si un écho existe

Se taire parce que tout ce qui ne nous convient pas d'écouter, nous le disons à l'oreille, dans l'intimité d'une confession, avec le volume d'un cri, avec l'accent des grandes révélations.

 

Se taire pour comprendre que le silence est le masque des sons les plus beaux.

Manier le silence est plus difficile que de manier la parole

 

CLEMENCEAU

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Guest asteroideB612

--------------------------------------------------------------------------------

 

J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables, j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables. J'ai agi par impulsion, j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi. J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger. J'ai ri quand il ne fallait pas. Je me suis fait des amis éternels. J'ai aimé et l'ai été en retour, mais j'ai aussi été repoussé. J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer. J'ai crié et sauté de tant de joies, j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur, tant de fois ! J'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos. J'ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d'un sourire. J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre)... Mais j'ai survécu ! Et je vis encore !

 

Et la vie, je ne m'en passe pas...

Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer. Vis

 

Ce qui est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant, parce que le monde appartient à celui qui ose et que LA VIE C'EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante !

 

Charlie Chaplin

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Guest asteroideB612

O si j'aimais, si j'étais aimé. Comme je serais heureux, les belles nuits, les belles heures. Il y en a pourtant qui vivent de cette vie-là ! pourquoi pas moi. O mon Dieu, je ne veux pas d'autres délices.

 

J'ai le coeur plein de sons sonores et de mélodies plus douces que celles du ciel, le doigt d'une femme les ferait chanter, les ferait vibrer - se confondre dans un baiser, dans un regard - eh quoi n'aurais-je jamais rien de tout cela ? Je sens pourtant mon coeur bien plus grand que ma tête.

 

O comme j'aimerais, venez donc, venez donc - âme mystérieuse soeur de la mienne, je baiserai la trace de vos pas, tu marcheras sur moi et j'embrasserai tes pieds en pleurant.

 

Si j'ai de suaves désirs d'amour - j'ai eu d'ardents, j'ai de sanglants, j'en ai d'horribles.

- L'homme le plus vertueux a dans le coeur des choses épouvantables.

- Il y a des pensées ou des actions qu'on n'avoue a personne, pas même à son complice, pas même à son ami, qu'on ne se redit pas tout haut.

- Avez-vous quelquefois rougi de secrets mouvements ignobles qui montaient en vous et qui s'abaissaient ensuite vous laissant tout étonné, tout surpris de les avoir eus ?

- J'écris ces pages pour les relire ensuite dans un an, dans 30 ans. Cela me reportera dans ma jeunesse, comme un paysage qu'on veut revoir et on y retourne. On le croyait beau, riant avec des feuilles vertes - du tout, il est séché, il n'a plus d'herbe, déjà plus de sève aux arbres. O je le croyais plus beau, dit-on !

- J'écris parce que cela m'amuse.

 

- La pensée est la plus grande des voluptés. La volupté elle-même n'est qu'imagination. Avez-vous jamais autant joui que dans des rêves ?

 

Flaubert : Souvenirs, notes et pensées intimes

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Guest asteroideB612

Un classique de Baudelaire : L'invitation au voyage ( Les fleurs du mal ) :

 

Mon enfant, ma sœur,

Songe à la douceur

D’aller là-bas vivre ensemble !

Aimer à loisir,

Aimer et mourir

Au pays qui te ressemble !

Les soleils mouillés

De ces ciels brouillés

Pour mon esprit ont les charmes

Si mystérieux

De tes traîtres yeux,

Brillant à travers leurs larmes.

 

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

 

...//...

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Un classique de Baudelaire : L'invitation au voyage ( Les fleurs du mal ) :

 

Mon enfant, ma sœur,

Songe à la douceur

D’aller là-bas vivre ensemble !

Aimer à loisir,

Aimer et mourir

Au pays qui te ressemble !

Les soleils mouillés

De ces ciels brouillés

Pour mon esprit ont les charmes

Si mystérieux

De tes traîtres yeux,

Brillant à travers leurs larmes.

 

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,

Luxe, calme et volupté.

 

...//...

 

Matisse-Henri-Luxe-calme-et-volupt%C3%A9-1904-05-hst-985-x-1185-cm-Paris-Orsay.jpg

 

ça fait parti de mes préférés de Baudelaire...

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"Au fond de son âme, cependant, elle attendait un événement. Comme les matelots en détresse, elle promenait sur la solitude de sa vie des yeux désespérés, cherchant au loin quelque voile blanche dans les brumes de l'horizon."

 

Gustave FLAUBERT, Madame Bovary

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La nuit.

 

I.

 

Le ciel d'étain au ciel de cuivre

Succède. La nuit fait un pas.

Les choses de l'ombre vont vivre.

Les arbres se parlent tout bas.

 

Le vent, soufflant des empyrées,

Fait frissonner dans l'onde où luit

Le drap d'or des claires soirées,

Les sombres moires de la nuit.

 

Puis la nuit fait un pas encore.

Tout à l'heure, tout écoutait ;

Maintenant nul bruit n'ose éclore ;

Tout s'enfuit, se cache et se tait.

 

Tout ce qui vit, existe ou pense,

Regarde avec anxiété

S'avancer ce sombre silence

Dans cette sombre immensité.

 

C'est l'heure où toute créature

Sent distinctement dans les cieux,

Dans la grande étendue obscure

Le grand Être mystérieux !

 

II.

 

Dans ses réflexions profondes,

Ce Dieu qui détruit en créant,

Que pense-t-il de tous ces mondes

Qui vont du chaos au néant ?

 

Est-ce à nous qu'il prête l'oreille ?

Est-ce aux anges ? Est-ce aux démons ?

A quoi songe-t-il, lui qui veille

A l'heure trouble où nous dormons ?

 

Que de soleils, spectres sublimes,

Que d'astres à l'orbe éclatant,

Que de mondes dans ces abîmes

Dont peut-être il n'est pas content !

 

Ainsi que des monstres énormes

Dans l'océan illimité,

Que de créations difformes

Roulent dans cette obscurité !

 

L'univers, où sa, sève coule,

Mérite-t-il de le fixer ?

Ne va-t-il pas briser ce moule,

Tout jeter, et recommencer ?

 

III.

 

Nul asile que la prière !

Cette heure sombre nous fait voir

La création tout entière

Comme un grand édifice noir !

 

Quand flottent les ombres glacées,

Quand l'azur s'éclipse à nos yeux,

Ce sont d'effrayantes pensées

Que celles qui viennent des cieux !

 

Oh ! la nuit muette et livide

Fait vibrer quelque chose en nous !

Pourquoi cherche-t-on dans le vide ?

Pourquoi tombe-t-on à genoux ?

 

Quelle est cette secrète fibre ?

D'où vient que, sous ce. morne effroi,

Le moineau ne se sent plus libre,

Le lion ne se sent plus roi ?

 

Questions dans l'ombre enfouies !

Au fond du ciel de deuil couvert,

Dans ces profondeurs inouïes

Où l'âme plonge, où l'oeil se perd,

 

Que se passe-t-il de terrible

Qui fait que l'homme, esprit banni,

A peur de votre calme horrible,

Ô ténèbres de l'infini ?

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Guest asteroideB612

Entre

Ce que je pense

Ce que je veux dire

Ce que je crois dire

Ce que je dis

Ce que vous avez envie d'entendre

Ce que vous croyez entendre

Ce que vous entendez

Ce que vous avez envie de comprendre

Ce que vous croyez comprendre

Ce que vous comprenez

Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.

Mais essayons quand même...

 

Bernard Werber

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Guest asteroideB612

Recette du corps humain

 

Vous n'êtes pas simplement un nom et un prénom, dotés d'une histoire sociale. Voici votre véritable composition.

Vous êtes 71% d'eau claire, 18% de carbone, 4% d'azote, 2% de calcium, 2% de phosphore, 1% de potassium, 0, 5%de soufre, 0, 5% de sodium, 0, 4% de chlore. Plus une bonne cuillerée à soupe d'oligo-éléments divers: magnésium, zinc, manganèse, cuivre, iode, nickel, brome, fluor, silicium. Plus encore une petite pincée de cobalt, aluminium, molybdène, vanadium, plomb, étain, titane, bore.

Voilà la recette de votre existence.

 

Tous ces matériaux proviennent de la combustion des étoiles et on peut les trouver ailleurs que dans votre propre corps. Votre eau est similaire à celle du plus anodin des océans. Votre phosphore vous rend solidaire des allumettes. Votre chlore est identique à celui qui sert à désinfecter les piscines.

Mais vous n'êtes pas que cela.

 

Vous êtes une cathédrale chimique, un faramineux jeu de construction avec ses dosages, ses équilibres, ses mécanismes d'une complexité à peine concevable. Car vos molécules sont elles-mêmes constituées d'atomes, de particules, de quarks, de vide, le tout lié par des forces électromagnétiques, gravitationnelles, électroniques, d'une subtilité qui vous dépasse.

 

Rien de ce qui vous entoure dans le temps et dans l'espace n'est inutile. Vous n'êtes pas inutile. Votre vie éphémère a un sens. Elle ne vous conduit pas à une impasse. Tout a un sens.

 

Agissez.

 

Faites quelque chose, de minuscule peut-être, mais bon sang, faites quelque chose de votre vie avant de mourir. Vous n'êtes pas né pour rien.

 

Découvrez ce pour quoi vous êtes né. Quelle est votre infime mission?

 

Vous n'êtes pas né par hasard...

 

 

Extrait de "L'Encyclopédie du savoir Relatif et Absolu" de Bernard Werber

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