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Education sexuelle en Algérie : il y a urgence !


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Education sexuelle en Algérie : il y a urgence !

 

La sexualité en Algérie n’est pas uniquement un sujet tabou. C’est aussi, et surtout, un véritable problème de société. En 2016, *les jeunes algériens sont toujours peu informés sur les méthodes de contraception et autres aspects techniques, ou non, de la sexualité. Et pourtant, on observe une remontée du recours à l’avortement clandestin et les mères célibataires sont de plus en plus nombreuses dans notre pays.

 

Les Algériens sont musulmans. Personne n’en doute. Mais les Algériens sont aussi des êtres humains. Et là aussi, personne ne peut douter de ces évidences. Et comme tous leurs congénères, les Algériens éprouvent des désirs, cherchent à assouvir des besoins et façonnent des fantasmes qu’ils rêvent de satisfaire. Oui, en 2013 encore, nous avons du mal à le reconnaître, mais les Algériens font l’amour avant le mariage et tentent de découvrir leur sexualité. Cette réalité dérange et perturbe. Les biens-pensants, conservateurs ou autres, jouent à cache-cache avec la vérité. Et au lieu de libérer la parole et de créer des espaces d’échanges où les interdits n’étouffent plus les esprits, *on enferme la sexualité des *Algériens dans les entrailles des non-dits et des sphères du mythe impénétrable. A l’école, dans les mosquées, dans les universités et dans nos familles, tout est imaginé pour nous faire croire que l’Algérien est un être asexué. Et pourtant, la sexualité n’a jamais cessé d’occuper une place importante dans la vie des Algériens. Passionnés par la vie, nos jeunes cultivent secrètement leurs envies, et leurs amours clandestines deviennent leur dernier refuge contre la frustration collective que leur impose la société.

 

Dans ce contexte explosif marqué par les privations et les brimades, la frustration se tourne rapidement vers les déviances. A ce propos, les psychologues et sociologues sont unanimes : la misère sexuelle des Algériens est un réservoir inépuisable d’ignorance et d’incompréhension qui nourrit les viols, le harcèlement sexuel et la pédophilie. Ce n’est guère un raccourci car dans un pays où le mariage est devenu un luxe, les relations entre l’homme et la femme se complexifient de jour en jour. *Que faire alors ? Tirer la sonnette d’alarme ? Oui, mais cela ne suffit plus. *Il y a vraiment urgence pour démocratiser l’éducation sexuelle en Algérie. Et cela ne signifie nullement qu’on doit faire des Algériens des êtres dévergondés. Loin s’en faut. Il faut juste informer, sensibiliser pour expliquer que désirer et aimer n’ont absolument rien avoir avec les caricatures inculquées à nos jeunes dans les cybercafés par la pornographie mercantile où la femme et l’homme sont réduits à de simples objets sexuels dénués de toute dignité.

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À quoi sert l’éducation sexuelle à l’école ?

 

Tous les parents se demandent ce que leurs enfants apprennent à l’école, et encore plus lorsqu’il s’agit de sexe. L’anatomie, les différences filles-garçons, les modes de reproduction… Cet enseignement est-il utile et pertinent ? Et en quoi consiste-t-il vraiment ?

 

Parler d’éducation sexuelle à l’école déclenche depuis longtemps les passions et suscite les rumeurs les plus folles. Les « ABCD de l’égalité », « Zizi sexuel, l’expo », Le Baiser de la lune, Tous à poil, Tomboy… Utilisés comme supports pédagogiques, ils ont, chacun leur tour, été accusés de faire du prosélytisme pour la masturbation, l’homosexualité, voire le travestissement des enfants. Pourquoi une telle méfiance des parents vis-à-vis d’un enseignement dont on pensait qu’il cheminait tranquillement entre les pages des livres de SVT et les schémas reproducteurs ? Qu’apprend-on vraiment sur la sexualité à l’école ? Quel est le but recherché ? Les moyens accordés ? Et l’impact sur nos enfants ?

Quel est le contenu des cours ?

 

Puberté, contraception, lois, respect, stéréotypes hommes/femmes, sexisme, homophobie… De la maternelle à la terminale, la loi prévoit, en plus des cours de SVT (au CM2, en quatrième et en troisième) qui abordent le versant biologique de la sexualité, « trois séquences d’éducation à la sexualité au minimum » par an pour aborder ses « dimensions psychologiques, affectives, sociales, culturelles et éthiques1 ». Ces séquences sont des groupes de parole dispensés par des professionnels formés, issus de l’équipe éducative (prof, infirmière, CPE…) et d’associations agréées comme Le Planning familial ou SOS homophobie. Ces interventions sont annoncées aux associations de parents d’élèves en début d’année et partent des préoccupations des jeunes. « Au total, 25 % des écoles et 94 % des collèges ont mis en place au moins une séquence d’éducation à la sexualité par an », assure Chantal Picod, chargée de mission au ministère de l’Éducation nationale. En troisième, les collégiens présentent aussi des exposés sur des sujets comme la procréation médicale assistée, le sida, la stérilité. Voilà pour les grandes lignes.

En primaire, une minorité d’instits prétextent la surcharge des programmes pour ne pas traiter ce sujet qui les embarrasse. Dans le secondaire, quand la question se fait plus sensible, les différences sont parfois notables d’un prof de SVT à un autre. « Les enseignants sont libres de leur pédagogie. Certains trouvent opportun de parler du clitoris, des petites lèvres, d’orgasme, même si cela ne figure pas dans les manuels scolaires. D’autres se conforment à ces manuels qui n’ont pas changé leurs schémas depuis les années 1980, et au discours qui va avec », précise Chantal Picod.

Est-ce le rôle de l’école ?

 

Pour le psychanalyste Gérard Bonnet, la réponse est oui. « L’école doit remplir sa mission d’information pour ce qui est de l’anatomie et de la reproduction. En revanche, ce qui concerne le plaisir relève de l’intimité. C’est une découverte qui appartient aux enfants, qui se fait progressivement, et qui ne peut être enseignée. » Côté profs, cette distinction est claire. En classe, « nous ne parlons que de biologie », annonce Anne, enseignante en CM2 à Paris, dans une école privée sous contrat. « En des termes scientifiques, précise Chantal Picod. “Zizi” et “zigounette” étant le vocabulaire affectif réservé à la maison. » Pour la psychanalyste Mi-Kyung Yi, la question sexuelle doit sortir du cercle familial : « Éduquer ses enfants à la sexualité équivaudrait, d’une certaine manière, à leur ouvrir la chambre conjugale. »

L’intimité des parents entre nécessairement en jeu, or, « c’est sur l’interdit de la sexualité parentale que l’enfant fonde la sienne. S’il n’y a pas coupure, il y a confusion et il ne peut pas se poser peu à peu comme adulte face à eux », ajoute Chantal Picod. Une pudeur que Marie a constatée chez sa fille, élève de CM2 : « J’ai appris par d’autres parents qu’ils avaient eu un cours d’éducation sexuelle. Quand je lui ai demandé si c’était bien, si elle avait appris des choses, elle n’a rien voulu me dire. » D’ailleurs, « certains parents sont ravis qu’on s’en charge », remarque Florence Fressart-Elléouet, infirmière scolaire dans une petite ville de Picardie. Et les enfants préfèrent souvent ne pas leur en parler. « Une fois, ma mère m’a donné des préservatifs. Je n’ai pas voulu les prendre, j’étais trop mal. Ce n’est pas un truc dont on peut parler avec ses parents. En plus, si j’en voulais, ce serait facile : il y en a à l’infirmerie », raconte Lucie, 16 ans. Pour le Dr Hélène-Marguerite Porte, responsable des centres de PMI des Bouches-du-Rhône intervenant dans des ateliers en collège et lycée, « l’essentiel est là : qu’ils sachent où trouver des infos fiables (auprès du médecin traitant, du Planning familial, de l’infirmière scolaire…), de manière autonome ».

 

Aide-t-elle à devenir un adulte épanoui ?

 

Freud, qui était un grand défenseur de l’éducation sexuelle à l’école, espérait qu’elle éviterait aux enfants un refoulement inutile de leurs désirs et inquiétudes. En les libérant de la honte et des fausses croyances, il entendait ainsi leur éviter de futures névroses. Sauf qu’il « vivait dans un contexte de rareté de l’information sexuelle. Nous sommes désormais dans celui de l’excès », nuance Gérard Bonnet. Bien sûr, la vie psychique des enfants et leur développement sont plus souples et plus riches lorsque l’adulte accueille les questions avec compréhension. Encore aujourd’hui, « nous espérons édulcorer le mystère, source d’angoisse, pour une vie sexuelle pleine et sereine. Mais ce n’est pas possible car on ne peut éduquer les pulsions. Elles échappent à la prise totale du savoir », constate Mi-Kyung Yi.

À Théo, 17 ans, l’éducation sexuelle à l’école a appris « que c’était pas la honte de penser au sexe. Si on nous en parle à l’école, c’est que c’est un truc normal. Et le sexe, ce n’est pas que les pornos, c’est aussi une affaire de santé, d’égalité entre les hommes et les femmes, de respect ». À la question « Avez-vous appris des choses en cours d’éducation sexuelle"? », les élèves de quatrième interrogés sont partagés : la moitié dit oui – sur la contraception, le fonctionnement des organes génitaux et les infections sexuellement transmissibles"; les autres annoncent « savoir déjà tout », tout en précisant « avoir peur de poser des questions ». Ils cherchent alors sur Internet ou s’informent auprès de leurs copains, glanant ainsi des informations plus ou moins justes. « La plupart pensent ainsi que les règles évacuent du sang sale », relève Aude. Ou qu’une femme ne peut pas tomber enceinte lors de son premier rapport. D’où l’importance de reprendre, encore et encore, les fondamentaux. Au fond, qu’importe que les professeurs constatent que les élèves n’ont pas retenu grand-chose et que ces derniers aient l’impression de ne rien apprendre. L’important est que le monde adulte, parents et école, « reste ouvert à leur besoin de savoir… tout en se sachant incapable d’y répondre pleinement et une bonne fois pour toutes », insiste Mi-Kyung Yi, que les élèves se sachent accueillis sur ces questions et qu’ils intègrent petit à petit des bouts d’informations, en fonction de leur besoin et de leur maturité.

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salut

 

je dirais peine perdue...l’éducation sexuel ne peux cohabiter avec la non mixité dans un pays ou l'islam est religion d’État...

 

faire de l’éducation sexuelle dans ce pays c'est comme donner un vélo sans chaine à un enfant...

 

awedi jeunesse mahrouma 3endha l'adage nta3a...3echaq taqa ma yetlaqa....

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