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Extraits de l'entretien de Tebboune accordé au magazine Le Point


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Opposition et activistes dénoncent les arrestations dans les rangs du Hirak et les entraves au travail des médias…

Je n’utilise plus ce mot (Hirak) parce que les choses ont changé. Le seul Hirak auquel je crois est le Hirak authentique et béni qui a spontanément rassemblé des millions d’Algériens dans la rue. Ce Hirak-là a choisi la voie de la raison en allant à l’élection présidentielle. Il n’a pas écouté le chant des sirènes qui le poussait à aller vers une période transitoire, et dix millions d’Algériens sont allés voter. Une minorité a refusé l’élection.

Je pense que tout Algérien a le droit de s’exprimer, mais je refuse le diktat d’une minorité. De plus, je m’étonnerai toujours du fait qu’un démocrate, qui se définit comme tel, rejette les urnes et prône la désignation. Quand il ne rejette pas l’opinion de la majorité, ce qui est en soi antidémocratique.

Pourquoi voulez-vous désigner des personnes pour diriger le pays ? Qui êtes-vous ? Qui vous a fait roi ? « Qui t’a rendu si vain / Toi qu’on n’a jamais vu les armes à la main », pour reprendre Le Cid ! Aujourd’hui, dans ce qui reste du Hirak, on trouve de tout, il y en a qui crient « État islamique ! » et d’autres qui scandent « pas d’islam ! ». Les manifestants expriment peut-être une colère, mais ce n’est pas le Hirak originel. C’est très hétéroclite.

En février, vous avez libéré la quasi-totalité des détenus du Hirak. Pourquoi ce raidissement actuellement ?

Lorsque les marches, après la présidentielle, rassemblaient encore de 20 000 à 25 000 manifestants à travers le pays, j’ai été le premier à tendre la main aux gens du Hirak et à les recevoir. Dans mon premier gouvernement, on compte cinq ministres qui en sont issus. Des personnes que j’avais vues m’insulter dans des vidéos ! Ensuite, on a commencé à libérer des détenus pour arriver à 120 relaxés. Les gens continuaient à me critiquer, mais j’ai continué à faire des gestes. J’ai l’impression que cela a été   interprété comme une faiblesse. Les gens pensaient qu’on était dos au mur. Ils se trompaient. Pour moi, le manifestant et le policier qui maintient l’ordre public sont les enfants de la même République. Je n’ai pas le droit de les laisser s’affronter. D’autant plus que les appels à la violence étaient clairs. Tant qu’on était au stade des idées, il n’y avait pas de problème, mais les appels à la violence, c’est autre chose.

Pourquoi Rachad (mouvement d’opposition en exil formé notamment des ex-FIS) et le MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie) ont-ils officiellement été déclarés mouvements terroristes ?

Parce qu’ils se sont eux-mêmes déclarés tels. Rachad a commencé à mobiliser tous azimuts, à donner des instruction pour affronter les services de sécurité et l’armée. Le MAK a tenté d’agir avec des voitures piégées. Face aux appels à la violence, la patience a des limites

Comment se présentent les élections législatives du 12 juin alors qu’une bonne partie de l’opposition a choisi de boycotter le scrutin ?

On ne voit pas les choses de la même manière. Ce que j’observe à travers tout le pays ne dit pas que les Algériens, dans leur majorité, sont opposés aux élections  législatives. Vous me dites une « bonne partie de l’opposition » : combien sont-ils ? Au vu des instruments de mesure dont nous disposons, il s’agit d’une minorité qui se présente comme une majorité grâce à une médiatisation à outrance, notamment outre-mer. Certains ambassadeurs, malheureusement, ne voient que cette minorité et ne vivent qu’avec elle, et ignorent la majorité des Algériens, induisant en erreur les pays auxquels ils appartiennent…

Je sais qu’il y a un engouement pour ces législatives, notamment chez les jeunes, alors que tout récemment, ils ne s’inscrivaient même pas sur les listes électorales. Il n’y a pas d’autre issue. Et tous ceux qui veulent entraîner le pays vers l’aventure sont en train de perdre leur temps. Quand j’étais malade et que les rumeurs enflaient, me donnant même comme décédé, la plupart des Algériens étaient angoissés, même parmi ceux qui n’ont pas voté pour moi ou qui ne m’apprécient pas. Parce qu’ils veulent que le pays reste sur la voie de la légalité.

Le correspondant du journal « Liberté » à Tamanrasset a été arrêté et placé sous mandat de dépôt pour un article de presse. Comment est traité son cas alors que la Constitution interdit l’emprisonnement d’un journaliste qui exercice son métier ?

Peut-on espérer une évolution positive de sa situation ? Il a joué à tort au pyromane sur un sujet très sensible. Très grave.

Le Parlement ne risque-t-il pas de se retrouver avec une majorité parlementaire – et donc gouvernementale – islamiste, comme au début des années 1990 ?

Quelle est la définition de l’islamisme ? L’islamisme en tant qu’idéologie, celle qui a tenté de s’imposer au début des années 1990 dans notre pays, n’existera plus jamais en
Algérie. Maintenant, l’islam politique a-t-il bloqué le développement de pays comme la Turquie, la Tunisie, l’Égypte ? Non. Cet islam politique-là ne me gêne pas, parce qu’il n’est pas au-dessus des lois de la République, qui s’appliqueront à la lettre.

Parler de l’Algérie, c’est évoquer le poids de l’armée et des services de renseignement. Qu’en est-il réellement, sachant que l’armée a arbitré le départ de Bouteflika ?

Le poids de l’armée est une réalité positive. Si nous n’avions pas une armée aussi moderne et aussi professionnelle, la situation en Algérie serait pire qu’en Libye ou en  Syrie. Je rappelle que l’armée s’est retirée de la politique depuis la fin des années 1980. L’époque où des officiers de l’armée siégeaient au comité central du FLN (ex-parti unique) est terminée. L’armée ne fait plus de politique.

Avez-vous prévu de vous rendre à l’étranger ?

C’est une nécessité et je me rendrai d’abord en Tunisie, j’ai donné ma parole au président Kaïs Saïed. Je suis aussi invité en Russie, en Turquie, en Italie, au Qatar. Pour la France, l’invitation est mutuelle.

Peut-on être heureux en Algérie ?

L’Algérie est un pays facile à vivre. Notre culture de la solidarité est exceptionnelle, on l’a vu pendant la crise sanitaire : les citoyens ont multiplié les initiatives pour s’entraider. La santé et l’éducation sont gratuites. Comparativement aux pays voisins, nous avons eu peu de candidats dans les rangs du groupe État islamique, et nous comptons moins de harraga [migrants clandestins, NDLR], selon les statistiques des centres de rétention en Espagne et en Italie. On peut être heureux, mais il faut avoir le courage de voir son pays autrement. On peut détester Tebboune, mais pas détester son propre pays

Extraits du Magazine Le Point
 

 

 

 

Edited by shadok
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Tebboune: Peut-on espérer une évolution positive de sa situation ? Il a joué à tort au pyromane sur un sujet très sensible. Très grave.

Fait grave dans cet entretien. Tebboune enforce le journaliste Rabah Kareche et pulvérise son droit à la présomption d’innocence alors que l'instruction est en cours ! Après l'affaire Draedni, Tebboune récidive et accuse le journaliste Rabah Kareche d’être un « pyromane »

Tebboune: dix millions d’Algériens sont allés voter. Une minorité a refusé l’élection

Tebboune est un vrai menteur. 9.6 millions sont allés voté sur 24 millions d'inscrits sur les listes électorales selon les chiffres officiels qui ne représentent pas la réalité.  Une minorité de 4.9 millions d'électeurs a voté pour lui

Tebboune: j’ai été le premier à tendre la main aux gens du Hirak et à les recevoir. Dans mon premier gouvernement, on compte cinq ministres qui en sont issus.

Mensonges. Tebboune n'a jamais tendu la main au Hirak après la déclaration qu'il a fait après son élection. Tous les ministres se revendiquant du Hirak ont été éjecté du gouvernement

Tebboune: Le MAK a tenté d’agir avec des voitures piégées. Face aux appels à la violence, la patience a des limites

Un autre mensonge. Il n y a jamais eu d'appels à la violence du Hirak. La violence est l’œuvre du pouvoir. L'histoire de la voiture piégée du MAK est une propagande du pouvoir.

Tebboune: Maintenant, l’islam politique a-t-il bloqué le développement de pays comme la Turquie, la Tunisie, l’Égypte ? Non. Cet islam politique-là ne me gêne pas

Tebboune est pro-islamiste. Il a une admiration pour Erdogan et les frères Musulmans en Tunisie et Égypte

Tebboune : L’armée ne fait plus de politique

Tebboune a oublié les discours politique de Gaid Salah sa nomination par l'armée. Les discours politiques continuent à ce jour par Chengriha

Si jamais Barkhane se retirait, quel rôle pourrait jouer l’Algérie ? Une intervention militaire en Algérie à l’extérieur est-elle envisageable ?
Tebboune : La Constitution algérienne autorise désormais ce type d’intervention, mais la solution n’est pas là.

L’éventualité d'envoyer nos troupes au Mali n'est pas écartée. On est loin de la propagande que le déploiement de notre armée ne se fera que sous l'égide de l'ONU

Tebboune: L’Algérie est un pays facile à vivre. nous comptons moins de harraga [migrants clandestins, NDLR]

Tebboune vit où ? Il ne voit pas la cherté de la vie et la difficulté des algériens pour subvenir à leurs besoins ! Le phénomène des Harragas a repris ces derniers mois. 723 Algériens ont débarqué sur les côtes de la Sicile, en Italie, entre les deux semaines du 25 avril au 9 mai 2021

Tebboune est vraiment déconnecté de la réalité. C'est un menteur invétéré !

Edited by shadok
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Le Parlement ne risque-t-il pas de se retrouver avec une majorité parlementaire – et donc gouvernementale – islamiste, comme au début des années 1990 ?

Quelle est la définition de l’islamisme ? L’islamisme en tant qu’idéologie, celle qui a tenté de s’imposer au début des années 1990 dans notre pays, n’existera plus jamais en Algérie.

 

 

Bien dit.. lol

La déclaration du jour !!

On ne le dira jamais assez..

Le mandat de Tebboune consiste à éradiquer l'islamisme politique..  

Pas de déluge après son mandat !!

Nous sommes tous égaux.. autant bien à l'assemblée que dans une rassemblée  !

Les bottes veillent au grain.. (Rires)

 

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J'ai oublié ce point :

Touché par le Covid, vous avez été absent d’Algérie. Cette absence a-t-elle affecté votre exercice du pouvoir ?

Tebboune: Affecté non. Retardé le programme des réformes, oui. Mais nous avons réussi à faire en sorte que l’État fonctionne en mon absence. Preuve en est que la réhabilitation des institutions que j’ai entamée avait fonctionné. Par ailleurs, j’ai pu faire le bilan sur mon environnement immédiat et les projets que nous avons lancés. Certains ont pensé que c’était le naufrage – et vous savez qui quitte le navire dans ces cas-là –, mais j’ai pu constater, avec fierté, toute la fidélité de l’armée, avec à sa tête le chef d’état-major Saïd Chengriha. Nous nous appelions tous les matins

Pour Tebboune, l’État c’est l’armée ! Aucune allusion au gouvernement et son Premier ministre Djerad qui constituent le pouvoir civil !

Edited by shadok
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La France a interdit la manifestation des algériens à Paris programmée demain le 06/06/2021, à  la dernière minute comme d'habitude, pour empêcher de faire un bon recours 

Malgré le soutien déclaré de la France au régime algérien,  tu trouves des Hmir qui te disent que le régime des généraux est un régime nationaliste,  alors que c'est un régime de traîtres qui assure les intérêts des puissances étrangères, contre la volonté du peuple  hormis les rkhasse les chiatine les ignorants et bien sûr les profiteurs de la situation.

Edited by Ikardi
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Cet article est dans la continuité du soutien de Macron (la France) à Tebboune « le courageux » et la défense de ses « réformes » par le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian interpellé par la sénatrice socialiste Laurence Rossignol sur la répression du Hirak, les arrestations et les condamnations des militants, citoyens et journalistes en Algérie

Le magazine de droite Le Point commence par brosser un brillant portrait de Tebboune, mettant l'accent sur la rupture de tout lien avec lui et le régime de Bouteflika et fait un résumé de sa carrière politique : Le parcours d’une « forte tête »

Cette introduction conditionne déjà le lecteur français qui est la cible de cet entretien que Tebboune est l’homme des réformes. Pour donner plus de crédibilité à l’article, Le Point a choisi deux journalistes algériens vivants en Algérie. Quoi de mieux que des Algériens pour parler de l’Algérie. Quoique Kamel Daoud détient la nationalité française et vit entre les deux rives de la méditerranée

Bref, cet article est un cadeau de la France à Tebboune. Il a démontré que Kamel Daoud est un intellectuel de service à la solde de Tebboune et de la France !

Edited by shadok
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Il est grave le pouvoir algérien ! Une varie Issaba

La vraie couverture du magazine "Le Point"

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La couverture du magazine "Le Point" selon la page Facebook d'El-Mouradia (Ce n'est pas un Fakenews, j'ai vérifié) 😂

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Le Point : Parler de l’Algérie, c’est évoquer le poids de l’armée et des services de renseignement. Qu’en est-il réellement, sachant que l’armée a arbitré le départ de Bouteflika ?

Tebboune: Je rappelle que l’armée s’est retirée de la politique depuis la fin des années 1980. L’armée ne fait plus de politique.

La preuve est l'interrogation de Kadi El-Ihsane, Karim Tabbou et Khaled Drareni par la police politique à la caserne Antar !

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Mdrr..

 

Le point se fait demain.. lol

Les jeunes et les femmes vont occuper TOUT le parlement !

Ensuite, le peuple passera l'été à la plage :classic_laugh:

 

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Pauvre Bousb3a Lazrag, il continue à croire à la Nouvelle Algérie 😂

Pas besoin de quota. Le parlement sera composé de jeunes et de femmes tous des sbires du système : les fils d'anciens chefs de partis politiques, les jeunes de pseudos associations de la société civile crées par le pouvoir, les avocats qui ont un fil avec le pouvoir, les journalistes des chaines la honte ...

Un parlement "Khoudra Fouk T3am" comme ses prédécesseurs qui n’aura aucune prérogative. La preuve, le code pénal a été modifié hier par ordonnance en conseil des ministres à 48H des élections du nouveau parlement !

 

 

 

Edited by shadok
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