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De l’indigénat. Anatomie d’un « monstre » juridique : le droit colonial en Algérie


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Olivier Le Cour Grandmaison ,

De l’indigénat. Anatomie d’un « monstre » juridique : le droit colonial en Algérie et dans l’Empire français , Paris : La Découverte / Zones, 2010 :

http://www.reseau-terra.eu/article1063.html

 

 

Internement administratif, responsabilité collective appliquée à des populations entières, séquestre des propriétés « indigènes » et transfert de celles-ci aux colons, code de l’indigénat enfin, adopté en 1875 puis régulièrement reconduit par les députés de la IIIe République : telles sont les principales dispositions répressives en vigueur dans l’Algérie coloniale, jusqu’en 1945.

 

Citant largement les textes - dont le fameux « code de l’Indigénat » est publié dans son intégralité - et les commentaires dont ils firent l’objet, Olivier Le Cour Grandmaison les analyse de façon précise, et met ainsi en évidence l’existence d’un racisme d’État longtemps théorisé et pratiqué par la République. Qualifiées de « monstres » juridiques par plusieurs spécialistes de l’époque, ces différentes mesures furent exportées dans les autres territoires de l’Empire au cours de l’expansion coloniale de la France entre 1871 et 1913.

 

L’exception politique et juridique est ainsi devenue la règle pour les « indigènes ». A cela s’ajoutent le travail forcé et l’esclavage domestique, lequel a continué de prospérer au vu et au su des autorités françaises. Hier essentielle à la pérennité de la République impériale, cette législation coloniale est aujourd’hui trop souvent ignorée. Exhumer ses principes, étudier ses mécanismes et leurs conséquences pour les autochtones privés des droits et libertés démocratiques élémentaires, tels sont les objets de ce livre. Sommes-nous complètement affranchis de ce passé ? Hélas non. L’internement des étrangers sans-papiers et le « délit de solidarité » le prouvent. L’un et l’autre ont des origines coloniales.

 

Olivier Le Cour Grandmaison enseigne à l’université d’Evry-Val-d’Essonne les sciences politiques et la philosophie politique. Il est notamment l’auteur de Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’Etat colonial, Fayard, 2005, La République impériale. Politique et racisme d’Etat, Fayard, 2009, Douce France. Rafles. Rétentions. Expulsions, dir. Seuil/Resf, 2009.

 

Feuilleter le livre : http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=113

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Bonjour au forum,

Les faits historiques sont le plus souvent soumis aux rudes épreuves de la manipulation "scientifique".

 

Surtout quand ils impliquent des événements, des visions et des politiques loin, très loin des règles d'une éthique démocratique souvent présentée comme le monopole de ces mêmes pays qui n'ont pas hésité à la violer sous prétexte que cette éthique ne concerne que les populations décrétées civilisées.

 

C'est pourquoi il faut relayer tous les événements dont la raison d'être est de faire entendre un autre version, un autre son de cloche que celui du politiquement correct :chut:,

 

Bref, il faut veiller toujours à faire une place au contre-discours qui débusque les injustices fondamentales auxquelles seules d'atroces guerres mettent un terme...

 

Mais si les guerres militaires sont datées, celles des mémoires sont sans fin:

 

France-Algérie : « Mémoires partagées » de l?histoire coloniale à travers des films d?amateurs | Culture | France

 

Bonne journée au forum!

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