Jump to content
Forum Algerie, forum de discussions entre algeriens
Sign in to follow this  
Zoubir8

L'armée syrienne frappe durement les rebelles.

Recommended Posts

Aviation russe, aviation syrienne mais rien n'avance. Pire encore, Deir Ezzour sur le point de tomber entre les mains des dawa3eshs.

 

C'est ca quand un régime se fait des millions d'ennemis dans sa propre population...de l'aveu meme de Bachar.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Article intéressant pour les différentes info qu'il contient.

Vers la fin des négociations de Genève

par Thierry Meyssan

 

Washington et Moscou sont parvenus à maintenir leur accord sur la Syrie après que John Kerry ait assuré à son homologue russe que les armes livrées par le Pentagone en avril à Al-Qaïda et à Daesh l’avaient été en vertu d’un ancien programme aujourd’hui abandonné. On se dirige vers l’arrêt des négociations de Genève et la reprise de discussions intra-syriennes sans les pro-Saoudiens et incluant les Kurdes.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 23 mai 2016

Deutsch ελληνικά English Español فارسى italiano Português русский Türkçe Nederlands

+

 

JPEG - 53.5 ko

Réunion du Groupe international de soutien à la Syrie (Vienne, 17 mai 2016).

 

L’implication états-unienne en Syrie est toujours aussi confuse. Alors que, le 22 février 2016, John Kerry avait négocié une cessation des hostilités et que la Russie avait retiré ses bombardiers, la Turquie —membre de l’Otan— a poursuivi son soutien à Daesh.

 

Le 8 mars, la Russie déposait au Conseil de sécurité un rapport accusant Ankara de contrôler le trafic d’antiquités au profit de Daesh [1]. Le 18 mars, elle en déposait un nouveau l’accusant de livrer des armes et des munitions à Daesh [2]. Dans les deux cas, la Turquie « réfutait totalement » ces allégations et accusait la Russie d’organiser une manœuvre de diversion pour « détourner l’attention de la communauté internationale des pertes civiles, du chaos et des destructions considérables causés par le régime syrien et les opérations militaires russes en Syrie ». L’état-major russe persistait en révélant qu’Ankara venait de laisser entrer en Syrie 9 000 nouveaux jihadistes. Cependant, on pouvait alors penser que la Turquie agissait de son propre chef sans en référer aux États-Unis.

 

Or, le 7 avril, le département US de la Défense livrait 2 000 tonnes d’armes aux « groupes armés modérés », dont environ 500 ont été immédiatement redistribués à Al-Nosra (Al-Qaïda) et 500 autres à Daesh [3].

 

Quoi qu’il en soit, le soutien de la Turquie à Daesh semble avoir brusquement diminué au cours des derniers jours.

 

Il semble, qu’à l’abri des regards, Moscou ait violemment protesté de sorte que le 9 mai, John Kerry et Sergeï Lavrov publiaient une déclaration commune [4]. Ils y exhortent « tous les États à mettre en œuvre la résolution 2253 (2015) du Conseil de sécurité, en empêchant tout soutien matériel ou financier à l’ÉIIL [Daesh], au Front al-Nosra ou à tout autre groupe qualifié de terroriste par le Conseil de sécurité de l’ONU, et de couper court à toute tentative de ces groupes de franchir la frontière de la Syrie ».

 

Il était surtout convenu que Washington fixait à ses alliés une date butoir, début juillet, pour parvenir à un accord négocié à Genève. Au-delà, il retirait toutes ses forces armées, tandis que la Russie amènerait le porte-avions Amiral Kutznesov au large de la Syrie pour reprendre, à moindre échelle, sa campagne de bombardement des organisations terroristes (désormais ré-armées) [5].

 

Cependant, le flou n’était toujours pas définitivement éclairci. Un vif incident opposa Russes et États-uniens à l’Onu à propos de l’Armée de l’islam (Jaysh al-islam) et du Mouvement islamique des hommes libres du Sham (Ahrar al-Sham). Moscou entendait les inscrire sur la liste des « organisations terroristes », alors que Washington souhaite les considérer encore comme « groupes armés modérés ».

 

L’Armée de l’islam est une formation payée par l’Arabie saoudite et encadrée par des SAS britanniques. D’abord dirigée par Zahran Allouche, elle sema la terreur dans la banlieue de Damas et menaça la capitale durant trois ans. son chef, qui vouait un culte à Ossama Bin Laden, se caractérisa par sa cruauté, faisant décapiter de nombreux habitants et en utilisant d’autres, enfermés dans des cages, comme boucliers humains. En définitive, les bombes pénétrantes de l’Armée de l’Air russe eurent raison du bunker souterrain qui avait été construit pour abriter son état-major. Après une période de flottement, l’un des 17 adjoints d’Allouche, Issam el-Bouaydani, prit temporairement sa succession. Il fut rapidement évincé au profit d’un religieux wahhabite, cheikh Abou Abdarrahman Kaaké. Ce dernier favorisa la nomination d’un cousin de Zahran Allouche, Mohamed Allouche, pour diriger la délégation de l’opposition saoudienne aux négociations de paix intra-syriennes de Genève. Ce dernier s’est illustré en précipitant des Syriens accusés d’être gays du haut des toits —la République arabe syrienne est le seul État arabe à respecter la vie privée et à ne pas pénaliser les homosexuels—.

 

Le Mouvement islamique des hommes libres du Sham est également encadré par les Britanniques. Comme l’Armée de l’islam, sa communication est assurée par InCoStrat [6]. Son « ministre des Affaires étrangères », Labib al-Nahhas, circule librement en Occident. C’est en réalité lui-même un Britannique, membre du MI6. Il a publié une tribune libre dans le Washington Post [7], et s’est secrètement rendu à New York en décembre dernier présenter son rapport à Jeffrey Feltman, dans les bureaux de l’Onu.

 

Le 17 mai, le Groupe international de soutien à la Syrie se réunissait à Vienne. Dans sa déclaration finale [8], il met en cause la poursuite par l’Armée arabe syrienne de sa stratégie d’encerclement des villages contrôlés par les jihadistes de « l’opposition modérée ». Mais surtout, il valide à nouveau l’ensemble des décisions russo-US des derniers mois, à savoir :

- former un mécanisme de transition commun entre le gouvernement syrien et tout l’éventail de l’opposition à l’étape de la transition ;

- élaborer une nouvelle Constitution ;

- puis organiser de nouvelles élections présidentielles et parlementaires sur cette base.

 

Or, bien que l’Arabie saoudite soit membre du Groupe international de soutien à la Syrie, l’opposition modérée refuse toujours ces trois points. Elle persiste à exiger le départ du président el-Assad et de la plupart des hauts-fonctionnaires chrétiens, chiites et alaouites avant la formation du mécanisme de transition. En outre, elle n’entend pas affronter les dirigeants actuels au cours d’élections démocratiques.

 

Il n’est pas indifférent qu’au cours de la réunion de Vienne, un diplomate ait déclaré que son pays était prêt à lutter contre Al-Qaïda, mais qu’il s’interrogeait pour savoir qui occuperait alors le terrain. Sergeï Lavrov releva ce qu’il considéra comme un « lapsus » : ce diplomate admettait de facto que son pays préférait une victoire d’Al-Qaïda à une de la République arabe syrienne. Ce faisant, il s’éloignait de la décision du Conseil de sécurité de faire de la lutte contre le terrorisme son objectif numéro 1.

 

Le même jour, 17 mai, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, Terje Rød-Larsen, présentait son dernier rapport sur l’application de la résolution 1559 et annonçait sa démission. Cette résolution avait été rédigée en 2004 à l’initiative des États-Unis, de la France et de l’Arabie saoudite pour exiger le désarmement du Hezbollah libanais, la non-reconduction du président Émile Lahoud et le retrait de la force de paix syrienne du Liban. Elle n’a jamais été appliquée bien que la Syrie ait elle-même retiré ses soldats à la demande de la rue libanaise lors de la « révolution du Cèdre ». M Ban a immédiatement chargé son adjoint pour les Affaires politiques, Jeffrey Feltman, de prendre en charge jusqu’à la fin de l’année les fonctions de M. Terje Rød-Larsen en plus des siennes. Or, de très nombreux observateurs considèrent que Jeffrey Feltman, ancien ambassadeur US à Beyrouth, est le véritable rédacteur de la résolution 1559 et qu’il dirige aujourd’hui en sous-main depuis New York la coalition militaire contre la Syrie.

 

Le 19 mai, Jeffrey Feltman participait à une cérémonie à Paris aux côtés des membres de l’opposition syrienne de l’étranger, Burhan Ghalioun, Michel Kilo, Bassma Kodmani et Samar Yazbeck.

 

En France toujours, le général Benoît Puga a annoncé sa démission de ses fonctions de chef d’état-major particulier du président de la République pour rejoindre la Chancellerie de la Légion d’honneur. Chrétien intégriste, nostalgique de la monarchie et de la colonisation, il avait été le seul militaire à occuper ce poste auprès de deux présidents successifs, Nicolas Sarkozy et François Hollande. Il avait personnellement dirigé les opérations secrètes de la France en Syrie —parfois contre l’avis de l’état-major des armées— notamment grâce à des officiers de la Légion étrangère détachés auprès de la présidence.

 

On se dirige inexorablement vers une interruption des négociations de Genève. Au demeurant, si un accord y survenait entre les parties syriennes présentes, il serait invalide au regard des décisions internationales antérieures vu l’exclusion —à la demande de la Turquie— du principal parti kurde. C’est pourquoi, l’échec de Genève devrait être suivi d’une reprise des négociations intra-syriennes avec ceux qui le souhaitent —c’est-à-dire sans les pro-Saoudiens, mais avec les Kurdes—. Puis à la formation d’un mécanisme de transition avec ces nouveaux participants. Au plan militaire, l’Armée arabe syrienne devrait reprendre les principales villes du pays, mais les combats devraient persister à la frontière irako-syrienne.

Thierry Meyssan

<:ver_imprimer:> <:recommander:recommander:> Facebook Twitter Delicious Seenthis Digg RSS

Share this post


Link to post
Share on other sites

Les forces russes ont détruit des sites pétroliers de Daech

 

Par Agence | 01/06/2016 | 9:06

0

 

Les bombardiers russes Su-34 ont détruit des sites du commerce pétrolier illégal du groupe terroriste Daech dans un endroit situé à 42 kilomètres au sud-ouest de la ville de Raqqa, annonce le bulletin d’informations du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

 

« L’aviation russe dans la République arabe syrienne continue à effectuer des missions visant à saper la base économique des terroristes de Daech.

 

Ainsi, dans la région de l’agglomération d’Al-Thawra, située à 42 kilomètres au sud-ouest de Raqqa, les bombardiers russes Su-34 ont éliminé les sites du commerce pétrolier illégal du groupe terroriste Daech », indique le bulletin d’information publié sur le site du ministère russe de la Défense.

 

La source précise en outre que les groupes terroristes continuent à chercher à torpiller le régime de cessez-le-feu en vigeur en Syrie en pilonnant différentes provinces, dont celles de Homs et d’Alep.

 

Depuis le 30 septembre 2015, les forces aérospatiales russes mènent une opération aérienne d’envergure en Syrie à la demande du président syrien Bachar el-Assad.

 

Mi-mars, la plus grande partie du contingent russe en Syrie a été retirée de ce pays conformément à l’ordre du président Vladimir Poutine.(Sputnik)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Damas accuse la Jordanie de livrer des armes aux djihadistes

© Sputnik. Mikhail Voskresensky

 

Les actions du régime jordanien et son soutien direct aux groupes terroristes opérant en Syrie constituent une violation flagrante de principes du droit international, selon l'ambassadeur syrien à l'Onu.

 

Dans une lettre adressée au secrétaire général de l'Onu et au président du Conseil de sécurité, Damas a informé les Nations unies qu'Amman était impliqué dans la livraison d’armes aux djihadistes en Syrie.

 

Le document fait état de deux incidents qui ont eu lieu au mois de mai.

 

"Des groupes terroristes armés liés au prétendu "Détachement de la jeunesse sunnite" ont acheminé en provenance de Jordanie 13 wagons chargés d'armes, de munitions et d'un canon d'artillerie dans la ville syrienne de Bosra al-Sham. Des groupes terroristes ont également acheminé en Syrie 14 véhicules", indique la lettre signée par le représentant permanent de la Syrie auprès de l'Onu Bachar al-Jaafari.

Share this post


Link to post
Share on other sites

La jordanie est un nid du terrorisme, un pays protegé par les Usa comme les saouds

toute la région a éclaté sauf la jordanie, c'est que ce pays jour un role dans la région

... en faveur de daech = cIa Usa

 

le roi de jordanie est un faux descendant de hussain (un usurpateur d'identité)

tout comme celui de l'ouest (un faux descendant de hassan) mounta7il chakhsiya

Share this post


Link to post
Share on other sites

Raqqa, l'armée syrienne avance vers Raqqa

les unités d'élite avancent sous couvert des hélico et avions syriens et russes

objectif un aérodrome

Share this post


Link to post
Share on other sites

Des militaires turcs repérés près d’Alep

 

Par Agence | 04/06/2016 | 19:46

0

 

Des groupes composés en partie de militaires turcs ont fait leur apparition dans des régions syriennes en proie aux hostilités, a annoncé le porte-parole du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

 

« Selon les informations fournies par les habitants de la banlieue nord d’Alep, des groupes partiellement composés de militaires turcs sont apparus dans les régions limitrophes des quartiers où les hostilités se sont intensifiés », a déclaré le porte-parole.

 

Cette déclaration a été faite sur fond d’âpres combats qui se déroulent dans le quartier de Cheikh Maksoud (nord d’Alep) entre l’armée gouvernementale syrienne et les djihadistes du Front al-Nosra.(Sputnik)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Une analyse politico-militaire qui vaut ce qu'elle vaut ...

 

En route vers Raqqa

05 juin 2016 Réseau International

 

 

La route vers Raqqa, capitale du califat bidon qu’est EI / Daech, continuera à être un mystère enveloppé dans une énigme, au moins jusqu’aux prochaines élections présidentielles américaines. Voyons pourquoi.

 

Le gros mélange connu sous le nom de Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigé par le YPG kurde aux côtés de la brigade de femmes kurdes, les YPJ, essaye d’avancer contre Daech, au nord et maintenant aussi à l’ouest de Raqqa.

 

L’objectif clé est Tabqa, à l’ouest de Raqqa. Tabqa est cruciale, car elle relie Raqqa à des positions tenues par Daesh près d’Alep – où un embryon de mère de toutes les batailles se développe. Conquérir Taqba elle-même ne sera pas une mince affaire, car cela implique que les forces FDS traversent le fleuve Euphrate, qui se trouve justement être la ligne blanche imposée par le Sultan Erdogan.

 

Une opération médiatique massive, déployée par Washington, impliquant une controverse hilarante sur des bottes américaines foulant le terrain syrien, est menée parallèlement à l’avancée des Forces démocratiques syriennes. Le président Obama a toujours répété qu’il n’y aurait pas de bottes étasuniennes sur le terrain en Syrie. Le Département d’État répète la litanie de la Maison Blanche. Pourtant, des bottes, environ 250 paires, foulent effectivement cette terre, même si elles cherchent à se déguiser avec des insignes des YPG.

 

Le Pentagone maintient que ces hommes n’ont qu’un rôle de conseillers et d’aides, conformément à la doctrine chérie par Obama de diriger par derrière. Ces bottes sont en fait celles des forces spéciales dédiées à la guerre non conventionnelle. Pourtant, le théâtre de la guerre – tel qu’établi par Daech – est tout à fait classique. Daech est constitué comme une petite armée, avec des véhicules blindés et une artillerie considérable, contre laquelle une guerre non conventionnelle n’a pas de sens.

 

L’administration Obama en fin de carrière – dont la politique syrienne peine à dévier du mantra «Assad doit s’en aller» – essaie de donner l’impression à l’opinion publique américaine qu’elle combat activement Daech. Pourtant, ceci n’est que fiction. Sans une forte coalition aérienne (en dehors des quelques bombardements visant Daech au sud de l’Ain Issa) et sans troupes importantes, aucune direction par derrière n’entraînera une victoire américaine à Raqqa.

 

Le champ de bataille électoral

 

Il est instructif de voir que l’offensive sur Raqqa n’a obtenu le feu vert qu’après le voyage du commandant général Joseph Votel, du CENTCOM, à Kobani, en Syrie, et à Ankara. Pourtant, le CENTCOM n’a donné son feu vert qu’à une opération partielle, mettant son veto au plan des YPG pour aller au delà de la ville frontalière clé de Jarablus, l’une des seules autres portes tournantes de Daech en Turquie. C’est parce que le Pentagone refuse de franchir la ligne blanche tracée par un allié de l’OTAN, la Turquie.

 

Ce n’est pas vraiment la prise de Raqqa qui les intéresse; les FDS n’ont pas la main d’œuvre et les ressources suffisantes. Comme le commandant des FDS, Abu Fayyad, l’a dit, ce qui les concerne est principalement la libération de la région située au nord de Raqqa.

 

Les Kurdes syriens ne vont donc tout simplement pas se résigner à ne pas avancer sur Jarablus; leur priorité stratégique pendant des mois, a été d’essayer d’ouvrir un couloir entre les cantons de Kobani et d’Afrin. Bien que leurs commandants insistent sur le fait que Washington n’interférera pas si cela devait se produire – ce qui est très discutable – ils soulignent également que l’administration Obama, en fin de carrière, veut absolument décrocher une victoire à Raqqa (ainsi qu’à Mossoul en Irak) avant l’élection présidentielle de novembre.

 

Voilà donc le sujet principal; un cadeau de la politique étrangère handicapée d’Obama à Hillary Clinton, en supposant qu’elle survive au scandale concernant ses courriels.

 

Quant aux Kurdes syriens, même s’ils étaient en mesure de conquérir Raqqa avec l’aide du dirigeant par derrière, encore une fois très discutable car Daech se battra jusqu’à la mort avec toute sa puissance de feu, ils ne seraient pas en mesure de la prendre ni de la tenir. Raqqa est une ville arabe sunnite. Les FDS pourraient difficilement transférer suffisamment de ressources vers Raqqa, sans compromettre leur défense du Kurdistan syrien.

 

Encore une fois, en route vers Raqqa est vendu aux États-Unis essentiellement comme un coup médiatique, comme dans nous nous battons pour gagner. De façon perverse, la campagne médiatique porte également en elle un piège possible pour Damas. L’Armée arabe syrienne (AAS) est très concentrée à essayer de sécuriser définitivement Palmyre – ainsi que plusieurs lignes d’approvisionnement, les champs de pétrole et de gaz, les petites bases aériennes régionales utilisées par des hélicoptères russes, tout en essayant d’encercler plusieurs poches de rebelles modérés et / ou de djihadistes. Cela fait beaucoup de travail. Il n’y a pas moyen pour l’AAS de pousser trop loin le bouchon et de s’amuser avec Raqqa.

 

Le fait est, pour Damas comme pour Moscou, que Raqqa n’est pas un problème, pour l’instant. Un scénario beaucoup plus inquiétant se joue à Alep, où les mercenaires du Sultan Erdogan, en armes et payés pour se battre, se préparent à la Mère de toutes les batailles.

 

Le plan du grand jeu

 

Imaginons un improbable scénario où les Kurdes syriens réussissent à conquérir Raqqa, il est facile de prévoir la suite, quel que soit celui qui gagne en novembre. Washington fera de Raqqa son propre satrape et s’investira, une fois de plus, dans le divise et règne en créant un État vassal commun kurde / sunnite en Syrie, le long de l’Euphrate.

 

Donc, ceux qui conseillent et aident ces bottes sur le terrain, sont en fait l’avant-garde du plan d’un jeu complexe dans lequel Washington, en cas de succès, serait en mesure de tracer une ligne de coupe dans cette fiction entretenue par le gang des pétrodollars – le croissant chiite – ainsi que d’affaiblir une Syrie fragmentée.

 

L’allié de l’OTAN, la Turquie, posera alors un gros problème à ceux qui organisent ce plan, les États-Unis. Le sultan Erdogan n’oubliera jamais ses lignes blanches que les Kurdes syriens ne doivent pas franchir. Bien au contraire, le sultan Erdogan va mettre les bouchées doubles. Erdogan est en train de parier gros sur Jabhat al-Nusra, poussé par les opérateurs turcs à se tenir à distance d’al-Qaïda, pour faire des ravages sur le front d’Alep.

 

Et il ne faut pas, jamais, oublier le gaz; après tout, la Syrie est une guerre pour l’énergie. Les réserves de gaz de la Syrie se trouvent justement entre Raqqa et Deir Ez-Zoor. Il n’est pas difficile d’imaginer que beaucoup de joueurs de l’industrie pétrolière étasunienne salivent devant ces réserves qui pourraient un jour être sous contrôle américain, par procuration.

 

img_5796

 

Ce qui nous amène à la question clé; comment Moscou va-t-il résoudre le mystère de Raqqa? Voici l’autre mystère, à l’intérieur de l’énigme.

 

Pepe Escobar

 

Traduit par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone

 

source: http://lesakerfrancophone.fr/en-route-vers-raqqa

Share this post


Link to post
Share on other sites

L’armée syrienne avance vers une ville clé pour le ravitaillement de l’EI

 

Par Agence | 06/06/2016 | 19:23

1

 

In this photo taken on Wednesday, Oct. 7, 2015, Syrian armored vehicles get ready to move near the village of Morek in Syria. The Syrian army has launched an offensive this week in central and northwestern Syria aided by Russian airstrikes. (AP Photo/Alexander Kots, Komsomolskaya Pravda, Photo via AP)

 

L’armée syrienne soutenue par l’aviation russe a avancé lundi vers une ville clé pour le ravitaillement du groupe Etat islamique (EI) qui est également visé par une offensive séparée arabo-kurde appuyée par les Etats-Unis.

 

Les forces du régime syrien se rapprochent de Tabqa où elles entendent bien laver l’affront que leur avaient infligé les jihadistes en massacrant 160 soldats après s’être emparés de leur base en 2014.

 

En Irak, voisin, les forces gouvernementales tentent toujours de reprendre à l’EI la ville de Fallouja à l’ouest de Bagdad.

 

L’EI, qui compte entre 19 et 25.000 combattants dans les deux pays selon des estimations américaines, fait face à une double opération dans le nord de la Syrie.

 

Celle du régime à permis à l’armée syrienne d’arriver à 30 km de l’aéroport de Tabqa et à 24 km du lac Assad, un large réservoir d’eau dans la vallée de l’Euphrate, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Tabqa est situé à une cinquantaine de km à l’ouest de Raqa, la capitale de facto du califat autoproclamé de l’EI.

 

Fin aout 2014, une vidéo de l’EI avait montré les corps de soldats syriens exécutés, face contre le sol à Tabqa.

 

Mais cette localité est stratégique et symbolique à plus d’un titre par pour le régime et les Russes. Ces derniers avaient participé à la construction d’un important barrage entre 1968 et 1974 et ils sont à l’origine de la création de Tabqa, où s’étaient installés les ouvriers du barrage.

 

Selon OSDH, la plus importante prison de l’EI, où auraient été incarcérés des otages occidentaux se trouve à Taqba qui compte aussi des champs pétroliers vers le sud-ouest.

 

« Tout ceci fait de Tabqa un objectif militaire, économique et symbolique très important », a affirmé à l’AFP le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane.

 

Au nord, la coalition arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) est à 60 km au nord de Raqa et n’avance plus vers le sud car son objectif prioritaire est la prise de Minbej, une localité stratégique pour les Kurdes.

 

– ‘Forte résistance’ –

 

Mais à Minbej, située dans la province d’Alep, les combattants kurdo-arabes faisaient face à une forte résistance bien qu’ils encerclent la ville par le nord, le sud et l’est. « Les jihadistes ont envoyé leurs familles à l’extérieur et ils se battent avec acharnement », a souligné M. Abdel Rahmane.

 

La tâche est d’autant plus difficile pour les troupes au sol que quelque 20.000 personnes résident dans cette localité et que la coalition conduite par les Etats-Unis veut éviter que ses avions commettent un bain de sang.

 

Minbej se situe sur l’axe que l’EI utilise pour faire transiter hommes, armes et argent de la frontière turque — à une trentaine de km plus au nord — vers son fief de Raqa.

 

Les FDS, dominées par les Kurdes, sont parvenues depuis le 31 mai à s’emparer de 42 villages et fermes de la région aux mains des jihadistes et à surveiller le principal axe de ravitaillement des jihadistes entre Minbej et Raqa.

 

– Coordination « informelle » –

 

La concomitance de ces offensives contre l’EI soulève la question d’une coordination entre Moscou et Washington.

 

« C’est clair qu’il y a une coopération entre la Russie et l’armée américaine. Il leur serait impossible de mener des raids dans la même région sans une coordination », a affirmé lundi à l’AFP une source du régime syrien.

 

Il existe, selon lui, depuis plusieurs mois à Bagdad « une chambre d’opération militaire commune de lutte contre l’EI regroupant des officiers syriens et irakiens avec la coopération des Russes et des Américains pour coordonner les grandes opérations contre le groupe jihadiste ».

 

Mais pour l’expert Matthew Henman, basé à Londres, cette coordination est jusqu’à présent « informelle ».

 

« Il y a peut-être une sorte de coordination informelle à un haut niveau pour éviter toute confusion et des combats par inadvertance mais il est peu probable qu’il s’agisse d’une coordination pleine et entière », souligne M. Henman, qui dirige le centre de recherche sur le terrorisme et l’insurrection d’IHS Jane’s.

 

Si les combats pour Tabqa et Minbej sont stratégiquement importants, la reprise de Raqa serait plus symbolique car elle marquerait un coup terrible au moral de l’EI.

 

Pour M. Henman, « Raqa sera certainement l’un des derniers si ce n’est le dernier bastion de l’EI à tomber en Syrie ».

 

Et aussi bien le président syrien Bachar al-Assad que les Kurdes veulent être les premiers à s’en emparer. « Ils préféreraient ne pas voir l’autre partie en prendre le contrôle », poursuit l’expert.

 

La guerre en Syrie a fait plus de 280.000 morts et des millions de déplacés. Les négociations visant à régler ce conflit qui est entré dans sa sixième année sont dans l’impasse.(Afp)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Syrie: les forces progouvernementales progressent vers un fief de l’EI

 

Par Agence | 19/06/2016 | 19:14

0

 

Les forces progouvernementales syriennes, appuyées par l’aviation de la Russie, ont progressé dimanche vers la localité de Tabqa (nord) et son aéroport militaire contrôlés par le groupe Etat islamique (EI), a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

 

Les combattants du régime se trouvent actuellement à sept km de l’aéroport de Tabqa dans la province de Raqqa (nord), a précisé cette ONG.

 

En raison des nombreuses attaques des jihadistes, l’armée du régime était restée plus d’une semaine coincée à 15 km de l’aéroport. Mais les frappes aériennes de l’allié russe et le renforcement de l’unité d’élite de la garde républicaine leur ont finalement permis d’avancer, selon l’OSDH. « De violents combats sont en cours et au moins neuf combattants progouvernementaux ont été tués », a affirmé le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

 

La ville de Tabqa, capturée par l’EI en 2014, est située à une cinquantaine de km de celle de Raqqa, capitale de facto des jihadistes en Syrie. Elle représente un point de transit clé sur les bords de l’Euphrate et sa reprise permettrait de couper par l’ouest la route d’approvisionnement des jihadistes.

 

La quasi-totalité de la province de Raqqa est aux mains de l’EI, à l’exception des villes de Tall Abyad et d’Aïn Issa d’où l’organisation jihadiste a été chassée par une alliance de combattants arabo-kurdes.(Afp)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Selon le site israélien Debka des combattants palestiniens aident le Hezbollah et l'AAS à combattre les terros à Deir Ezzor.

 

First Palestinians in Syria war - under Hizballah

DEBKAfile Exclusive Report June 19, 2016, 10:08 PM (IDT)

 

 

On Sunday, June 19, helicopters of the Syrian Air Force started transporting Palestinian militia fighters from the Damascus area to the Deir-ez-Zor region of eastern Syria, debkafile’s military sources said in an exclusive report. They are joining Hizballah troops in an all-out assault on Islamic State’s grip on the area, notably the Euphrates River valley.

The Hizballah buildup was first revealed by debkafile Friday, June 17.

It is the first time since the Syrian war began in 2011 that Palestinians are fighting for the regime of President Bashar Assad under the direct command of Hizballah. It is also the first time Palestinian forces are engaged in direct combat with ISIS.

The Palestinian troops are from a militia set up by Syrian and Iranian military intelligence officers called the al-Jaleel Forces, or the “Young Men Return to Palestine Movement”. It was armed and trained for terrorist attacks deep inside Israeli territory.

However, after Russian President Vladimir Putin promised Israeli Prime Minister Binyamin Netanyahu, during their June 9 meeting in Moscow, that no terror forces of any kind, whether Iranian, Syrian or Hizballah, would be allowed to set foot in southern Syria, or gain access to Israel’s northern border, the Palestinian militia was reassigned to the eastern Syrian front to boost the Hizballah operation against ISIS.

In the last hours, the Palestinian fighters were transferred from Damascus to al-Qusour near Deir ez-Zor and some, according to debkafile’s military and intelligence sources, were sent directly into battle against ISIS as soon as they arrived in the area, and immediately suffered losses. Syrian sources name three fatalities as Mohamed Abbas, Eid al-Mohamed and Essam al-Abbas, with no further details.

Share this post


Link to post
Share on other sites

22-23 juin 2016 : Échos du champ de bataille syrien

1754 vues 25 juin 2016 14 commentaires Guerres Petrus Lombard

 

Engageant de violents combats contre les activistes qui tenaient les lieux, des unités de l’armée arabe syrienne et du Hezbollah sont entrées dans le village d’al-Bahariyah à l’est de Ghouta, la banlieue agricole de Damas. Suite aux affrontements, l’armée arabe syrienne et ses alliés ont libéré le village et les alentours de la colline d’Al-Bahariyah, puis ont poursuivi leur avancée vers les fermes de Jisreen.

 

Dans la province de Raqqa, faisant mouvement près du carrefour Zakia, des activistes d’ISIS ont pris le contrôle de Khirbat Zaydan et Bir Abu al`Allaj. Lors de la contre-attaque d’ISIS, l’armée arabe syrienne a eu 23 soldats tués et 49 blessés. De durs combats sont toujours en cours.

 

Soutenues par les USA, les Forces Démocratiques Syriennes se sont emparées du village de Arima. Ces forces sont maintenant déployées à environ 19 km de la ville d’Al Bab, dans la province d’Alep. Toutefois, elles n’ont toujours pas pu atteindre le centre de Manbij.

 

Des informateurs, au sein du groupe terroriste Front Al Nusra (Al-Qaïda en Syrie), disent que Harakat Nour al-Din al-Zenki, après en avoir décrété la conformité avec la charia, remettra à Al Nusra un puissant char de bataille russe T-90. Le groupe d’activistes Harakat Nour al-Din al-Zenki est le fameux groupe « évalué et approuvé par la CIA », qui reçoit des missiles TOW et d’autres armements US. Cela ne l’empêche pourtant pas de coopérer avec Al-Qaïda en Syrie. Souvenons-nous que, le 9 juin, lors des batailles autour des fermes Mallah, dans le nord d’Alep, Harakat Nour al-Din al-Zenki s’était emparé d’un char de bataille sophistiqué, un puissant T-90S de fabrication russe.

 

Depuis pratiquement le début de la guerre en Syrie, l’armée arabe syrienne souffre d’un manque de personnel qualifié. L’état-major a tenté de compenser cela par l’usage massif de l’artillerie, de chars de bataille et d’autres types d’équipements militaires. Seulement, par leur fort recours à des armes antichars, les groupes d’activistes opposés au gouvernement syrien ont occasionné un fort taux de pertes de matériel militaire dans l’armée arabe syrienne. Selon des sources locales, environ la moitié de ces pertes sont des équipements militaires peu endommagés, qui, abandonnés sur le champ de bataille, pourraient être facilement évacués et remis en état. Les énormes livraisons de systèmes d’armes modernes, même incluant de lourds systèmes de lanceurs multiples de roquettes thermobariques TOS-1 et des chars de bataille T90, ne peuvent aider si le personnel, souvent des volontaires sans l’expérience du combat, ne sait pas s’en servir convenablement. De plus, c’est l’une des raisons pour lesquelles quelques T-90 et TOS-1 ont été repérés au sein du Hezbollah et des unités de Gardiens de la Révolution Islamique iraniennes, en opération en Syrie à la place de l’armée arabe syrienne.

Syrie 23 juin 2016

 

Crisis_in_Raqqa-800x415

 

Le groupe terroriste ISIS a repris le contrôle de la jonction entre al-Zakia et les collines d’al-Zayn, dans la partie sud de la province de Raqqa, après le repli de l’armée arabe syrienne à Ithriyah. Des sources favorables à Assad soutiennent qu’il s’agissait d’un mouvement tactique et qu’aucun affrontement violent n’a été observé récemment.

 

Des sources terrestres avancent diverses raisons aux derniers revers de l’armée arabe syrienne, mais les plus importants d’entre eux sont :

 

– elle s’est fait surprendre par des attaques de véhicules porteurs de dispositifs explosifs improvisés ;

 

– l’absence de soutien aérien de la part du groupement aérien russe basé en Syrie.

 

Alors que la manière efficace de contrer les attaques d’engins explosifs improvisés alimente la sphère des mesures tactiques à mette en œuvre sur le terrain, l’emplacement de la base aérienne russe à Latakia complique considérablement le soutien aérien rapproché, car le long temps de vol vers l’objectif ne permet pas de le frapper avant qu’il ne s’évanouisse rapidement dans le désert. Comme les informations des contrôleurs aériens avancés sont très rapidement obsolètes, la principale force de frappe du groupement militaire russe en Syrie, les avions de combat, se concentre sur des cibles fixes dans différentes régions de Syrie.

 

Se regroupant à la frontière de la province de Raqqa, l’armée arabe syrienne est en train de recevoir des renforts pour lancer dans la région une contre-attaque sur les unités d’ISIS. Un convoi de la Brigade Faucons du Désert est arrivé récemment à l’est de la campagne de Hama. Il participera, avec l’armée arabe syrienne, à l’avancée vers l’aéroport militaire de Tabaqa.

 

Pendant ce temps, avions et hélicoptères russes ont attaqué le périmètre des bases aériennes T3 et d’Arak, près de Palmyre, dont s’étaient emparées des activistes d’ISIS. Des unités de l’armée arabe syrienne sont déployées en ce moment au carrefour al-Talilah, à l’est de la ville antique, où elles préparent de nouvelles opérations offensives.

 

Le 22 juin, d’après le gouvernement norvégien, il se pourrait qu’il déploie des troupes et des unités d’interventions spéciales en Syrie, suite à l’autorisation de cette démarche par le parlement du pays. La Norvège enverra environ 60 hommes de troupe en Jordanie cet été. Ils formeront et soutiendront la lutte de l’« opposition syrienne » contre le groupe terroriste ISIS. Il est très vraisemblable que cette opposition syrienne constitue la soi-disant Nouvelle Armée Syrienne.

 

South Front, 22-23 juin 2016

 

Original 22/6 : southfront.org/international-military-review-syria-june-22-2016/

Original 23/6 : southfront.org/international-military-review-syria-june-23-2016/

Share this post


Link to post
Share on other sites

Syrie: les avions syriens et russes pilonnent les zones rebelles d’Alep

 

Par Agence | 25/06/2016 | 10:36

0

 

Les avions de guerre syriens et russes pilonnaient samedi la ville septentrionale d’Alep pour appuyer la tentative au sol des forces du régime de fermer une route de ravitaillement reliant les quartiers rebelles à la Turquie voisine, selon un ONG. Les raids se concentrent sur la « route de Castello », au nord de la ville divisée depuis juillet 2012 entre les quartiers gouvernementaux (ouest) et les quartiers rebelles (est), selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). La défense civile a fait état de la mort samedi d’une femme et d’un enfant dans le quartier d’al-Mayssar (est). L’OSDH ne disposait pas pour sa part d’un bilan de ses raids.

 

« Les avions russes appuient l’offensive terrestre du régime dans les faubourgs nord et des quartiers nord-ouest de la ville, tandis que les appareils syriens bombardent la partie est de la ville », a expliqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. A la périphérie ouest d’Alep, les rebelles et les groupes islamistes encerclent les quartiers gouvernementaux tandis les forces gouvernementales cherchent à encercler totalement les quartiers rebelles à l’est. Un journaliste de l’AFP basé dans l’est de la ville a affirmé que les raids dans le nord avaient duré toute la nuit. « Ces deux derniers jours, mes trois enfants et moi-même n’avons pas pu dormir en raison des explosions, d’une intensité jamais connue jusqu’à présent », a affirmé pour sa part Abou Ahmad, 38 ans, qui possède une supérette dans l’est d’alep.

 

« Mon magasin n’a pas pu recevoir de produits depuis deux jours car personne ne peut emprunter la route (de Castello) », a-t-il expliqué à l’AFP. Ces frappes intenses surviennent au lendemain de l’annonce par le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, que le mouvement chiite libanais allait appuyer l’offensive gouvernementale à Alep. Le Hezbollah soutient déjà les forces du régime dans d’autres régions du pays. (Afp)

Share this post


Link to post
Share on other sites

L’armée syrienne détruit un centre de commandement d’Al-Nosra à Alep

 

Par Agence | 26/07/2016 | 16:02

1

 

Les chars de l’armée syrienne ont détruit le centre de commandement de l’organisation terroriste Front al-Nosra dans le quartier Al-Zahraa de la ville d’Alep.

 

Une source locale a annoncé à Sputnik que l’attaque menée par un char « a permis d’éradiquer des dizaines de djihadistes qui se trouvaient à l’état-major et de couper la voie d’approvisionnement du groupe terroriste Front al-Nosra. En outre, le char a détruit un canon d’artillerie pointé sur les quartiers résidentiels d’Alep ».

 

Les terroristes utilisant le quartier d’Al-Zahraa, situé dans le nord-ouest d’Alep, pour tenter de pénétrer dans des quartiers sûrs.(Sputnik)

Share this post


Link to post
Share on other sites

Que compte faire Erdogan en Syrie?

27.07.2016

Près de deux semaines après le coup d’état manqué en Turquie, les commentaires s’interrogent sur un éventuel changement de cap d’Ankara en Syrie.

 

Erdogan est largement défié à l’intérieur et à l’extérieur du pays et tout faux pas dans les semaines à venir pourrait lui être fatal. Selon Nasser Kandil, analyste libanais des questions internationales, un changement de position turc n’est pas à écarter et pourtant il existe des obstacles :

 

– en Syrie : Il se peut qu’Ankara réduise son soutien aux groupes terroristes en action en Syrie. Mais de là à lâcher des miliciens liés aux Frères musulmans, il y a là un pas qu’aucun analyste n’oserait franchir. Les milices fidèles à la confrérie égyptienne sont toujours présentes en Syrie et ont besoin du soutien d’Ankara. La poursuite de ce soutien figurerait d’ailleurs et selon de fiables informations dans les termes mêmes de l’accord sécuritaire russo-américain sur la Syrie : suivant cet accord, les Etats Unis devraient livrer des informations à la Russie sur le positionnement de Daech en Syrie et faciliter les raids de l’aviation russo-syrienne contre les terroristes. Mais Moscou et Damas sont censés ne pas viser les miliciens liés aux Frères musulmans que la Turquie soutient.

 

Un changement de cap de la Turquie en Syrie n’est donc pas à l’ordre du jour, néanmoins pour le moment; mais il est fort possible que la Turquie de Erdogan baisse le niveau de son soutien aux terroristes en Syrie, ou qu’elle se garde bien de s’ingérer directement dans ce pays. Ce répit qui est probablement à venir permettrait à l’armée arabe syrienne et à ses alliés de poursuivre leur progression à Alep et d’en jouer pour confirmer leur avance aussi bien sur le plan politique qu’en termes militaires. Ce cas de figure rappelle l’opération de Homs, ville que l’armée arabe syrienne a encerclée pendant longtemps et qu’elle a fini par libérer sans engager de lourds combats.

 

En ce sens, l’axe de la Résistance composée de la Syrie, du Hezbollah et de l’Iran se trouve au seuil d’une nette victoire à Alep et l’important est de ne pas rater cette occasion.

 

– en Irak : la Turquie post-tentative de coup d’état renoncerait à s’ingérer en Irak, ce qui revient à dire que les Irakiens auront largement latitude à encercler les terroristes à Mossoul et à reprendre le contrôle de la route que ces terroristes empruntent et qui les relient à Talafar en Syrie. Cet état de choses couperait de facto tout lien entre le Kurdistan irakien et syrien, ce qui ira d’ailleurs dans les intérêts de la Turquie, puisque un Etat kurde au sud de la Turquie est ce qu’Ankara a tout intérêt à éviter.

 

Dans cette perspective, il est fort probable qu’Ankara retire ses troupes de la localité de Baachaghiya à Mossoul, ne serait-ce qu’en signe de bonne foi à l’égard de ses voisins.

 

Et les Kurdes dans toute cette histoire?

 

Les Kurdes se trouvent à l’avenir face à un très grand défi aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Syrie. Les ambitions géopolitiques de certaines parties pousseront les Kurdes à aller jusqu’au bout de leurs rêves indépendantistes ou autonomistes. Une Turquie à peine sortie d’une tentative de coup d’état ira sans doute durcir sa politique anti-kurde. Les Kurdes ont peur de cette politique de répression. Les Kurdes de Turquie éviteront donc de déclarer la guerre au régime de Erdogan. C’est un plus pour Erdogan qui pourra plus facilement imposer son projet.

 

Selon l’analyste Nasser Kandil, les démarches de Erdogan avant et après la tentative de Putsch ne sont pas uniquement liées aux évolutions internes à la Turquie mais surtout à celles qui sévissent dans la région. D’ici six mois, les Etats Unis seront fixés sur l’identité de leur président, la région se trouvera confrontée à de nouveaux défis. Les gagnants seront ceux qui savent le mieux jouer. Ankara se trouve à un tournant : c’est un pari insensé que les Etats Unis imposent à Erdogan et lui demande de jouer. Ce jeu pourrait finir par provoquer le démembrement de la Turquie. Reste à savoir si oui ou non Ankara saura choisir son camp …. ou mieux dire osera choisir le camp qui lui assurera la pérennité.

 

source: http://www.presstv.ir/DetailFr/2016/07/26/477028/Que-compte-faire-Erdogan-en-Syrie-

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

Sign in to follow this  

×
×
  • Create New...