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Sissa

L'arbre à poèmes

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Je te raconterais

 

Ballade en proverbes du vieux temps

 

Il faut de tout pour faire un monde

Il faut des vieillards tremblotants

Il faut des milliards de secondes

Il faut chaque chose en son temps

En mars il y a le printemps

Il est un mois où l’on moissonne

Il est un jour au bout de l’an

L’hiver arrive après l’automne

 

La pierre qui roule est sans mousse

Béliers tondus gèlent au vent

Entre les pavés l’herbe pousse

Que voilà de désagréments

Chaque arbre vêt son linceul blanc

Le soleil se traîne tout jone

C’est la neige après le beau temps

L’hiver arrive après l’automne

 

Quand on est vieux on est plus jeune

On finit par perdre ses dents

Après avoir mangé on jeûne

Personne n’est jamais content

On regrette ses jouets d’enfant

On râle après le téléphone

On pleure comme un caïman

L’hiver arrive après l’automne

 

Envoi

 

Prince ! tout ça c’est le chiendent

C’est encor pis si tu raisonnes

La mort t’as toujours au tournant

L’hiver arrive après l’automne

 

Raymond Queneau

 

Merci pour ce doux partage...

Tu parles des vieux...

Est-ce un hasard si j'ai sous les yeux mon mémoire, récupéré hier,"Vieillissement et dépendance, les représentations de la vieillesse"...

Bonne journée ma tendre amie...:)

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Bonjour Amar... Bonjour Hilar

 

Merci pour ce doux partage...

Tu parles des vieux...

Est-ce un hasard si j'ai sous les yeux mon mémoire, récupéré hier,"Vieillissement et dépendance, les représentations de la vieillesse"...

Bonne journée ma tendre amie...:)

 

Hasard... aléa... coïncidence... chance... fatalité...

 

Ou c'est...

"Le hasard, c'est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer"...

 

 

 

Bel hasard à vous ! :)

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Eh...

 

Hasard... aléa... coïncidence... chance... fatalité...

 

Ou c'est...

"Le hasard, c'est peut-être le pseudonyme de Dieu quand il ne veut pas signer"...

 

 

 

Bel hasard à vous ! :)

 

Destin...Mektoub...écrit sur les murs...désirs...force vitale...

 

Et aussi...

"Le hasard, une manifestation divine à travers l'humain en nous"...

 

Serais-tu voyante ou quelque chose comme ça?

Bon vent à toi Sissa...:)

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Bonjour Amar

 

Destin...Mektoub...écrit sur les murs...désirs...force vitale...

 

Et aussi...

"Le hasard, une manifestation divine à travers l'humain en nous"...

 

Serais-tu voyante ou quelque chose comme ça?

Bon vent à toi Sissa...:)

 

... quelque chose comme ça.. je vois les choses venir...

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Lire et Écrire

 

De tout ce qui est écrit, je n'aime que ce que l'on écrit avec son

propre sang. Écris avec du sang et tu apprendras que le sang est

esprit.

 

Il n'est pas facile de comprendre du sang étranger : je hais tous les

paresseux qui lisent.

 

Celui qui connaît le lecteur ne fait plus rien pour le lecteur. Encore

un siècle de lecteurs - et l'esprit même sentira mauvais.

 

Que chacun ait le droit d'apprendre à lire, cela gâte à la longue, non

seulement l'écriture, mais encore la pensée.

 

Jadis l'esprit était Dieu, puis il devint homme, maintenant il s'est

fait populace.

 

Celui qui écrit en maximes avec du sang ne veut pas être lu, mais

appris par cœur.

 

Sur les montagnes le plus court chemin va d'un sommet à l'autre : mais

pour suivre ce chemin il faut que tu aies de longues jambes. Les

maximes doivent être des sommets, et ceux à qui l'on parle des hommes

grands et robustes.

 

L'air léger et pur, le danger proche et l'esprit plein d'une joyeuse

méchanceté : tout cela s'accorde bien.

 

Je veux avoir autour de moi des lutins, car je suis courageux. Le

courage qui chasse les fantômes se crée ses propres lutins, - le

courage veut rire.

 

Je ne suis plus en communion d'âme avec vous. Cette nuée que je vois

au-dessous de moi, cette noirceur et cette lourdeur dont je ris - c'est

votre nuée d'orage.

 

Vous regardez en haut quand vous aspirez à l'élévation. Et moi je

regarde en bas puisque je suis élevé.

 

Qui de vous peut en même temps rire et être élevé ?

 

Celui qui plane sur les plus hautes montagnes se rit de toutes les

tragédies de la scène et de la vie.

 

Courageux, insoucieux, moqueur, violent - ainsi nous veut la sagesse :

elle est femme et ne peut aimer qu'un guerrier.

 

Vous me dites : "La vie est dure à porter." Mais pourquoi auriez-vous

le matin votre fierté et le soir votre soumission ?

 

La vie est dure à porter : mais n'ayez donc pas l'air si tendre ! Nous

sommes tous des ânes et des ânesses chargés de fardeaux.

 

Qu'avons-nous de commun avec le bouton de rose qui tremble puisqu'une

goutte de rosée l'oppresse.

 

Il est vrai que nous aimons la vie, mais ce n'est pas parce que nous

sommes habitués à la vie, mais à l'amour.

 

Il y a toujours un peu de folie dans l'amour. Mais il y a toujours un

peu de raison dans la folie.

 

Et pour moi aussi, pour moi qui suis porté vers la vie, les papillons

et les bulles de savon, et tout ce qui leur ressemble parmi les hommes,

me semble le mieux connaître le bonheur.

 

C'est lorsqu'il voit voltiger ces petites âmes légères et folles,

charmantes et mouvantes - que Zarathoustra est tenté de pleurer et de

chanter.

 

Je ne pourrais croire qu'à un Dieu qui saurait danser.

 

Et lorsque je vis mon démon, je le trouvai sérieux, grave, profond et

solennel : c'était l'esprit de lourdeur, - c'est par lui que tombent

toutes choses.

 

Ce n'est pas par la colère, mais par le rire que l'on tue. En avant,

tuons l'esprit de lourdeur !

 

J'ai appris à marcher : depuis lors, je me laisse courir. J'ai appris à

voler, depuis lors je ne veux pas être poussé pour changer de place.

 

Maintenant je suis léger, maintenant je vole, maintenant je me vois

au-dessous de moi, maintenant un dieu danse en moi.

 

Ainsi parlait Zarathoustra.

 

Nietzsche

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Un vieil, très vieil ami de route et d'esprit...

Venant de toi c'est bien volontiers que je reçois ce cadeau...

Bonne route ma Sissa...

Merci...

 

... Un ami commun alors... il m'a longtemps accompagnée... On se croise de temps en temps...

 

 

Merci à toi.

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Complainte amoureuse

 

Oui dès l'instant que je vous vis

Beauté féroce, vous me plûtes

De l'amour qu'en vos yeux je pris

Sur-le-champ vous vous aperçûtes

Ah ! Fallait-il que je vous visse

Fallait-il que vous me plussiez

Qu'ingénument je vous le disse

Qu'avec orgueil vous vous tussiez

Fallait-il que je vous aimasse

Que vous me désespérassiez

Et qu'enfin je m'opiniâtrasse

Et que je vous idolâtrasse

Pour que vous m'assassinassiez.

 

Alphonse ALLAIS

 

;)

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Si ssa

 

... Un ami commun alors... il m'a longtemps accompagnée... On se croise de temps en temps...

 

 

Merci à toi.

 

Dans ce monde il n'y a pas de hasard...

 

C'est notre ami sans détour et sans fard...

 

Merci à toi mon amie...:)

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Faisons dans l'amour

 

Complainte amoureuse

 

Oui dès l'instant que je vous vis

Beauté féroce, vous me plûtes

De l'amour qu'en vos yeux je pris

Sur-le-champ vous vous aperçûtes

Ah ! Fallait-il que je vous visse

Fallait-il que vous me plussiez

Qu'ingénument je vous le disse

Qu'avec orgueil vous vous tussiez

Fallait-il que je vous aimasse

Que vous me désespérassiez

Et qu'enfin je m'opiniâtrasse

Et que je vous idolâtrasse

Pour que vous m'assassinassiez.

 

Alphonse ALLAIS

 

;)

 

Quand les coeurs saignent

 

Une vie sans amour,

un chemin sans détour,

resteront toujours,

un destin fade et lourd.

 

Faut-il les yeux fermés,

comme une bête assoiffée,

laisser aux rêveurs de l'été,

la paix, le calme, la sérénité.

 

septembre 2014

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parlons-en

 

Éloge de l'amour

 

Tout l'Univers obéit à l'Amour ;

Belle Psyché, soumettez-lui votre âme.

Les autres dieux à ce dieu font la cour,

Et leur pouvoir est moins doux que sa flamme.

Des jeunes cœurs c'est le suprême bien

Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien.

 

Sans cet Amour, tant d'objets ravissants,

Lambris dorés, bois, jardins, et fontaines,

N'ont point d'appâts qui ne soient languissants,

Et leurs plaisirs sont moins doux que ses peines.

Des jeunes c cœurs c'est le suprême bien

Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien.

 

Jean de La Fontaine

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Éloge de l'amour

 

Tout l'Univers obéit à l'Amour ;

Belle Psyché, soumettez-lui votre âme.

Les autres dieux à ce dieu font la cour,

Et leur pouvoir est moins doux que sa flamme.

Des jeunes cœurs c'est le suprême bien

Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien.

 

Sans cet Amour, tant d'objets ravissants,

Lambris dorés, bois, jardins, et fontaines,

N'ont point d'appâts qui ne soient languissants,

Et leurs plaisirs sont moins doux que ses peines.

Des jeunes c cœurs c'est le suprême bien

Aimez, aimez ; tout le reste n'est rien.

 

Jean de La Fontaine

 

Sans toi

 

Sans toi, j'erre comme un aveugle,

sans toi, les mots brûlent ma peau,

sans toi, dans ce monde je tâtonne,

sans toi, éternellement je suis perdu.

 

Sans toi, il n'y a pas de règles,

sans toi, la flamme n'est qu'un pâle sanglot,

sans toi, je marche comme un fantôme,

sans toi, la vie est de tout dépourvue.

 

septembre 2014

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Nous dormirons ensemble

 

Que ce soit dimanche ou lundi

Soir ou matin minuit midi

Dans l'enfer ou le paradis

Les amours aux amours ressemblent

C'était hier que je t'ai dit

Nous dormirons ensemble

C'était hier et c'est demain

Je n'ai plus que toi de chemin

J'ai mis mon cœur entre tes mains

Avec le tien comme il va l'amble

Tout ce qu'il a de temps humain

Nous dormirons ensemble

Mon amour ce qui fut sera

Le ciel est sur nous comme un drap

J'ai refermé sur toi mes bras

Et tant je t'aime que j'en tremble

Aussi longtemps que tu voudras

Nous dormirons ensemble.

 

Louis ARAGON

 

 

[YOUTUBE]BF_4ueYQ9kg[/YOUTUBE]

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Jean Ferrat

 

Que ce soit dimanche ou lundi

Soir ou matin minuit midi

Dans l'enfer ou le paradis

Les amours aux amours ressemblent

C'était hier que je t'ai dit

Nous dormirons ensemble

C'était hier et c'est demain

Je n'ai plus que toi de chemin

J'ai mis mon cœur entre tes mains

Avec le tien comme il va l'amble

Tout ce qu'il a de temps humain

Nous dormirons ensemble

Mon amour ce qui fut sera

Le ciel est sur nous comme un drap

J'ai refermé sur toi mes bras

Et tant je t'aime que j'en tremble

Aussi longtemps que tu voudras

Nous dormirons ensemble.

 

Louis ARAGON

 

 

[YOUTUBE]BF_4ueYQ9kg[/YOUTUBE]

 

Ce poème de Louis chanté par Jean illustre une vision de l'amour qui me sied...

 

La voix du silence

 

La voix du silence,

au loin s'entend,

c'est la voix des pauvres gens,

ceux qu'on oublie peu à peu.

 

Le silence de ces voix,

hantent les consciences,

creusent des galeries,

dans le coeur de ceux qui aiment.

 

Les pauvres gens

restent l'espérance,

le renouveau de notre monde,

la beauté, la dignité et la fraternité.

 

mai 2008

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Si je peux ? :)

 

Dites-moi si je peux ;

Soufflez-moi donc ce voeu !

En mon sein cet amour

Ne peut voir que le jour,

Hors des songes de nos rêves,

Même si la vie est brève ...

 

Qu'entre nous peu à peu,

L'entrevoir comme un jeu

Dessiner ses contours

Au seul fil d'un détour ...

A la lame de mon glaive,

Au nom d'Adam et Eve.

 

Quand bien même si l'on peut

Dévoiler notre "je" ;

Sa flamme et l'abat-jour ...

Autrui est pris de court !

Et sa lumière soulève

Toute fin qui s'achève ...

 

Dis-moi donc si je peux

Dans ton coeur faire un feu ;

Attiser cet amour

A l'aurore pour toujours !

... Me brûler à tes lèvres,

Du diamant de l'orfèvre.

 

Nat Hall

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Si je peux ? :)

 

Dites-moi si je peux ;

Soufflez-moi donc ce voeu !

En mon sein cet amour

Ne peut voir que le jour,

Hors des songes de nos rêves,

Même si la vie est brève ...

 

Qu'entre nous peu à peu,

L'entrevoir comme un jeu

Dessiner ses contours

Au seul fil d'un détour ...

A la lame de mon glaive,

Au nom d'Adam et Eve.

 

Quand bien même si l'on peut

Dévoiler notre "je" ;

Sa flamme et l'abat-jour ...

Autrui est pris de court !

Et sa lumière soulève

Toute fin qui s'achève ...

 

Dis-moi donc si je peux

Dans ton coeur faire un feu ;

Attiser cet amour

A l'aurore pour toujours !

... Me brûler à tes lèvres,

Du diamant de l'orfèvre.

 

Nat Hall

 

Jouer avec les mots,

inventer du beau,

dessiner au roseau,

une plume à voleau.

 

Tu es le feu qui brûle,

ta chaleur me consume,

à ce jeu de funambule,

s'envole ma bulle.

 

Ton ombre me poursuit,

où que j'aille il n'y a que toi,

je marche dans la nuit,

c'est toi qui me suit.

 

Mes rêves me porte,

dans ce doux pays,

tout en toi me transporte,

tes yeux mon défi.

 

Quand vient le soir,

une image dans le miroir,

tu es ma gloire,

mon bel espoir.

 

octobre 2014

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Bonjour Séphia

 

Si je peux ? :)

 

Dites-moi si je peux ;

Soufflez-moi donc ce voeu !

En mon sein cet amour

Ne peut voir que le jour,

Hors des songes de nos rêves,

Même si la vie est brève ...

 

Qu'entre nous peu à peu,

L'entrevoir comme un jeu

Dessiner ses contours

Au seul fil d'un détour ...

A la lame de mon glaive,

Au nom d'Adam et Eve.

 

Quand bien même si l'on peut

Dévoiler notre "je" ;

Sa flamme et l'abat-jour ...

Autrui est pris de court !

Et sa lumière soulève

Toute fin qui s'achève ...

 

Dis-moi donc si je peux

Dans ton coeur faire un feu ;

Attiser cet amour

A l'aurore pour toujours !

... Me brûler à tes lèvres,

Du diamant de l'orfèvre.

 

Nat Hall

 

" Besoin de te sentir, envie de te toucher,

Petite fleur sauvage dans ta robe de pourpre...

Respirer ton parfum m'enivre de bonheur,

Mais loin de toi je souffre "

 

disait-il en écrivant son nom...

 

 

Mais faites donc ;)

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Bonjour Amar

 

Jouer avec les mots,

inventer du beau,

dessiner au roseau,

une plume à voleau.

 

Tu es le feu qui brûle,

ta chaleur me consume,

à ce jeu de funambule,

s'envole ma bulle.

 

Ton ombre me poursuit,

où que j'aille il n'y a que toi,

je marche dans la nuit,

c'est toi qui me suit.

 

Mes rêves me porte,

dans ce doux pays,

tout en toi me transporte,

tes yeux mon défi.

 

Quand vient le soir,

une image dans le miroir,

tu es ma gloire,

mon bel espoir.

 

octobre 2014

 

" Leurs ailes closes

Enfin reposent.

Et c'est matin."

 

Charles Van Lerberghe

 

 

Miroir qui reflète de jolis vers...

:)

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Ce poème de Louis chanté par Jean illustre une vision de l'amour qui me sied...

 

La voix du silence

 

La voix du silence,

au loin s'entend,

c'est la voix des pauvres gens,

ceux qu'on oublie peu à peu.

 

Le silence de ces voix,

hantent les consciences,

creusent des galeries,

dans le coeur de ceux qui aiment.

 

Les pauvres gens

restent l'espérance,

le renouveau de notre monde,

la beauté, la dignité et la fraternité.

 

mai 2008

 

... « Seuls ceux qui se préoccupent de toi peuvent t’entendre lorsque tu es silencieux.»

 

:)

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... « Seuls ceux qui se préoccupent de toi peuvent t’entendre lorsque tu es silencieux.»

 

:)

 

Et dans ces moments là, j'écoute par exemple Serge qui chante rue du rêve...

C'est vrai aussi que je sors de mon silence en allant voir les copains...

Merci pour tes mots doux et tendres qui font toujours plaisir à entendre...:)

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Et dans ces moments là, j'écoute par exemple Serge qui chante rue du rêve...

C'est vrai aussi que je sors de mon silence en allant voir les copains...

Merci pour tes mots doux et tendres qui font toujours plaisir à entendre...:)

 

Des bateaux j'en ai pris beaucoup,

Mais le seul qui aie tenu le coup

Qui n'aie jamais viré de bord, mais viré de bord

Naviguait en père peinard sur le grande mare des canards

Et s'app'lait les copains d'abord, les copains d'abord

 

chantait le copain de Serge

 

 

 

Bonjour Amar

 

:)

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L'un déclare, l'autre soupire

 

Tristan et Yseut

 

- Parle-moi, dit Yseut à Tristan.

- Je t'aime, dit Tristan à Yseut.

- Je sais. Mais c'est tout ? demanda Yseut.

- Je t'aime beaucoup, répondit Tristan.

- Mais encore ? insista Yseut.

- Je t'adore, ajouta Tristan.

- C'est attristant, pensa Yseut.

 

Michel Deville

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Tristan et Yseut

 

- Parle-moi, dit Yseut à Tristan.

- Je t'aime, dit Tristan à Yseut.

- Je sais. Mais c'est tout ? demanda Yseut.

- Je t'aime beaucoup, répondit Tristan.

- Mais encore ? insista Yseut.

- Je t'adore, ajouta Tristan.

- C'est attristant, pensa Yseut.

 

Michel Deville

 

Et je dis que ça s'entend très bien...

Ainsi en va-t-il souvent de l'amour...:):):)

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Et je dis que ça s'entend très bien...

Ainsi en va-t-il souvent de l'amour...:):):)

 

... Et ainsi s'éteint-il...

 

Bonjour Amar

 

:)

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PLAIN-CHANT

 

Je n’aime pas dormir quand ta figure habite,

La nuit, contre mon cou ;

Car je pense à la mort laquelle vient si vite,

Nous endormir beaucoup.

 

Je mourrai, tu vivras et c’est ce qui m’éveille!

Est-il une autre peur?

Un jour ne plus entendre auprès de mon oreille

Ton haleine et ton cœur.

 

Quoi, ce timide oiseau replié par le songe

Déserterait son nid !

Son nid d’où notre corps à deux têtes s’allonge

Par quatre pieds fini.

 

Puisse durer toujours une si grande joie

Qui cesse le matin,

Et dont l’ange chargé de poursuivre ma voie

Allège mon destin.

 

Léger, je suis léger sous cette tête lourde

Qui semble de mon bloc,

Et reste en mon abri, muette, aveugle, sourde,

Malgré le chant du coq.

 

Cette tête coupée, allée en d’autres mondes,

Où règne une autre loi,

Plongeant dans le sommeil des racines profondes,

Loin de moi, près de moi.

 

Ah ! je voudrais, gardant ton profil sur ma gorge,

Par ta bouche qui dort

Entendre de tes seins la délicate forge

Souffler jusqu’à ma mort.

 

Jean Cocteau

 

 

 

[YOUTUBE]s27MZiPxLSU[/YOUTUBE]

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