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Rihame

Mémoires d'une amnésique

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La bergère de mes montagnes

 

Plus loin où remonte ma mémoire

Je vois toujours cette bergère toute vêtue de noir

Entrain, de détricoter et défaire

Ces anciens pull-overs,

Pour en faire des neufs,

Plus petits, moins beaux

Mais qui tiendraient certainement chaud

Le plus frileux des paysans

 

Je la vois monter les mailles

Sur des aiguilles de parapluie

Qu'elle a préalablement laminé

Je la vois, monter le fil

Tout en jetant le regard

Tout au loin sur son bétail

Je l'observe et l'admire

Cette "recycleuse" de misère

 

De ses mains minutieuses

Naîtra certainement

Un autre pull-over

Qu'elle déféra

Une fois passé, l'hiver*!

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Hum! Amnésique, je voudrai l'être pour toujours

Pour ne pas à subir les joutes des poulets de basse-cour

Moi qui croyait qu'il n 'avait que des poules

Je me délecte de leur combat de pouls

Qui a dit que les suivistes ont disparu

Et que parmi les poulets sortirait un coq féru

Hum amnésique , je le suis et le reste....Pour l'instant!

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Hum! Amnésique, je voudrai l'être pour toujours

Pour ne pas à subir les joutes des poulets de basse-cour

Moi qui croyait qu'il n 'avait que des poules

Je me délecte de leur combat de pouls

Qui a dit que les suivistes ont disparu

Et que parmi les poulets sortirait un coq féru

Hum amnésique , je le suis et le reste....Pour l'instant!

t'fakrini b'une certaine Rihame :o

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L'handicapé de l'arrêt

 

Aussi longtemps où remonte ma mémoire

Je me rappelle de son visage

noirci par le soleil des jours d'été

ridé par le froid des jours d'hiver

Il ne tendait jamais la main

Mais tout le monde venait lui donner quelque chose

Et lui, il leur donnait du pain

Une manière à lui de remercier

Ceux qui daignaient s'approcher

 

Il parlait peu ... parfois pas du tout

Il n'avait d'ailleurs pas besoin de le faire

Tout se lisait dans ses yeux

Aussi bleus , aussi clair

Que ces arbres qui le couvrent!

Il s’appelait Amar

C'était, le paraplégique du paradis

Un des grands de Tizi...

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3bouda

 

Elle s'’appelait "3bouda''

Les mamans l'assimilaient à une Ghoula

Pour faire taire leurs rejetons

Elles n'avaient qu'à évoquer son nom

"3bouda, 3bouda;

Dors où elle vient"

 

Il suffisait de réciter ces mots

Pour que le bambin s'abandonne au dodo

Elle avait de grands dents

Des longs ongles et une peau criblé de rides

Même son sol était aride

Il ne ressemblait pas à celui de ses voisins

qui juxtaposait sa maison...

Malheur à toi si, tu venais à te perdre

C'est entre ces griffes que tu passes

Elle faisait froid au dos

Mais comme toute vieille elle avait bon dos

Consciente de son pouvoir,

Elle ne sort jamais voir

Ses petites victimes à bavoirs

Heureusement d'ailleurs...

J'entends toujours et jusqu'à présent

Ces mots surgir de mon amnésie

"3bouda, 3bouda;

Dors où elle vient"

 

 

 

 

Ai-je déjà dit qu'elle avait bon dos????????????

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La bergère de mes montagnes

 

Plus loin où remonte ma mémoire

Je vois toujours cette bergère toute vêtue de noir

Entrain, de détricoter et défaire

Ces anciens pull-overs,

Pour en faire des neufs,

Plus petits, moins beaux

Mais qui tiendraient certainement chaud

Le plus frileux des paysans

 

Je la vois monter les mailles

Sur des aiguilles de parapluie

Qu'elle a préalablement laminé

Je la vois, monter le fil

Tout en jetant le regard

Tout au loin sur son bétail

Je l'observe et l'admire

Cette "recycleuse" de misère

 

De ses mains minutieuses

Naîtra certainement

Un autre pull-over

Qu'elle déféra

Une fois passé, l'hiver*!

 

ah! rihame est de retour? :D

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La guerrière et la folle

 

On me raconta qu'un jour une folle m'emporta

Alors que faire pour raisonner celle qui ne l'était pas

Ma mère, une grande dame s'approcha

D'elle et avec les paroles, la raisonner, elle tenta!

Mais en vain!

 

Une folle ne connait que sa raison

Quite à étouffer l'enfant

Tout en continuant de jurer que c'est elle la maman

 

Bref! comment délivrer cette petite âme?

Qui n'avait rien demandé à cette dame

Alors, une seule solution s’offra à la mienne

Elle saisit la carabine de chasse, l'arma

et vers la folle la dirigea

"Où tu poses ma fille , où une balle tu prendras"

Avait lancé cette courageuse mère!

 

Effectivement toute folie a une limite

Et d'un geste doux, la malheureuse posa la fillette

Sans dire mot, elle prit la fuite ...

 

 

 

Elle aurait pu être ma mère cette folle

Je comprends un peu plus, d'où me vient ce courant qui me frôle ...

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Ca cacate, ça cacate si fort

Qui aura raison, qui aura tort

C'est pas si important

Puisque la réponse tout le monde la sait d'tte façon

Il a beau à redorer son blason

Tant que c'est de la mare qu'il tire sa moisson

Il restera toujours ce petit mendiant

Qui crie à la richesse de ses sentiments

Quand on l'a connu nu d'accoutrements

Quelque soit la posture, on sait qu'il ment ...

Et que sous ces beaux traits git un tas d'excrements

 

 

 

Je sais , je devrai être amnésique!

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La bergère de mes montagnes

 

Plus loin où remonte ma mémoire

Je vois toujours cette bergère toute vêtue de noir

Entrain, de détricoter et défaire

Ces anciens pull-overs,

Pour en faire des neufs,

Plus petits, moins beaux

Mais qui tiendraient certainement chaud

Le plus frileux des paysans

 

Je la vois monter les mailles

Sur des aiguilles de parapluie

Qu'elle a préalablement laminé

Je la vois, monter le fil

Tout en jetant le regard

Tout au loin sur son bétail

Je l'observe et l'admire

Cette "recycleuse" de misère

 

De ses mains minutieuses

Naîtra certainement

Un autre pull-over

Qu'elle déféra

Une fois passé, l'hiver*!

 

L'amnésique a bonne mémoire et brosse un tableau lucide d'une vie très attachante.

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Ca cacate, ça cacate si fort

Qui aura raison, qui aura tort

C'est pas si important

Puisque la réponse tout le monde la sait d'tte façon

Il a beau à redorer son blason

Tant que c'est de la mare qu'il tire sa moisson

Il restera toujours ce petit mendiant

Qui crie à la richesse de ses sentiments

Quand on l'a connu nu d'accoutrements

Quelque soit la posture, on sait qu'il ment ...

Et que sous ces beaux traits git un tas d'excrements

 

 

 

Je sais , je devrai être amnésique!

Rihame plus que jamais !

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Crois-tu petit sot

Que tes tirs chez moi trouveraient écho

Crois-tu que je couve une réputation de nonne

Où peut-être cette aimante de Vérone

Que les amoureux adulent...

Non hélas, je n'ai rien à couvrir

Tes mots ne me font pas souffrir

Au contraire tes mots à bouts portants

Prouve qu'il te faut beaucoup pour paraître méchant

Et c'est cela qui me désole...

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L'amnésique a bonne mémoire et brosse un tableau lucide d'une vie très attachante.

 

Elle fouille dans sa mémoire

Chaque jour, chaque soir

toutes les fois où l'un de ses frères

Relate ces frasques d'aventurières !

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Tirs d'harpon

Ne dégonfle que les ballons

Tirs de fusils

Achèvent les soumis

Tirs de vers

Tout au fond prolifèrent

Obus de mots

On a toujours ce qu'on vaut

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Elle fouille dans sa mémoire

Chaque jour, chaque soir

toutes les fois où l'un de ses frères

Ces frasques d'aventurières !

et l'horizon il est comment ?

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Bonsoir toi!

L'horizon est tout tracé

Elle le voit d'où elle est

En plus, elle tend de plus en plus à le toucher ...

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Bonsoir toi!

L'horizon est tout tracé

Elle le voit d'où elle est

En plus, elle tend de plus en plus à le toucher ...

bonsoir

l'horizon c'est tes garçons

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Tu penses !

S'il leur ressemble, il est trop beau!

sans eux le coté obscure aurait pris le dessus

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Tu n'avais pas besoin d'user de toutes ces horreurs

Pour me mettre hors piste, dehors

Tu as gagné ton duel avant de le débuter mais encore

Tu as réussi à me mettre à nue , à mort !

 

Tu n'as pas eu besoin d'être plus sévère

D'exposer mes faiblesses en vers

Tu avais gagné sans sombrer dans l'austère

 

Sur ce lieu, témoin de nos fous rires

J'ai eu mes moments les plus pires

Et encaissé les plus mortels des tirs

 

 

Certes je n'en suis pas morte

Mais quelle idiote, J'étais!

De t'avoir considéré...Mon pote!

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La vieille cabane

 

Je me souviens aussi loin où remonte m mémoire :

 

Des vaches qui ruminent

Des veaux qui tètent

Du feu de bois

De l'odeur des galettes

 

De cette cheminée de fortune

Du vieux chêne qui craque

Des soirées clair-de-lune

A maudire cette vieille baraque

Qui n'avait ni portes, ni clôture

Ni barrière en fer

Seul un bâton rongé par l'usure

Lui servait de fermeture!

Je me souviens de ces habitants

Qui curieusement se sentaient

à l'abri bien confiants...

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