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zadhand

El-Hoceïma (Maroc)

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[h=1]El-Hoceïma (Maroc)

La contestation s’amplifie[/h]

elmoudjahid

PUBLIE LE : 03-06-2017

 

Des affrontements ont opposé vendredi après-midi manifestants et policiers dans une localité de la province d’Al-Hoceïma, dans le nord du Maroc, théâtre d’une vive contestation populaire depuis une semaine, a-t-on appris de sources concordantes. Ces violences ont éclaté en début d’après-midi à l’issue de la prière à Imzouren, une petite ville à une quinzaine de kilomètres au sud-est de la ville d’Al-Hoceïma, a indiqué à l’AFP un activiste local. Plusieurs centaines de jeunes s’en prenaient à coups de pierres aux forces anti-émeutes, qui de leur côté ont fait usage d’un canon à eau, lançaient des pierres et chargeaient à intervalles réguliers, protégées derrière leur bouclier, pour disperser les émeutiers et démanteler les quelques barricades de fortune, a indiqué à l’AFP un journaliste marocain présent sur place. Plusieurs supports en ligne de la presse marocaine ont diffusé images et vidéos des affrontements, dont on ne connaît pas le bilan. Reporters sans frontières (RSF) a, pour sa part, dénoncé vendredi les exactions contre des journalistes venus couvrir les manifestations, qui secouent le Rif (Maroc) depuis la mort du vendeur de poissons Mohcine Fikri, broyé dans une benne à ordure en octobre 2016, alors qu’il tentait de récupérer sa marchandise saisie par la police. Indiquant qu’elle a déjà recensé deux arrestations, trois disparitions, l’ONG a estimé que les autorités marocaines veulent étouffer les événements dans le Rif. Pour Virginie Dangles, rédactrice en chef de RSF, « il est essentiel de laisser les journalistes et journalistes-citoyens couvrir les événements du Rif, au risque sinon de voir cette région devenir, comme l’est actuellement le Sahara occidental, une zone de non-droit pour l’information indépendante », appelant les autorités marocaines à libérer les journalistes-citoyens marocains actuellement détenus pour avoir exercé leur droit d’informer et de faire cesser les menaces et les poursuites à leur encontre. Le Maroc est à la 133e place au classement mondial de la liberté de la presse 2017 de RSF, rappelle-t-on.

R. I.

 

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voici le discours du leader de la contestation-Nasser zefzafi arreté hier pour le motif fallacieux d'avoir interrompu un preche du vendredi... preche bien entendu favorable au maintien du statu quo qui aneanti les droits du peuple rifain.

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La tension monte d'un cran à Al Hoceima

 

HuffPost Maroc

Publication: 27/06/2017 11h56

Mis à jour: 27/06/2017 13h46

 

MANIFESTATIONS - Les habitants d'Al Hoceima ne décolèrent pas, et les violences entre forces de l'ordre et manifestants sont montées d'un cran lundi 26 juin, jour de l'Aïd el-Fitr.

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Des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour le dernier jour de ramadan, malgré les importants barrages de police qui encerclaient la ville du Rif pour tenter d'empêcher les habitants de la province de se joindre au cortège.Sur les réseaux sociaux, de nombreuses images et vidéos témoignent de l'important dispositif sécuritaire déployé, notamment sur la place des Martyrs au coeur de la ville.

Selon Le Desk, des unités de la gendarmerie royale de guerre, qui stationnent généralement au Sahara, ont été "appelées en renfort pour établir des check-points sur tous les axes routiers menant à la ville."L'appel à un nouveau rassemblement du "Hirak" avait été lancé dès vendredi sur Facebook par les militants du mouvement de contestation.

Coups de matraque

Une vidéo a fait le tour des réseaux sociaux, diffusée sur Facebook par le média local Rif24 (dont deux journalistes ont été arrêtés début juin) et par Abdessadak Elbouchattaoui, un des avocats de Nasser Zefzafi, en prison depuis trois semaines.Sur la séquence d'une minute, que vous pouvez voir ci-dessous, on aperçoit des centaines de personnes fuyant les policiers, dont certains frappent des manifestants et manifestantes à coups de matraque et de pieds.

39 policiers blessés

Du côté des forces de l'ordre, 39 policiers ont été blessés à Al Hoceima suite à des jets de pierres commis "par un groupe d'individus, dont certains étaient encagoulés", ont indiqué lundi soir des sources locales à la MAP. Certains policiers ont été transférés à l'hôpital."Ces individus se sont également attaqués au service des urgences de l’hôpital provincial, causant des dégâts matériels à ses dépendances et à l’une des ambulances qui transportait deux éléments blessés des forces de l'ordre", ajoute la même source. Deux blessés à bord de l'ambulance ont été agressés, ainsi que des éléments de la protection civile.D'autres localités proches d'Al Hoceima ont également connu des échauffourées entre manifestants et forces de l'ordre, notamment à Ajdir, où trois personnes ont lancé des bombes de gaz lacrymogène contre des membres de la gendarmerie royale au niveau d’un barrage de contrôle routier, rapporte la MAP. Les trois hommes ont été arrêtés.

Huit mois de tensions

Cela fait maintenant près de huit mois, depuis la mort de Mouhcine Fikri le 28 octobre dernier, que le Rif est sous tension. Depuis fin mai, les manifestations sont quotidiennes.La vague d'arrestations de plus d'une centaine de manifestants a changé les mots d'ordre des rassemblements. Les habitants appellent désormais à la libération des détenus et à la fin des violences policières.Certains proches de prisonniers ont accroché des drapeaux noirs à leur balcon en signe de tristesse. Le père de Mohamed El Asrihi, directeur de Rif24 emprisonné, aurait fait un malaise après que la police a tenté d'arracher le drapeau.

 

Pour l'instant, aucun chiffre officiel sur le nombre d'arrestations ce lundi n'a été annoncé.

 

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ou sont les autres marocains ? et après on s’étonne que certains lèvent le drapeau de l’indépendance parce qu'un peuple uni est un peuple qui affronte l'histoire en commun -les rifains ne sont plus marocains pour moi ils sont le peuple du Rif ...

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Des dizaines de blessés lors des manifestations à Al Hoceïma (Maroc)

La répression se durcit dans le Rif

El Watan

le 22.07.17|12h00

 

Malgré la répression, la contestation populaire est loin de s’essouffler à Al Hoceïma au nord du Maroc.

 

Dès le début des rassemblements, les forces de l’ordre sont intervenues pour charger les protestataires et les disperser, faisant usage de bombes lacrymogènes

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Un manifestant dans le coma a été hospitalisé dans la nuit de jeudi à vendredi après des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants à Al Hoceïma, selon l’AFP, citant les autorités locales. Cette blessure à la tête est «due à des jets de pierres», ont-elles indiqué, ajoutant qu’une enquête est ouverte pour «élucider les circonstances de cet incident».Al Hoceïma et les localités voisines, situées dans la région du Rif, sont depuis neuf mois le théâtre d’un mouvement de contestation, dont les principaux leaders ont été arrêtés fin mai.A l’appel des sympathisants du Hirak, nom donné localement à ce mouvement qui dénonce la «marginalisation» de la région, une marche a été organisé jeudi pour réclamer la libération de leurs compagnons arrêtés, malgré l’interdiction des autorités et le déploiement d’un imposant dispositif de sécurité. Mais dès le début des rassemblements, les forces de l’ordre sont intervenues pour charger les protestataires et disperser tout rassemblement, faisant usage de bombes lacrymogènes. Des jets de pierres ont eu lieu dans plusieurs points de la ville et dans les localités voisines jusque tard la nuit.

Promesses non tenues

Selon des sources locales, la police a arrêté une dizaine de personnes, dont Hamid Al Mahdaoui, un journaliste marocain engagé, qui est soupçonné d’avoir «invité des personnes à participer à une manifestation interdite». Le président de la section locale de l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), Mustapha Allach, a déploré d’«importantes entraves aux libertés» et une ville en «état de siège», faisant état de «nombreuses arrestations». La connexion internet a été ralentie et par moments interrompue, et le réseau téléphonique perturbé dans toute la ville. Le 28 octobre 2016, Mohcine Fikri, un marchand de poisson, est broyé dans une benne à ordures alors qu’il tentait de récupérer une grande quantité d’espadon que la police venait de lui confisquer pour cause de pêche illégale.Depuis, les manifestations se poursuivent en dépit d’une forte répression et de peines de prison ferme requises contre les principaux contestataires. Nasser Zefzafi, chômeur de 39 ans, leader du mouvement de contestation, est arrêté le 28 mai après l’interpellation de plusieurs dizaines de militants. Deux jours auparavant, lors de la grande prière dans la mosquée Mohammed V de la ville, Nasser Zefzafi a fustigé l’imam. Selon l’AMDH et la Fédération des droits de l’homme, le ministère des Affaires islamiques «utilise la religion pour régler ses comptes avec les manifestants», observant que les prêcheurs cherchent à mobiliser les fidèles «contre le mouvement de contestation à Al Hoceïma qu’ils associent à de la fitna (discorde)».Le 22 mai, des ministres se sont déplacés à Al Hoceïma et promis une accélération des projets d’investissement annoncés en 2015, mais restés en partie en stagnation, pour développer les activités économiques, construire routes, écoles et hôpitaux. Mais les Rifains ont la mémoire fraîche. Ils se rappellent, entre autres, de la répression féroce des émeutes du Rif de 1958-59 lorsque les habitants s’insurgeaient déjà contre leur marginalisation, et celle de 1984, les promesses non tenues de reconstruction après le séisme meurtrier de février 2004.

Amnay idir

 

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Nasser Zefzafi risque la peine de mort si les accusations

du parquet sont maintenues, selon Me Ziane

 

 

HuffPost Maroc | Leïla Hallaoui

Publication : 11/08/2017 17h24

Mis à jour : il y a 4 heures

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JUSTICE - L’avocat de Nasser Zefzafi, Mohamed Ziane, ne cache pas être "déçu". Après le report de l’audience d’instruction avec son client, le 1er août, il apprend que le dossier est bouclé.

"C’est en cherchant, hier, à connaître la date à laquelle aura lieu l'audience qu’on m’informe que l’instruction est, en fait, terminée", déclare-t-il au HuffPost Maroc. Il déplore également que son client n’ait pas pu être confronté aux preuves qui pèsent sur lui. "Finalement, les conclusions du parquet ont été envoyées au tribunal sans que nous ayons l’occasion de voir les preuves sur lesquelles elles se basent", regrette-t-il.Ce regret, Me Ziane le légitime par la gravité des accusations que le parquet a maintenues contre Nasser Zefzafi et une dizaine d’autres membres du Hirak. "Il risque, ainsi que d’autres, la peine de mort prévue par les articles du code pénal pour lesquels il est poursuivi", prévient l’avocat. Ce dernier fait allusion, en particulier, aux articles 201 et 202 du code pénal*. Tous deux précisent que l'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat est "punie de mort"."J’ai transmis à Nasser Zefzafi l’information à travers un collègue, puisqu’on m’interdit toute visite à Oukacha. Il m’a affirmé que Nasser Zefzafi n’a pas été surpris et qu’il s’y était déjà préparé", confie Mohamed Ziane, précisant que l’état de santé de son client est "bon". Si la peine capitale est toujours prévue par le code pénal, aucun condamné n'a cependant été exécuté depuis 1993.Nasser Zefzafi avait été arrêté au début du mois de juin après avoir violemment interrompu le prêche de l'imam dans une mosquée d'Al Hoceima. Il a notamment été accusé d'atteinte à la sûreté de l'État et de trouble à l'ordre public.

Dans l'attente d'une éventuelle grâce royale

A présent, c’est le juge qui devra tenir une séance avec les prévenus en présence de leurs avocats, pour leur notifier les chefs d’accusations pour lesquels ils devront répondre devant la cour. "Dans une semaine, une fois l’acte d’accusation notifié, la date de l’ouverture du procès pourra alors être fixée", annonce l’avocat, pour qui ce procès, s’il y a bien lieu, "devrait attirer les médias du monde entier d’autant que les audiences se déroulent publiquement".D’ici là, l’attente d’une grâce royale stimule l’espoir des détenus. "Pas question de grève de la faim. Ils ne comptent pas en observer une maintenant. Ils attendent d’être graciés à l’occasion des prochaines fêtes nationales ou plus tard", le 20 août, lors de la commémoration de "La révolution du roi et du peuple", ou lors de l'Aïd Al Adha.Au même moment, dans les rues d'Al Hoceima, les membres du Hirak se préparent à exprimer leur colère suite au décès de Imad El Attabi,survenu mardi dernier. Le jeune homme a succombé à ses blessures à la tête survenues lors de la manifestation du 20 juillet à Al Hoceima.Les militants comptent protester au volant de leurs voitures, ce soir vers 22h, par un concert de klaxons, alors que d’autres feront du bruit aux moyens d’ustensiles de cuisine devant les portes de leurs maisons et sur les toits.

*QUE DIT LE CODE PÉNAL :
Article 201

Est coupable d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat et puni de

mort, tout auteur d'attentat ayant pour but, soit de susciter la guerre

civile en armant ou en incitant les habitants à s'armer les uns contre les

autres, soit de porter la dévastation, le massacre et le pillage dans un ou

plusieurs douars ou localités.

Le complot formé dans le même but est puni de la réclusion de cinq

à vingt ans s'il a été suivi d'un acte commis ou commencé pour en

préparer l'exécution.

Si le complot n'a été suivi d'aucun acte commis ou commencé pour

en préparer l'exécution, la peine est celle de l'emprisonnement d'un à

cinq ans.

La proposition faite et non agréée de former le complot est punie

d'un emprisonnement de six mois à trois ans
.

 

Article 202

Est coupable d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat et puni de

mort :

1° Toute personne qui, sans droit ni motif légitime, prend ou exerce

le commandement d'une unité de l'armée, d'un ou plusieurs bâtiments

de guerre, d'un ou plusieurs aéronefs militaires, d'une place forte, d'un

poste militaire, d'un port ou d'une ville;

2° Toute personne qui conserve contre l'ordre du Gouvernement, un

commandement militaire quelconque;

3° Tout commandant qui maintient son armée ou sa troupe

rassemblée après que le licenciement ou la séparation a été ordonné;

4° Toute personne qui, sans ordre ou autorisation du pouvoir

légitime, lève ou fait lever des troupes armées, engage ou enrôle, fait

engager ou enrôler des soldats ou leur fournit ou procure des armes ou

munitions.

 

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