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Discussion: Police et mégalomanie

  1. #1 Police et mégalomanie 
    D. ESSERHANE
    Guest
    (extrait)

    DR/Esserhane


    En effet, dans la police, la mégalomanie se développe comme la coqueluche dans les maternelles...

    J’appréhende mal cette manière de mes collègues, pourtant jadis courtois mais, qui, une fois investis d’une responsabilité quelconque au sein de la hiérarchie policière, troquent leur modestie et leur simplicité contre la méchanceté et deviennent irrévérencieux et d’une insolence à la limite de l’indécence. Ils perdent brusquement de vue le sens de l’appréciation, celui du respect et de considération envers les autres, pour ne se fixer, consciemment ou pas, que sur une excentricité maladive, accompagnée le plus souvent par la bassesse d'une vile tyrannie.

    L’oppression et l’abus du pouvoir de nos psychopathes galonnés, sont la conséquence de fâcheux incidents qui entachent, chaque année, la corporation policière, parmi les plus graves, on cite les cas du suicide par balles; cette fatale et cruelle forme d'expression a pris, depuis quelques années, une proportion assez inquiétante.

    Faut-il être psy pour expliquer ce changement brusque de la personnalité de nos responsables, apparemment sains de corps et d’esprit ?

    Dans sa forme bénigne, la surestimation de ses capacités physiques et intellectuelles, dit-on, se traduit souvent par des ambitions vouées d’office à l’échec, en raison des dispositions personnelles réellement insuffisantes.

    C’est ce qui est entièrement juste, puisque, ce genre de prétendus chefs, a-t-on constaté, n’ont jamais réussi à faire long feu. Ils seront, soit isolés, soit démis de leurs fonctions ou bien poursuivis en justice pour être jetés en pâture à la presse qui faisait d'eux son fonds de commerce.

    Mais, ce diagnostic arrive, malheureusement toujours bien tard, parce que dans le sillage de leur sinistre parcours, les dégâts occasionnés, sont incommensurables et éclipsent l’ensemble les efforts consentis par la haute hiérarchie pour garder intact le blason d'or de notre police nationale.
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  2. #2  
    D. ESSERHANE
    Guest
    Je cite le cas de mes deux chers collègues Ayad Mohamed et Benyahia Abdelkader, deux brillants officiers de police dont la présence était plus utile à Blida qu'ailleurs, ont été 'expédiés' à Alger sous la contrainte, pour la simple raison que ces deux fonctionnaires, ne plaisaient pas aux yeux du nouveau patron, fraîchement installé.

    Celui-ci se révèlera aussi méchant que le tyran Néron et brillera, tout au long de son passage à Blida, par ses manies blasphématoires à l’égard de pauvres policiers. C'était un paranoïaque au délire de grandeur qui ne s'était jamais défait de sa misérable tendance maladive à proférer des insanités, au su de la Direction Générale de la Sûreté Nationale qui, pour une raison que je ne saurai expliquer, fermera les yeux sur ses graves abus répétés.

    Il se comportera comme une ordure lorsqu’il traita l’agent Okazi Mohamed de "Boukelb’", pour la simple raison que ce dernier lui avait refusé de lui céder son berger allemand ou bien cette curieuse interrogation à l’endroit du brigadier de police Sahel Rabah, lorsqu’il inspecta un lot de tenue vestimentaire, envoyé par la Dgsn, en prévision de la saison hivernale. Je cite: "Hé ! Les policiers méritent-ils des ‘Parka’ comme celles-ci….?Pfff...!!!" Lui disait-il, d'un air désolé.

    ...
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  3. #3  
    D. ESSERHANE
    Guest
    Il prenait souvent un malin plaisir de maltraiter tous ceux qui ne lui plaisaient pas, sans discernement d’âge ou de grade. Bref, il se voyait le Bon Dieu sur terre et ne s’exprimait, à l'occasion de ses speech inutiles que pour dire ‘MOI’ – ‘JE’, en surestimant, comme il aimait à le faire, ses fausses capacités intellectuelles et sa prétendue puissance physique. Il ne manifestait aussi aucune compassion pour les policiers, et, j'insisterai là dessus: aucune compassion envers les blessés, ni de sympathie pour les morts. Il ignorait que la plus fâcheuse des offenses était celle qui émanait d’un supérieur.

    Je ne saurai passer sous silence le cas de l’officier de police Zouich Mohamed, un des rescapés du carnage de la rue Yousfi, actuellement en exercice à Medea et les violences verbales dont il a été victime de la part de ce taré, alors qu’il était, sur le brancard de l’hôpital, à demi inconscient et à deux doigts de la mort. (Un chapelet de vulgarités que je ne pourrai transcrire par respect au lecteur).

    Ce cadre devenu handicapé pour la vie, pourra, peut être un jour pardonner à ses agresseurs les blessures corporelles ayant occasionné son infirmité, mais, je ne penserai jamais qu'il irait jusqu'à pardonner les violences gratuites de son chef.

    ...
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  4. #4  
    D. ESSERHANE
    Guest
    Arrivés au commissariat central, il ne s’empêcha pas de tancer vertement, telle une canaille, les rescapés, toujours sous le choc, avec une bassesse d'esprit jamais égalée. Un de mes collègues, S. Djillali, un jeune et brillant policier du service des renseignements qui était melé au groupe, pris de colère, avait failli briser la crosse de sa mitraillette contre son dos et de se tailler en pleine nuit.

    Cette bande de sanguinaires qu’il avait, volontairement, épargnée la mise hors d'état de nuire, se révèlera, par la suite, derrière l’attaque de la brigade de la gendarmerie de Beni Mered qui s’était soldée par le vol de plusieurs armes de guerre et sera, aussi, derrière plusieurs assassinats des éléments du service d'ordre.

    L'ironie gagnera, ultérieurement, cet 'irresponsable', lorsqu'il partira vers une autre structure administrative à Alger où il connaîtra les moments les plus terribles de sa carrière. Il sera traité de la même manière avec laquelle, il avait traité, quelques années plus tôt, ses malheureuses victimes.

    Ne pouvant plus continuer à subir de l'humiliation, il jettera l'éponge et prendra le chemin de la retraite.

    Tout le monde savait qu'on était dirigés par un névrosé qui nécessitait des soins dans un asile psychiatrique. Les psychanalystes s'accordent à dire que la coprolalie serait une régression vers le plaisir des stades anal et oral. Cette tare de l'enfance aurait pesé et perturbé son évolution.

    Dans les rangs de la Direction Générale de la Sûreté Nationale, des fripouilles comme ce responsable, ne se comptaient pas sur le bout des doigts, mais à la pelle.
    Dernière modification par D. ESSERHANE 13/07/2013 à 22h18
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  5. #5 Dés tares à la corruption 
    D. ESSERHANE
    Guest
    Mais avant de regagner mon nouveau lieu de travail, je passe, comme le veut la tradition, par le Grand Minitou qui m’accorde un entretien purement protocolaire. Pendant cette prise de contact, on converse quelques instants dans son bureau, histoire pour lui, de me connaître, d’évaluer ma culture générale et surtout, mes aptitudes professionnelles.

    Après avoir fait son idée, il s’interroge sur le pourquoi de ma stagnation dans le grade d’officier de police, alors que je devais être normalement, commissaire de police, me disait-il. Je lui répondis en toute franchise, qu’il n’était plus dans mes intentions de retenter un concours du moment que les listes sont établies, non sur l’échelle des valeurs, mais, selon les critères contraires à mes principes, basées essentiellement sur la *‘Tchippa’ et que je ne nourrissais aucune ambition à ce sujet.

    Pour toute réaction, ce dernier, baissa timidement les yeux, parce qu’il ne s’attendait pas à une réponse aussi osée que celle-là. Et puis, on palabre de tout et de rien, on se serre la main et on se quitte avec un timide ‘au revoir’.

    J’apprendrai, par la suite, sans stupéfaction aucune, que ce même responsable aurait réuni tout un sac d’argent pour avoir son grade de divisionnaire. Je ne cherchais plus à recouper cette information, parce que je m’en foutais éperdument.

    Je saute dans mon véhicule et deux heures plus tard, j’entre de plein pied dans une petite ville qui n’a rien d’une ville ordinaire. Ailleurs, on qualifie cette cité de simple hameau, car on pouvait si facilement compter toutes les maisons, en moins cinq minutes. Et, me voilà reçu par mon nouvel chef de service. Un jeune commissaire de police arabisant, fraichement sorti de l’Ecole de police.

    Dés les premiers instants, j’ai su que je ne pourrai jamais m’entendre avec ce crétin. Ce dernier me présente à l’ensemble des collègues et me désigne enfin, le bureau de la police judiciaire avec du matériel flambant neuf. Je fus étonné d’apprendre, quelques instants plus tard, que le siège du commissariat, jouxtant le cimetière des martyrs, avait servi par le passé de lieu d’internement et torture de nos djounoud par les parachutistes et les gendarmes de l’armée coloniale. C'est un endroit hanté par la mort et les cris d'horreur de suppliciés. Il est aussi lugubre que les sinistres baraques des camps de concentration.

    Sur une pierre de l’édifice, on pouvait lire: 1957

    Quelle honte pour un haut responsable qui voulait péter plus haut que son c... Il avait ouvert une Sûreté dans une 'Dechra', c'est à dire, là où il ne fallait pas, car, de simples gardes champêtres auraient suffit amplement à assurer de l'ordre et la sécurité pour au moins, une vingtaine d'années.

    Tellement qu'on s'en foutait de nos gueules, le Directeur Général de la Sûreté Nationale de l'époque, n'avait, même pas pris la peine de faire de déplacement pour inaugurer l'ouverture de cette nouvelle structure, comme l'exigeait la loi.

    Ledit commissariat a été ouvert sans la présence d'aucun responsable. C'était comme on avait ouvert les grilles une piteuse porcherie.

    C'était dire combien était l'ampleur du mépris.

    Quelle honte!
    Dernière modification par D. ESSERHANE 13/07/2013 à 22h54
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  6. #6 l'autre Algérie 
    D. ESSERHANE
    Guest
    Et dans cette contrée oubliée, j’ai pu croiser l’Algérie de mes aïeux, cette Algérie profonde ancrée dans sa noble tradition ancestrale et ses valeurs typiquement humaines et, en dépit d’une criante pauvreté et de misère, les gens de là bas, ignorés, délaissés, survivent, tant bien que mal, dans un silence assourdissant.

    C'est vrai que pour connaître la valeur de la générosité, il faut avoir souffert de la froide indifférence des autres...

    Ces bédouins sont aussi d'authentiques algériens à qui, il était exigé tant d'égard et de beaucoup de considération, raison pour laquelle, je m'étais engagé à réaliser un travail d'approche et de proximité en intégrant tous les agents dans le sillage de cette noble mission, une manière pour moi d'exprimer notre sincère sympathie et traduire l'entière disposition de la Sûreté Nationale

    En quelques mois, nous avions pu tisser et rétablir le lien fraternel, basé essentiellement, sur la confiance, et les policiers craints que nous paraissions, n'étions plus considérés comme un corps étranger, mais comme faisant partie d'un ensemble endogène, au même titre que les agents de la poste ou de la municipalité...
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  7. #7 traumatismes et ingratitudes 
    D. ESSERHANE
    Guest
    J’étais profondément convaincu qu’au bout de quelques mois, j’aurai réussi à me débarrasser de l’ensemble des mes traumatismes que j’ai récoltés durant les longues années de lutte anti terroriste et prétendre à un nouveau souffle, car, contrairement au nord, le sud étaient largement épargné par la terrible violence que nous vivions et puis, là où j’étais, il n’y avait rien à gratter comme infraction susceptible de nous occuper serait-ce qu’une demie journée.

    Alors, moi, comme toute la ‘flicaille’, on roulait carrément les pouces et les plus intelligents d’entre nous, se tuaient au footing ou à la lecture pour casser la monotonie.

    Trois mois plus tard, je suis avisé, à titre personnel, que l’administration avait fini par accorder le rapprochement de mon chef de service vers son lieu de résidence et que je devais me préparer pour assurer l’intérim du commissariat en attendant la désignation d’un autre cadre supérieur. L’intérim !? Chez la Dgsn, ‘une fois n’est pas coutume’ n’existait pas. J’avais été tenu par le passé à servir de ‘bouche-trou’ et remplir le vide d’une manière gratuite et pendant de longues années. C’était pour moi, comme pour d’autres officiers dans mon cas, une charge supplémentaire à laquelle, on n’était rémunérés, ni même…remercié.
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  8. #8  
    D. ESSERHANE
    Guest
    Les jours d’après, un autre câble laconique atterri. L’antipathique chef de service fait ses valises à la hâte et décampe en signant à la va-vite la passation de consignes avec le sourire aux lèvres, les yeux écarquillés et emplis de bonheur comme pour exprimer une libération messianique. Ces dernières paroles, c’était : Bonne chance, monsieur l’officier.

    Je lui rendis un sourire hypocrite avec un geste de la main. Au fond de moi-même, je savais que mes déboires allaient commencer d’un jour à l’autre, car j’avais perdu tout de ma docilité envers mes supérieurs que je trouvais …Je n’ose pas le dire, par respect au lecteur
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  9. #9  
    D. ESSERHANE
    Guest
    Je me souviens comme si cela datait d’hier de ma première semaine du mois d’hiver. C’était un février différent des autres. Un mois particulièrement froid qui glaçait le sang dans les veines d’un grand sanglier. Curieusement, la neige, cette année-là, avait drapé toute la région de son linceul blanc et, à perte de vue, on ne voyait que cette couleur blanchâtre qui crevait les yeux.

    D’habitude, il n’y avait pas de différence notable à remarquer entre l’automne et l’hiver, m’avait-on dit, si ce n’était ces maudites tempêtes de sable se succédant, les unes aux autres, à rythmes réguliers, s'abattant le plus souvent, sans crier gare.

    Qu’elle était belle la neige. Il m’était arrivé de passer de longs moments à contempler par ma fenêtre cette admirable beauté de la nature aux pouvoirs impossibles et, lorsque je m’ennuyais, me revoilà scotché sur ma télévision à regarder défiler les infos interminables du monde ou bien à rédiger, inutilement, des bulletins de renseignements quotidiens ne mentionnant rien de particulier, en attendant, avec impatience dix sept heures pour pouvoir me libérer de mes contraintes journalières.

    Le soir, je me faisais conduire, sous bonne escorte, à mon gîte, situé à un jet de pierres du commissariat. C’était une petite résidence figée à l'extrémité d'un pâtée de maisons aux couleurs jaunies par le temps. C'était un trois pièces assez modeste et très propre auquel, j’avais usé de mes maigres économies pour joindre, un brin de luxe à ce qui m’était agréable.

    En y accédant, le premier geste à faire, c’était toujours d’allumer ma vieille chaîne en bois d’ébène pour pouvoir savourer une des symphonies de Ludwig, contenues dans une cassette usée à la corde et puis, quelques exercices magistrales au balai pour garder un semblant de propreté du parquet.

    Ceci étant fait, je me lavais soigneusement les mains et passais, sans tarder, à la cuisine où je préparais, comme il me plaisait de choisir, de ce que j’avais en tête de plats déjà improvisés.

    Le soir, j’aimais les plats légers que je cuisinais d’une main de chef. Je me considérais, depuis mon jeune âge, comme étant un petit cordon bleu gratifié par le Bon Dieu pour je ne sais quelle raison. Et, je m’y mettais à fond, la joie au cœur, sans jamais me lasser un seul instant.

    La cuisine, c’était pour moi un endroit de détente et cuisiner c’était tout comme l’amour: on y pénétrait avec abandon ou pas du tout.

    Et, pendant que tout se préparait sur un feu doux, je me mettais nu tel un ver et me laissais choir éperdument dans la salle de bain, berné par les caprices de l’eau chaude orientée droit sur mon chef pour, au moins de longues bonnes minutes, et je me laissais entrainé par les folles idées vagabondes.

    Et ce fut dans cet espace intime et vaporeux qu’une idée géniale, de vraiment inattendue, jaillissait tel un éclair dans mon esprit : Mes mémoires ! Oui, pourquoi ne pas mettre noir sur blanc cette tranche de vie marquée par la joie, de déception, malmenée aussi par tant de trahisons et de tourments, par tant d’oppressions et d’inquiétudes du lendemain.
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  10. #10  
    D. ESSERHANE
    Guest
    Je m’extirpais de ma baignoire comme une limace plus tôt que prévu, enfilais une longue serviette blanche du pendoir et me dirigeai, à pas lestes, droit vers la cuisine, absorbé par mes folles pensées. C’était une succession d’images hideuses et furtives qui se défilaient frénétiquement tel un film en accéléré, parfois monochromes, parfois d’un rouge éclatant accompagnées de cris d’horreur inhumains, de crépitement des balles incendiaires, de bruit assourdissant des bombes et d’odeur pestilentielle de la mort.

    Je sentais mon cœur s’emballer nerveusement et cru un moment qu’il allait, soit cesser de battre, soit bondir hors de son emplacement. Que c’était drôle ! En un temps si court, j’avais pu remettre en surface un vieux cauchemar qui me hantais jadis et le revoir maintenant aussi facilement dans son entière intégralité.

    Je n’avais d’autres qualificatifs que de le désigner de cauchemar, autrement dit, un rêve hallucinant dans lequel, je me voyais tantôt tenir le premier rôle, kalachnikov à la main, tantôt figurant anonyme et tantôt, spectateur incrédule d’une longue série de scènes monstrueuses, presqu’ invraisemblables, jalonnées par tant de morts et de destructions.

    C’était un vrai chef-d’œuvre satanique, nominé aux Oscars de Dante, écrit savamment et réalisé de concert par une poignée de diables d’intérêt, près à toute abomination, des personnes stupides et moribondes érigées en maîtres incontestés, guidés par deux instincts maléfiques : l’adoration du pouvoir et le goût de l’argent.
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