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Algérie et smart cities : le métier de syndic manque à l’appel

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Algérie et smart cities : le métier de syndic manque à l’appelNIDAM ABDI / Consultant-expert en transition et développement numérique des territoires urbains Le 19/03

 

[h=2]La culture de copropriété fait grandement défaut dans les villes algériennes, et particulièrement dans la capitale. Au moment où, à Alger, les projets de ville intelligente se multiplient, la question du devenir des bâtiments se pose crucialement.[/h]

Est-il normal qu'un habitant d'un immeuble haussmannien, dans une ville algérienne, n'a de choix que les services de la Wilaya (Préfecture) comme interlocuteur, lorsque survient un dégât des eaux dans son logement ? Alors qu'aujourd'hui, les opérations de réhabilitation du bâti ancien commencent à offrir des façades d'une blancheur éclatante, notamment à Alger, la transition numérique des territoires va buter sur un handicap du bâtiment algérien, l'absence d'une culture de la maintenance, de l'entretien et de la gestion immobilière.

 

Dans leur majorité, copropriétés privées comme logements sociaux se trouvent en Algérie dépourvus de l'intermédiaire professionnel entre l'habitant et les services de l'état et ceux des entreprises générales de la construction et rénovation. Si on considère le bâtiment, selon les experts mondiaux de la transition numérique, il est l'élément central de la fondation d'une ville intelligente. Comment la ville d'Alger peut-elle bâtir une politique des smart cities sans le syndic, le gestionnaire de la copropriété ? Celui qui, entre les habitants, les occupants d'un bâtiment intelligent, aura à gérer l'optimisation de la copropriété et la relation avec les services de la collectivité locale et les entreprises. [h=3]La nécessité d'un gestionnaire du bâtiment à l'ère numérique[/h]

Il est clair aujourd'hui que les métropoles, pour être continuellement dans la compétition mondiale du développement numérique, doivent se munir de plan stratégique, désigné par " Smart City ou Cities". Il est aussi légitime qu'une capitale comme Alger, à l'exemple d'autres cités internationales, profite de l'expertise numérique de ses cadres et de ses expatriés pour réussir une transformation urbaine ambitieuse. Mais, sans interlocuteur valable de la gestion immobilière, les femmes et hommes des sciences de l'ingénieur, de l'intérieur du pays comme de la diaspora, seront désarçonnés et ne pourront réussir totalement des projets numériques à l'intention des citoyens d'une ville.

 

Si on prend une capitale dans le monde qui a fait de la participation citoyenne dans des projets numériques, comme étant la priorité des priorités, Buenos Aires peut être un exemple des plus intéressants en termes de Smart City. Ainsi, mi-septembre, le maire de la capitale argentine, Horacio Rodríguez Larreta, a lancé "la aplicación Consorcio Participativo" (plateforme participative) destiné justement à créer une relation numérique entre les gestionnaires des bâtiments et les copropriétaires. C'est un système de gestion qui permet aux citoyens d'accéder à pratiquement toutes les informations de l'administration du bâtiment, là où ils habitent.

 

"La aplicación Consorcio Participativo" offre également la participation et le vote virtuel dans les assemblées, réserve l'utilisation d'espaces communs, permet des forums de discussion pour résoudre les problèmes de coexistence, obtenir les règles de copropriété, contrôler les dépenses et effectuer le paiement des dépenses. Certes, l'application suscite des débats dans les médias argentins concernant le respect de la protection des données et l'absence des locataires sur la plateforme, mais cela a le mérite de faire avancer le débat concernant la gestion du bâtiment à l'ère numérique. [h=3]Un rapport sur Buenos Aires comme capitale intelligente[/h]

Pour la capitale d'Argentine, mettre le gestionnaire de la copropriété au centre de la relation entre citoyens-habitants, collectivités locales et entreprises, c'est un des multiples aboutissements depuis dix années, de son " Plan stratégique de modernisation qui entend améliorer la vie des citoyens au travers du développement des nouvelles technologies, notamment en favorisant leur participation", dixit le rapport " Smart City et participation citoyenne à Buenos Aires, Argentine", élaboré par Science Po France et l'ONG Urbanistes du Monde.

 

À Alger, comme dans les grandes villes du pays, l'effort louable sur la réhabilitation des bâtiments, depuis 2010, et avec un investissement de 300 millions de dollars, commence à être visible. Il reste peut-être aujourd'hui à créer une vraie pensée citoyenne de la ville intelligente et ses outils, loin des simples investissements dans les lieux d'incubation et autres startups.

 

Responsabiliser grâce au numérique et donner une fonction optimale aux rares syndics algérois qui actuellement gèrent dans le meilleur des cas le passage hebdomadaire d'une femme de ménage et l'entretien de la minuterie peut être un défi pour réussir une métamorphose d'une des plus belles villes de la Méditerranée.

 

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-180500-algerie-et-smart-cities-le-metier-de-syndic-manque-a-lappel-2162244.php#sm9kg1LTZSrLdZvk.99

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cet article m'a fait rire , le gars qui a pondu ça n'a sans doute pas mis les pieds dans un centre ville en algerie - y a meme pas quelqu'un pour ramasser les poubelles et lui nous parle de ville intelligente ?... un syndic de base avec une reunion des coproprietaires ça n'existe pas encore et il nous parle de numeriser ce qui n'existe pas materiellement...savez vous par exemple que l'etat refait les façades d'immeubles a alger a ses frais sans participations des coproprietaires -je ne parle pas des immeubles faisant partie du patrimoine de l'etat comme les opgi mais du privé...cela devrait etre une priorité de passer la main aux syndics d'immeubles pour ameliorer la gestion et preserver les ressources de l'etat .

 

savez vous par exemple que la consommation en eclairage public peut representer 15% de la consommation en electricité d'une ville et qu'un simple passage a l'eclairage led pourrait en diminuer la facture energetique jusqu'a 50% tout en permettant de liberer des capacités electriques pour d'autres besoins et eviter les problemes des pics de consommation d'energie .

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