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Guest Luciana

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Oh je t'envie Lucie pour la lecture, je n'arrive vraiment pas à reprendre :( j'ai deux livres que j'ai commencé et laissé de coté :p

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Sardina de est multi tâches

Elle peut changer une couche, en lisant un roman, tout en se connectant sur FA....:eek:

 

 

Tmeskhireth yessi ??? :mad:

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Oh je t'envie Lucie pour la lecture, je n'arrive vraiment pas à reprendre :( j'ai deux livres que j'ai commencé et laissé de coté :p

 

Oh, ne te méprends pas ! Ta3 wedjhi :(

 

J'en ai 3 aussi en standby dont "cent ans de solitudes", je suis coincée à la 200eme page depuis 3mois :confused:

 

Quant à La voix de l'éternelle sagesse, tu peux juste le feuilleter à l'occasion, pas besoin d'une lecture linéaire...

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Oh, ne te méprends pas ! Ta3 wedjhi :(

 

J'en ai 3 aussi en standby dont "cent ans de solitudes", je suis coincée à la 200eme page depuis 3mois :confused:

 

Quant à La voix de l'éternelle sagesse, tu peux juste le feuilleter à l'occasion, pas besoin d'une lecture linéaire...

 

Moi j'ai deux, Rue Darwin de Boualem Sansal et un autre scientifique vulgarisé De Darwin à Lévi-Strauss, l'homme et la diversité en danger de Pascal Picq, pour ce deuxième livre j'avais l'été dernier un engouement énorme pour le lire, c'était lorsque j'ai commencé à me poser plein de questions sur l'origine de l'homme etc. je suis tombée sur ce livre qui est vraiment séduisant mais j'ai perdu toute passion pour la lecture mais je vais essayer de reprendre.

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Extraits d'un recueil de contes et paraboles de Gibran Khalil Gibran, Le fou (The Madman), écrit et publié en anglais aux éditions Alfred

Knopf en 1918.

 

Les sept Moi

 

Durant l’heure la plus tranquille de la nuit, comme je m’assoupissais dans un demi-sommeil, mes sept Moi s’assirent ensemble et conversèrent en chuchotant.

 

Premier Moi : ici, dans ce fou, j’ai vécu toutes ces années, j’ai renouvelé sa peine le jour et récréé sa douleur la nuit. Maintenant, je n’arrive plus à supporter mon destin davantage, et je me rebelle.

 

Second Moi : ton lot vaut mieux que le mien frère, puisque mon sort est d’être le « moi » joyeux de ce fou. Je ris de ses rires et chante ses heures de joie, avec mes trois pieds ailés, je danse pour ses plus brillantes pensées. C’est à moi de me rebeller contre ma triste existence.

 

Troisième Moi : et moi alors ! le « moi » de l’amour défait, le tison brûlant de la passion sauvage et des désirs fantastiques ? Je suis le « moi » de l’amour malade, je dois me rebeller contre ce fou.

Quatrième Moi : parmi vous tous, je suis le plus misérable, rien d’autre ne m’a été donné que la haine odieuse et l’aversion destructive. Je suis le « moi »-tempête, le « moi » né dans les profondeurs noires de l’Enfer ; c’est à moi de protester ; à moi de ne pas servir ce fou.

Cinquième Moi : je suis le « moi » penseur, le « moi » fantasque, le « moi » de la faim et de la soif, celui qui est condamné à errer sans repos à la recherche de choses inconnues et de choses incréées ; c’est à moi de me rebeller et non à vous.

Sixième Moi : je suis le « moi » travailleur, l’homme de peine pitoyable, celui qui, avec des mains patientes et les yeux de l’envie, façonne les jours en image et donne aux éléments sans forme leurs formes nouvelles et éternelles – c’est moi, le solitaire, qui devrais me révolter contre ce fou.

 

Septième Moi : comme c’est étrange que vous vouliez tous vous rebeller contre cet homme parce que chacun de vous a une tâche fixée d’avance. Ah ! si je pouvais être l’un d’entre vous ; un « moi » au sort déterminé ! Mais je n’en ai aucun ! Je suis le « moi » qui ne fait rien, celui installé dans le mutisme stérile et vide du nulle part et du jamais, pendant que vous êtes occupés à recréer la vie. Est-ce à vous ou à moi, voisins, de vous rebeller ?

 

Quand le Septième Moi eut fini de parler, les six autres Moi le regardèrent avec compassion, mais ne dirent plus rien ; et comme la nuit devenait plus profonde, l’un après l’autre, ils s’endormirent plongés dans une nouvelle et heureuse soumission. Mais le Septième Moi demeura réveillé et continua à fixer le néant qui est derrière toute chose."

***

 

Le fou

 

Vous me demandez comment je devins un fou. Cela m'arriva ainsi: un jour, bien avant que de nombreux dieux ne fussent nés, je m'éveillai d'un profond sommeil et trouvais que tous mes masques étaient volés, les sept masques que j'ai façonnés et portés durant sept vies; je courus alors sans masque à travers les rues grouillantes de la ville en criant: "Aux voleurs! Aux voleurs! Aux maudits voleurs!"

 

Hommes et femmes se moquèrent de moi; de crainte, certains coururent vers leur maison.

Et quand j'atteignis la place du marché, un jeune homme, debout sur le toit d'une maison, s'écria: "C'est un fou." Je levais la tête pour le regarder; le soleil embrassa mon propre visage nu pour la première fois. Pour la première fois le soleil embrassa mon propre visage nu et mon ame s'enflamma d'amour pour le soleil, et je ne voulus plus de mes masques. Et, comme dans une extase, je criai: "Bénis, bénis soient les voleurs qui me dépouillèrent de mes masques!"

 

C'est ainsi que je devins un fou.

 

Et dans ma folie, j'ai retrouvé à la fois ma liberté et ma sécurité; la liberté d'être seul et la sécurité de n'être pas compris; car ceux qui nous comprennent nous asservissent de quelque manière"

 

***

 

La nuit et le fou

 

Je suis comme toi, o Nuit, sombre et nu; je chemine sur le sentier flamboyant , qui est au-delà de mes rêves diurnes; et là où mon pied touche terre, un chêne géant surgit.

- Non, tu n'es pas comme moi, o Fou; car tu te retournes encore pour voir combien grandes sont les traces de tes pieds sur le sable.

- Je suis comme toi,o Nuit, silencieux et profond, et dans le cœur de ma solitude repose une déesse en couches; et en celui qui naitra le Ciel s'unit à l'Enfer.

- Non, tu n'es pas comme moi, o Fou; car tu frémis encore devant la souffrance; et le chant de l'abime t'effraie.

- Je suis comme toi,o Nuit, cruel et redoutable; car ma poitrine est illuminée par des bateaux brulant dans la mer et mes lèvres sont trempées du sang de guerriers abattus.

- Non, tu n'es pas comme moi, o Fou; car tu es encore hanté par le désir d'une âme-soeur; et tu n'es pas encore devenu ta propre loi.

- Je suis comme toi, o Nuit, joyeux et heureux; car celui qui demeure sous mon toit est maintenant ivre de vin vierge; et celle qui me poursuit délecte à présent la joie de l'adultère.

- Non, tu n'es pas comme moi, o Fou; car ton âme est enveloppée d'un voile à sept plis; aussi n'es-tu pas encore à même de prendre ton cœur en main.

- Je suis comme toi, o Nuit, patient et passionné; car dans ma poitrine sont enterrés des milliers d'amoureux dans des linceuls de baisers flétris.

- Oui, fou, es-tu comme moi? Es-tu comme moi? Peux-tu donc chevaucher sur la tempête comme sur un coursier ou empoigner la foudre telle une épée?

- Je suis comme toi, o Nuit; je suis comme toi, puissant et élevé; car mon trône se dresse sur des tas de dieux déchus; et devant moi passent les jours pour embrasser le bord de mes vêtements, mais sans jamais pouvoir contempler mon visage.

- Es-tu comme moi, enfant de mon cœur le plus sombre? Peux-tu donc assumer mes pensées indomptables et parler mon langage illimité?

- Oui, nous sommes frères jumeaux, o Nuit; car tu révèles l'espace et moi je révèle mon âme.

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Extraits de Clair de femme, de Romain Gary

 

"Quand on a deux corps, il vient des moments où l'on est à moitié.

- Est-ce que je suis envahissante ?

- Terriblement, lorsque tu n'es pas là."

 

"On vit seule, pour se prouver que l'on peut. Mais on regarde un étranger comme si c'était encore possible. Et je vous ferais remarquer que je sais aussi ceci : il ne suffit pas d'être malheureux séparément pour être heureux ensemble. Deux désespoirs qui se rencontrent, cela peut bien faire un espoir, mais cela prouve que l'espoir est capable de tout."

 

"Les poings serrés disent seulement l'impuissance des poings et le courage lui-même est sujet à caution, parce qu'il aide à vivre."

 

"Elle conduisait très lentement, comme si elle craignait d'arriver quelque part."

 

"J'ai connu tant de femmes, dans ma vie, que j'ai pour ainsi dire toujours été seul. Trop, c'est personne."

 

"Je ne crois pas aux pressentiments,mais il y a longtemps que j'ai perdu foi en mes incroyances.Les"je n'y crois plus"sont encore des certitudes et il n'y a rien de plus trompeur."

 

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Extraits de Clair de femme, de Romain Gary

 

"Quand on a deux corps, il vient des moments où l'on est à moitié.

- Est-ce que je suis envahissante ?

- Terriblement, lorsque tu n'es pas là."

 

"On vit seule, pour se prouver que l'on peut. Mais on regarde un étranger comme si c'était encore possible. Et je vous ferais remarquer que je sais aussi ceci : il ne suffit pas d'être malheureux séparément pour être heureux ensemble. Deux désespoirs qui se rencontrent, cela peut bien faire un espoir, mais cela prouve que l'espoir est capable de tout."

 

"Les poings serrés disent seulement l'impuissance des poings et le courage lui-même est sujet à caution, parce qu'il aide à vivre."

 

"Elle conduisait très lentement, comme si elle craignait d'arriver quelque part."

 

"J'ai connu tant de femmes, dans ma vie, que j'ai pour ainsi dire toujours été seul. Trop, c'est personne."

 

"Je ne crois pas aux pressentiments,mais il y a longtemps que j'ai perdu foi en mes incroyances.Les"je n'y crois plus"sont encore des certitudes et il n'y a rien de plus trompeur."

 

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