Jump to content
Forum Algerie, forum de discussions entre algeriens
Sign in to follow this  
ouarseniss-02

Les saouds et les alaouites qui colonisent le maroc : axe du mal.

Recommended Posts

Sah il faut en profiter avant l'été, l'herbe est verte en hiver :D

Est-ce qu'il y a de l'herbe en aghabie ? En tous cas y'en a au Maroc :D

 

Admino devrait te jeter dans ta niche......:mdr:

 

En chienne enragée, tu risques de contaminer des innocents....:cool:

Share this post


Link to post
Share on other sites

Il y a une chose qui m'a toujours fait marrer c'est la célérité avec laquelle le maroc alaouite et l'arabie maudite annoncent qu'ils ont "démantelé" des groupes terroristes pro-daesch chaque fois qu'il y a des attentats en France ou aux USA.....:mdr:

Nous savons que c'est une manipulation odieuse et inhumaine.La question est pourquoi ??????????? :eek:

Prennent-ils les services européens et américains pour des nuls ou pire prennent-ils les peuples pour des idiots !!!!!!!!!!!!

Honteuse attitude.

C'est vrai qu'ils avaient arrêté le frère à abaoud à agadir un mois avant les attentats de Paris mais ils n'avaient pas du tout averti les services français de la présence de ce terroriste en Europe ni en France.Ignoble et répugnant......:o

Quant aux saouds, n'en parlons même pas....

Share this post


Link to post
Share on other sites

Terrorisme international: le jeu trouble du Maroc

Dans Afrique du Nord 24/11/2015

 

Quelle rapport entre l’achat de six cent missiles anti chars par le Maroc, la trop "exemplaire coopération" du royaume après les attentats de Paris et le fait que ce soit aussi un des plus gros pourvoyeurs de daech en hommes? Ces éléments pris un par un peuvent sembler anodins ou, dans le cas des missiles, relever du droit régalien de ce pays à s’armer. Mais replacés dans le contexte géostratégique actuel ils peuvent alimenter les théories les plus audacieuses.

 

Pour essayer d’analyser ces éléments, partons de plusieurs faits et postulats.

D’abord le camp choisi par Rabat dans le jeu au Moyen-Orient, ni neutralité ni alliance avec les théories des pays occidentaux, le Maroc a choisi le camp le plus radical pour la destitution de Bachar Al Assad, ou de l’éviction des Houthi au Yémen, celui du GCC et du triumvirat saoudo-qataro-emirati, en plaçant son armée de l’air sous commandement Émirats arabes unis.

Mieux, les autorités marocaines ferment les yeux sur les milliers de combattants qui quittent son sol pour alimenter les les rangs des différentes organisations qui combattent en Syrie. Ils sont presque cinq mille, si on y adjoint les Franco et les Belgo-marocains qui sont sur place.

Riche des expériences algériennes et libyennes, qui ont eu fort à faire après le retour de leurs combattants de la guerre en Afghanistan, les autorités marocaines n’ont certainement pas laissés faire sans contracter un pacte officieux avec les terroristes pour un aller sans retour au royaume, ou pour une douteuse non agression, ou, plus probablement pour un contrat de djihâd international de longue durée.

La confirmation de cette dernière affirmation se trouve peut-être dans l’attitude des services marocaines dans la gestion de l’après les attentats de Paris. Car si des capitales, parmi les quelles Alger, avaient prévenus Paris ex-ante sur la possibilité d’attaques sur son sol, il n’y a eu que le Maroc pour donner ex-post, les informations décisives qui menèrent au démantèlement du réseau responsable. C’est justement le fait que la DGED ait fourni la planque temporaire du réseau Abbaoud, qui démontre l’emprise qu’à ce service, sur la nébuleuse terroriste de daech en Europe.

Le cas Abbaoud est édifiant, multirécidiviste quadruple planificateur d’attentats contre la France et la Belgique, il est resté pendant plus d’une an, sous l’emprise des services marocains qui ne l’ont jamais « donné » à leurs homologues européens. Son retour de Syrie et sa facilité avec laquelle il s’est réimplanté en Belgique, porte l’empreinte de services secrets qui lui ont fourni logistique et documents de voyage pour passer entre les mailles du filet.

Retour aux missiles cette fois. Le 18 novembre dernier, l’agence américaine de coopération dans La Défense, DSCA, a émis un avis favorable pour la vente de 600 missiles anti-chars mobiles Tow 2A et de 300 lanceurs, au profit du Maroc et ce pour la bagatelle de 157 millions de dollars. Hors contexte, cet achat peut être perçu comme logique. Il viendrait rééquilibrer le rapport de force entre les armées de terre marocaines et algériennes, qui sont, depuis une dizaine d’année dans une véritable course à l’armement. Le Maroc, avec le peu de moyens dont il dispose, a réussi de belles acquisitions à peu de frais, comme celle des anciens tanks Abrams de l’us army, qui ont été ré équipes et modernisés à peu de frais. Dans cette optique donc, le Maroc ajoute de la puissance de feu à son armée de terre en se donnant les moyens, là aussi pour 60 000 dollars/pièce, de détruire des chars algériens dont le se monte en millions de dollars.

Reste que cette arme est devenue, sur le théâtre syrien, l’arme favorite des différents groupes terroristes dans leur lutte contre l’AAS et à causée la perte de centaines de blindés et la destruction d’innombrables fortifications de l’armée syrienne. Sa provenance des arsenaux des armées des pays du Golfe et son mode d’injection décisif chez des groupes terroristes nous laisse penser que certains, à l’intérieur du Maroc, aient pour projet de reproduire le scénario en Libye et/ou en Algérie, le gros des troupes affectés à la surveillance des frontière en Algérie étant concentré dans la zone sahelo-libyenne.

Toutes ses suppositions, sont au cœur de l’enjeu du retour au bercail, des milliers de terroristes d’origine maghrébine et l’avenir de la stabilité de la région.

 

Source : Menadefense.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Les preuves sont évidentes. Et pourtant, le gouvernement français qui affirme être entré en guerre après les attentats de Paris continue à entretenir des relations privilégiées avec la monarchie pétrolière. Ses liens avec la rébellion syrienne posent également question. Y aurait-il, pour le gouvernement français, de bons et de mauvais terroristes?

 

 

L’euro-député Vert Philippe Lamberts rappelle que « l’Arabie Saoudite est le premier vivier du salafisme wahhabite et à ce titre porte une responsabilité cruciale dans l’enracinement de cette forme de l’islam mortifère[1] ». En effet, pour atteindre ses ambitions de puissance régionale hégémonique et étendre son influence politico-économique, l’Arabie Saoudite n’hésite pas à créer, former, financer et armer des groupes terroristes.

 

Ainsi, plusieurs témoignages attestent du financement de réseaux jihadistes par d’influents saoudiens, y compris au sein de la famille régnante. Zacarias Moussaoui, impliqué dans la préparation des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, a affirmé sous serment dans un document daté d’octobre 2014 « qu’al-Qaïda recevait des dons de la part de membres de la famille royale saoudienne[2] ». Il a également avoué « qu’il avait rencontré un diplomate saoudien en vue de préparer une attaque contre le président des États-Unis [et qu’]il a également conspiré pour mettre une bombe à l’ambassade des États-Unis à Londres en 1999.[3] » Dans le même document, il accuse plusieurs membres de la famille royale saoudienne d’avoir financé al-Qaïda : le prince Turki al-Fayçal (directeur des services secrets saoudiens de 1979 à 2001 puis ambassadeur aux États-Unis de 2005 à 2007), le prince Bandar Ben Sultan[4] (ambassadeur aux États-Unis de 1983 à 2005 puis directeur des services secrets de 2012 à 2014), et le prince al-Walid Ben Talal (homme d’affaires saoudien multi-milliardaire). Difficile de vérifier ces allégations, car les 28 pages du rapport sur les attentats de 11 septembre qui explorent les liens entre l’Arabie saoudite et al-Qaïda ont été classifiées[5]. L’ex-sénateur états-unien Bob Graham affirme d’ailleurs que ce document de 28 pages « montre la participation directe du gouvernement saoudien dans le financement [des attentats] du 11 Septembre. […] Nous avons montré que quoi qu’ils [les Saoudiens] fassent, il y aurait impunité. Ils ont donc continué à soutenir al-Qaïda, puis plus récemment dans l’appui économique et idéologique à l’État islamique. C’est notre refus de regarder en face la vérité qui a créé la nouvelle vague d’extrémisme qui a frappé Paris[6] ».

 

Sean Carter, un des avocats des victimes du 11 septembre, affirme quant à lui que « des organismes de bienfaisance établis par le gouvernement du Royaume [saoudien] pour propager l’idéologie radicale wahhabite ont servi de sources majeures de financement et de soutien logistique à al-Qaïda, pendant toute la décennie qui a mené au 11 Septembre[7]».

Le journaliste du New Yorker Seymour Hersch a révélé en 2007 que « les acteurs clés sont les Saoudiens bien sûr, et Bandar [ben Sultan] qui ont conclu une sorte d’accord privé avec la Maison Blanche, Dick Cheney et Elliott Abrams. L’idée est d’avoir un soutien financier de l’Arabie Saoudite pour soutenir divers groupes sunnites extrémistes du Jihad[8] ». Selon l’auteur Bahar Kimyongür, « c’est ainsi que Bandar Bush alimente les clivages confessionnels au Liban et en Syrie, comme l’ont fait ses mentors anglo-saxons en Irak[9] ». Il cite un diplomate européen en poste à Beyrouth : « cette irakisation de la scène libanaise correspond parfaitement à la politique dite « d’instabilité constructive » que les néo-conservateurs américains tentent d’appliquer à l’ensemble des Proche et Moyen Orient[10] ».

 

Dans une perspective historique et géopolitique plus large, le livre La Stratégie du chaos de Mohamed Hassan explique bien comment les États-Unis ont supplanté la Grande-Bretagne au cours de la deuxième moitié du XXème dans le contrôle des hydrocarbures au Moyen-Orient, en particulier en Arabie Saoudite[11].

 

De surcroît, Alain Chouet (ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE) a révélé dans une interview en 2013 que Jabhat al-Nosra (« le front pour la victoire », un groupe salafiste jihadiste syrien affilié à al-Qaïda) avait été créé de toutes pièces par les services spéciaux saoudiens[12]. Or, le groupe Jabhat al-Nosra est placé depuis décembre 2012 sur la liste des organisations terroristes[13] par les États-Unis, et depuis mai 2014 sur la liste de l’ONU des organisations proches d’al-Qaïda[14]. Les combattants de Jabhat al-Nosra s’illustrent notamment en appliquant dans les territoires qu’ils contrôlent une vision punitive et violente de la Charia : conversions forcées (notamment des druzes), amputations de mains, crucifixions, ou encore exécutions sommaires de femmes pour punir l’adultère[15]. Jabhat al-Nosra s’est rendu coupable de plus de 200 attentats-suicides en Syrie depuis 2011, entraînant la mort de plusieurs milliers de personnes. De plus, le groupe a soutenu les attentats de Paris du 13 novembre 2015, en précisant qu’il aurait préféré être le groupe à l’origine des attaques[16].

 

Comment ne pas s’insurger de la déclaration du ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius en décembre 2012 à propos des « rebelles syriens » proches d’al-Qaïda : « sur le terrain, ils font un bon boulot[17] » ? Des rebelles auxquels « la France a livré des canons, des mitrailleuses, des lance-roquettes et des missiles antichars[18] ». La France reconnaît d’ailleurs qu’une partie des armes qu’elle a fourni à l’Armée Syrienne Libre (ASL) s’est retrouvée entre les mains de groupes jihadistes en Syrie[19], car l’ASL et Jabhat al-Nosra combattent parfois côte-à-côte contre l’armée Syrienne. Par ailleurs, le Commandement des forces américaines au Moyen-Orient (CENTCOM) a reconnu le 4 septembre 2015 que des « rebelles » formés par les États-Unis avaient remis 25 % de leur équipement militaire à Jabhat al-Nosra, incluant des pick-ups et des munitions[20].

 

Pourtant, Alain Chouet rappelle que « ce n’est pas en armant des salafistes qu’on trouvera une solution » et dénonce le fait que « depuis deux ans, la France a fourni aux opposants syriens une assistance logistique, technique, des entraînements organisés par les services spéciaux, également britanniques ou américains. […] Dès lors qu’un ministre des Affaires étrangères proclame qu’il va apporter une aide militaire à des étrangers désireux de renverser leur gouvernement, même si les instances internationales s’y opposent, on entre dans une forme nouvelle et dangereuse de l’illégalité internationale[21] ».

 

Rappelons quand même que la France n’est pas exempte d’intérêts économiques en Syrie. Les montants d’échanges commerciaux entre les deux pays sont relativement modestes : en 2010, la France a importé de Syrie pour 405 millions d’euros de marchandises (dont 285 millions d’euros de pétrole) ; et a exporté vers la Syrie pour 332 millions d’euros[22]. Mais des multinationales françaises ont pris d’importantes parts de marché en Syrie ces dernières décennies, notamment dans l’industrie du pétrole. Ainsi, Total a monté en 1988 une coentreprise pour développer des gisements de pétrole à Deir Ez-Zor dans l’Est syrien[23]. Plus récemment, d’autres groupes français se sont implantés en Syrie : Bel en 2005, Lafarge en 2010, Air liquide en 2011[24].

 

Mais revenons à l’Arabie Saoudite. Un article du Huffington Post a dressé une liste de « 10 raisons de s’opposer à la monarchie saoudienne ». L’article affirme que « les saoudiens financent le terrorisme dans le monde entier », et rappelle que « sur les 19 pirates de l’air fanatiques qui ont mené les attaques du 11 septembre [2001], 15 étaient saoudiens[25] ». Un câble diplomatique fuité par Wikileaks révèle que la secrétaire d’État Hillary Clinton elle-même considère que « les donateurs en Arabie Saoudite constituent la plus importante source de financement des groupes terroristes sunnites à travers le monde. […] L’Arabie saoudite reste une base essentielle d’appui financier pour al-Qaïda, les talibans, Lashkar e-Tayyiba et d’autres groupes terroristes y compris le Hamas, qui soulèvent probablement des millions de dollars chaque année à partir de sources saoudiennes, souvent pendant le Hajj[26] et le Ramadan[27]« . Enfin, l’article souligne que « de nombreux experts, dont l’auteur du Rapport de la Commission sur le 11 septembre Bob Graham, pensent que l’État Islamique en Irak et au Levant est un produit d’idéaux saoudiens, d’argent saoudien et de soutien organisationnel saoudien[28] ».

 

Non content de financer le terrorisme jihadiste international, le gouvernement saoudien se distingue de surcroît par un goût prononcé pour la torture, les amputations, les exécutions d’enfants[29], les décapitations, les crucifixions, la restriction de la liberté d’expression, les atteintes aux droits de l’Homme et la soumission des femmes à des règles infamantes. A tel point que l’alliance sacrée (basée sur un anti-communisme farouche) datant des années 1970 entre l’administration de Nixon et la dynastie des Saoud pourrait même être remise en cause, comme le réclame par exemple le collectif états-unien Code Pink.

 

L’ONG Amnesty International a fait de Raif Badawi un cas emblématique des restrictions des libertés en Arabie Saoudite. Ce blogueur saoudien a été condamné le 7 mai 2014 par le tribunal pénal de Djedda à 10 ans de prison, 1000 coups de fouet, 226.000 euros d’amende et une interdiction de voyager pendant 10 ans, pour avoir créé le forum de discussion en ligne « Free Saudi Liberals »[30]. Le rapport annuel 2014/2015 d’Amnesty International sur l’Arabie Saoudite fait mention d’arrestations arbitraires, d’utilisation de la torture, d’atteintes à la liberté d’expression, d’association et de réunion, de discriminations envers la minorité chiite, de discriminations envers les femmes, de discriminations envers les migrants, et de condamnations « dans le cadre de procès inéquitables »[31].

 

Le dernier exemple en date est l’exécution le 2 janvier 2016 de 47 personnes, dont le cheikh saoudien chiite Nimr Baqr al-Nimr qui critiquait l’autoritarisme du régime saoudien[32]. Son neveu, Ali Mohammed Baqr al-Nimr, est menacé de subir le même sort prochainement, pour avoir participé en 2011 (il avait alors 17 ans) à une manifestation pacifique contre le régime saoudien[33]. Cela alors que ses aveux ont été obtenus sous la torture, selon l’ONG Reprieve[34]. La sentence prononcée contre ce jeune homme aujourd’hui âgé de 21 ans est la mort par décapitation, puis le crucifiement et l’exposition de son corps au public jusqu’au pourrissement de ses chairs, selon la juridiction en cours en Arabie Saoudite. En 2015, 153 personnes ont été exécutées dans le pays[35].

 

 

 

Source: Investig’Action

Share this post


Link to post
Share on other sites

Il être à espérer que les associations françaises de victimes des attentats attaquent le gouvernement français en justice.

 

Laurent Fabius a même déclaré que Al Nosra a fait du bon boulot.

Share this post


Link to post
Share on other sites

C'est vrai que les "soudaines et fulgurantes" trouvailles de groupes terroristes et leurs "démantèlements" ( :mdr: :crazy: ) par les autorités marocaines et saoudiennes après chaque attentat visant la France, la Belgique, l'Espagne ou même les Usa, sont mystérieuses et louches mais rigolotes.Ça fait marrer si ce n'était pas aussi dramatique. :o

 

On se demande alors, simple réflexion d'un ignare, pourquoi pas avant les attentats.............;)

Mais bon.On sait que ces 2 régimes sont pourris et soutiennent et surtout ont et manipulent le terrorisme à des fins politico-économique...:puke3:

 

Cependant, on se pose des questions sur le rôle, la responsabilité et le déni des dirigeants français, belges ou espagnols dans tous ces crimes contre les populations......:eek:

On sait que la Syrie était et est un état laïc, moderne et anti-islamiste et surtout était un allié de la France.Pourquoi cette "haine" méprisable et louche des hollandouille, vallss, fabius, ayrault et les journaleux vendus au sionisme radical, islamophobe et raciste à cet état syrien laïc??????????

 

Voici une réflexion d'un français fier, digne et clairvoyant :

 

 

Cette gauche qui sert de supplétif à l'Otan

 

par Bruno Guigue

 

mercredi 28 décembre 2016

Cette gauche qui sert de supplétif à l'Otan

 

 

 

A de rares exceptions près (Jean-Luc Mélenchon, le PRCF), le moins qu'on puisse dire est que la gauche française pratique le déni de réalité sur la Syrie. Depuis 2011, c'est impressionnant. Elle a tout avalé. Avec gourmandise. Un véritable festin de couleuvres ! Elle s'est d'abord fiée à des sources douteuses (OSDH) dont elle a répété en boucle les chiffres invérifiables et les affirmations gratuites. Bonne fille, elle a accrédité la narration ridicule du boucher-de-Damas-qui-massacre-son-peuple. Elle a gobé *** sec le false-flag de l'attaque chimique comme si elle ingurgitait une vulgaire fiole onusienne de M. Powell. Elle est tombée, enfin, dans le panneau d'une propagande humanitaire à deux vitesses qui fait le tri, sans vergogne, entre les bonnes et les mauvaises victimes.

 

Cet aveuglement stupéfiant, la gauche française le doit d'abord à son indécrottable posture morale. Une grille de lecture manichéenne a anesthésié son esprit critique, elle l'a coupée du monde réel. Voulant absolument identifier des bons (rebelles) et des méchants (Assad), elle s'interdit de comprendre un processus qui se déroule ailleurs que dans le ciel des idées. Quand on désigne les protagonistes d'une situation historique en utilisant des catégories comme le bien et le mal, on donne congé à toute rationalité. « Ni rire, ni pleurer, mais comprendre », disait justement Spinoza. On peut certes avoir des préférences, mais lorsque ces préférences inhibent la pensée critique, ce ne sont plus des préférences, ce sont des inhibitions mentales.

 

La deuxième raison de cet aveuglement tient à un déficit abyssal d'analyse politique. La gauche française n'a pas voulu voir que le rapport de forces, en Syrie, n'était pas celui qu'elle espérait. Elle a reconstruit le récit des événements à sa guise pour donner corps à son fantasme d'une révolution arabe universelle qui balaierait le « régime de Damas » comme elle avait balayé les autres, en méconnaissant ce qui faisait précisément la singularité de la situation syrienne. Ceux qui se vantent de connaître leurs classiques auraient dû appliquer la formule par laquelle Lénine définissait le marxisme : « l'analyse concrète d'une situation concrète ». Au lieu de se plier à cet exercice d'humilité devant le réel, l'extrême-gauche, notamment, a cru voir ce qu'elle avait envie de voir.

 

Abusée par sa propre rhétorique, elle misait sur une vague révolutionnaire emportant tout sur son passage, comme en Tunisie et en Egypte. Mauvaise pioche ! Privée de toute base sociale consistante dans le pays, la glorieuse « révolution syrienne » n'était pas au rendez-vous. Véritable farce sanglante, une contre-révolution menée par des desperados accourus de 110 pays a pris sa place. La nature ayant horreur du vide, cette invasion du berceau de la civilisation par des hordes de mercenaires décérébrés a tenu lieu, dans l'imaginaire gauchiste, de révolution prolétarienne. Le NPA ne s'est pas aperçu de l'énormité de cette confusion. Il n'a pas vu que les rassemblements populaires les plus imposants, en 2011, étaient en faveur de Bachar Al-Assad. Il a écarté d'un revers de la main la position du parti communiste syrien qui, tout en critiquant le gouvernement, se range à ses côtés pour défendre la nation syrienne contre ses agresseurs.

 

Poussant le déni de réalité jusqu'aux frontières de l'absurde, le NPA, au lendemain de la libération d'Alep, se déclare encore solidaire de la « révolution syrienne ». Mais le secrétaire général du parti communiste syrien, Ammar Bagdash, lui avait répondu par anticipation en septembre 2013 : « En Syrie, à la différence de l’Irak et de la Libye, il y a toujours eu une forte alliance nationale. Les communistes travaillent avec le gouvernement depuis 1966, sans interruption. La Syrie n’aurait pas pu résister en comptant seulement sur l’armée. Elle a résisté parce qu’elle a pu compter sur une base populaire. En outre, elle a pu compter sur l’alliance avec l’Iran, la Chine, la Russie. Et si la Syrie reste debout, des trônes vont tomber parce qu’il deviendra clair qu’il existe d’autres voies ».

 

Désolé pour M. Julien Salingue et ses petits camarades, mais s'il faut analyser la situation syrienne, un communiste syrien qui contribue à la défense de son pays vaudra toujours mieux qu'un gauchiste français qui fantasme sur la révolution en buvant des demis au Quartier Latin. Incapable de comprendre ce qui se passait sur place, l'extrême-gauche française est victime du théâtre d'ombres qu'elle a elle-même dressé. Faute d'entendre ce que lui disaient les marxistes du cru, elle a joué à la révolution par procuration sans voir que cette révolution n'existait que dans ses rêves. Mais il est difficile d'admettre en 2016 qu'on s'est complètement fourvoyé depuis 2011.

 

Une fois de plus, écoutons Ammar Bagdash : « Ils ont commencé par des manifestations populaires dans les régions rurales de Daraa et d’Idleb. Mais dans les villes, il y eut immédiatement de grandes manifestations populaires de soutien à Assad. Par ailleurs, au début, la police ne tirait pas, ce sont certains éléments parmi les manifestants qui ont commencé les actions violentes. Dans les sept premiers mois, il y eut plus de morts du côté de la police et de l’armée que dans l’autre camp. Quand la méthode des manifestations ne marchait plus, ils sont passés au terrorisme avec des assassinats ciblés de personnes en vue (dirigeants, hauts fonctionnaires, journalistes), attentats et sabotages d’infrastructures civiles. Le gouvernement a réagi en adoptant certaines réformes comme celle sur le multi-partisme et sur la liberté de la presse, réformes que nous avons soutenu. Mais les forces réactionnaires ont rejeté ces réformes. »

 

Cette insurrection armée conduite par des groupes extrémistes, les communistes syriens l'ont parfaitement analysée, mais la gauche française l'a ignorée. Elle a fait comme si elle n'existait pas, comme si elle était une invention de la propagande baassiste. Comment l'admettre, en effet ? Que les gentils révolutionnaires soient passés à l'action violente dès le printemps 2011 contredisait la narration dominante ! Il fallait, pour les besoins de la cause, préserver le mythe d'une opposition démocratique et non-violente. Le récit des événements fut purgé, en conséquence, de ce qui pouvait en altérer la pureté imaginaire. La violence des allumés du wahhabisme fut masquée par un déluge de propagande. Preuve factuelle d'un terrorisme qui était le vrai visage de cette révolution-bidon, ce déchaînement de haine fut effacé des écrans-radar.

 

De même, cette « gauche » bien-pensante a hypocritement détourné le regard lorsque les feux de la guerre civile furent attisés par une avalanche de dollars en provenance des pétromonarchies. Pire encore, elle a fermé les yeux sur la perversité de puissances occidentales qui ont misé sur l'aggravation du conflit en encourageant la militarisation de l'opposition, tandis qu'une presse aux ordres prophétisait avec délices la chute imminente du « régime syrien ». Sans vergogne, cette gauche qui se dit progressiste s'est laissé enrôler par les gouvernements d'un Occident à l'impérialisme rapace. Elle a calqué sa lecture partiale du conflit sur l'agenda otanien du « changement de régime » exigé par les néo-cons depuis 2005. Comme l'a écrit Hillary Clinton, Washington voulait renverser Assad pour aider Israël dans son affrontement avec l'Iran ! Mais cette circonstance ne semble pas troubler les pro-Palestiniens du NPA.

 

L'histoire ne fait pas de cadeaux. Elle retiendra que la gauche française a servi de supplétif à l'OTAN dans cette entreprise avortée de destruction d'un Etat souverain sous le prétexte fallacieux des droits de l'homme. Cette imposture de gauche, bien sûr, n'exonère pas la droite française de ses propres responsabilités, tout aussi écrasantes et criminelles sous Nicolas Sarkozy, dans l'aveuglement volontaire au drame syrien. Mais le moins qu'on puisse dire est qu'il y a une imposture de gauche, sur la Syrie, qui aura fait des dégâts considérables. Courage, M. Mélenchon, vous avez du pain sur la planche !

 

Auteur : Bruno Guigue

 

Normalien, énarque, aujourd'hui professeur de philosophie, auteur de plusieurs ouvrages, dont "Aux origines du conflit israélo-arabe, l'invisible remords de l'Occident (L'Harmattan, 2002).

Share this post


Link to post
Share on other sites

Le régime esclavagiste, terroriste et sioniste saoudien serre la ceinture des peuples arabes de la péninsule.Il annule même les aides sociales.Pourtant son "roi" maudit se fait construire un palais au maroc pour qu'il passe ses vacances royales et profite des "avantages" sexuels et autres maux sociaux du peuple amazygh marocain.Tfou.....:puke3:

 

Le roi Salmane d’Arabie Saoudite est actuellement en train de construire un nouveau palais à Tanger, ville où il passe la plupart de ses vacances d’été.

 

C’est le Daily Mail qui rapporte l’information. Selon le journal, le nouveau palais est bâti sur plusieurs hectares, le tout avec une vue imprenable sur la mer. En plus de pistes d’atterrissage pour ses hélicoptères, une tente a été placée ainsi que des centres médicaux pour veiller à la santé du souverain et de ses hôtes.

 

Pour assurer la sécurité de ce nouveau palais, une trentaine de membres de la garde royale ont été mis à disposition par le Maroc. Il est également prévu de l’entourer d’une clôture de plus d’un kilomètre et de plusieurs mètres de hauteur sur lesquels seront installées des caméras de surveillance. Tous les frais ont été pris en charge par le roi Salmane, indique le journal.

 

L’année dernière, le souverain saoudien a séjourné plusieurs semaines à Tanger où il a organisé un mariage féérique pour son fils.

Share this post


Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Reply to this topic...

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

Sign in to follow this  

×
×
  • Create New...