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rrroule

Brassens chante la ...

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Brassens a chanté la mort dans plusieurs de ses chansons, des textes où il nargue camarde, trépas, faucheuse ... où il plaisante son propre départ, où il écrit les testaments les plus farfelus, dépeint les sépultures et les tombes soit dans la bonne humeur et l'humour, soit use des plus belles métaphores ...

 

Qu'il ait repris les poèmes des illustres ou les siens, dignes des illustres, on se lasse jamais d'écouter la mort, tant la beauté des mots nous fait oublier cette triste fin.

 

Dans une vidéo émouvante, en hommage à son ami Brel, il avoue savoir parler de la mort en rigolant, mais sérieusement se dit incapable de le faire ...

 

PS : J'ai préféré mettre les vidéos de Brassens dans la rubrique poésie, car pour moi c'est plus que de la chanson.

[YOUTUBE]wOxeWsydDFE[/YOUTUBE]

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Supplique pour être enterré à la plage de Sète

 

[YOUTUBE]SmyyHZHa1Cg[/YOUTUBE]

 

La camarde qui ne m'a jamais pardonné

D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez

Me poursuit d'un zèle imbécile

Alors cerné de près par les enterrements

J'ai cru bon de remettre a jour mon testament

De me payer un codicille

 

Trempe dans l'encre bleue du golfe du lion

Trempe trempe ta plume o mon vieux tabellion

Et de ta plus belle écriture

Note ce qu'il faudrait qu'il advint de mon corps

Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord

Que sur un seul point la rupture

 

Quand mon âme aura prit son vol a l'horizon

Vers celles de gavroche et de mimi pinson

Celles des titis, des grisettes

Que vers le sol natal mon corps soit ramené

Dans un sleeping du °Paris-Mediterannée°

Terminus en gare de Sète

 

Mon caveau de famille, hélas n'est pas tout neuf

Vulgairement parlant il est plein comme un oeuf

Et d'ici que quelqu'un n'en sorte

Il risque de se faire tard et je ne peux

Dire a ces brave gens, °poussez vous donc un peu°

Place aux jeunes en quelque sorte

 

Juste au bord de la mer, a deux pas des flots bleus

Creusez si c'est possible un petit trou moelleux

Une bonne petite niche

Auprès de mes amis d'enfance les dauphins

Le long de cette grève ou le sable est si fin

Sur la plage de la corniche

 

C'est une plage ou même, a ses moments furieux

Neptune ne se prend jamais trop au sérieux

Ou quand un bateau fait naufrage

Le capitaine crie: °je suis le maître a bord°

Sauve qui peut! le vin et le pastis d'abord

Chacun sa bonbonne et courage!

 

Et c'est la que jadis, a quinze ans révolus

A l'âge ou s'amuser tout seul ne suffit plus

Je connus la prime amourette

Auprès d'une sirène, une femme-poisson

Je reçus de l'amour la première leçon

Avalai la première arête

 

Déférence gardée envers Paul Valéry

Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris

Le bon maître me le pardonne

Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens

Mon cimetière soit plus marin que le sien

Et n'en déplaise au autochtones

 

Cette tombe en sandwich, entre le ciel et l'eau

Ne donnera pas une ombre triste au tableau

Mais un charme indéfinissable

Les baigneuses s'en serviront de paravent

Pour changer de tenue, et les petits enfants

Diront: Chouette un château de sable!

 

Est-ce trop demander? sur mon petit lopin

Plantez, je vous en prie, une espèce de pin

Pin parasol de préférence

Qui saura prémunir contre l'insolation

Les bons amis venus faire sur ma concession

D'affectueuses révérences

 

Tantôt venant d'Espagne, et tantôt d'Italie

Tout chargés de parfums, de musiques jolies

Le mistral et la tramontane

Sur mon dernier sommeil verseront les échos

De villanelle un jour, un jour de fandango

De tarentelle, de sardane...

 

Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller

Une ondine viendra gentiment sommeiller

Avec moins que rien de costume

J'en demande pardon par avance a Jésus

Si l'ombre de ma croix s'y couche un peu dessus

Pour un petit bonheur posthume

 

Pauvres rois, pharaons! pauvre Napoléon!

Pauvres grands disparus gisant au Panthéon

Pauvres cendres de conséquence!

Vous envierez un peu l'éternel estivant

Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant

Qui passe sa mort en vacances

Vous envierez un peu l'éternel estivant

Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant

Qui passe sa mort en vacances

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La ballade des cimetières

 

[YOUTUBE]XbfRS5mLJ_w[/YOUTUBE]

 

J'ai des tombeaux en abondance,

Des sépulture à discrétion,

Dans tout cimetière de quelque importance

J'ai ma petite concession.

De l'humble tertre au mausolée,

Avec toujours quelqu'un dedans,

J'ai des petites bosses plein les allées,

Et je suis triste, cependant...

 

Car je n'en ai pas, et ça m'agace,

Et ça défrise mon blason,

Au cimetière du Montparnasse,

A quatre pas de ma maison.

 

J'en possède au Père-Lachaise,

A Bagneux, à Thiais, à Pantin,

Et jusque, ne vous en déplaise,

Au fond du cimetière marin,

A la ville comme à la campagne,

Partout où l'on peut faire un trou,

J'ai même des tombeaux en Espagne

Qu'on me jalouse peu ou prou...

 

Mais je n'en ai pas la moindre trace,

Le plus humble petit soupçon,

Au cimetière du Montparnasse,

A quatre pas de ma maison.

 

Le jour des morts, je cours, le vole,

Je vais infatigablement,

De nécropole en nécropole,

De pierre tombale en monument.

On m'entrevoit sous une couronne

D'immortelles à Champerret,

Un peu plus tard, c'est à Charonne

Qu'on m'aperçoit sous un cyprès...

 

Mais, seul, un fourbe aura l'audace,

De dire: "Je l'ai vu à l'horizon,

Du cimetière du Montparnasse,

A quatre pas de sa maison".

 

Devant le château de ma grand-tante

La marquise de Carabas,

Ma sainte famille languit d'attente:

Mourra-t-elle, mourra-t-elle pas?

L'un veut son or, l'autre veut ses meubles,

Qui ses bijoux, qui ses bibelots,

Qui ses forêts, qui ses immeubles,

Qui ses tapis, qui ses tableaux...

 

Moi je n'implore qu'une grâce,

C'est qu'elle passe la morte-saison

Au cimetière du Montparnasse,

A quatre pas de ma maison.

 

Ainsi chantait, la mort dans l'âme,

Un jeune homme de bonne tenue,

En train de ranimer la flamme

Du soldat qui lui était connu,

Or, il advint que le ciel eut marre de

L'entendre parler de ses caveaux.

Et Dieu fit signe à la camarde

De l'expédier rue Froidevaux...

 

Mais les croque-morts, qui étaient de Chartres,

Funeste erreur de livraison,

Menèrent sa dépouille à Montmartre,

De l'autre côté de sa maison.

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Un texte du poète Antoine Pol.

Interprété par Brassens ça nous donne un petit trésor de la chanson française.

 

[YOUTUBE]l4Q7urIVYAE[/YOUTUBE]

 

 

 

Les passantes

 

Je veux dédier ce poème

A toutes les femmes qu'on aime

Pendant quelques instants secrets

A celles qu'on connait à peine

Qu'un destin différent entraîne

Et qu'on ne retrouve jamais

 

A celle qu'on voit apparaître

Une seconde à sa fenêtre

Et qui, preste, s'évanouit

Mais dont la svelte silhouette

Est si gracieuse et fluette

Qu'on en demeure épanoui

 

A la compagne de voyage

Dont les yeux, charmant paysage

Font paraître court le chemin

Qu'on est seul, peut-être, à comprendre

Et qu'on laisse pourtant descendre

Sans avoir effleuré sa main

 

A la fine et souple valseuse

Qui vous sembla triste et nerveuse

Par une nuit de carnaval

Qui voulu rester inconnue

Et qui n'est jamais revenue

Tournoyer dans un autre bal

 

A celles qui sont déjà prises

Et qui, vivant des heures grises

Près d'un être trop différent

Vous ont, inutile folie,

Laissé voir la mélancolie

D'un avenir désespérant

 

Chères images aperçues

Espérances d'un jour déçues

Vous serez dans l'oubli demain

Pour peu que le bonheur survienne

Il est rare qu'on se souvienne

Des épisodes du chemin

 

Mais si l'on a manqué sa vie

On songe avec un peu d'envie

A tous ces bonheurs entrevus

Aux baisers qu'on n'osa pas prendre

Aux cœurs qui doivent vous attendre

Aux yeux qu'on n'a jamais revus

 

Alors, aux soirs de lassitude

Tout en peuplant sa solitude

Des fantômes du souvenir

On pleure les lèvres absentes

De toutes ces belles passantes

Que l'on n'a pas su retenir

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Bonjour Licorne! Merci de participer au topic! c'est une chanson qui compte pour moi de manière assez particulière, plus que d'autres ...

 

Pour rester dans l'adaptation de poèmes connus, et le tréaps, je poste "pensées de morts" de Lamartine, une merveille devenue plus merveilleuse par la voix Brassens !

 

(je ne pense pas qu'il y a plus beau pour parler de mort)

 

[YOUTUBE]k9cIUpDmnzo[/YOUTUBE]

 

Georges Brassens, 1969.

PENSÉE DES MORTS

Poème d'Alphonse De Lamartine

 

Voila les feuilles sans sève

Qui tombent sur le gazon

Voila le vent qui s'élève

Et gémit dans le vallon

Voila l'errante hirondelle

Qui rase du bout de l'aile

L'eau dormante des marais

Voila l'enfant des chaumières

Qui glane sur les bruyères

Le bois tombé des forets

 

C'est la saison ou tout tombe

Aux coups redoublés des vents

Un vent qui vient de la tombe

Moissonne aussi les vivants

Ils tombent alors par mille

Comme la plume inutile

Que l'aigle abandonne aux airs

Lorsque des plumes nouvelles

Viennent rechauffer ses ailes

A l'approche des hivers

 

C'est alors que ma paupière

Vous vit pâlir et mourir

Tendres fruits qu'a la lumière

Dieu n'a pas laisser murir

Quoique jeune sur la terre

Je suis déjà solitaire

Parmi ceux de ma saison

Et quand je dis en moi-même

"Ou sont ceux que ton coeur aime?"

Je regarde le gazon

 

C'est un ami de l'enfance

Qu'aux jours sombres du malheur

Nous prêta la providence

Pour appuyer notre coeur

Il n'est plus: notre âme est veuve

Il nous suit dans notre épreuve

Et nous dit avec pitié

"Ami si ton âme est pleine

De ta joie ou de ta peine

Qui portera la moitié?"

 

C'est une jeune fiancée

Qui, le front ceint du bandeau

N'emporta qu'une pensée

De sa jeunesse au tombeau

Triste, hélas! dans le ciel même

Pour revoir celui qu'elle aime

Elle revient sur ses pas

Et lui dit: "ma tombe est verte!

Sur cette terre déserte

Qu'attends-tu? je n'y suis pas!"

 

C'est l'ombre pale d'un père

Qui mourut en nous nommant

C'est une soeur, c'est un frère

Qui nous devance un moment

Tous ceux enfin dont la vie

Un jour ou l'autre ravie,

Emporte une part de nous

Semblent dire sous la pierre

"Vous qui voyez la lumière

De nous vous souvenez vous?"

 

Voila les feuilles sans sève

Qui tombent sur le gazon

Voila le vent qui s'élève

Et gémit dans le vallon

Voila l'errante hirondelle

Qui rase du bout de l'aile

L'eau dormante des marais

Voila l'enfant des chaumières

Qui glane sur les bruyères

Le bois tombé des forets

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Bonjour Licorne! Merci de participer au topic! c'est une chanson qui compte pour moi de manière assez particulière, plus que d'autres ...

 

 

Bonjour rrroule c'est avec un grand plaisir puisque c'est un des messieurs qui a bercé mon enfance,adolescence...

J'aime bien "Stances à un cambrioleur",une histoire vraie.Le cambrioleur est malheureusement revenu et Brassens a du déménager.

 

[YOUTUBE]AEB6YT2pM50[/YOUTUBE]

 

Prince des monte-en-l'air et de la cambriole

Toi qui eus le bon goût de choisir ma maison

Cependant que je colportais mes gaudrioles

En ton honneur j'ai composé cette chanson

 

Sache que j'apprécie à sa valeur le geste

Qui te fit bien fermer la porte en repartant

De peur que des rôdeurs n'emportassent le reste

Des voleurs comme il faut c'est rare de ce temps

 

Tu ne m'as dérobé que le stricte nécessaire

Délaissant dédaigneux l'exécrable portrait

Que l'on m'avait offert à mon anniversaire

Quel bon critique d'art mon salaud tu ferais

 

Autre signe indiquant toute absence de tare

Respectueux du brave travailleur tu n'as

Pas cru décent de me priver de ma guitare

Solidarité sainte de l'artisanat

 

Pour toutes ces raisons vois-tu, je te pardonne

Sans arrière-pensée après mûr examen

Ce que tu m'as volé, mon vieux, je te le donne

Ça pouvait pas tomber en de meilleures mains

 

D'ailleurs moi qui te parle, avec mes chansonnettes

Si je n'avais pas dû rencontrer le succès

J'aurais tout comme toi, pu virer malhonnête

Je serais devenu ton complice, qui sait

 

En vendant ton butin, prends garde au marchandage

Ne vas pas tout lâcher en solde au receleurs

Tiens leur la dragée haute en évoquant l'adage

Qui dit que ces gens-là sont pis que les voleurs

 

Fort de ce que je n'ai pas sonné les gendarmes

Ne te crois pas du tout tenu de revenir

Ta moindre récidive abolirait le charme

Laisse-moi je t'en prie, sur un bon souvenir

 

Monte-en-l'air, mon ami, que mon bien te profite

Que Mercure te préserve de la prison

Et pas trop de remords, d'ailleurs nous sommes quittes

Apres tout ne te dois-je pas une chanson

 

Post-Scriptum, si le vol est l'art que tu préfères

Ta seule vocation, ton unique talent

Prends donc pignon sur rue, mets-toi dans les affaires

Et tu auras les flics même comme chalands

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Terrible Licorne, magnifique choix!

On sait quel rapport il avait avec les voleurs de pommes :)

Nous aussi on remerciera ce cambrioleur qui inspira Tonton Georges de la sorte ...

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Trompe la mort ...

 

Une chanson où il défie la mort et conteste son mal et l'approche de sa fin :)

La vidéo est à voir, puisqu'on y découvre des photos exceptionnelles.

 

[YOUTUBE]2D0Tsr_7piU[/YOUTUBE]

 

Georges Brassens, 1976.

TROMPE LA MORT

 

Avec cette neige à foison

Qui coiffe, coiffe ma toison,

On peut me croire à vue de nez

Blanchi sous le harnais.

Eh bien, Mesdames et Messieurs,

C'est rien que de la poudre aux yeux,

C'est rien que de la comédie,

Que de la parodie.

 

C'est pour tenter de couper court

A l'avance du temps qui court,

De persuader ce vieux goujat

Que tout le mal est fait déjà.

Mais dessous la perruque j'ai

Mes vrais cheveux couleur de jais.

C'est pas demain la veille, bon Dieu!

De mes adieux.

 

Et si j'ai l'air moins guilleret,

Moins solide sur mes jarrets,

Si je chemine avec lenteur

D'un train de sénateur,

N'allez pas dire "Il est perclus"

N'allez pas dire "Il n'en peut plus".

C'est rien que de la comédie,

Que de la parodie.

 

Histoire d'endormir le temps,

Calculateur impénitent,

De tout brouiller, tout embrouiller

Dans le fatidique sablier.

En fait, à l'envers du décor,

Comme vingt ans, je trotte encore.

C'est pas demain la veille, bon Dieu!

De mes adieux.

 

Et si mon coeur bat moins souvent

Et moins vite qu'auparavant,

Si je chasse avec moins de zèle

Les gentes demoiselles,

Pensez pas que je sois blasé

De leurs caresses, leurs baisers,

C'est rien que de la comédie,

Que de la parodie.

 

Pour convaincre le temps berné

Que mes fêtes galantes sont terminées,

Que je me retire en coulisse,

Que je n'entrerai plus en lice.

Mais je reste un sacre gaillard

Toujours actif, toujours paillard.

C'est pas demain la veille, bon Dieu!

De mes adieux.

 

Et si jamais au cimetière,

Un de ces quatre, on porte en terre,

Me ressemblant à s'y tromper,

Un genre de macchabée,

N'allez pas noyer le souffleur

En lâchant la bonde à vos pleurs,

Ce sera rien que comédie

Rien que fausse sortie.

Et puis, coup de theatre, quand

Le temps aura levé le camp,

Estimant que la farce est jouée

Moi tout heureux, tout enjoué,

Je m'exhumerai du caveau

Pour saluer sous les bravos.

C'est pas demain la veille, bon Dieu!

De mes adieux.

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Une chanson où il défie la mort et conteste son mal et l'approche de sa fin :)

La vidéo est à voir, puisqu'on y découvre des photos exceptionnelles.

 

[YOUTUBE]2D0Tsr_7piU[/YOUTUBE]

 

.

 

On reconnait Raymond Devos même avec la taille "fine",par contre je ne vois pas qui est le violoniste.:D

 

Savais -tu qu'il souffrait régulièrement de douloureuses coliques néphrétiques?

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Interview 1969

Un moment d'anthologie.Ce sont mes chanteurs Français préférés....je rajouterais Brel:)

 

GEORGES-BRASSENS - En collaboration avec Chanteurs.org

 

Les trois qui peuvent faire ce qu'ils veulent, les trois demeurés, ... :mdr:

Perso j'ai une préférence pour Brassens que je trouve le plus pertinent, ouvert et objectif et qui vraiment n'impose rien aux autres, même pas l'anarchisme et la religion (d'ailleurs on le comprend bien dans l’interview)

 

Incontestablement, ce sont les meilleurs !

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On reconnait Raymond Devos même avec la taille "fine",par contre je ne vois pas qui est le violoniste.:D

 

Savais -tu qu'il souffrait régulièrement de douloureuses coliques néphrétiques?

 

Moi non plus je ne connais pas le violoniste :p

 

Oui, oui, je sais qu'il souffrait de coliques nephretiques et de calculs rénaux (certains pensent même que dans certaines de ses chansons comme quand il dit "quand je perdais mes billes", il y fait référence, ... mais bon c'est contestable)

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Flûte!!!Tu l'avais posté.:)

 

Je n'ai pas vu :mdr:

 

Le testament :)

Je copie colle les paroles, j'espère qu'il n'y a pas de bêtises graves!

 

[YOUTUBE]Ca-KFPNhCWc[/YOUTUBE]

 

Je serai triste comme un saule

Quand le Dieu qui partout me suit

Me dira, la main sur l'épaule

"Va-t'en voir là-haut si j'y suis"

Alors, du ciel et de la terre

Il me faudra faire mon deuil

Est-il encor debout le chêne

Ou le sapin de mon cercueil

 

S'il faut aller au cimetière

J'prendrai le chemin le plus long

J'ferai la tombe buissonnière

J'quitterai la vie à reculons

Tant pis si les croqu'-morts me grondent

Tant pis s'ils me croient fou à lier

Je veux partir pour l'autre monde

Par le chemin des écoliers

 

Avant d'aller conter fleurette

Aux belles âmes des damnées

Je rêv' d'encore une amourette

Je rêv' d'encor m'enjuponner

Encore un' fois dire: "Je t'aime"

Encore un' fois perdre le nord

En effeuillant le chrysanthème

Qui est la marguerite des morts

 

Dieu veuill' que ma veuve s'alarme

En enterrant son compagnon

Et qu'pour lui fair' verser des larmes

Il n'y ait pas besoin d'oignon

Qu'elle prenne en secondes noces

Un époux de mon acabit

Il pourra profiter d'mes bottes

Et d'mes pantoufl's et d'mes habits

 

Qu'il boiv' mon vin, qu'il aim' ma femme

Qu'il fum' ma pipe et mon tabac

Mais que jamais - mort de mon âme

Jamais il ne fouette mes chats

Quoique je n'aie pas un atome

Une ombre de méchanceté

S'il fouett' mes chats, y a un fantôme

Qui viendra le persécuter

 

Ici-gît une feuille morte

Ici finit mon testament

On a marque dessus ma porte

"Fermé pour caus' d'enterrement"

J'ai quitté la vie sans rancune

J'aurai plus jamais mal aux dents

Me v'là dans la fosse commune

La fosse commune du temps

 

Paroles: Georges Brassens. Musique: Georges Brassens 1955

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Pénélope;)

 

[YOUTUBE]VRqOhu1ajMc[/YOUTUBE]

 

Toi l'épouse modèle,

Le grillon du foyer;

Toi qui n'a point d'accrocs

Dans ta robe de mariée;

Toi l'intraitable Pénélope

En suivant ton petit

Bonhomme de bonheur,

Ne berces-tu jamais

En tout bien tout honneur

De jolies pensées interlopes?

De jolies pensées interlopes...

 

Derrière tes rideaux,

Dans ton juste milieu,

En attendant l'retour

D'un Ulysse de banlieue;

Penchée sur tes travaux de toile,

Les soirs de vague a l'âme

Et de mélancolie

N'as tu jamais en rêve

Au ciel d'un autre lit

Compté de nouvelles étoiles?

Compter de nouvelles étoiles...

 

N'as-tu jamais encore

Appelé de tes vœux

L'amourette qui passe,

Qui vous prend aux cheveux?

Qui vous compte des bagatelles,

Qui met la marguerite

Au jardin potager,

La pomme défendue

Aux branches du verger,

Et le désordre a vos dentelles?

Et le désordre a vos dentelles...

 

N'as-tu jamais souhaite

De revoir en chemin

Cet ange, ce démon,

Qui son arc a la main

Décoche des flèches malignes?

Qui rend leur chair de femme

Aux plus froides statues,

Les bascul' de leur socle,

Bouscule leur vertu,

Arrache leur feuille de vigne...

Arrache leur feuille de vigne...

 

N'ait crainte que le ciel

Ne t'en tienne rigueur,

Il n'y a vraiment pas la

De quoi fouetter un cœur

Qui bat la campagne et galope...

C'est la faute commune

et le péché véniel,

c'est la face cachée

de la lune de miel

et la rançon de Pénélope...

Et la rançon de Pénélope.

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Bonjour Licorne

 

La vidéo ne fonctionne pas !

 

Je me permets de te répondre à la place de Licorne, c'est que moi je suis arrivée à la visualiser ; surement qu'elle est indisponible dans ton pays, droits d'auteurs obligent (chez nous en Algérie c'est pas grave, l'enjeu n'est pas important :D)

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Merci rrroule !

j'ai trouvé d'autres vidéos qui ne sont pas soumis à une quelconque autorisation.

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Merci rrroule !

j'ai trouvé d'autres vidéos qui ne sont pas soumis à une quelconque autorisation.

 

Je t'en prie! Moi même j'ai deux vidéos de Brassens que j'ai postées sur youtube, mais elles ne sont pas autorisées en France! (dommage pour moi)

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L'enterrement de Verlaine

 

Version poème lu ( ma préférée)

[YOUTUBE]DIKf2ZJbWNM[/YOUTUBE]

Version chantée

[YOUTUBE]j1vQNMeC4Bc&feature=related[/YOUTUBE]

Le revois-tu mon âme, ce Boul' Mich d'autrefois

Et dont le plus beau jour fut un jour de beau froid:

Dieu: s'ouvrit-il jamais une voie aussi pure

Au convoi d'un grand mort suivi de miniatures?

 

Tous les grognards - petits - de Verlaine étaient là,

Toussotant, Frissonnant, Glissant sur le verglas,

Mais qui suivaient ce mort et la désespérance,

Morte enfin, du Premier Rossignol de la France.

 

Ou plutôt du second (François de Montcorbier,

Voici belle lurette en fut le vrai premier)

N'importe! Lélian, je vous suivrai toujours!

Premier? Second? vous seul. En ce plus froid des jours.

 

N'importe! Je suivrai toujours, l'âme enivrée

Ah! Folle d'une espérance désespérée

Montesquiou-Fezensac et Bibi-la-Purée

Vos deux gardes du corps, - entre tous moi dernier.

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Bonjour Licorne

 

La vidéo ne fonctionne pas !

 

Bonsoir HILAR.

 

Désolée pour toi,rrroule a donné l'explication.

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Oui RRROULE a super bien assuré :) En plus j'ai appris des choses sur ça merci beaucoup Licorne

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Guest NAZOO

[YOUTUBE]2ZHVdQGhd8M[/YOUTUBE]

 

:thumbup::thumbup:

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Mourir pour des idées.

 

[YOUTUBE]PZa9PuyvvS4[/YOUTUBE]

 

Mourir pour des idées, l'idée est excellente

Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu

Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante

En hurlant à la mort me sont tombés dessus

Ils ont su me convaincre et ma muse insolente

Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi

Avec un soupçon de réserve toutefois

Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,

D'accord, mais de mort lente

 

Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure

Allons vers l'autre monde en flânant en chemin

Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure

Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain

Or, s'il est une chose amère, désolante

En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater

Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée

Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente

D'accord, mais de mort lente

 

Les saint jean bouche d'or qui prêchent le martyre

Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici-bas

Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire

C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas

Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent

Bientôt Mathusalem dans la longévité

J'en conclus qu'ils doivent se dire, en aparté

"Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente

D'accord, mais de mort lente"

 

Des idées réclamant le fameux sacrifice

Les sectes de tout poil en offrent des séquelles

Et la question se pose aux victimes novices

Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles ?

Et comme toutes sont entre elles ressemblantes

Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau

Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau

Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente

D'accord, mais de mort lente

 

Encor s'il suffisait de quelques hécatombes

Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât

Depuis tant de "grands soirs" que tant de têtes tombent

Au paradis sur terre on y serait déjà

Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux calendes

Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez

Et c'est la mort, la mort toujours recommencée

Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente

D'accord, mais de mort lente

 

O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres

Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas

Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les autres!

La vie est à peu près leur seul luxe ici bas

Car, enfin, la Camarde est assez vigilante

Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux

Plus de danse macabre autour des échafauds!

Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente

D'accord, mais de mort lente

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