Jump to content
Forum Algerie, forum de discussions entre algeriens
Sign in to follow this  
caprice

La muse

Recommended Posts

la moindre des politesses aurait été de lui répondre quand il t'a poster une message :rolleyes:

 

Que te répondre ? mon coeur, dit beaucoup de choses à travers la poésie....mais je peins, t'inquiète je peins.....

Share this post


Link to post
Share on other sites
alors madjiche tla3biha a3lina dans l'autre topic appelant à la politesse :rolleyes:

 

fin du HS

 

Je ne joue ni avec toi ni avec personne d'autre.....:rolleyes: J'ai pas raison ? Personne n'a répondu a sa question et hors sujet sur 2 pages :rolleyes: Alors que c'est un topic poésie...j'ai rien dit d'autre que je sache...fin du HS :chut:

Share this post


Link to post
Share on other sites

AYWAH ! FI ELBIDAYA KANETE genre : "l'hôpital qui se fout de la charité"

OUDOUKA DJAIBETHA ENNIA FLAHBEL

YEW AHKIHA ELBIBITE !

 

 

 

t'as raison c'est bon

Share this post


Link to post
Share on other sites
Je ne joue ni avec toi ni avec personne d'autre.....:rolleyes: J'ai pas raison ? Personne n'a répondu a sa question et hors sujet sur 2 pages :rolleyes: Alors que c'est un topic poésie...j'ai rien dit d'autre que je sache...fin du HS :chut:

 

Je ne m'abaisse jamais à ce genre de polémiques, d'insultes et d'accusations gratuites, mais comme vous insister, je ne vais pas vous laisser faire. Où voyez vous qu’on ou j’ai pollué le topic, le fait de répondre à certaines questions relève t’il de la pollution et de l’impolitesse ?

 

Mes commentaires sur certains postes étaient très brefs et empreints d’encouragement et de politesse.

 

Les textes que j’ai postés sur ce topic répondaient en général et à ma connaissance, jusqu'à preuve du contraire, au but recherché par le topic…Et je n’ai pas vue venir l’intervention de l’auteur du topic, en l’occurrence, momo18 et franchement , connaissant cet aimable personne à travers ses topic, commentaires et postes, ce dernier ne pouvais se permettre des remarques désobligeantes gratuites.

 

J’ai présenté, directement, mes excuses à ce dernier et, je le refais, encore une fois, pour les désagréments que j’ai pu causer au topic, si cela est aissi.

 

Je reconnais que je ne suis pas adepte du « Copier–coller ». Quand je suis en visite sur le site, j’essais, tout de même, quand les sujets sont intéressants de participer et apporter ma modeste contribution, avec mes propres idées et textes et ce, Justement pour ne pas trop « POLLUE » avec des centaines de « COPIER-COLLER» à travers tous les topic du site F.A. pour imposer ma présence futile.

 

Je crois que momo18 est assez grand et surtout très sage pour intervenir intelligemment là ou il faut et quand il le faut sans l’intervention de tierce personne qui mesure , très mal, même, la porté des mots dit précipitamment et à chaud. Sur ce, je ne vous en veux pas du tout et je conclurais avec ce petit texte :

 

 

Saint lieu.

 

L’injure et la grossièreté n’ont pas cours dans un lieu où le verbe prône l’amour! (r.b)

 

 

AVEC TOUS MES RESPECTS A MOMO18.

Share this post


Link to post
Share on other sites
Je ne m'abaisse jamais à ce genre de polémiques, d'insultes et d'accusations gratuites, mais comme vous insister, je ne vais pas vous laisser faire. Où voyez vous qu’on ou j’ai pollué le topic, le fait de répondre à certaines questions relève t’il de la pollution et de l’impolitesse ?

 

Mes commentaires sur certains postes étaient très brefs et empreints d’encouragement et de politesse.

 

Les textes que j’ai postés sur ce topic répondaient en général et à ma connaissance, jusqu'à preuve du contraire, au but recherché par le topic…Et je n’ai pas vue venir l’intervention de l’auteur du topic, en l’occurrence, momo18 et franchement , connaissant cet aimable personne à travers ses topic, commentaires et postes, ce dernier ne pouvais se permettre des remarques désobligeantes gratuites.

 

J’ai présenté, directement, mes excuses à ce dernier et, je le refais, encore une fois, pour les désagréments que j’ai pu causer au topic, si cela est aissi.

 

Je reconnais que je ne suis pas adepte du « Copier–coller ». Quand je suis en visite sur le site, j’essais, tout de même, quand les sujets sont intéressants de participer et apporter ma modeste contribution, avec mes propres idées et textes et ce, Justement pour ne pas trop « POLLUE » avec des centaines de « COPIER-COLLER» à travers tous les topic du site F.A. pour imposer ma présence futile.

 

Je crois que momo18 est assez grand et surtout très sage pour intervenir intelligemment là ou il faut et quand il le faut sans l’intervention de tierce personne qui mesure , très mal, même, la porté des mots dit précipitamment et à chaud. Sur ce, je ne vous en veux pas du tout et je conclurais avec ce petit texte :

 

 

Saint lieu.

 

L’injure et la grossièreté n’ont pas cours dans un lieu où le verbe prône l’amour! (r.b)

 

 

AVEC TOUS MES RESPECTS A MOMO18.

 

Bonsoir !

Loin de moi l'idée de créer une polémique ou d'être impolie avec qui que se soit ! Tout comme vous je suis sur ce site pour passer un agréable moment et lire les differents sujets proposés sur les topics.

Je n'ai jamais critiquer vos textes, au contraire je les trouves pleins de sentiments !

Toutefois, j'ai fait ce topic pour poster des poèmes que j'ai aimé personnellement , après libre à chacun d'apprécier ou pas ! Quel topic aurais-je pollué avec des centaines de copier-coller ? Je poste que sur la poésie !! :rolleyes:

Pour momo18 oui, il est assez grand pour se défendre !!

Effectivement mon poste était à chaud après avoir vu qu'il avait tout effacé ! Après tout c'est son droit le plus absolu !

Je n'ai insulté personne et si vous vous êtes senti blessé par mes mots, je suis désolé et vous présente mes excuses !

 

Pour finir je citerais ces mots de Christian Bobin :

 

"La poésie, c'est la communication absolue d'une personne à une autre :

Un partage sans reste, un échange sans perte."

Share this post


Link to post
Share on other sites
Bonsoir !

Loin de moi l'idée de créer une polémique ou d'être impolie avec qui que se soit ! Tout comme vous je suis sur ce site pour passer un agréable moment et lire les differents sujets proposés sur les topics.

Je n'ai jamais critiquer vos textes, au contraire je les trouves pleins de sentiments !

Toutefois, j'ai fait ce topic pour poster des poèmes que j'ai aimé personnellement , après libre à chacun d'apprécier ou pas ! Quel topic aurais-je pollué avec des centaines de copier-coller ? Je poste que sur la poésie !! :rolleyes:

Pour momo18 oui, il est assez grand pour se défendre !!

Effectivement mon poste était à chaud après avoir vu qu'il avait tout effacé ! Après tout c'est son droit le plus absolu !

Je n'ai insulté personne et si vous vous êtes senti blessé par mes mots, je suis désolé et vous présente mes excuses !

 

Pour finir je citerais ces mots de Christian Bobin :

 

"La poésie, c'est la communication absolue d'une personne à une autre :

Un partage sans reste, un échange sans perte."

 

 

C'est un mal entendu...Ou 'ki'leh'lib' entre nous. Sinon je n'ai rien contre le 'copier-coller' quand il est réfèrence et éducatif.

 

Et pour le partage je vous dédies la résonnance ci-aprés :

 

 

Mâ’a zâmzam.

 

L’homme vertueux est bon, et comme un astre et une source pure et limpide, d’autres hommes sentiront le désir et le besoin de venir chasser leur ténèbre et étancher leur soif. (r.b)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Si je vous dis : j'ai tout abandonné

C'est qu'elle n'est pas celle de mon corps,

Je ne m'en suis jamais vanté,

Ce n'est pas vrai

Et la brume de fond où je me meus

Ne sait jamais si j'ai passé .

 

L'éventail de sa bouche, le reflet de ses yeux,

Je suis le seul à en parler,

Je suis le seul qui soit concerné

Par ce miroir si nul où l'air circule à travers moi

Et l'air a un visage aimant, ton visage,

A toi qui n'a pas de nom et que les autres ignorent,

La mer te dit : sur moi, le ciel te dit : sur moi,

Les astres te devinent, les nuages t'imaginent

Et le sang de la générosité

Te porte avec délices.

Je chante la grande joie de te chanter,

La grande joie de t'avoir ou de ne pas t'avoir,

La candeur de t'attendre, l'innocence de te connaitre,

 

O toi qui supprimes l'oubli, l'espoir et l'ignorance,

Qui supprimes l'absence et qui me mets au monde,

Je chante pour chanter, je t'aime pour chanter

Le mystère où l'amour me crée et se délivre.

 

Tu es pure, tu es encore plus pure que moi-même.

 

Paul Eluard

Share this post


Link to post
Share on other sites

La passion contient l'amour

 

Ce n'est peut-être pas le tribut que réclame

Un coeur profond et délicat,

Cet amour allongé qui vient comme une lame

Frapper la rive avec fracas.

 

Ne pouvant pas comprendre et juger ce qu'on aime,

On ne fait que doubler son coeur ;

On est comme on voudrait que l'on fût pour soi-même ;

Mais l'abondance a ses erreurs !

 

Ne livrons pas à ceux qu'un faible élan contente

L'univers que nous possédons ;

Transmettre, en exultant, l'espace qui nous hante

Est un fardeau autant qu'un don.

 

La passion contient l'amour avec la hargne,

Et son orage est maladroit

Peut-être faudrait-il que parfois l'on épargne

Les coeurs étonnés d'être étroits !

 

Déguisons la fierté de nous sentir prodigues ;

Que pèse notre orgueil du feu

Devant la pauvreté de notre être qui brigue

La faveur d'obtenir un peu !

 

Devenons attentifs à ces âmes choisies

Que l'on goûte à travers leur corps

Contraignons, en souffrant, l'altière fantaisie,

Aimer moins est si fort encor !

 

Il n'est pas, pour nouer une divine attache,

Que ces excès mal assainis.

Mais vraiment, se peut-il qu'auparavant l'on sache

Que l'on blesse par l'infini ?

 

Anna de Noailles

Share this post


Link to post
Share on other sites

D'une main composée pour moi

Et qu'elle soit faible qu'importe

Cette main double la mienne

Pour tout lier tout délivrer

Pour m'endormir pour m'éveiller

D'un baiser la nuit des grands rapports humains

Un corps auprès d'un autre corps

La nuit des grands rapports terrestres

La nuit native de ta bouche

La nuit où rien se sépare

 

Que ma parole pèse sur la nuit qui passe

Et que s'ouvre toujours la porte par laquelle

Tu es entrée dans ce poème

Porte de ton sourire et porte de ton corps

 

Par toi je vais de la lumière à la lumière

De la chaleur à la chaleur

C'est par toi que je parle et tu restes au centre

De tout comme un soleil consentant au bonheur.

 

Paul Eluard

Share this post


Link to post
Share on other sites

A celle que j'aime

 

Dans ta mémoire immortelle,

Comme dans le reposoir

D'une divine chapelle,

Pour celui qui t'es fidèle,

Garde l'amour et l'espoir.

 

Garde l'amour qui m'enivre,

L'amour qui nous faît rêver ;

Garde l'espoir qui fait vivre ;

Garde la foi qui délivre,

La foi qui doit nous sauver.

 

L'espoir, c'est de la lumière,

L'amour, c'est une liqueur,

Et la foi, c'est la prière.

Mets ces trésors, ma très chère,

Au plus profond de ton coeur.

 

Nérée Beauchemin

Share this post


Link to post
Share on other sites

L'habitude

 

La tranquille habitude aux mains silencieuses

Panse, de jour en jour, nos plus grandes blessures ;

Elle met sur nos coeurs ses bandelettes sûres

Et leur verse sans fin ses huiles oublieuses ;

 

Les plus nobles chagrins, qui voudraient se défendre,

Désireux de durer pour l'amour qu'ils contiennent

Sentent le besoin cher et dont ils s'entretiennent

Devenir, malgré eux, moins farouche et plus tendre ;

 

Et, chaque jour, les mains endormeuses et douces,

Les insensibles mains de la lente Habitude

Resserrent un peu plus l'étrange quiétude

Où le mal assoupi se soumet et s'émousse ;

 

Et du même toucher dont elle endort la peine,

Du même frôlement délicat qui repasse

Toujours, elle délustre, elle éteint, elle efface,

Comme un reflet, dans un miroir, sous une haleine,

 

Les gestes, le sourire et le visage même

Dont la présence était divine et meutrière ;

Ils pâlissent couverts d'une fine poussière ;

La source des regrets devient voilée et blême.

 

A chaque heure apaisant la souffrance amollie ,

Otant de leur éclat aux voluptés perdus,

Elle rapproche ainsi de ses mains assidues,

Le passé du présent, et les réconcilie ;

 

La douleur s'amoindrit pour de moindres délices ;

La blessure adoucit et calme se referme ;

Et les hauts désespoirs, qui se voulaient sans terme,

Se sentent lentement changés en cicatrices ;

 

Et celui qui chérit sa sombre inquiétude.

Qui verserait des pleurs sur sa douleur dissoute,

Plus que tous les tourments et les cris vous redoute,

Silencieuses mains de la lente Habitude.

 

Auguste Angellier

Share this post


Link to post
Share on other sites

Je dédie à tes pleurs, à ton sourire

 

Je dédie à tes pleurs, à ton sourire,

Mes plus douces pensées,

Celle que je te dis, celle aussi

Qui demeurent imprécisées

Et trop profondes pour les dire.

 

Je dédie à tes pleurs, à ton sourire,

A toute ton âme, mon âme,

Avec ses pleurs et ses sourires

Et son baiser.

 

Vois-tu, l'aube blanchit le sol, couleur de lie ;

Des liens d'ombre semblent glisser

Et s'en aller, avec mélancolie ;

L'eau des étangs s'éclaire et tamise son bruit,

L'herbe rayonne et les corolles se déplient,

Et les bois d'or s'affranchissent de toute nuit.

 

Ô ! dis, pouvoir, un jour,

Entrer ainsi dans la pleine lumière ;

Ô ! dis, pouvoir, un jour,

Avec des cris vainqueurs et de hautes prières,

Sans plus aucun voile sur nous,

Sans plus aucun remords en nous,

Ô ! dis, pouvoir, un jour

Entrer à deux dans le lucide amour !

 

Emile Verhaeren

Share this post


Link to post
Share on other sites
Guest Joud

J E T ' A I M E

 

Je t'Aime pour toutes les femmes que je n'ai pas connues

Je t'Aime pour tous les temps où je n'ai pas vécu

Pour l'odeur du grand large, pour l'odeur du pain chaud

Pour la neige qui fond pour les premières fleurs

Pour les animaux purs que l'Homme n'effraie pas

Je t'Aime pour Aimer

Je t'Aime pour toutes ces femmes que je n'Aime pas

 

Qui me reflète sinon toi même je me vois si peu

Sans toi je ne vois rien qu'une étendue déserte

Entre Autrefois et Aujourd'hui

Il y a eu toutes ces morts que j'ai franchies sur de la paille

Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir

Il m'a fallu apprendre mot par mot la Vie

Comme on oublie

 

Je t'Aime pour ta sagesse qui n'est pas la mienne

Pour la santé

Je t'Aime contre tout ce qui n'est qu'illusion

Pour ce coeur immortel que je ne détiens pas

Tu crois être le doute et tu n'es que raison

Tu es le grand soleil qui me monte à la tête quand je suis sur de moi

 

=================== Paul Eluard ===========================[/B]

Share this post


Link to post
Share on other sites

"On ne peut me connaître

 

On ne peut me connaître

Mieux que tu me connais

 

Tes yeux dans lesquels nous dormons

Tous les deux

On fait à mes lumières d'homme

Un sort meilleur qu'aux nuits du monde.

 

Tes yeux dans lesquels je voyage

Ont donné aux gestes des routes

Un sens détaché de la terre

 

Dans tes yeux ceux qui nous révèlent

Notre solitude infinie

Ne sont plus ce qu'ils croyaient être

 

On ne peut te connaître

Mieux que je te connais.

 

Paul Eluard

Share this post


Link to post
Share on other sites

J'ai ruiné mon coeur

 

J'ai ruiné mon coeur, j'ai dévasté mon âme

Et je suis aujourd'hui le mendiant d'amour :

Des souvenirs, pareils à la vermine infâme,

Me rongent à la face implacable du jour.

J'ai ruiné mon coeur, j'ai dévasté mon âme

Et je viens lâchement implorer du destin

Un reflet de tes yeux aux caprices divin,

Ô forme fugitive, ô pâleur parfumée

Si prodigalement, si largement aimée !

 

J'ai cherché ton regard dans les yeux étrangers,

J'ai cherché ton baiser sur des lèvres fuyantes ;

La vigne qui rougit au soleil des vergers

M'a versé dans ses flots le rire des Bacchantes;

J'ai cherché ton regard dans les yeux étrangers

Sans libérer mon coeur de tes âpres caresses.

Et, comme les soupirs des plaintives maîtresses

Qui pleurent dans la nuit un été sans retour,

J'entends gémir l'écho des paroles d'amour.

 

Renée Vivien

Share this post


Link to post
Share on other sites
Guest Joud

"Pour que le mots d'amour ne deviennent pas des maux d'amour" ...

=========================================================

Noires sont mes peines ...

Je cours vers un destin où mes peines sont noires

Où mon esprit songeur se noie dans le passé

Où les pleurs douloureux se languissent chaque soir

A en bannir sans cri ce bonheur avorté

 

Je marche sur ces pierres aiguisées qui me blessent

La souffrance qu’elles engendrent restera silencieuse

Car l’impossible danse se fera dans la grâce

Dans les bras du Malin avant qu’il ne m’embrasse

 

La plus belle destinée que la mort puisse m’offrir

Celle du grand repos de mon âme meurtrie

Par tous ces faux sourires et ces jours de mensonges

Que le présent a tu mais qui peuplent mes songes

 

Et c’est à tout jamais que mon cœur gardera

Ces doutes et ses frayeurs comme un trop lourd fardeau

Depuis ce jour maudit, où ta lame s’enfonça

Aussi sournoisement au travers de ma peau

 

Alors vivons heureux, toi et moi, vers l’avenir

Les jours cachent ces chaînes que je garde en mémoire

Mes yeux brûlant de larmes ne veulent plus s’ouvrir

Je cours vers un destin où mes peines sont noires

 

Paul Eluard

Share this post


Link to post
Share on other sites

Un amateur de Paul Eluard ? J'aime beaucoup ses poèmes aussi ...

Merci pour la participation Joud :)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Les mains d'Elsa

 

Donne-moi tes mains pour l'inquiétude

Donne-moi tes mains dont j'ai tant rêvé

Dont j'ai tant rêvé dans ma solitude

Donne-moi tes mains que je sois sauvé

Lorsque je les prends à mon propre piège

De paume et de peur de hâte et d'émoi

Lorsque je les prends comme une eau de neige

Qui fuit de partout dans mes mains à moi

Sauras-tu jamais ce qui me traverse

Qui me bouleverse et qui m'envahit

Sauras-tu jamais ce qui me transperce

Ce que j'ai trahi quand j'ai tressailli

Ce que dit ainsi le profond langage

Ce parler muet de sens animaux

Sans bouche et sans yeux miroir sans image

Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent

D'une proie entre eux un instant tenue

Sauras-tu jamais ce que leur silence

Un éclair aura connu d'inconnu

Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme

S'y taise le monde au moins un moment

Donne-moi tes mains que mon âme y dorme

Que mon âme y dorment éternellement...

 

Louis Aragon

Share this post


Link to post
Share on other sites
Guest Joud
Un amateur de Paul Eluard ? J'aime beaucoup ses poèmes aussi ...

Merci pour la participation Joud :)

 

Bonjour Caprice... Je suis un fervent amateur de la poésie

surréaliste de Paul Eluard qui est une exaltation du désir ...

Il y a aussi Musset, Aragon , Apollinaire , Baudelaire qui excellent

dans cet art ...

 

Encore un de Paul Eluard ... L ' AMOUREUSE ...

 

Elle est debout sur mes paupières

Et ses cheveux sont dans les miens,

Elle a la forme de mes mains,

Elle a la couleur de mes yeux,

Elle s'engloutit dans mon ombre

Comme une pierre sur le ciel.

 

Elle a toujours les yeux ouverts

Et ne me laisse pas dormir.

Ses rêves en pleine lumière

Font s'évaporer les soleils

Me font rire, pleurer et rire,

Parler sans avoir rien à dire.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Salut !

Ce sont des poètes que j'apprécie beaucoup ... D'ailleurs j'ai posté pas mal de leurs écrits...

Share this post


Link to post
Share on other sites

Tristesses de la lune

 

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;

Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,

Qui d'une main distraite et légère caresse

Avant de s'endormir le contour de ses seins,

 

Sur le dos satiné des molles avalanches,

Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,

Et promène ses yeux sur les visions blanches

Qui montent dans l'azur comme des floraisons.

 

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,

Elle laisse filer une larme furtive,

Un poète pieux, ennemi du sommeil,

 

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,

Aux reflets irisés comme un fragment d'opale,

Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.

 

Charles Baudelaire

Share this post


Link to post
Share on other sites
Guest Joud

Pour etre en accord avec l'intitulé du topic ...

 

La nuit de mai

La Muse

Poète, prends ton luth et me donne un baiser.

...

Le Poète

Est-ce toi dont la voix m'appelle,

O ma pauvre Muse! est-ce toi?

O ma fleur! ô mon immortelle!

...

La Muse

...

Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,

Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots

 

ALFRED DE MUSSET

Share this post


Link to post
Share on other sites

"J'aime, et je veux pâlir ; j'aime et je veux souffrir;

J'aime, et pour un baiser je donne mon génie;

J'aime, et je veux sentir sur ma joue amaigrie

Ruisseler une source impossible à tarir.

J'aime et je veux chanter la joie et la paresse,

Ma folle expérience et mes soucis d'un jour,

Et je veux raconter et répéter sans cesse

Qu'après avoir juré de vivre sans maîtresse.

J'ai fait serment de vivre et de mourir d'amour."

 

Alfred de Musset

Share this post


Link to post
Share on other sites

Le désir est ma voie

 

Le désir est ma voie et la tempête ma boussole

En amour je ne jette l'ancre dans aucun port.

Mon corps est le voyage et je m'éteins si je demeure.

La nuit j'abandonne la plupart de moi-même

Puis je me retrouve et m'étreins passionément au retour.

Je suis la jumelle du flux et du reflux

De la vague et du sable du bord

De l'abstinence de la lune et de ses vices

De l'amour et de la mort de l'amour.

Le jour

Mon rire appartient aux autres et mon dîner secret m'appartient.

Dans la maison de mon corps prennent refuge mes états chaque soir,

Et chaque matin on me réveille de mon absence.

Ceux qui comprennent mon rythme me connaissent,

Me suivent mais ne me rejoignent pas.

 

Joumana Haddad

Share this post


Link to post
Share on other sites
Guest Joud

Sed Non Satiata

 

Bizarre déité, brune comme les nuits,

Au parfum mélangé de musc et de havane,

Œuvre de quelque obi, le Faust de la savane,

Sorcière au flanc d'ébène, enfant des noirs minuits,

 

Je préfère au constance, à l'opium, au nuits,

L'élixir de ta bouche où l'amour se pavane ;

Quand vers toi mes désirs partent en caravane,

Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis.

 

Par ces deux grands yeux noirs, soupiraux de ton âme,

Ô démon sans pitié ! Verse-moi moins de flamme ;

Je ne suis pas le Styx pour t'embrasser neuf fois,

 

Hélas ! Et je ne puis, mégère libertine,

Pour briser ton courage et te mettre aux abois,

Dans l'enfer de ton lit devenir Proserpine !

 

C. Baudelaire

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.
Note: Your post will require moderator approval before it will be visible.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

Sign in to follow this  

×
×
  • Create New...