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Mouloud Feraoun

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Mouloud Feraoun est né

IL Y A 104 ANS

 

Aomar MOHELLEBI -L'Expressiondz

Mercredi 08 Mars 2017

 

L'apport de Mouloud Feraoun à la littérature algérienne est incommensurable dans la mesure

où son oeuvre est originale, en plus de sa teneur littéraire.

 

http://www.lexpressiondz.com/img/article_medium/photos/P170308-09.jpg

 

Imaginons un instant que Mouloud Feraoun n'est pas venu au monde! Quel aurait été le paysage littéraire algérien sans «Le fils du pauvre», «La terre et le sang», «Les chemins qui montent», etc... S'il n'y a jamais eu «Jours de Kabylie», «Journal» et même «L'Anniversaire»! Il vaut mieux ne pas y penser car l'apport de Mouloud Feraoun à la littérature algérienne est incommensurable dans la mesure où son oeuvre est originale, en plus de sa teneur littéraire. Qui mieux que Mouloud Feraoun aurait pu raconter et décrire tous les moindres détails de la vie dans un village kabyle, parler des mentalités disséquer les sentiments les plus profonds des gens de l'époque et dire la misère dans toute sa nudité? personne. En tout cas, même si d'autres écrivains ont tenté de le faire après le fils de Tizi Hibel, aucun n'a réussi à raconter la Kabylie en mariant à la fois simplicité dans l'écriture et talent littéraire en faisant preuve d'une connaissance parfaite des choses qu'il aborde. Aujourd'hui, 8 Mars, ce n'est pas uniquement la Journée internationale de la femme, c'est aussi l'anniversaire de la naissance de Mouloud Feraoun, qui a vu le monde au coeur de la Kabylie profonde, à Tizi Hibel (à Ath Douala), le 8 mars 1913. Né il y a 104 ans, Mouloud Feraoun continue de s'imposer notamment en Algérie comme l'écrivain algérien le plus lu de tous les temps. Il suffit de se rendre dans n'importe quelle librairie algérienne pour se rendre compte que les livres de Feraoun font l'objet de nombreuses éditions et rééditions. Les éditeurs s'en emparent, parfois sans même avoir l'aval des enfants de l'écrivain. C'est dire à quel point on lit encore avec la même ardeur tous les romans et autres écrits de l'ancien instituteur, qui n'a jamais négligé son métier noble d'enseignant au profit de sa passion de romancier. Il a toujours réussi à s'adonner aux deux activités sans en léser aucune. Mouloud Feraoun, c'est aussi le précurseur de la littérature algérienne d'expression française. C'est l'aîné. En plus de son talent indéniable, Mouloud Feraoun a eu aussi la chance d'avoir comme ami l'écrivain Emmanuel Roblès. Ce dernier, non seulement l'encouragea à aller de l'avant, en plus, il lui a ouvert les portes de la grande maison d'édition française «Le Seuil», où il put publier plus tard l'essentiel de son oeuvre littéraire après avoir édité son premier roman autobiographique, «Le fils du pauvre», d'abord à compte d'auteur. Ce roman, deviendra plus tard un grand classique. Il lui a permis de faire son initiation à la littérature. Roman consacré à l'enfance, c'est un peu l'équivalent de «L'Enfant» de Jules Vallès ou de «L'Enfant noir» de Camara Laye ou encore «Oliver Twist» de Charles Dickens, etc. Puis Mouloud Feraoun publie deux romans extraordinaires, mais qui sont en réalité une seule oeuvre puisque l'un est la suite de l'autre. Il s'agit de «La terre et le sang» et «Les chemins qui montent». Ayant son propre cachet en écrivant, Mouloud Feraoun, dans les trois romans sus-cités, fait baigner le lecteur dans un même univers. Impossible de ne pas reconnaître son style en lisant n'importe quel extrait de ses romans, tant l'empreinte de Mouloud Feraoun est reconnaissable facilement. Sur la guerre d'Algérie, Feraoun a écrit un pavé. Dans «Journal», Feraoun raconte au jour le jour l'angoisse permanente de la vie en pleine guerre. Ce qui retient le plus l'attention dans ce merveilleux livre, c'est l'esprit libre de Mouloud Feraoun. Ce dernier écrit et livre ses opinions avec lucidité sans se laisser enchaîner par une quelconque contrainte. C'est pourquoi, d'ailleurs, aujour-d'hui, les critiques ont du mal à le situer vis-à-vis de nombreuses questions. Mouloud Feraoun était un vrai écrivain. Un vrai écrivain, en plus de son talent, tient beaucoup à sa liberté. C'est sans doute l'une des raisons qui font de lui aujourd'hui un auteur inclassable, mais qui aimait tant sa terre sur laquelle il a versé son sang.

 

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ANNIVERSAIRE DE L'ASSASSINAT DE MOULOUD FERAOUN

Tizi Ouzou commémore Fouroulou

 

 

l'Expressiondz Aomar MOHELLEBI

Mercredi 15 Mars 2017

 

P170315-05.jpg

 

Mouloud Feraoun demeure l'écrivain algérien le plus lu

 

Les organisateurs annoncent ainsi la tenue d'une exposition sur la vie et l'oeuvre des six inspecteurs assassinés par l'OAS (l'Organisation armée secrète), dès aujourd'hui, dans les collèges Mouloud-Feraoun et Ali Hammoutene.Le 55e anniversaire de l'assassinat du romancier Mouloud Feraoun, le 15 mars 1962, sera commémoré à partir d'aujourd'hui dans la wilaya de Tizi Ouzou, sous le thème de «les centres socio-éducatifs, une histoire, un impact sur la guerre d'Algérie». Les activités commémoratives de ce triste anniversaire sont organisées par la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou en collaboration avec la direction de l'éducation et la Fondation Mouloud Feraoun. Les organisateurs annoncent ainsi la tenue d'une exposition sur la vie et l'oeuvre des six inspecteurs assassinés par l'OAS (l'Organisation armée secrète), dès aujourd'hui, dans les collèges Mouloud-Feraoun et Ali-Hammoutene. Une autre exposition ayant trait à la même thématique est prévue à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri. Aujourd'hui également (mercredi), un recueillement sur les tombes de Ali Hammoutene (à Mdouha) et de Mouloud Feraoun à Tizi Hibel. Dans la même journée, dès 10 heures, on prévoit la projection du film-documentaire «OAS, un passé très présent» de Djamel Zaoui à la Maison de la culture ainsi que du documentaire «La guerre d'Algérie: aux barricades» de Peter Batty, produit en 1984. S'agissant des conférences-débats initiés à la même occasion, les organisateurs annoncent plusieurs communications à la bibliothèque principale de lecture publique. Elles seront animées par Ali Feraoun, fils de l'auteur de «La terre et le sang», Hammoutene Mohamed, médecin pédiatre et fils de Ali Hammoutene, Abdenour Abdesselam, écrivain, Mohamed Attaf, romancier, Youcef Merahi, poète... Nadia Sebkhi, romancière et directrice de la seule revue consacrée à la littérature en Algérie, Livresque, sera également présente à Tizi Ouzou pour parler de Mouloud Feraoun et de son oeuvre, apprend-on auprès des organisateurs. Cinquante-cinq ans après son assassinat, Mouloud Feraoun demeure l'écrivain algérien le plus lu. Le secret de ce succès inaltérable auprès des lecteurs réside dans le fait que Mouloud Feraoun s'est forgé un style d'écriture littéraire propre à lui, caractérisé par un vocabulaire simple une grande précision et rare maîtrise dans la description de la Kabylie sous tous ses aspects. Une Kabylie où il est né le 8 mars 1913 et a grandi et passé la plus grande partie de sa vie. Mouloud Feraoun n'a quitté sa région natale que pour poursuivre ses études ou encore pour fuir la menace qui pesait de plus en plus sur lui vers la fin de la guerre tel qu'il le raconte lui-même dans son journal. De son enfance de paysan pauvre, Mouloud Feraoun a tiré l'un de ses chefs-d'oeuvre qui est aussi son premier roman: «Le fils du pauvre». Et l'expérience de son père, émigré en France, lui inspire ses deux autres romans: «La terre et le sang» et «Les chemins qui montent». Dans ces deux romans, à l'instar du «Fils du pauvre», on y retrouve de larges éléments autobiographiques comme l'histoire de son père, qui, depuis le début des années 1900 a été obligé d'émigrer en France métropolitaine afin de nourrir ses enfants et sa famille car la Kabylie était sans ressources. Dans «La terre et le sang», on retrouve, décrit avec le génie littéraire de Mouloud Feraoun, l'épisode où le père de ce dernier a été victime d'un accident de travail. Son travail d'instituteur ne lui laissait pas trop de temps pour écrire. C'est pourquoi, Mouloud Feraoun n'a publié de son vivant que trois romans et un journal ainsi que des nouvelles et autres textes. Son premier roman, «Le fils du Pauvre» a été écrit en 1939 et publié à compte d'auteur puis réédité chez le Seuil. «Le fils du pauvre» obtient à l'époque de sa sortie le Grand Prix de la ville d'Alger. Ce n'est pas seulement «Le fils du pauvre» qui est récompensé puisque, quand «La terre et le sang» est édité en 1953 aux Editions le Seuil, il reçoit aussi un autre prix. il s'agit du Grand Prix du roman populiste. Puis, en 1957, l'écrivain de Tizi Hibel édite «Les chemins qui moment», un véritable hymne à l'amour, mais aussi une réelle radiographie de la haine qui prévalait dans la société à l'époque. En plus de ces trois romans, Mouloud Feraoun est l'auteur d'un recueil de traduction de poésies de Si Mohand Ou Mhand, «Les poèmes de Si Mohand», d'un Journal mais aussi du célèbre «Jours de Kabylie» où il décrit avec minutie, plusieurs scènes de la vie quotidienne dans le village kabyle. Ce n'est qu'en 2007, que «la Cité des roses», un roman inédit de Mouloud Feraoun est édité. Mouloud Feraoun est plus qu'un écrivain en Algérie. C'est une légende de la littérature et un symbole du savoir et de l'instruction. Fouroulou, dont il raconte l'histoire dans «Le fils du pauvre» est le personnage de roman le plus célèbre en Algérie. C'est dire à quel point Mouloud Feraoun a réussi à pénétrer les coeurs de ses lecteurs.

 

 

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