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Rapport mondial sur le développement humain 2006 -L'ALGERIE-


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Notre pays classé à la 102e place

par Amina Azoune, Le Jeune Indépendant, 11 novembre 2006

 

L’Algérie est située parmi «les pays qui ont fait énormément de progrès» en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, a déclaré M. De Bernis, coordonnateur et représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Algérie, lors d’une conférence de presse organisée, à Alger, pour présenter le rapport mondial sur le développement humain 2006, intitulé «Au-delà de la pénurie : pouvoir, pauvreté et crise mondiale de l’eau».

 

L’Algérie officielle reste muette

par Halim Mouhou, Le Jeune Indépendant, 11 novembre 2006

 

Tous les rapports d’ONG ou d’institutions internationales de cette année noircissent encore plus l’image de l’Algérie, déjà bien ternie par la décennie noire vécue par le pays. Ainsi, des rapports concernant l’indice de développement humain, l’indice de perception de la corruption, le classement sur la compétitivité économique ou, encore, sur la liberté de la presse, sans oublier les rapports relatifs à l’accès à l’enseignement et à la malnutrition, pour ne citer que les rapports les plus récents, accablent tous l’Algérie, dans l’indifférence quasi totale des autorités.

 

Celles-ci ne bougent pas le petit doigt pour «réhabiliter l’image de marque de l’Algérie à l’étranger», chère au président Bouteflika, en défendant ou, du moins, en justifiant ces résultats peu reluisants. Jugez-en. Sur le plan économique, d’abord, le classement mondial 2006 de la compétitivité classe notre pays loin derrière beaucoup de pays arabes, notamment nos deux voisins directs, la Tunisie et le Maroc.

 

L’étude qui prend en considération les infrastructures de recherche scientifique, le cadre institutionnel, le respect de l’Etat de droit, le système judiciaire, la transparence et la fiabilité des institutions publiques, les déficits et l’endettement, l’environnement macroéconomique, la qualité des institutions publiques, le droit du travail et l’environnement des entreprises, le marché de l’emploi et les marchés financiers, classe l’Algérie à la 76e place parmi 125 pays.

 

Si l’Algérie a obtenu son meilleur score dans la première catégorie, constituée de 4 critères (institutions, infrastructures, environnement macroéconomique, santé et éducation nationale), où notre pays a pu se classer à la 43e place, le climat des affaires la classe au 103e rang.

 

Un handicap de taille quand on parle d’attirer les IDE. En outre, des deux pays maghrébins, 6 autres pays arabes, les Emirats arabes unis (32e), le Qatar (38e), le Koweït (44e), le Bahreïn (49e), la Jordanie (52e) et l’Egypte (63e) sont tous jugés économiquement plus attractifs que la l’Algérie par le Forum économique de Davos, auteur de ce rapport.

 

L’une des raisons objectives de ce manque d’engouement des investisseurs étrangers pour notre pays réside certainement dans le manque de transparence et dans la corruption qui mine notre pays. Un domaine où l’Algérie est drôlement lotie, puisque le rapport de Transparancy International (TI) relatif à l’indice de perception de la corruption la classe à une peu reluisante 80e place.

 

 

Le rapport annuel 2006 concernant l’indice de développement humain, élaboré par le PNUD, ne donne pas vraiment une bonne image de l’Algérie. Notre pays est classé à la 102e place, parmi 146 pays. Là aussi, l’Algérie reste à la traîne, même par rapport aux pays arabes et africains.

 

Le rapport, élaboré sur la base de l’espérance de vie, de l’accès à l’enseignement et du revenu réel de chaque individu, classe devant l’Algérie des pays comme le Koweït (33e), le Bahreïn (39e), le Qatar (46e), Oman, la Mauritanie, la Lybie, le Liban, l’Arabie saoudite, la Jordanie et la Tunisie ou, encore, des pays comme Israël et les îles Seychelles.

 

Reporters sans Frontières (RSF), une autre ONG qui s’occupe de la liberté de la presse dans le monde, n’épargne pas non plus l’Algérie, dans son rapport de cette année. Notre pays est épinglé sur nombre d’entraves qui empêchent un accès suffisant à l’information, ainsi qu’une libre circulation de cette dernière.

 

Le nombre de journalistes interpellés ou emprisonnés, le nombre de journalistes menacés, l’utilisation abusive des amendes, les convocations ou poursuites judiciaires à l’encontre de journalistes ou de médias, les peines de prison ferme pour des délits de presse prévues dans les textes de loi, le monopole de l’Etat sur la télévision et la radio, le contrôle de la ligne éditoriale des médias publics sont quelques autres griefs retenus par RSF contre l’Algérie.

 

Par ailleurs, le rapport de la FAO, qui indique que 1, 6 % des Algériens souffrent de malnutrition, boucle la boucle et finit par donner à l’Algérie une image d’un pays économiquement infréquentable et socialement invivable, le tout, et comme nous l’avons dit auparavant, dans l’absence totale d’une quelconque réaction officielle pour, au moins, commenter de telles données.

 

«L’opération de charme» que mène, pratiquement seul, le président de la République sur la scène internationale, pour une meilleure compétitivité de notre économie et une meilleure attractivité de notre pays, reste malheureusement mal accompagnée par le travail de communication à d’autres niveaux.

 

Ce qui se fait actuellement n’est évidemment pas la meilleure façon de communiquer, pour un gouvernement qui aspire à attirer des investisseurs ou même de touristes dans le pays, d’autant que l’on connaît le degré d’influence de tels rapports sur la perception des investisseurs de la réalité d’un pays.

 

Nos responsables sont donc interpelés pour contrecarrer ce genre de rapports qui, même s’ils reflètent certaines réalités, ne sont pas totalement dénués de calculs politico-stratégiques. Une nouvelle approche des méthodes de communication envers les étrangers est, à nos yeux, indispensable pour essayer de donner une meilleure image du pays.

 

D’autant plus que des «arguments» existent, puisque des efforts réels sont fournis par l’Algérie, notamment sur le plan juridique, dans le sens d’une plus grande ouverture sur le monde. H. M.

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Tous les rapports d’ONG ou d’institutions internationales de cette année noircissent encore plus l’image de l’Algérie, déjà bien ternie par la décennie noire vécue par le pays. Ainsi, des rapports concernant l’indice de développement humain, l’indice de perception de la corruption, le classement sur la compétitivité économique ou, encore, sur la liberté de la presse, sans oublier les rapports relatifs à l’accès à l’enseignement et à la malnutrition, pour ne citer que les rapports les plus récents, accablent tous l’Algérie, dans l’indifférence quasi totale des autorités.

 

ça va à contre sens de cette utopie que présente le pouvoir et ses relais en parlant d'une Algérie en bonne santé dans la quelle tous les feux sont au vert. Une Algérie qui progresse socialement, un Algérie qui avance dans la démocratie, une Algérie forte diplomatiquement, une Algérie en paix avec elle même, une Algérie moderne et attirante économiquement... etc. en somme d'une Algérie qui n'existe pas!

 

Avec l'argent du pétrole (plus de 300 millards en 8 ans, un chiffre astronomique !!!) on aurait pu faire 1000 pas vers la prosperité, on s'est contenté de faire quelques pas en avant par ici et quelques pas en arrière par là.

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