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Iran , Pays nucléaire


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Guest Halwa

 

Dialogue de sourds à Téhéran, ou encore mission impossible pour le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) venu jeudi à Téhéran afin d’amener l’Iran, qui se présente depuis mardi comme un pays nucléaire, à faire marche arrière.

 

 

El Baradei au contact des négociateurs iraniens aurait aimé certainement ne pas effectuer ce déplacement. Après avoir annoncé mardi qu’il avait réussi pour la première fois à enrichir de l’uranium, le président iranien a déclaré en effet, jeudi, que son pays ne suspendra pas l’enrichissement d’uranium. « La situation a complètement changé. Nous sommes un pays nucléaire et nous parlons désormais aux autres pays à partir de la position d’un pays nucléaire , a déclaré Mahmoud Ahmadinejad, cité jeudi par l’agence officielle Irna.

 

« Nous ne négocions avec personne sur les droits de notre peuple et personne n’a le droit de reculer d’un iota sur la voie sur laquelle nous nous sommes engagés », a-t-il ajouté. « Nos centrifugeuses sont de type P1 et l’étape suivante consiste à utiliser des centrifugeuses P2, dont la capacité est quatre fois supérieure et sur lesquelles nous menons actuellement des activités de recherche », a ajouté le président. Le chef de l’Etat iranien rend donc inutile le voyage ainsi que les entretiens que s’apprêtait à avoir Mohamed El Baradei dont l’objectif déclaré était de convaincre l’Iran de suspendre l’enrichissement de l’uranium. La veille, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait, il est vrai, réaffirmé que Téhéran ne cherchait pas à se doter de l’arme atomique. L’AIEA doit présenter un rapport au Conseil de sécurité le 28 avril, pour dire si l’Iran a respecté l’appel à cesser ses activités d’enrichissement. Si ce n’est pas le cas, le Conseil examinera l’étape suivante. Etats-Unis et Europe veulent des sanctions, auxquelles la Russie et la Chine, membres permanents du Conseil, sont opposées.

 

Après la nouvelle annonce de Téhéran, la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a souhaité mercredi que le Conseil de sécurité de l’ONU envisage des « mesures fortes » contre Téhéran, sans demander toutefois de réunion d’urgence. La situation semble plutôt complexe, même s’il est fait état d’un palier supérieur que pourrait franchir l’instance onusienne avec une résolution basée sur le fameux chapitre sept de sa Charte, prévoyant le recours à la force. La bataille se déplace au sein de cette instance.

 

Source el watan

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