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 Maintenant on va rentrer dans le mélodrame

Je ne savais que des papas faisaient des enfants, je croyais que les mamans en mangeant beaucoup, leurs ventres se gonflaient et donnaient naissance à des enfants. Mais ma mère n’était pas  comme  les autres mamans, celles qui vivent avec mes cousins et oncles mangeaient beaucoup et à chaque année, elles fabriquaient un enfant. J’aimais bien ces moments, en général tout le monde est content et les cadeaux fusent de partout, sans compter les confiseries et autres. J’ai demandé à ma mère pourquoi elle ne grossissait pas comme les autres pour produire un bébé, mais elle m’avait envoyé balader. A une des fêtes des mères, mon oncle avait offert à sa maman, un parfum, moi qui n’avait rien, j’avais trouvé un croissant dans la cuisine, et croyant bien faire, je le lui ai fièrement présenté. Elle l’a regardé, un  instant, puis avec rage, elle m’a demandé de foutre le camp. Je ne sais pas, peut-être que ceux qui n’ont pas vécu des choses pareilles pensent que les enfants n’ont pas de sentiment, mais en réalité je peux l’attester, il n’y a pas plus sensible qu’un petit enfant. Depuis ce jour, je ne sais si c’était par fierté, j’ai toujours tenu mes distances entre moi et elle.

« Restes ici je reviens dans quelques minutes ». Elle m’avait déposé, chez le photographe, comme un vulgaire sac de pomme de terre, pour qu’elle aille faire une chose qui me hanterait à jamais. Je ne sais pas pourquoi cette action aussi anodine, m’a causée un mal inouï. Le  photographe m’avait demandé d’attendre sur le palier jusqu’à ce qu’il en finisse avec une dame qui venait prendre elle aussi une photo. Je ne m’ennuie jamais car je suis un rêveur et je me suis habitué à rester seul. Je rêvais de tout et de n’importe quoi et je fabriquais des scénarios pour prendre toujours le premier rôle. Mais au bout d’une heure le photographe ne m’avait toujours pas appelé et je me demandais, ce qu’il faisait avec cette dame. J’avais décidé de voir à travers le trou de la serrure, mais point de photographe, ni de dame. Je commençais à avoir peur et j’imaginais Dracula prince des ténèbres qui suçait le sans de cette belle dame. Puis en regardant au palier du rez-de-chaussée j’entrevois une femme avec un homme qui l’embrassait, la soulevait, et riaient   ensemble. J’avais reconnu ma mère, aussitôt un choc  incroyable m’atteignit, je mordais  la rampe d’escalier, songeant que je  mordais cet homme, je pleurais, et les larmes ne voulaient pas sortir, je criais, mais le son refusais lui aussi de suivre mon chagrin pour rester au fond de moi à croître  afin de me faire exploser. Je glissais sur la rampe des escaliers, je voulais me balancer du haut de ce premier étage pour me retrouver devant eux, gisant entre leurs jambes, et me vengeant ainsi de cette joie qui animait ces deux personnages. La faiblesse au départ avait freiné mon vœu, mais les rires qui montaient, bien qu’ils fussent presque inaudibles, avaient décuplé dans mon esprit pour augmenter en décibels, je n’en pouvais plus  et c’est alors que je m’apprêtais à sauter dans le vide quand une main rude m’attrapa par mon pull. Après cette action comme un film censuré dans mon esprit, je revois cet homme à coté de ma mère dans une voiture entrain de rire, je le regardais méchamment, je voulais être un homme pour avoir la capacité de le tuer. J’avais senti qu’ils se moquaient de moi et de mon ire et ma mère avec lui complètement insensible à mon désarroi s’esclaffait à son tour à chaque fois que cet homme prononçait une phrase, je voulais le tuer mais je n’avais pour vengeance que l’expression de mon visage et c’est je pense, la raison de leur ironie.

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La nuit, de cette même journée mon oncle maternel avait frappé ma mère, il l’avait presque massacrée, je criais, je pleurais, je le mordais par la jambe, et je m’accrochais, j’étais semblable à cette sangsue qui se balançait au grès de ces mouvements, et d’un seul coup, il m’avait envoyé à quelques mètres de l’accrochage, je revenais à la charge, mais avant que je reprenne ma place de prédilection, je reçois une gifle magistrale qui m’assomma. Les mains de mon oncle étaient aussi dures que le granit, il était tôlier et n’utilisait jamais les moyens techniques modernes, il réparait des voiture traditionnellement. Pour redresser par exemple un capot, il attachait la voiture par derrière et tirer avec ses bras sur le capot avant.  C’était un genre de fou, une fois en rentrant chez lui, il a vu sa femme devant le téléviseur qui entendait une chanson, et comme par hasard, le chanteur faisait les éloges de sa bien-aimée qui avait le même nom que sa femme. Je me souviens du chanteur,  un gros personnage beau qui s’appelait Fahd Bellan et chantait ‘’Ya Salima ‘’. Sa femme en le voyant furieux, s’est enfuie en courant comme une folle. Nous étions entrain de regarder un film quand nous avons vu deux ombres courir passées devant nous et ce n’est qu’en entendant des cris  que toute la famille avait accouru vers le couple. En la rattrapant il avait failli la tuer, si ce n’est ses frères qui l’ont sauvée. Mon oncle avait déversé son fiel sur le chanteur, qui  criait toujours le nom de sa femme, en brisant d’un coup de point le téléviseur.

Le plus beau est que Ma grand-mère avait affirmé que sa bru aimait prendre des coups de son mari.

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12 minutes ago, maupassant said:

 

Je suis sur que parmi vous dans ce forum il existe des plumes et je serai ravi de découvrir certain d'entre eux et je sais qu'Esméralda l’héroïne de notre Dame de Paris ne peut ne pas en faire partie. J’attends de toi et de Capo une  manifestation vos capacités dans ce domaine et merci d'avance.

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Ce ne sont que quelques images que mon cerveau avait récolté des évènements de l’indépendance, je reconnais l’endroit où je me retrouvais à ce moment précis. La place des martyrs étaient noire de monde,   tous riaient et dansaient, quand soudain je me retrouve sur une benne d’un camion pleine de personnes, puis comme propulsé par une machine qui défiait le temps, soudainement  je me retrouve à la maison. Des clichés tellement imprécis que je me demandais comment je suis arrivé chez moi. Il n’y avait peut-être que ma grand-mère affairée qui préparait comme toujours la pitance. Par contre je me souvenais toujours de la bagarre, qui s’est produite dans une villa entre ma mère et une autre femme. Le combat était inégal puisque toute ma famille était venue prêter main forte à ma mère et l’enjeu de cette rixe  était l’acquisition d’une villa laissée par un colon et cest ma mère qui en a été l’heureuse bénéficiaire. une belle villa, perchée sur un entresol habitée par une autre famille qui n’avait pas subi le même sort de celle qui habitait le palier supérieur. L’accès se faisait par un escalier balancé extérieur qui donne directement à un grand salon qui constitue la moitie de l’habitation, avec deux portes qui mène au corridor  desservant un WC et un débarras de part et d’autre des deux extrémités et deux chambres l’une à droite et l’autre à gauche de ce passage avec une cuisine au milieu qui donne vers un très beau jardin, d’une surface non négligeable. Un contraste entre la modicité en surface de la maison et l’étendu du jardin qui lui aussi comporte des escaliers,  garnis de part et d’autres par des plantes et beaucoup de rosiers, qui mène vers un lot de terrain plein d’arbres fruitiers comme deux orangers, deux citronniers, deux grands figuiers, un grand amandier et j’en passe.

Mon oncle quant à lui, en qualité de Moudjahid qui était une terreur des policiers français, avait squatté auparavant une autre villa juste en face de la notre pour avertir, ensuite ma mère de l’opportunité d’habiter notre future habitation.

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Ce qui m’intéressait dans cette villa, était le débarras, j’étais intrigué par cet endroit car ma mère ne voulait pas l’ouvrir. Je ne sais pas pourquoi mais je sentais chez elle une certaine réticence à l’approcher et elle m’interdisait formellement de toucher à sa porte. Mais c’était plus fort que moi, ma petite cervelle est ainsi faite, cette interdiction au lieu m’éloigner, elle avait renforcé mon intention de voir ce qui se trouvait dans cette grotte d’Al Baba et j’ai décidé formellement d’y pénétrer, quitte à l’épier pour lui voler les clés de la maison, vu que nous logions toujours chez nos grands parents. ce fut un jeu facile pour de lui voler, disant de les lui emprunter,  et comme Ali Baba j’avais ouvert cette grotte mais En guise d’or et dec diamant, j’ai trouvé plein de valises qui étaient pêle-mêle balancées dans ce réduit, il y avait plein de disques  48 et  78 tours d’ancien chanteurs comme Tino Rossi, Maurice Chevalier, Joséphine Baker…mais aussi des chanteurs algériens du chaabi et autres genre. J’avais ouvert une valise qui me paraissait jolie, mais ce n’était pas une valise, j’avais su plus tard qu’il s’agissait d’un tourne disque appelé vintage. Ce qui avait attiré mon attention dans ce fatras de valises c’était des cartes postales, il y en avait des milliers et aussi des timbres, plein de timbres. Plus tard j’avais su que le propriétaire était un collectionneur, j’avais continué son œuvre de philatéliste, c’était magnifique tu apprends beaucoup de chose par ce genre de collection. Les timbres et les cartes postales t’apprennent par exemple l’histoire, la culture, le tourisme… de tous les pays du monde. Mais un beau jour ma mère avait tout brulé. C’était comme si elle avait brulé une partie de moi.

 Dans un coin du débarras il y avait quelque chose de caché dans un sac, en l’ouvrant j’avais trouvé trois fusils de guerre, mon cœur avait chaviré, je ne sais si c’est l’adrénaline, mais  une joie indescriptible avait envahi toute mon âme. Des fusils que je voyais dans les films de guerre entre les mains des allemands, américains, et russe, Exactement les mêmes. Je  les avais trainé, jusqu’au fond du jardin, après avoir emprunté la porte de la cuisine, pour les enfouir ensuite dans une fosse que j’ai creusé par mes mains.

Ma mère faisait des allées retour et ma grand-mère l’interrogeait sur son problème.

« Je suis sur que je les avais posé dans ce vase ».

 « Qui peut les prendre, il n’y avait personne, mis à part ton fils ? » lui avait répliqué  ma grand-mère.

« Mon fils ? » elle avait mis un certain temps d’arrêt, je pense de réflexion, quand la porte de la chambre fut ouverte. J’étais sous le lit à attendre le moment idéal pour remettre les clés à leur place quand je voyais les pieds de ma grand-mère, que j’ai reconnues grâce à leur embonpoint et le henné sur tout leur pourtour et ceux de ma mère plus  fins, faire des allées et retours dans cette pièce, puis à ma grande satisfaction elles sont sorties  en courant vers la villa. A cette époque les femmes étaient beaucoup plus libres qu’aujourd’hui, elles sortaient dans le quartier à n’importe quel moment et parlaient avec tout le monde. Toujours est-il que je me suis libéré de ma retraite pour remettre les clés mais en dessous et non à l’intérieur du vase.

« Viens ici chenapan, ou as-tu mis les clés de la villa » ma mère avait tiré mes oreilles, elle ne m’avait jamais battu de sa vie et ce geste de tirer les oreilles était le summum de son irritation, elle ne lavait fait que quatre fois et à chaque fois à cause des bagarres entre moi et des enfants, mais cette dernière punition était la plus vigoureuse.

« Je jure que … » avant de terminer ma phrase, ma grand en libératrice avait interpellé ma mère.

« Laisse ton fils et avant de le punir, vient voir  petite écervelé» ma mère n’en croyait pas ses yeux les clés étaient bien là devant ses yeux. Elle est restée hébétée un bon moment, les yeux et la bouche entrouverts quand le sort jeté par ses clés fut désenvouté par ma grand-mère 

« Moi aussi j’ai constaté des choses anormales dans cette maison, demain je vais voir Khalti Adawya pour qu’elle vienne exorciser ces lieux. » khalti Dawya était la sorcière du quartier, elle me faisait très peur. Elle me rappelait les contes des sorcières et des loups garous que nous racontait  la sœur de mon grand père qu’on appelait Nana, le soir quand nous nous mettons au lit.  

 

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On 21/12/2020 at 21:21, maupassant said:

Je suis sur que parmi vous dans ce forum il existe des plumes et je serai ravi de découvrir certain d'entre eux et je sais qu'Esméralda l’héroïne de notre Dame de Paris ne peut ne pas en faire partie. J’attends de toi et de Capo une  manifestation vos capacités dans ce domaine et merci d'avance.

Tu te trompes à mon sujet😄

Je ne saurais écrire ou raconter quoi que ce soit mais tu me donne l'idée,je vais essayer de me remémorer les quelques bêtises que j'ai faites durant mon enfance et mon adolescence 🤭

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Il y a 2 heures, Esmeralda said:

Tu te trompes à mon sujet😄

Je ne saurais écrire ou raconter quoi que ce soit mais tu me donne l'idée,je vais essayer de me remémorer les quelques bêtises que j'ai faites durant mon enfance et mon adolescence 🤭

non j'en suis certain, Quand on se met dans le bain tout devient facile et je t’encourage à le faire, avec les bêtises de l’enfance tu trouveras ton chemin vers l’horizon que tu souhaites

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Dans le WC, hachakoum, je n’aime pas perdre mon temps et jusqu’à aujourd’hui avant d’entrer je prends toujours avec moi un livre, le cachant derrière moi, sous le pantalon pour que ma femme ne le voit. A défaut de livre qui pourrait m’occuper, ce jour là, je commençais à scruter tout ce qui était autour et au dessus de moi. Juste au dessus de la cuvette, où je payais mes dettes, au niveau du plafond j’avais aperçu un carré de plafond délimitait par un trait presque invisible. Ma curiosité est légendaire et c’est pourquoi j’avais décidé de résoudre cette énigme. Après une gymnastique des plus rocambolesques, j’avais réussi à toucher ce carré qui a bougé, c’était une trappe du grenier. Je l’avais déplacé pour voir ce qui se passait dans ce grenier. Il faisait tellement sombre, que je n’ai rien vu. L’idée m’aie venu de cacher mes fusils dans cette trappe. Je suis redescendu, et en ouvrant la porte je rencontre ma mère, en face de moi mère qui me regardait intriguée.

« Que faisais-tu dans ce WC ? » ma réponse était téméraire, mais il fallait jouer le jeu.

« Ce n’est pas une question maman, je faisais ce que tu ne peux pas faire à ma place »

Elle m’a poussé un peu pour regarder dans cette salle, et ne trouvant rien de particulier, elle m’interrogea sur la provenance des bruits quelle avait entendu.

« Moi aussi je les avais entendu, ils provenaient du voisin Oncle  Manou. » c’était notre voisin un virtuose de grande envergure. Elle se retira, avec une moue qui démontrait sa méfiance sur des arguments pas convaincant, mais elle ne possédait ni l’arme et ni le mobile du crime.   

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Salut Maupassant.. 

Merci pour la pensée.. 

Il m'arrive d'écrire des poèmes.. mais des histoires jamais (je n'ai pas ce don) !..

Vanny, par contre, pourrait jouer le jeu.. lol

Il m'est arrivé de lire ses p'tites œuvres dans un autre monde.. et c'était pas plus tard que cet été !.. 

Vivement qu'elle s'y remette.. elle est douée pour l'écriture (parole d'honneur).. 

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Salut @maupassant

Je ne sais pas si tu vas aimer. En tout cas moi j'écris plutot de petites histoires (courtes lol), pas douée pour les longs récits comme toi. Vu que tu aimes la littérature, je t'invite a contribuer a ce topic qui combine photographie et écriture. Le principe est d'imaginer une histoire inspirée de la photo postée. Je suis sure que tu vas inventer des histoires remarquables lol :

 

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On 24/12/2020 at 12:18, maupassant said:

Dans le WC, hachakoum, je n’aime pas perdre mon temps et jusqu’à aujourd’hui avant d’entrer je prends toujours avec moi un livre, le cachant derrière moi, sous le pantalon pour que ma femme ne le voit. A défaut de livre qui pourrait m’occuper, ce jour là, je commençais à scruter tout ce qui était autour et au dessus de moi. Juste au dessus de la cuvette, où je payais mes dettes, au niveau du plafond j’avais aperçu un carré de plafond délimitait par un trait presque invisible. Ma curiosité est légendaire et c’est pourquoi j’avais décidé de résoudre cette énigme. Après une gymnastique des plus rocambolesques, j’avais réussi à toucher ce carré qui a bougé, c’était une trappe du grenier. Je l’avais déplacé pour voir ce qui se passait dans ce grenier. Il faisait tellement sombre, que je n’ai rien vu. L’idée m’aie venu de cacher mes fusils dans cette trappe. Je suis redescendu, et en ouvrant la porte je rencontre ma mère, en face de moi mère qui me regardait intriguée.

« Que faisais-tu dans ce WC ? » ma réponse était téméraire, mais il fallait jouer le jeu.

« Ce n’est pas une question maman, je faisais ce que tu ne peux pas faire à ma place »

Elle m’a poussé un peu pour regarder dans cette salle, et ne trouvant rien de particulier, elle m’interrogea sur la provenance des bruits quelle avait entendu.

« Moi aussi je les avais entendu, ils provenaient du voisin Oncle  Manou. » c’était notre voisin un virtuose de grande envergure. Elle se retira, avec une moue qui démontrait sa méfiance sur des arguments pas convaincant, mais elle ne possédait ni l’arme et ni le mobile du crime.   

J’avais profité de l’absence de ma mère pour placer, avec l’’aide de mon cousin ces armes dans ce grenier. Et plusieurs fois quand j’étai seul j’invitais mon cousin à venir jouer, avec moi avec ces armes de guerre, pour les remettre ensuite dans cette grotte et c’est ainsi jusqu’à mon mariage, ces armes étaient cachées dans cette endroit sans qu’aucune personne mis à part mon cousin, ne la sache. Je laisserais le soin à la suite de cette autobiographie de révéler le sort de ces armes. En quelques sorte il faudrait que vous assistiez à mon mariage.

 

Mon inscription à l’école avait subi le même sort que celui de ma circoncision et ce n’est que marche forcée à grande vitesse et harassement derrière ma mère  que des images défilent dans mon cerveau. J’imagine que cette course poursuite était en fait une quête d’une école qui me ferait la charité de pendre un élève de sept ans dans une de ses classes. Après trois journées de suite et après de longs pourparlers avec des directeurs, une école avait enfin acceptée à contre cœur mon inscription. Et quelle école ! Je me suis retrouvé parmi des hommes, j’étais le plus jeune d’entre tous ces élèves.  Je pense que les tranches d’âge allaient de huit à 16 ans, j’avais très peur mais je n’étais pas intimidé, car en guise d’enseignement, nous faisions la fête et notre instituteur était le camarade et l’ami des élèves, il nous donnait tous de bonnes notes bien que nous étions tous des bourriques avec des grandes oreilles. Nous faisions que raconter des blagues et des conneries et quand nous rentrons à la maison, tout allait bien madame la marquise. Maman était fière de mes notes et je profitais de certaines friandises et des desserts qui étaient  à cette époque des denrées rares. Elle n’en croyait pas ses yeux, elle me chouchoutait maintenant, je suis devenu à ses yeux un enfant Hors pair, un futur Einstein. Et en plus ce qui lui plaisait le plus c’était que j’aimais l’école, j’étais impatient de rentrer dans cette classe et comment ne pas aimer une école aussi comique et agréable. C’était ma meilleure époque que je regrettais le plus et ce … jusqu’à aujourd’hui, jusqu’à maintenant où je suis entrain d’écrire.

23 minutes ago, Vanny said:

Salut @maupassant

Je ne sais pas si tu vas aimer. En tout cas moi j'écris plutot de petites histoires (courtes lol), pas douée pour les longs récits comme toi. Vu que tu aimes la littérature, je t'invite a contribuer a ce topic qui combine photographie et écriture. Le principe est d'imaginer une histoire inspirée de la photo postée. Je suis sure que tu vas inventer des histoires remarquables lol :

 

je vais essayer mais je ne crois pas être doué pour ça

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La seconde année, vu  ces résultats des plus inouïs, les responsables avaient décidé de me faire passer directement en troisième année, ma mère avait pleuré de joie et moi de peur et de chagrin. Comme on dit en arabe ‘’ rah ibane 3ibi, mes défauts vont apparaitre’’.

dans cette classes il n’y avait uniquement ceux de mon âge et le professeur d’arabe un égyptien avec une moustache en forme de croissant lunaire, une bouche qui en guise de lèvres, ne possédait qu’un trait minuscule, des yeux de fouine, un menton proéminant et en prime avec  un bâton qui ne le quittait jamais, il ne pouvait-être qu’un criminel échappé d’Egypte pour venir chez nous, faire peur aux enfants. Quand il passait devant toi, il te donnait l’impression de vouloir te caresser le dos ave ce bâton et instinctivement les élèves esquivaient  un éventuel coup du maitre. Et lui comme un macaque, il bombait le torse, fier de mater une classe de troisième année primaire.

« Eh toi » il louchait un peu et c’est pourquoi je croyais qu’il s’adressait à mon compagnon de la table.

« Réponds lui c’est à toi qu’il s’adresse »

mon compagnon s’est levé, mais cet énergumène d’Egyptien, s’adressait à moi.

« non l’autre qui est assis près de toi »

 je me suis levé très difficilement en me demandant ce qu’il me allait me dire,  alors que je ne connais rien, il m’avait demandé de le rejoindre tout en gribouillant des choses sur le tableau.

« Fais-moi cette analyse de cette phrase »  

C’est quoi analyse et c’est quoi  phrase. Je commençais à chercher sur les murs,  au plafond, par terre quand un formidable brouhaha de rire avait éclaté dans cette classe. 

 « Tu veux me ridiculiser?! Qu’est ce que tu fais »

Candidement je lui avais répondu par cette phrase qui l’avait mise hors de lui.

« j’ai rien trouver monsieur, j’étais entrain de chercher l’analyse et la phrase monsieur »

c'est alors qu'un autre tonnerre joyeux avait remplit la classe, qui m'avait valu  un violent coup de bâton sur mon dos, pour ensuite aller au piquet, une jambe  levé comme les flamands rose dans une marre d’eau et les mains sur la tête, à l'instar des prisonniers de guerre. J’étais sur que c’était un tyran, cette genre de tête ne valait rien de bon, et il fallait que je devrais la supporter pour toute une année. Mais heureusement pour moi, j’étais délivré par le directeur qui m’avait expulsé de cette école. Il avait compris que je ne valais pas un sou et indigne de son école qui ne pouvait produire que des cerveaux.

Ma mère qui avait désormais changé sa manière de me voir, d’Einstein je suis devenu subitement un âne avec d’énormes oreilles, et les friandises et les desserts ont soudain disparus de la zone de ma vision et La trilogie pâte, couscous et loubia avait refait surface  avec une viande qu'il fallait pour la voir faire appel au télescope du mont Wilson.

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  • 2 weeks later...

Un oncle que j’aimais beaucoup avait réussi à me trouver une place en seconde année primaire dans une école des  pères blancs à Notre Dame d’Afrique, il s’agissait du ‘’Petit Séminaire, école de Notre Dame d’Afrique’’ un ancien monastère  débaptisé pour se transformer, grâce au père Jeannet en une école privée, payante. Mais moi en tant que fils, non seulement je ne payais pas, mais je recevais une bourse qui allait dans la poche de ma mère.

La première année était catastrophique, j’étais parmi les derniers de la classe. Je ne voyais pas l’utilité d’apprendre, pourquoi apprendre ces lettres de a jusqu’à z et de alif jusqu’à ya pour l’arabe. Pourquoi apprendre le français et l’arabe alors qu’à la maison on parlait Kabyle entre eux et en dialecte avec nous les enfants ? C’est chiffres à quoi servent-ils, je savais compter les billets et les dinars dans ma langue de tous les jours. Je trouvais l’école trop ennuyeuse et je n’ai rien vu qui puisse me la rendre intéressante. m  oncle que j’aimais le plus, car je sentais que lui aussi m’aimait, avait remarqué que j’étais nul. Il avait chargé une de mes nombreuse cousines pour me donner des cours. Avec elle je pouvais avoir des libertés, elle m’avait expliqué que les lettres de l’alphabet il fallait les apprendre pour ensuite en faire des mots afin de les réunir entres eux et enfin faire des phrases et acquérir pour mon bien une langue supplémentaire. Et c’était la même philosophie pour tous les autres domaines. Tu apprends les chiffres, pour faire des opérations et résoudre des problèmes. Elle était plus explicite que mon enseignant à l’école et j’aimais rester avec elle, car elle était belle et très spirituelle. Mais au bout de quelques jours seulement son père qui ne savait pas que je comprenais un peule le kabyle, lui avait dit d’aller faire ces devoirs au lieu de perdre son temps avec cet enfant. Depuis ce jour, Je n’avais plus remis les pieds chez ma cousine, mais le coup de starter avait été déclenché par cette charmante demoiselle et désormais, je figurais toujours parmi les moyens de  ma classe malgré le retard que j’avais pris dans mon cursus scolaire.  

Nous disons, oiseau de mauvais augure pour quelqu’un qui amène avec lui des mauvaises nouvelles ou que lui-même est incarné par le malheur et je pense que ma mère pense que je suis l’incarnation du malheur. Je l’avais su quand une fille plus vieille que moi de six ans est venue m’emmener chez elle.

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On 11/01/2021 at 17:08, maupassant said:

 

 

On 11/01/2021 at 17:07, maupassant said:

 

Nous disons, oiseau de mauvais augure pour quelqu’un qui amène avec lui des mauvaises nouvelles ou que lui-même est incarné par le malheur et je pense que ma mère pense que je suis l’incarnation du malheur. Je l’avais su quand une fille plus vieille que moi de six ans est venue m’emmener chez elle.

« Je le rendrai dans deux jours d’accord ? » ma mère comme heureuse de se débarrasser de moi lui avait dit qu’elle pouvait le laisser autant de jour qu’elle le voudrait. Cette fille que je n’avais jamais vu auparavant a commencé à m’embrasser toute contente de m’emmener chez elle. Je n’avais rien compris, mais autant la suivre pour étancher ma curiosité. J’ai découvert une très belle villa, avec un grand jardin bien entretenu, des roses partout et quelques arbres fruitiers délimitant des lots de terre gazonnées. Un espace en macadam avait été prévu spécialement pour placer des sièges avec une grande table au milieu. Tout autour de cette table quelques arbres   pour lutter contre la chaleur de l’été méditerranéen et quelques personnes dont un homme de taille moyenne, trapu semblable à un lutteur dans une arène romaine, aux petits yeux fureteur lançant leurs ondes en ma direction captant ainsi des informations physique sur ma petite personne. Son  nez aquilin comparable au bec d’un vautour, dont son extrémité  pourrait tenir compagnie à sa grande bouche, peut se targuer de détenir une place prépondérante dans cet espace  de ce visage oblong.  Des pas craintifs que je lançais  vers cette famille, faisait sourire cet homme. Une jolie femme devant lui qui avait agrémenté ce tableau plutôt morne, paraissait jolie malgré ce fichu sur la tête qui cachait sa tignasse, son sourire avait donné un air de foire parmi ces personnages plutôt lugubres, agrémentant ainsi cet espace. Je sentais que je faisais l’effet d’une curiosité parmi ces personnages. Une vieille femme emmitouflée dans un manteau malgré la chaleur de l’été, laissait paraitre des sillons de larmes qui traçaient des stries sur ses joues, les flots augmentées en fonction de mon approche vers elle.  Deux garçons debout devant elle, me lançaient des regards inquisiteurs semblant s’interroger sur cette violation de leur territoire.

« C’est lui craché, disait la vieille à l’homme. »

« Oui tout à fait » répondit-il  sans se départir de ce sourire qui défigurait son visage, laissant entrevoir des dents blanches qui avaient surement données du fil à retorde au dentiste .

La vieille m’avait prise entre ses bras et commençait à m’embrasser fougueusement partout, sur mes cheveux, mon visage, mes oreilles, mon front…partout elle ne s’arrêta que lorsque l’homme à son tour me serra entre ses bras, m’embrassa, puis me dit. 

«  Assieds-toi mon fils » ouf je me suis dit, enfin libre et j’ai failli étouffer dans les bras de la vieille. Il me présenta les deux garçons, qui sont Omar et Ali « tu ne les connais pas je suppose. » je répondis en hochant  craintivement ma tête, car je commençais à me demander si je ne suis pas chez des aliénés.

« Omar a dix ans, Ali en a douze et cette fille qui t’a emmenée en a quatorze  et toi tu as huit ans. » il s’est arrêté un instant  puis après avoir repris un souffle qui ressemblait à un apaisement, il me dit : « ces deux enfants sont tes frères et cette fille est ta sœur, moi je suis ton oncle paternel et cette femme est ta grand-mère » ma grand-mère a soudainement repris ses sanglots après cette présentation. Quant à moi, je suis resté de marbre, je ne sais si c’est l’émotion ou l’indifférence. Je me pencherai plutôt sur la deuxième supposition, car de famille, je ne connaissais que celle de ma mère. Je ne savais pas que j’avais un père, comment connaitre ses parents et mes frères et sœur et que signifie réellement un père.

Mon oncle paternel, continua les présentations : « celle-ci, en me présentant la femme qui se tenait un peu à distance, souriante aussi comme les autres, est ma femme Noura. » elle m’embrassa en disant. « Qu’il est beau, c’est le portrait craché de ton frère. » sans répondre, mon oncle acquiesça  en hochant la tête. Depuis ma grand-mère, à ces mots, m’enleva, pour ne plus me lâcher pendant au moins deux heures. Les deux frères ne cessaient pas de me dévisager et me scruter comme s’ils voulaient trouver quelques choses sur mon faciès ou peut-être à cause d’une naissance de la jalousie à mon égard.  Comment cet enfant vient d’accaparer tout cet amour en quelques minutes. Cet amour que je n’ai presque jamais connue de ma vie et qui me paraissait démesuré, car aucun sentiment à l’égard de cette famille, malgré tout cet étalage de sentiment, n’avait atteint mon cœur. Ce n’était que surprise que je ne comprenais pas. Ma grand-mère commençait à combler ce vide d’ignorance en me relatant ma lignée. Elle m’avait appris que mon père était mort quand j’avais six mois, c’est alors que ma mère avait préféré  vivre avec sa famille en me prenant avec elle. elle ne pouvait plus m’allaiter, à cause du choc reçu par la mort de mon père sous les sévices des bérets rouges français. J’avais appris aussi que j’avais gouté alors à différents lait des femmes du voisinage, ce qui fait que je devais faire attention plus tard à ne pas essayer de séduire les filles du voisinage, car elles sont mes sœurs par allaitement.

Tout en entendant cette histoire, je songeais à ma mère et sa maman, assise tout autour d’un kanoun (sorte de fourneau en argile séchée), accompagnées d’une sorte de sorcière, qui lisait l’avenir  en fondant du plomb en le déposant sur le kanoun, puis elle le jetait dans l’eau afin de le récupérer et lire sur les traces de ce métal l’avenir de ces deux femmes. Ces grands airs en lisant ce métal, lui donnaient de l’importance et leurraient Ma mère et les vieilles qui croyaient que Khalti Adawya travaillait avec les Djinns.  Je venais enfin de découvrir pourquoi ma mère ne m’aimait pas, pour elle J’étais en fait un oiseau de mauvaise augure qui est responsable de la mort de son mari. je lui avait brisé sa vie, si je n’étais pas né, mon père serait encore vivant, et elle serait presque une reine dans cette jolie villa.

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Mon Adolescence

Dès mon adolescence, j’avais découvert ma haine de toute personne qui porte l’uniforme et qui au nom d’une loi se permettent de transgresser les lois.

 Deux filles venaient d’arriver dans mon quartier, elles étaient belles. Pour aborder une fille ce n’est pas facile, il faut toujours un plan. Premièrement il faudrait bien connaitre sa famille, ses frères en premier lieu, son milieu, et de tout ce qui pourrait te mener vers l’inconnu. Tu dois faire une petite enquête pour te prémunir des petites surprises qui pourraient devenir grandes, jusqu’à te faire visiter le monde de l’inconnu. Tu dois  apprendre à tracer un plan pour appréhender ta proie. Je vois d’ici que le mot proie, choque quelques personnes, mais je n’ai pas trouvé un mot aussi explicite pour qualifier cette action faite par des prédateurs tels que les hommes. Si tu vois des signes de consentement de la fille, tu peux continuer ton aventure, sinon mieux vaut  ne pas perdre ton temps, si ce n’est d’être loquace et d’avoir de l’esprit, mais ne dit-on pas de la femme qu’une grande beauté, beaucoup d'esprit et de jugement, se trouvent rarement ensemble.  La plupart des jolies femmes perdent à se laisser connaître ce qu'elles gagnent à se laisser voir. J’ai remarqué que les maximes définissant des femmes sont toutes valables pour les hommes et celle-là ne déroge surement pas à la règle. Toujours est-il que la discrétion absolue pour te prémunir de toute mauvaise surprise est indéniable. Après l’assurance du consentement par des signes, comme un sourire, une moue qui montre une complaisante timidité, ou autres qui te révèlent son accord, il faudrait attendre un autre signe de sa part pour savoir si l’abordage, peut débuter. En général, si tu te décides à l’approcher, et si elle te fait un signe de t’éloigner, comme un hochement de la tête ou autre, tu dois obtempérer, sinon la voie est libre tu peux commencer ton baratin.

Ces deux belles filles, appelées les jumelles, étaient des immigrées qui venaient passer des vacances chez leur famille. Tous mes moments d’inactivité, je les passais  devant leur demeure, afin de les voir passer dans le but de les pister et espérer ce fameux signe qui me donnerait le droit de passer à la seconde étape. Ce fut une erreur de ma part car je n’avais pas pris en considération, la différence qui existait entre les natives et les immigrés, pour ces dernières tout ce cinéma que je viens de citer ne sert à rien tu peux tout de suite l’aborder si tu sens que tu as une chance.  Mais  un sourire est un sourire, je dois attendre et espérer. Ma patience n’a pas été veine car les voilà qui sortent majestueuses de leur demeure, c’est un régal, rien que de les voir, ma récompense d’avoir était patient est d’ores et déjà obtenue par ce sens de l’oculaire. Il ne me reste que la cerise sur le gâteau, parler à l’une d’elles et alors j’en serais comblé. En les suivant, je laissais une certaine distance, de manière à ce qu’elles m’aperçoivent et qu’elles remarquent mes intentions. Du fait de  leur direction, je savais qu’elles avaient pour but de se rendre à Notre Dame d’Afrique, un très beau lieu ou une vue de presque toute la capitale et la mer Méditerranée s’offre à nos yeux. Arrivés à coté de ce lieu, nous Vîmes des policiers comme presque à l’accoutumée se mettre à courir derrière des jeunes, et apostrophent toute personne qui se mette devant eux. Ces jumelles étaient tout étonnées de cette course poursuite inhabituelle pour leurs entendements, alors que se présentent devant moi deux agents de l'ordre, plutôt du désordre : l’un des deux, brandit sa matraque et me dit : « et toi tu te prends pour qui, pourquoi tu ne fuis pas ? » j’avais remarqué que les deux filles se sont arrêtées pour assister à cette action, je ne pouvais donc pas me détaler comme un vulgaire voyou.

« Pourquoi fuir, je n’ai rien fait et je ne fais que passer. »

«  Ah tu fais le dure, je vais t’apprendre de quel bois je me chauffe. »

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