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Prix Ali Boudoukha d'Investigation

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Prix Ali Boudoukha d'Investigation

le jury dévoile les deux articles nominés

Maghreb Émergent

Publication : 17/07/2017 16h12

Mis à jour : il y a 5 heures

 

 

 

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Le jury du 2e prix Ali Bey Boudoukha qui récompense le meilleur article d’investigation paru dans la presse algérienne, a sélectionné deux candidatures parmi cinq retenues.

 

Le lauréat de cette édition 2017 sera choisi parmi les articles de :

- Tarek Hafid : "Industrie du phosphate : Un engagement de 15 milliards de dollars avec une entreprise fantôme" in Le Soir d’Algérie du 15 février 2017.

- Rabah Gasti et Mouloud Fater : "Reggane : Le blues de la Gerboise bleue" in Liberté du 15 juin 2017.

Le jury composé de Lotfi Madani (consultant communication), Souhila Benali (journaliste), Said Djaafer (journaliste) et Sofiane Hadjadj (Editeur) s’est réuni ce lundi 17 juillet au siège du journal en ligne Maghreb Emergent organisateur du concours.Le nom du lauréat unique de cette 2e édition du prix sera révélé lors de la cérémonie de remise mercredi 26 juillet prochain. La 2eme édition du prix Ali Boudoukha bénéficie d’une dotation de 400 000 dinars qui est en cours de collecte sur la plate forme Kisskissbankbank.Les contributions participatives ont permis de réunir un peu plus de 1000 euros, il reste dix jours de campagne. En 2014, le prix Ali Boudoukha avait été remis à titre d’encouragement à trois journalistes. Les 300 000 dinars de la dotation avaient été partagés à égalité entre les trois lauréats.

 

 

 

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Meilleur article d’investigation

Le prix Ali Bey Boudoukha décerné à Tarek Hafid

 

El Watan

le 29.07.17|12h00

 

Le prix Ali Bey Boudoukha récompensant le meilleur article d’investigation de la presse algérienne pour l’année 2017 a été attribué mercredi dans la soirée au journaliste Tarek Hafid pour son enquête publiée dans Le Soir d’Algérie le 15 février 2017 et intitulé : «Industrie du phosphate : Un engagement de 15 milliards de dollars avec une entreprise fantôme».

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La cérémonie de remise du prix (un chèque de 400 000 DA) a eu lieu au restaurant La Cabane, à Chéraga (Alger), en présence du personnel de Maghreb Emergent, du Huffington Post Algérie et de Radio M — trois médias édités par l’agence Interface Médias —, ainsi que des membres de la famille Boudoukha, des journalistes et des personnalités politiques.Le jury, présidé par l’ex-journaliste de la radio Lotfi Madani, a estimé, à l’unanimité, que l’article de Tarek Hafid, qui porte sur un cas d’annonce sans suite d’un grand investissement, est celui qui se rapproche le plus des techniques de l’investigation : tentative de consulter plusieurs sources et nombre de spécialistes du sujet ou témoins, révélation de faits inédits. Le jury a également apprécié la qualité de l’article «Reggane : Le blues de la ''Gerboise bleue''», coécrit par Mohamed Saïm et Réda Mennasel et publié dans Liberté, le 15 juin 2017.Il leur a décerné un prix d’une valeur de 50 000 DA chacun, reconnaissant en leur article un travail d’une grande sensibilité mais qui reste, selon Lotfi Madani, loin de l’esprit du travail d’investigation. «Le thème peut faire l’objet d’investigations plus poussées de la part des journalistes. Il y a des choses à découvrir et à révéler», un clin d’œil de Lotfi Madani. Pour rappel, le prix, qui porte le nom de feu Ali Boudoukha, un des fondateurs d’Interface Médias, a été institué en 2014 mais n’a pas été décerné en 2015 et 2016.Le lancement de sa seconde édition a été annoncé le 4 janvier dernier. Toutefois, six candidats seulement ont participé au concours, ce que déplore Lotfi Madani. Selon lui, cela est dû aux conditions difficiles que vit le journalisme d’investigation en Algérie : difficile accès aux sources d’information, des garanties insuffisantes de protection de ses sources, des journalistes confrontés à de multiples intimidations de la part du pouvoir politique et économique, sans parler des risques de poursuites judiciaires dans un pays où la justice, dit-il, n’est pas indépendante. Il est nécessaire à son avis de renforcer les moyens humains et matériels que les éditeurs de presse doivent fournir aux journalistes pour faire de l’investigation. Pour sa part, El Kadi Ihsane a expliqué que ce prix a été créé pour rendre hommage à notre collègue Ali Bey Boudoukha, décédé en novembre 2011. «Aujourd’hui, le prix qui essaye de récompenser le meilleur article, qui essaye de faire réfléchir la presse sur la pratique de l’enquête est devenu presque une nécessité. Il faut cultiver la culture de l’investigation. Ali Bey a été finalement un prétexte pour instaurer cette exigence vis-à-vis de nous-mêmes».

Nabila Amir

 

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