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Le journal La Tribune

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Le journal La Tribune

cesse de paraître, les travailleurs mis en congé

 

TSA Algérie | Hadjer Guenanfa

09 Août 2017 à 13:44

 

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Le quotidien francophone La Tribune ne paraîtra plus. Ce mercredi 9 août, les actionnaires du journal se sont présentés à la rédaction pour annoncer la « cessation de parution » en attendant le « dépôt de bilan », a-t-on appris de Moumen Belghoul, rédacteur en chef à La Tribune. « On travaillait normalement quand les actionnaires sont venus pour nous annoncer la nouvelle. Ils ont évoqué certaines difficultés notamment d’ordre administratif (après le décès du directeur de publication, Hassan Bachir Cherif, NDLR) », précise notre interlocuteur.Les journalistes et les autres travailleurs ont été mis en congé à partir d’aujourd’hui. « Ils sont abasourdis », assure Moumen Belghoul. Selon lui, les salaires du mois derniers n’ont pas encore été versés.

 

 

 

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Cessation de parution de La Tribune

les associés Ameyar introduisent une requête auprès du juge des référés

 

HuffPost Algérie

Publication : 17/08/2017 08h37

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Les associés Ameyar, dans la SARL Omnium Maghreb Presse, éditrice du journal La Tribune, qui a cessé de paraitre depuis jeudi dernier, ont introduit une "intervention volontaire auprès du juge des référés" pour s'opposer à la liquidation de l'entreprise, a déclaré mercredi à Alger la veuve de Kheireddine Ameyar, lors d'une conférence de presse animée au siège du Syndicat national des journalistes (SNJ) pour faire le point sur la situation de l'entreprise.

 

"Nous avons introduit ce mercredi une intervention volontaire auprès du juge des référés (...) pour dire que notre avis est primordial et s'opposer à la liquidation de l'entreprise", a-t-elle expliqué, dénonçant "la facilité" et "la brutalité" avec lesquelles a été décidée la fermeture du journal et la mise en chômage de son personnel.Accompagnée de l'avocat des associés, Taous Ameyar a estimé "qu'on ne demande jamais la dissolution d'une entreprise devant un juge de référés et que les associés minoritaires n'ont pas le droit de liquider l'entreprise puisqu'il n'y a pas eu une décision de la justice", s'interrogeant sur les motivations de la cessation de parution du titre, qui "n'a pas été prise ni par l'Assemblée générale de la SARL ni par son gérant".S'adressant au personnel du journal présent sur les lieux, la conférencière a assuré que "des solutions peuvent être envisagées" pour faire face notamment à la situation de surendettement dans laquelle s'est retrouvée l'entreprise.De son côté, le SNJ "va engager une action en référé, à travers son avocat, pour défendre les droits sociaux des salariés", a indiqué son secrétaire général, Kamel Amarni.La Tribune a cessé de paraître depuis jeudi dernier suite à la décision de deux actionnaires, Djamel Djerad et Cherif Tifaoui, d’introduire en référé une demande auprès de la justice pour la cessation des activités de la SARL.M. Tifaoui avait estimé qu'il était "impossible" pour le journal de continuer à paraitre, au vu de la situation financière de la SARL, qui est, selon lui, déficitaire depuis 2002, ainsi que des problèmes d'ordre statutaire.

 

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Sit-in du collectif de la Tribune

"Se battre pour notre journal c'est se battre

pour l'avenir de la presse" en Algérie

 

 

HuffPost Algérie | Par May Sammane

Publication : 22/08/2017 15h42

Mis à jour : il y a 12 minutes n-SIT-IN-LA-TRIBUNE-large570.jpg.24c07f6c25e7f1ec088216ccf21a3d63.jpg

 

Un peu plus d'une cinquantaine de personnes ont répondu mardi 22 août à l'appel du collectif du journal La Tribune à Alger. Un appel lancé il y a quelques jours pour marquer le refus des travailleurs du journal d'accepter une décision administrative "injuste" d'actionnaires minoritaires pour liquider l'entreprise.

Émus jusqu'aux larmes, journalistes et travailleurs mais aussi amis et anciens travailleurs de l'entreprise ont pris la parole à la maison de la presse Tahar Djaout et ont souligné la nécessité de préserver l'outil de travail et un support d'expressions libres.La voie enrouée, une des plus anciennes journaliste de La Tribune Hasna Yacoub a relu le communiqué envoyé il y a quelques jours aux médias et remercié l'assistance d'avoir répondu à l'appel. "Ce journal c'est ma vie et celles de ceux qui le faisaient", affirme-t-elle avant d'expliquer pourquoi il fallait se battre pour préserver le quotidien la Tribune."La Tribune a payé un lourd tribut, pour défendre la libre expression, principe de ses fondateurs pour qui, "le droit à l’information, vu autrement" était sacralisé dans les colonnes du journal durant vingt-trois ans. Ce qui n’a pas été sans conséquences au vu des difficultés de parcours traversées avec courage et détermination. Aujourd’hui, et au nom de considérations commerciales et mercantiles, notre journal est condamné à disparaître, comme ont disparu ses deux principaux membres fondateurs : Khireddine Ameyar et Hacène Bachir Cherif. Cette mise a mort est une décision unilatérale prise par deux associés ne représentant que 18% des parts de la société. Est-ce juste ? Est-ce légal ?", a asséné la journaliste.Sans proposer de solutions ni de suite à ce sit-in, elle a soutenu "que les journalistes se devaient de réfléchir sur le devenir de la Tribune car c'est le devenir de la corporation qui se joue encore une fois avec cette mise à mort".Abdelkrim Ghezali, journaliste et ancien directeur de la rédaction de la Tribune, affirmera pour sa part que le combat de la presse se joue avec le combat du collectif de La tribune. "Si la tribune ferme aujourd'hui, d'autres suivront sans que personne ne lève le petit doigt. Nous ne nous mêlons pas des querelles judiciaires des actionnaires. La justice suivra son cours mais nous disons que des solutions existent pour que le journal continue de paraître. Un journal c'est un outil de travail et une tribune de la liberté d'expression. Ne le laissons pas disparaître", a-t-il affirmé.Abondant dans le même sens Mohamed Bouhamidi a souligné la particularité de La Tribune, "un journal qui avait un son différent et qui laissait des gens exprimer leurs opinions combien même elles étaient différentes de sa ligne éditoriale. J'en suis le témoin. On m'a ouvert les colonnes de la Tribune sachant que je ne partage pas leurs appréciations de la situation".Suivront sur cette tribune de nombreux journalistes dont la majorité sont déjà passés par cette école de la presse avant que Taous Ameyar, principale actionnaire du journal ne prenne la parole pour affirmer qu'elle était actionnaire majoritaire, qu'elle était également l'épouse du grand journaliste qu'était feu Kheireddine Ameyar et qu'elle comprenait très bien la situation des travailleurs du journal, notamment celle des journalistes.Disposant d'une décision de justice qui lui reconnait, avec ses enfants, le droit d'être actionnaire majoritaire à hauteur de 46%, Mme Ameyar précisera qu'elle rouvrira le journal et n'attendait pour cela que le feu vert de la justice algérienne.Le sit in se termine sur cette note: le journal pourrait ouvrir rapidement. Il suffisait qu'une décision d'un magistrat l'y autorise.Cependant, les travailleurs resteront sceptiques. Ils discuteront entre eux et se disent combien ils restaient choqués de la manière dont on les a traités. "On travaillait comme à notre habitude ce 9 août quand on nous a appelé pour une réunion générale et on nous a annoncé la fermeture du journal". Ce mépris affiché ne pouvait que renforcer la conviction des travailleurs de se battre pour leur droit. "On a fini par comprendre que les intérêts des actionnaires et ceux des employés ne sont pas les mêmes"."Taisez-vous la Tribune ferme". "Rentrez chez-vous il n y a plus rien à faire". Plus rien à faire? Pas si sûr. Les entreprises de presse doivent s'organiser en société de rédacteurs et se doter de syndicats forts comme partout ailleurs dans le monde pour que plus jamais un drame pareil ne se reproduise.

 

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Fermeture du quotidien La Tribune

Le tribunal désigne un liquidateur, la famille Ameyar fait appel

 

 

El Watan

le 07.09.17 | 12h00 sans-titre-1_2629136.jpg.bc677ec009b21a2486b1326061c94fbe.jpg

 

 

Le tribunal de Sidi M’hamed a prononcé, hier, la dissolution de la Sarl Omnium Maghreb Presse (OMP), éditrice du quotidien La Tribune, avec désignation d’un liquidateur.

 

Dans un communiqué, les membres de la famille Ameyar se disent «anéantis» par la décision prise par le juge du référé : «Ceci est d’autant plus choquant que la loi impose des conditions strictes pour parvenir à cette limite extrême qui fait perdre leurs emplois à des dizaines de travailleurs chargés de famille.» La famille Ameyar, actionnaire majoritaire, a décidé de faire appel de la décision du juge. «Dans une semaine, nous aurons l’expédition», signale Taous Ameyar, venue rencontrer le collectif des travailleurs au siège du Syndicat national des journalistes (SNJ), à la maison de la presse Tahar Djaout (Alger). Pour la veuve de Kheireddine Ameyar, fondateur du quotidien en 1994, le motif de l’action des actionnaires n’est finalement pas le surendettement de l’entreprise. «Les motifs avancés devant le juge sont la mésentente entre associés, l’agrément de l’associé Ameyar (la qualité d’associé a été reconnue en juillet dernier aux ayants droit, ndlr) et le grand nombre de procédures. Il y a certes des dettes, mais il y aussi des entrées d’argent. Nous savons qu’il y a 30 milliards de centimes dehors», explique Mme Ameyar, qui a croisé le fer avec les autres actionnaires dès la disparition de son mari.A la mort du directeur de la publication, Bachir Cherif Hassan, deux actionnaires de la Sarl OMP, éditrice du journal, Cherif Tifaoui et Djamel Djerrad, ont introduit en référé une demande de cessation des activités de la Sarl. Les associés Ameyar avaient, de leur côté, introduit une intervention volontaire auprès du juge des référés pour s’opposer à la liquidation de l’entreprise.

«Fermeture sauvage»

Après l’arrêt de la parution du quotidien, le 9 août dernier, les salariés ont été mis en congé d’office. Les travailleurs, qui se sont constitués en collectif, ont appelé à un sit-in pour dénoncer la mise à mort du titre créé 23 ans auparavant dans la ferveur de l’aventure intellectuelle.Une lettre a été adressée par les travailleurs à la direction pour «clarifier» leur situation professionnelle au sein de l’entreprise à laquelle ils restent attachés. Se présentant chaque jour à la rédaction, fermée à double tour par les associés, les employés, une cinquantaine, ont engagé deux procédures : une devant l’Inspection du travail et l’autre en référé devant le tribunal de Sidi M’hamed pour s’opposer à la mise en liquidation de l’entreprise et à leur licenciement «abusif et déguisé». L’inspecteur du travail s’est présenté, hier, au siège du journal à la maison de la presse. «L’inspecteur a demandé à voir l’administratrice, qui était absente. Il a laissé une convocation», signale Hasna Yacoub, déléguée du collectif de La Tribune. Pour le collectif, qui ne s’avoue pas vaincu, les droits des travailleurs doivent être préservés. «Qu’il y ait liquidation ou pas ne nous intéresse pas. Ce qui nous intéresse, c’est le sort qui nous est réservé.On nous a assuré, au mépris de la législation en vigueur, que nous aurions droit à 3 mois d’indemnités. Nous avons entamé des procédures pour avoir tous nos droits tels que prévus dans les textes : la loi stipule que les indemnités de licenciement sont fixées après négociation entre les deux parties (le liquidateur et les salariés, ndlr)», détaille Hasna Yacoub. Le secrétaire général du SNJ, Kamel Amarni, qui offre le siège au collectif et engage l’avocat du syndicat, dénonce une fermeture du quotidien «en totale violation avec la législation du travail». «Le journal a été fermé de manière arbitraire sans tenir compte des droits des travailleurs. C’est une fermeture sauvage. La loi oblige (les propriétaires) à déclarer les travailleurs à la CNAC pour leur assurer de quoi vivre», signale Amarni, dont le syndicat s’associera à l’action lancée par les héritiers du fondateur Kheireddine Ameyar pour s’opposer à la mise en liquidation de la société.

 

COMMUNIQUÉ

 

Suite à la conférence de presse tenue en ces lieux en date du 15 août 2017, vous avez été informés de la situation des héritiers Ameyar poursuivant en souvenir de la mémoire de feu Kheireddine Ameyar, fondateur de La Tribune, la sauvegarde de ce titre. Après 15 années de procédures féroces où tous les coups bas ne nous ont pas été épargnés, et ce, dans le seul but de s’opposer à notre intégration dans la société au lieu et place de feu Kheireddine Ameyar, la justice a fini enfin par nous reconnaître cette qualité de façon claire et définitive. C’est à ce moment que Tifaoui Cherif et Djerad Djamel demandent au juge du référé la liquidation de la Sarl OMP, éditrice du journal La Tribune. Continuant leur opposition, systématique et obstinée, Tifaoui Cherif et Djerad Djamel nous ont ignorés, ce qui nous a conduit à faire une intervention volontaire dans le but de s’opposer à cette dissolution que rien ne justifiait. Naïvement, nous avons pensé que le juge du référé pouvait pour le moins déclarer l’affaire irrecevable, voire se déclarer incompétent. Or, ce matin le 6 septembre 2017, nous venons d’assister au prononcé de la décision au tribunal de Sidi M’hamed. Celui-ci vient d’ordonner la dissolution de la société OMP avec désignation d’un liquidateur. Inutile de vous dire que cette décision nous a anéantis. Ceci est d’autant plus choquant que la loi impose des conditions strictes pour parvenir à cette limite extrême qui fait perdre leurs emplois à des dizaines de travailleurs chargés de famille. Est-ce que le juge du référé, juge du provisoire, qui ne statue que dans l’urgence et qui ne peut examiner les conditions exigées par la loi, peut prononcer la dissolution d’une société ?

Nous vous laissons le soin d’apprécier.

 

La famille Ameyar

Nadir Iddir

 

 

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