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#51 (permalink) |
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Messages: n/a
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La poésie est l'un des lieux où tout s'efface, où tout se dit, bon ou mauvais. Ensuite, c'est à chacun de lire ou de ne pas lire, d'apprécier ou non, sinon, à quoi bon si nous avons tous la même façon de parler, de penser, d'écrire ... il n'y aurait plus le goût d'aller à la recherche d'autres cultures, d'autres formes de pensée, d'autres voix, pour comparer ou pour se conforter dans sa propre pensée car celle-ci ne peut vivre que si elle dépasse les autres pensées en contradiction avec elle ... à la condition qu'elle en prenne connaissance, bien sûr...
... et, encore, je ne mets pas certains poètes par respect pour beaucoup d'entre nous ici ... personnellement, je peux lire sans contrainte et sans peur même les écrits qui me heurtent profondément ... Bon, voici un poème de Amadou Moustapha Wade (Sénégal) : "Quand je reviendrai" Quand je reviendrai Car il faudra revenir Il y aura du soleil plein mon coeur Il y aura des fleurs au seuil de ma vieille maison Il y aura le rire argenté des femmes Il y aura la simple joie Quand je reviendrai. Quand je reviendrai Car il faudra revenir Il y aura la misère entêtée Et les mares de sang Et la terre suintant la mort Et la douleur des convulsions Il y aura des tortionnaires Quand je reviendrai Quand je reviendrai Car il faudra revenir Il y aura des sentinelles aux portes de ma conscience Mais il y aura tout l'or de mes yeux Avec mes blancs sourires Et mes bras et mon coeur Et aussi ma voix pure Il y aura dans chaque regard La soif d'être libre. |
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#53 (permalink) |
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Senior Member
Date d'inscription: janvier 2007
Messages: 807
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Sur les vaines occupations des gens du siècle Quel charme vainqueur du monde Vers Dieu m'élève aujourd'hui ? Malheureux l'homme, qui fonde Sur les hommes son appui. Leur gloire fuit, et s'efface En moins de temps que la trace Du vaisseau qui fend les mers, Ou de la flèche rapide, Qui loin de l'oeil qui la guide Cherche l'oiseau dans les airs. De la Sagesse immortelle La voix tonne, et nous instruit, Enfants des hommes, dit-elle, De vos soins quel est le fruit ? Par quelle erreur, Ames vaines, Du plus pur sang de vos veines Acceptez-vous si souvent, Non un pain qui vous repaisse, Mais une ombre, qui vous laisse Plus affamés que devant ? Le pain que je vous propose Sert aux Anges d'Aliment : Dieu lui-même le compose De la fleur de son froment. C'est ce pain si délectable Que ne sert point à sa table Le Monde que vous suivez. Je l'offre à qui veut me suivre. Approchez. Voulez-vous vivre ? Prenez, mangez, et vivez. O Sagesse, ta parole Fit éclore l'Univers, Posa sur un double Pôle La Terre au milieu des Mers. Tu dis. Et les Cieux parurent, Et tous les Astres coururent Dans leur ordre se placer. Avant les Siècles tu règnes. Et qui suis-je que tu daignes Jusqu'à moi te rabaisser ? Le Verbe, image du Père, Laissa son trône éternel. Et d'une mortelle Mère Voulut naître homme, et mortel. Comme l'orgueil fut le crime Dont il naissait la Victime, Il dépouilla sa splendeur, Et vint pauvre et misérable, Apprendre à l'homme coupable Sa véritable grandeur. L'âme heureusement captive Sous ton joug trouve la paix, Et s'abreuve d'une eau vive Qui ne s'épuise jamais. Chacun peut boire en cette onde. Elle invite tout le monde. Mais nous courons follement, Chercher des sources bourbeuses, Ou des citernes trompeuses D'où l'eau luit à tout moment. J- RACINE
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[B][COLOR="DarkGreen"]Au printemps le sommeil ne cesse dès l'aurore Partout se font ouïr les gazouillis d'oiseaux La nuit s'achève enfin dans le souffle des eaux, Qui sait combien de fleurs seront tombées encore?[/COLOR][/B] [B]Mao Haojan [/B] |
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#54 (permalink) |
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Messages: n/a
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Poème (maladroit) de mon cru : La voix de Soumia
Et si à la corde des amitiés Tendue au-delà des frontières, Venait à manquer à l'appel Une voix plus légère que le grelot D'un ange perdu loin de son Eden, Je me pencherai à mon balcon Pour scruter les nuées, Questionnant la voix partie Lui demandant mon chemin, Car elle est un caillou précieux A ma promenade dans les sentes éternelles. Dernière modification par Jouljoul 11/05/2007 à 22h31. |
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#55 (permalink) |
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Messages: n/a
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Poète iranien.
Exil dans l'anneau de la chaîne (extrait) Derrière la barricade des dents Plus un mot, rien. Voici longtemps qu'une chaîne Dans chaque gorge a poussé ses maillons Et les langues dans les bouches Sont immobiles et moisies Si j'entrouvre les lèvres Le sang coule, et le poison. O martyrs ! Qui donc se lèvera ? |
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#56 (permalink) |
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Messages: n/a
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Mon Enfant, ma Vie
Tu es la preuve Que je suis Et par moi tu es aussi. Par celui, qui, une nuit, M'aima si fort Que je sentis Une force dans tout mon corps. Au paroxysme de la joie, Je t'appelai, et te voilà. Tu te formas dans ma chaleur Et tu naquis de ma douleur. Comment pourrais-je t'oublier Un seul instant, oh ! mon enfant. Toi qui as tant besoin de moi De la chaleur de mes bras De mon sein qui te nourrira Et de mon coeur qui t'aimera. Sang de mon sang, fleur de mes veines Toi que j'ai semé, oh ! ma graine Au vent joyeux de mon amour. Fait d'innocence et de candeur Tu es, Enfant, tout mon bonheur. M. PRADIER. |
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#57 (permalink) |
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Member
Date d'inscription: juillet 2007
Localisation: Alger
Messages: 95
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LE SILENCE...
Silence... silence... Sur les cimes, dans les vallées, Sur la neige immaculée, Dans les parcs, dans les plaines... Le monde retient son haleine. Les ruisseaux ne murmurent plus Comme dans les caves, Comme dans les vignes C'est le silence, c'est le silence Le ciel se tait... Le vent se tait Comme si c'était un jour d'été... C'est le silence, c'est le silence Mais ceci n'est Qu'une apparence! ... Interroge-le ! Est-il muet ? Ecoute-le bien Entends-le bien Il te dira combien je t'aime Sous ma poitrine mon cœur se tait De nostalgie et d'espérance... Dans le bonheur, dans la souffrance Le mot sublime est le silence, C'est le silence, c'est le silence, C'est l'ivresse de l'espérance ! ... Puis-je espérer ? Tu seras mienne ? C'est un mot vain, Je le sais bien... Le désespoir dans l'espérance C'est le silence, c'est le silence Mais ceci n'est Qu'une apparence Interroge-le ! Est-il muet? Ecoute-le bien Entends-le bien Il te dira combien je t'aime Emir Kamuran (Poète Kurde) |
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#58 (permalink) |
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Member
Date d'inscription: juillet 2007
Localisation: Alger
Messages: 95
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De rien, tina! Voici un autre de ses poèmes:
LA PLUS DOUCE Sans vouloir penser à toi, ! ...Tu es toujours sous mon toit!... Entre la terre et la mer, Entre le doux et l'amer J'ai cherché un peu partout... Il n'y a rien qui soit plus doux Que vous Quand les fleurs remplissent les champs. L'hiver s'enfuit en trébuchant En touchant la boiserie, En caressant la soierie J'ai cherché un peu partout... Il n'y a rien qui soit plus doux Que vous ! ... Dans l'infini de ce monde Où la tristesse nous inonde, Lors des rêves au fond des nuits Quand le jour anime le bruit J'ai cherché un peu partout... Il n'y a rien qui soit plus doux Que vous ! ... Entre le vent, la marée, Sans perdre haleine, j'ai erré... Qu'importe richesse et honneur ?... Où est la route du bonheur ?... J'ai cherché un peu partout... Il n'y a rien qui soit plus doux Que vous ! ... Sans vouloir penser à toi... Tu es toujours sous mon toit
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[COLOR="Blue"][B]L'amour est aveugle, l'amitié ferme les yeux.[/B][/COLOR] |
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