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Discussion: Le Mahabharata

  1. #161 La jalousie féminine 
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    La jalousie de la femme, son insécurité ou son impatience, la conduisent souvent à la dispute
    et ébranle jusqu’à l’équilibre du monde entier. C’est une constance qui ressort à la lecture du
    Mahabharata. L’histoire du jeune brahmana, Kancha,* devenu disciple de Sukra afin de lui
    soutirer le secret de la science de la résurrection en est un exemple. On le sait, la fille du
    chapelain des démons était amoureuse de lui. Celui-ci, en bon disciple cherchant à plaire à son
    maître, d’autant plus que la tâche lui avait été confiée par les Dieux, il s’était toujours montré
    affectueux envers elle. Mais lorsqu’elle lui a demandé de la marier, il a refusé, prétextant qu’elle
    était de fait presque sa sœur. N’a-t-il pas vécu dans le ventre de son père et n’est-il pas
    revenu au monde par lui ? Devayani n’était pas contente, on s’en doute, mais son père réussit
    à la consoler et la vie continua et finalement la malheureuse réussie à se détacher de lui, à
    accepter son sort, non sans quelques conséquences désagréables pour tous les deux et leurs
    descendants : Krishna fera partie de cette saga. C’est une autre histoire. Pour l’instant, je veux
    raconter l’incident en relation avec la jalousie.

    * Vous pouvez lire l’histoire complète sur mon blog : Ressusciter les morts - Le blog de Maroudiji
    Dernière modification par Laziz 29/10/2015 à 18h26
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  2. #162  
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    Le roi des asuras avait une fille du nom de Sarmistha. Devayani et Sarmistha avaient grandi ensemble et
    étaient de grandes amies. Un jour qu’elles se divertissaient dans l’eau, Indra les aperçut. À la veille de
    guerroyer contre ses ennemis constitutifs, maintenant qu’il possédait le mantra pour ramener à la vie les
    morts, une idée lui vint à l’esprit. Car un bon un roi, avant de se lancer dans une guerre frontale et totale,
    doit épuiser toutes les ressources possibles, telles la diplomatie ou la ruse, et seulement quand celles-ci
    n’ont pas donné le résultat escompté, alors la guerre devient le recours ultime.

    Il entremêla leurs vêtements et quand les filles se rhabillèrent, Devayani ne se rendit pas compte qu’elle
    avait enfilé ceux de Sarmistha. Un incident qui aurait dû créer l’hilarité entre elles se transforma en une
    dispute véhémente. Sarmistha s’offusqua de cette familiarité de la part de la fille d’un brahmana qui, après
    tout, était tenu à la solde de son père. Devayani n’apprécia pas la remarque insultante et le lui fit savoir en
    lui mettant les points sur les i. Car si le roi des asuras bénéficiait de sa puissance et de son opulence, c’était
    bien grâce au pouvoir de son père. En outre, selon le dharma, un brahmana est supérieur de par son statut
    à un kshatriya. Il faut avoir l’esprit mal tourné pour penser autrement, et ce n’est pas pour rien qu’elle et sa
    famille appartiennent à la race des démons. Cela mit en fureur Sarmistha qui la jeta dans un puits et l’abandonna.

    Quelques heures plus tard, Yayati, qui deviendra par la suite un roi immense, alors qu’il chassait par là, trouva
    la jeune fille et l’aida à sortir. Elle alla voir son père et demanda réparation. Elle exigea que Sarmistha devienne
    sa servante pour lui apprendre à vivre. Le roi et son chapelain, qui ne voulurent pas envenimer la situation davantage,
    se mirent d’accord pour que le dédommagement s’effectue ainsi, Sarmistha avait bel et bien commis une faute impardonnable.
    Dernière modification par Laziz 29/10/2015 à 19h29
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  3. #163 La femme fatale 
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    Inspiré de la lecture du Mahabharata

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  4. #164 Les Véda et le Mahabharata 
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    Cachez cette vérité que nous ne saurions voir !



    Dans la préface je lis : « Tout comme Bertolt Brecht écrit : "Le soir où la Grande Muraille de Chine fut achevée, où allèrent les maçons ? ",
    sans doute devrions-nous nous demander, en observant la grande littérature du monde : qui a vraiment fait les livres ? »

    Il y a tant de questions que l’on peut se poser sur tel ou tel sujet. Mais pour répondre à cette interrogation (l’auteur cherche ici, en fait,
    à nous faire réfléchir sur la distinction entre livre et texte, car écrire et confectionner un livre sont deux processus différents), il serait
    préférable de savoir ce que l’on entend par « la grande littérature du monde ». Il est certain que la majorité des lecteurs ne le sait pas.
    Même les gens éduqués ignorent que les Hindous cultivaient et écrivaient une excellente littérature dont les Védas furent le fleuron. Et une
    des merveilles qu’ils produisirent, entre autres, lorsqu’ils voulurent les « vulgariser » afin de les rendre accessibles à tout à chacun, 3000
    milles ans avant notre ère, est connue à travers le monde sous le nom de Mahabharata, ou la grande histoire de l’Inde. N’est-ce pas ?
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  5. #165  
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    je vous ai sûrement déjà parlé d'Al-Biruni. Sur mon blog je viens tout juste de publier
    un bon bout sur cette personnalité exceptionnelle. Voici les prochaines lignes à son sujet
    que je partage ici. Ce texte provient d'un magasine français des années 30, Le Courrier.

    Le Dieu Rama et les singes, selon Al-Biruni (Voir l'image)
    « Ici l'auteur (Al-Biruni) donne quelques dates, d'après le calcul des Indiens, notamment l'année où Rama tua Ravana;
    dans cette même année, Lakshmana, frère de Rama, tua Coumbakarna, frère de Ravana, et tous les Rakshasas* furent domptés;
    événements, ajoute l'auteur, qui, suivant les Indiens, furent racontés dans le temps même par le sage Valmiki, dans un livre
    intitulé Ramayana. L'auteur ajoute que les Indiens connaissaient, en dehors de leurs dates fabuleuses, l'époque précise de la vie
    de Rama et de la composition du Ramayana, mais qu'il lui avait été impossible de se faire donner communication de cette date,
    qui serait si importante pour nous.** »

    * Une race d’êtres diaboliques.
    ** Amusant, surtout qu’une telle donnée, « en dehors de », n’existe pas, sinon dans l’esprit des lecteurs qui découvrent ces récits.
    Les dates que fournissent les écritures sont réelles. À aucun moment les textes védiques qui sont fort nombreux, ou leurs auteurs,
    ne nous mettent en garde contre ces « dates fabuleuses ».

    L’histoire, telle que racontée dans le Ramayana, est antérieure à celle du Mahabharata de milliers d’années. Nous ne sommes pas dans
    le même âge. À l’époque de la rédaction de ce dernier, les animaux n’entretiennent plus de rapports avec les humains comme cela avait
    été le cas avec Rama et Sita. Quand le Mahabharata, cependant, décrit le début du monde, il y a de nombreuses histoires impliquant les
    animaux et les hommes. Il apparaît même que certains d’entre eux, comme les serpents, sont supérieurs à nous. Il est vrai, toutefois, que
    les animaux, en tant qu’êtres supérieurs, y sont mentionnés ici et là mais le phénomène tend à disparaître avec le temps qui passe. Par
    exemple lorsqu’Arjuna se retrouve sous les eaux d’une rivière, emporté par une femme naga, de l’espèce des serpents. Elle désirait l’avoir
    pour époux. Il lui donna un fils. Il y a ainsi quelques autres cas rares.
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  6. #166 La chute de Yayati 
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    Ce passage est extrait d'un texte que j'écris sur la théorie de l'évolution.

    -C'est bien ce que je déclarais plus haut : la génération spontanée ! L’homme apprend par lui-même...
    Un autre intervenant : Serait-ce incompatible avec la croyance que l'humain apprenne par lui-même ? Je ne comprends pas…
    -Avez-vous appris à marcher tout seul ?
    - Pas vous ? me répond-il innocemment.
    - J'ai eu des parents qui m'ont donné la main et dont j'ai observé les manières de se comporter, de parler et de manger. Par
    mimétisme, j’ai alors fait mes premiers pas, confiant en leur protection. »

    Il est à noter que, malheureusement, tout le monde n’a pas de parents aimants. Certains naissent dans des milieux misérables
    et non propices au développement culturel. C’est dire l’inégalité consécutive à ce monde ici-bas. Les athées vous répondront
    que c’est simplement une question de chance que de naître ici ou là, cela n’a rien à voir avec le destin.



    À cet égard, le Mahabharata
    , cet écrit qui raconte exhaustivement l’histoire des premiers temps de la création du monde et
    de l’humanité, nous donne une version plus adaptée à la réalité pragmatique et à sa diversité que d’autres écritures saintes,
    comme le Coran ou les deux Bibles et l’approche matérialiste. Car même si la manière de traiter cette représentation de la réalité
    nous apparait, du point de vue de notre époque, fantasque et mythique, les leçons que l’on peut tirer de ces enseignements
    singuliers sont d’une richesse inestimée. Arthur Schopenhauer a une belle façon de le dire : Les Hindous « reconnaissent d’une
    manière positive la parenté incontestable de l’homme avec toute la nature animale ; et ils le représentent toujours, par la
    métempsychose et autres systèmes, en étroite relation avec celle-ci. »

    Revenons au Mahabharata. Lorsque l’un des premiers rois de la Terre, Maharaj Yayati (mais il y en eut d’autres, notamment son
    père, le très célèbre Nahusha*) se rend sur les planètes supérieures pour vivre en compagnie des dieux, il commettra une aberration
    sans nom par manque d’humilité, ce qui est assez fréquent parmi les rois et les guerriers (kshatriyas). Cette faute le condamnera
    à retourner sur Terre pour y purger sa peine. Comme la malédiction d’un brahmana ne peut être annulée, Yayati implorera auprès des
    sages qu’il a offensés la bénédiction de renaître dans une bonne famille, soit de brahmana ou de Kshatriya. Ce faisant, comme Krishna
    l’énonce dans la Bhagavad-gita, il aura plus de chance de continuer son évolution spirituelle, là où il l’avait laissée avant de se
    compromettre. Car « À qui marche sur cette voie, dit encore Krishna, aucun effort n'est vain, nul bienfait acquis n'est jamais perdu. »

    Plus on est riche, plus on vit mieux faut croire.

    * Le roi Nahusha avait été choisi par les dieux, malgré sa condition d’humain, pour occuper le siège d’Indra, le Dieu des dieux. En effet,
    celui-ci étant devenu introuvable, il fallait vite remédier à la situation de peur d’être attaqué par l’ennemi juré. Mais au bout de quelques
    temps, le pouvoir lui ayant monté à la tête, imbu de son prestige, Nahusha commença à manquer cruellement de respect envers les dieux
    et les brahmanas. Il fut par conséquent châtié par ces derniers. Déchu du paradis, il fut rejeté sur Terre sous la forme d’un serpent.
    Mais puisque ces malédictions sont toujours accompagnés d’un moyen pour se tirer du mauvais pas dans lequel le pécheur s’est mis, ou
    du moins pour en atténuer la peine, suite à son repenti sincère Nahusha put être délivré par un membre prestigieux de sa descendance,
    le grand et humble Maharaj Yudhistir, alors en exil avec ses frères et Draupadi dans la forêt. L’humilité, Yudhistir en est la personnification.
    Tout le Mahabharata tourne autour de lui. Nahusha, ayant remercié Yudhistir pour ses leçons de sagesse, retournera au Ciel, avec les dieux.

    Vous remarquerez qu’ici ou dans l’autre monde, il y a toujours beaucoup de gens à part soi. Le nihilisme n’a pas sa place. La diversité du
    vivant est plus complexe et subtile que le « pur Brahman » ou les conceptions monistes.

    Et pour en revenir à nos moutons, une bonne naissance est plus propice à notre évolution, une famille aimante et cultivée rend la vie
    plus facile ; c’est eux qui nous façonnent, qui nous apprennent à marcher. Ils nous aiment, nous les aimons. C’est l’orgueil qui fait que
    l’on ne veut pas apprendre des dieux, voilà ce que nous enseignent ces rois védiques, le Mahabharata.
    Dernière modification par Laziz 04/09/2016 à 22h12
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  7. #167  
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    Mais respecter ceux qui le font pour d'autres raisons.

    Quand un fils ou une fille rejettent, oublient ou deviennent l’ennemi de leurs parents,
    c’est un grand malheur
    .

    Les parents, le piédestal de toutes les vertus
    Le brahmane éprouva une grande joie à écouter ce discours et il remercia chaleureusement le boucher. Après quoi, ce dernier l’invita à rencontrer son père et sa mère. Ce faisant, il tenait à lui montrer en quoi consistait son adoration spirituelle. Il le suivit et aperçut ses parents, tout en blanc, qui venaient de finir de manger, assis confortablement sur des sièges, car la maison était meublée, propre et spacieuse. Il se prosterna à leurs pieds et, de sa tête, les toucha doucement. Les parents se mirent debout et relevèrent leur fils. Ils témoignèrent du bonheur d’avoir un enfant qui les considérait vénérables tels des dieux. Le boucher présenta alors ses parents au visiteur qui fut sincèrement ravi de faire leur connaissance. Après cela, il dit: «O Kaushika, j’adore mon père et ma mère comme on adore l’un des trente-trois dieux. Ma vie entière est dédiée à leur service et je fais exactement tout ce qui est en mon pouvoir pour leur rendre la vie agréable.»

    Le brahmane était impressionné par cet amour filial. À ce moment, un sentiment de culpabilité le saisit, se remémorant la faute commise envers ses parents, les ayant abandonnés, malgré leur volonté, pour étudier les Védas et pratiquer l’ascétisme des moines errants.

    Devinant son état mental, le boucher en profita pour le conseiller: «Il est plus que temps maintenant que tu retournes voir tes parents. Ils ont beaucoup vieilli depuis ton départ et ils souffrent de ton absence. À cause de cette conduite ingrate, les fruits de tes pratiques ascétiques et la récitation des formules védiques resteront stériles. Ton retour changera tout et leur procurera un immense bonheur.»

    Le brahmane baignait dans une atmosphère spirituelle. Il observait les trois membres de cette famille et comprit que ce boucher était un être exceptionnel, au-delà de ce qu’il avait pu penser jusqu’à présent de cette caste. Il se félicita de l’humilité qui l’avait porté à écouter les conseils de cette villageoise ; elle l’avait incité à venir jusqu’ici, alors même qu’il s’était emportait contre elle, persuadé qu’elle avait manqué à son devoir. Quelle leçon de vie ! En dépit de sa colère, elle avait gardé son sang froid. Un tournant extraordinaire se produisait à présent dans le déroulement de son existence. Ce qui se passait n’avait rien à voir avec la vision qu’il avait des gens et de la vérité. Il cultivait en réalité des idées préconçues, concoctées par égoïsme et suffisance. Partant, il s’imaginait qu’il pouvait comprendre le vaste monde simplement en étudiant les Védas, sans maître spirituel, par force de sa volonté. Alors qu’il découvrait dans leur intimité ses trois magnifiques personnages, cependant si discrets et simples, il était maintenant devenu parfaitement conscient de cette vaine et orgueilleuse attitude qui consistait à ignorer le dharma, ses devoirs premiers.
    _______________

    Avec le plus important sage de l’Inde, le Rishi Markandeya, le roi Yudhistir va avoir l’opportunité de lui poser des questions auxquelles lui seul peut répondre, à part Brahma. Krishna le pourrait également puisque Yudhistir sait très bien qu’il est Adi-Purusha, la Personne suprême originelle, mais comme Krishna, en tant qu’avatar, joue le rôle (lila) d’un être humain, né à Mathura, et qu’il est son cousin, Yudhistir préfère s’enquérir au près de Markandeya qui vient tout juste d’arriver en leur présence dans la forêt.

    Je résume donc les sujets qui seront discutés et les tenants et aboutissements que je raconte brièvement sur mon blog:
    http://maroudiji.over-blog.fr/2016/0...le-deluge.html

    L’apparition de l’avatar poisson, Matsya.

    1. Le déluge
      La fin du monde
      Le sage Markandeya voit Krishna sous la forme d’un bébé
    2. Le dharma (devoirs social, politique et religieux)
      Une femme donne une leçon à un brahmana
      Un shudra, boucher de son métier, instruit ce même brahmana
      La réincarnation
      Transcender le système des castes
      L’amour le plus élever, vénérer et s’occuper des parents
    Dernière modification par Laziz 04/09/2016 à 22h10
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  8. #168  
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    Le soma est une plante sacrée dont les brahmanas savaient en extraire un liquide puissant et subtil qu’ils versaient ensuite dans le feu en offrande aux dieux. Ils buvaient aussi de cette substance, ce qui leur donnait la vision du contenu des mantras. Pour cela ils sont appelés des voyants. Grâce à cette disposition métaphysique et spirituelle, ils composèrent les Upanishads et les nombreux traités que l’on trouve dans les Védas. La Lune, Chandra, est également connue sous le nom de Soma (Chandra ou Soma sont masculins en sanskrit, la Lune étant un dieu). Son influence donne aux plantes leurs qualités médicinales. Un autre nom pour désigner le soma est l’amrita, l’élixir d’immortalité.



    Astérix et Obélix devant la potion magique
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    Dernière modification par Laziz 04/09/2016 à 22h07
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  9. #169  
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    Krishna, selon le magazine Le Monde des Religions

    Je suis ravi que Le monde des religions ait enfin publié un (tout petit) texte dans leur magazine* pour expliquer ce Dieu qu’est l’immense personnage de Krishna. Le rédacteur a tenu à préciser néanmoins qu’il est perçu comme un « vrai homme et vrai Dieu » par les hindous mais que les savants occidentaux le considèrent comme une entité mythique, depuis toujours.
    Que de précaution éditoriale ! Il ne faudrait pas que le lecteur prenne le divin Krishna au sérieux... Ne pas non plus s’illusionner avec des « travaux » soi-disant universitaires ! Après tout, ce ne sont que des textes sacrés, de la littérature… A-t-on jamais dit que les hindous étaient capables de penser par eux-mêmes ? Je ne crie pas au paradoxe, mais avouez qu’un magazine sur les religions qui s’inquiète qu’un de ses lecteurs puisse se fourvoyer et se jeter corps et âme dans l’étude de ce Dieu, ça fait bizarre.

    * Voir le ficher joint.
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    Dernière modification par Laziz 21/12/2016 à 01h02
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