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Discussion: Les saouds et les alaouites qui colonisent le maroc : axe du mal.

  1. #1 Les saouds et les alaouites qui colonisent le maroc : axe du mal. 
    Senior Member Avatar de ouarseniss-02
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    avril 2015
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    On voit clairement maintenant qu'il y a un axe du mal ou plutôt de soutien au terrorisme "daeschien" qui sème la mort partout.Cet axe est formé de plusieurs pays dont l'arabie maudite pardon saoudite et les colons alaouites pardon les "chorfas" du maroc.....
    L'arabie maudite entrainant avec elle ses satellites ( corrompus et corrupteurs) les émirats, le quatar et le koweit.
    Les alaouites du maroc, eux, fournissent la chair à canon (de préférence amazygh bien sûr).....

    Cet axe subit actuellement une contre-attaque des peuples victimes du terrorisme qui imposent à leurs dirigeants politiques de dénoncer et même de les débarrasser de cet axe du mal.Les politiciens qui n'entendent pas cet "appel" sont balayés en attendant, peut être, d'être jugés.Les exemples sont nombreux : hollandouille, clinton, cameron, renzi etc.
    Evidement chez les khorotos il n'y a pas d'élections, donc les vampires restent en place.

    En France, les victimes devraient déposer plainte contre hollande and co pour "complicité" avec le terrorisme vu qu'ils sont alliés des régimes qui soutiennent ouvertement daesch ( arabie maudite, quatar, jordanie, maroc, koweit et turquie) en lui fournissant armes, argent, soutien médiatico-politique, soutien idéologique et soldats.....
    Un sinistre français (connu) avait même ouvertement dit qu'el nosra (branche d'el quaida) faisait du bon travail en Syrie !!!!!!!!!!!!
    On se demande quel travail mais bon on le devine......
    On peut légitimement nous poser la question essentielle : d'où viennent les armes de daesch et par où transitent-elles ????????????
    Les victimes de ces barbares ont le droit de connaitre la vérité....


    Al Nosra, l’étrange allié de la diplomatie française

    par Jacques Marie Bourget -
    18 novembre 2015

    Laurent Fabius est en ce moment très malheureux. Voilà que, pris d’un excès de lucidité, Hollande est en marche pour briser sa si jolie politique étrangère. Ne vient-il pas, comme on tire la poignée de secours, de demander au Conseil de Sécurité de fédérer la « Communauté internationale » contre Daech ?

    La France, faisant semblant de ne pas perdre la face, pourrait alors faire un énorme pas de côté et rejoindre le camp du bon sens : les gens de Daech ne sont pas vraiment des types fréquentables. En revanche, pour Fabius, leurs collègues d’Al Nosra (petit nom d’Al Qaïda en Syrie) étaient jusqu’au aujourd’hui des gens admirables, des guerriers de la démocratie faisant du « bon boulot ». Patatras, voilà que ces admirables barbares, dans un communiqué, viennent d’approuver l’action exemplaire de leurs collègues de Daech engagés dans les attentats du vendredi 13. Laurent, il est temps de rendre ton tablier pour retourner faire du cheval. Pour le remplacer il semble que Guigou soit en selle… Ca ne peut pas être pire.

    Pour les lecteurs curieux, voilà ce que Mondafrique a déjà publié sur Al-Nosra/Al-Qaïda et le ministre des Affaires étrangères de la France.



    Fabius, un bombardier à géométrie variable.

    Est-ce l’effet de son statut d’intermittent du sommeil -et par conséquence intermittent de l’éveil- que notre ami Fabius ne se souvient plus très bien de ce qu’il dit ? Qu’il a la mémoire qui flanche ? Un article du Monde, publié de 2 octobre nous en apprend une bien belle : Fabius Laurent approuve ce que Laurent Fabius réprouve, le bombardement des djihadistes d’Al-Nosra. Voilà comment Le Monde nous présente la chose. Aux Nations Unies, à New York, à l’occasion du sommet mondial des chefs d’Etats réunis pour l’Assemblée plénière, John Kerry discute avec son équivalent russe Sergeï Lavrov. Il s’agit de faire la police de l’air afin que les avions de chasse de la « coalition » ne se heurtent pas à ceux de Moscou, voire de Tel Aviv…

    Mis au courant de la volonté de Poutine d’en finir avec les fous de Dieu, informé aussi de la conversation entre Kerry et Lavrov, Fabius ouvre un œil et lance « Si c’est Daech et Jabbat Al-Nosra qui sont visés, alors les frappes russes sont les bienvenues » ! Le réveil a-t-il sonné trop brutalement, faisant dérailler la langue diplomatique de « Fafa » ? Toujours est-il que nous voilà subitement loin de la ligne tenue pendant une longue période où il s’agissait à tout prix de faire passer Al-Nosra, autrement dit Al-Qaïda, pour des enfants du bon Dieu.
    "Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre, ni une vie à un seul espoir."

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  2. #2 Chouf ya meskine...... 
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    Wikileaks : pour Hillary Clinton, « l'Arabie Saoudite et le Qatar financent Daech »

    11 Octobre 2016 à 22h22
    Un des e mails dévoilés met en évidence les faux-semblants des États du Golfe envers Daech.

    Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, avait promis de fortes révélations, voici en une. Dans une correspondance d’août 2014, la candidate à la Maison Blanche a identifié des liens « clandestins et financiers » entre les pays du Golfe et l’État islamique.

    Les 2 000 messages sortis lundi 10 octobre font partie du second lot de courriels révélés depuis quatre jours par Wikileaks. Julian Assange a signalé que l’organisation en détenait près de 50 000, et qu’ils pouvaient avoir un impact significatif sur la campagne présidentielle américaine.

    Pour preuve, ce courriel dans lequel Hillary Clinton liste un plan en huit points à John Podesta, à l’époque conseiller de Barack Obama, sur la stratégie en Syrie. Selon elle, il fallait soutenir les Kurdes en Syrie et en Irak à l’aide de conseillers militaires pour détruire Daech. Jusque-là, rien de bien subversif. Mais les échanges montrent également que la candidate savait que le Qatar et l’Arabie Saoudite apportaient « clandestinement une aide financière et logistique » à Daech, malgré la coopération de façade engagée avec les États-Unis dans le conflit syrien.

    « Nous devons mettre la pression sur les gouvernements qataris et saoudiens, qui soutiennent secrètement, financièrement et appuient logistiquement Daech et les autres groupes sunnites radicaux », a écrit Hillary Clinton selon WikiLeaks. Et de poursuivre : « Les Qataris et les Saoudiens seront ainsi pris en étau entre leur politique d’expansion pour dominer le monde sunnite et les conséquences de notre pression diplomatique et militaire ».

    Source : L'opinion.
    "Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre, ni une vie à un seul espoir."

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  3. #3  
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    IL VISE À DÉTOURNER L'ALGÉRIE DE LA CAUSE SAHRAOUIE

    Le Maroc derrière la création du Mujao
    Par Ahmed MESBAH - Lundi 03 Septembre 2012 00:00


    Les provocations de Rabat à l'encontre d'Alger ont franchi un cap dangereux avec son appui au Mujao.

    Le Maroc a-t-il trouvé un stratagème pour empêcher l'Algérie de poursuivre le soutien d'une solution juste au conflit du Sahara occidental? C'est ce que semble indiquer l'implication de ce pays dans la création du groupe terroriste du Mujao lequel se spécialise dans la prise d'otages. Selon une source informée, les accointances du royaume avec ce groupe ne souffrent plus d'aucun doute.
    Il est ajouté que c'est le seul outil sorti tout droit des services secrets du royaume pour conduire l'Algérie à s'embourber dans le conflit sahélien, délaissant de ce fait un autre conflit qui se déroule à ses frontières Ouest.
    D'ailleurs, l'annonce de l'exécution d'un otage algérien intervient suite au revers subi par le Maroc à propos de la question du Sahara occidental. Il est donc certain que le chef du Mujao se présentant comme étant un certain Hamada Ould Mohamed Kheirou, alias Abu Qumqum, n'est qu'un agent inféodé aux services de renseignements marocains et qu'il fagote sous leurs ordres.
    Le groupe n'a-t-il pas kidnappé des humanitaires occidentaux dans le camp de Tindouf dans le but de tenter, en vain, d'impliquer le Polisario dans sa stratégie? s'interroge notre source.
    Tous ces agissements sont pour le royaume un bon moyen de détourner aussi l'attention sur les problèmes intérieurs qui ne cessent de remonter à la surface.
    Le groupe terroriste fait justement parler de lui au moment où la crise économique et la lutte entre le parti islamiste au pouvoir et le Palais ont atteint leur paroxysme. Le Maroc ne serait pas loin, non plus, de penser que la création du Mujao est une façon de se venger de sa non-intégration au sein du Comité des chefs d'Etats-majors des pays du Sahel. Pourtant, une raison simple préside à ce choix: le Maroc ne fait pas partie du Sahel.
    En tout, il ne s'agit là que d'une énième provocation du palais à l'encontre de l'Algérie. N'a-t-il pas agi de même en 1994 lorsqu'il a accusé le pays d'être derrière les attentats de Marrakech?
    Depuis, l'Algérie ne consent plus à ouvrir ses frontières avec le Maroc. Ce qui s'ajoute à la longue liste de griefs que le Palais ressasse régulièrement.
    Personne n'avait pensé que ce procès d'intention allait contribuer à provoquer la mort de diplomates.
    "Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre, ni une vie à un seul espoir."

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  4. #4  
    Senior Member Avatar de remo
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    ouarseniss-02

    tu avales tout ce qui tu lis et entends à gauche et à droite....filtres un peu et ne te laisse pas manipuler !!!!!!!!!
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  5. #5  
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    ouarseniss-02

    tu avales tout ce qui tu lis et entends à gauche et à droite....filtres un peu et ne te laisse pas manipuler !!!!!!!!!
    Expliques-moi cette "manipulation" amigo.............
    Ce sont des faits.
    "Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre, ni une vie à un seul espoir."

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  6. #6  
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    L'Arabie saoudite, principal bailleur de fonds de Daech ?

    Fin avril 2015, un rapport du Congrès américain affirmait que Daech recevait des transferts d’argent conséquents venus de donateurs privés du Qatar, du Koweït et d'Arabie saoudite.

    Vincent MonnierPublié le 21 janvier 2016 à 10h52



    A chaque nouvel attentat, les soupçons resurgissent dans l’opinion publique. Les preuves de financements directs demeurent toutefois difficiles à établir. A ce stade des enquêtes, il apparaît que les cellules terroristes de "Charlie Hebdo", de l'Hyper Cacher et des attentats du 13 novembre n'ont pas bénéficié de soutiens financiers extérieurs. Il n’en est pas de même pour l’organisation terroriste elle-même.

    Fin avril 2015, un rapport du Congrès américain affirmait que Daech recevait des transferts d’argent conséquents venus de donateurs privés du Qatar, du Koweït et d'Arabie saoudite. Et le Center for Strategic and International Studies de Washington chiffrait ces donations à près de 40 millions de dollars sur la période 2013-2014.

    "Il y a une grande proximité idéologique entre Daech et une partie de la population saoudienne, explique pour sa part Pierre Conesa, ancien haut fonctionnaire du ministère de la Défense, auteur du "Guide du petit djihadiste" chez Fayard.
    Près de 2.500 combattants saoudiens sont dans les rangs de l'EI. Parmi eux des rejetons de riches familles qui financent le combat de leur progéniture."

    Lire"Toutes les routes du djihad mènent à Riyad"

    En 2013, un cheikh saoudien parti combattre en Syrie lançait une campagne de collecte baptisée "Faites le djihad avec votre argent". Une offrande de 175 dollars (soit l’équivalent de 50 balles achetées) permettait au donateur d’obtenir le statut "Argent".

    Eviter les détournements

    Pourtant, les choses seraient en train de changer selon la sénatrice UDI, Nathalie Goulet, vice-présidente de la commission des Affaires étrangères du Palais du Luxembourg qui doit bientôt se rendre en Arabie saoudite pour visiter les institutions financières. La sénatrice affirme :
    Les Saoudiens savent qu’ils ne peuvent pas prétendre au leadership du monde sunnite contre Daech et laisser prospérer des flux financiers suspects."

    Preuve de cette volonté d’exercer un contrôle plus étroit ? En janvier 2015, le gouvernement saoudien a suspendu une campagne de dons en faveur du peuple syrien. Près de 61 comptes d’associations ont été bloqués pour éviter de possibles détournements vers Daech.

    Reste l’arme idéologique. "Via la Ligue islamique mondiale qu’il finance à coups de milliards et dans une totale opacité, le royaume exporte le salafisme, l’idéologie religieuse qui fait le lit de Daech", considère Pierre Conesa.



    Vincent Monnier

    Source : l'obs
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  7. #7  
    Senior Member Avatar de ouarseniss-02
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    Ce régime maudit a non seulement propagé du terrorisme sanguinaire partout dans le monde mais pire il a carrément cherché par tous les moyens à atomiser le monde musulman avec sa guerre chiite-sunnite (juste pour bloquer l'Iran et sa révolution et surtout pour ne pas souffrir de la comparaison avec les réussites incroyables de l'Iran malgré l'embargo des ennemis de l'islam)....
    Ce régime esclavagiste, corrompu et raciste dilapide les milliards du peuple de la péninsule arabique en achetant des armes qui tuent les musulmans, en fréquentant les endroits sales de la planète (prostitution, drogue, jeux etc...) et aussi en dépensant beaucoup en cadeaux pour ses protecteurs occidentaux et pour ses "soldats" en Syrie, Irak, Yemen, Libye, Nigéria, Maghreb, Europe etc.....
    Au lieu de developper le pays et le monde musulman, au lieu de créer des richesses, au lieu d'utiliser l'argent du hadj et de l'Omra pour aider les musulmans dans le monde, au lieu d'être au-dessus des luttes intestines et fratricides pour calmer et jouer le médiateur, au lieu d'être tout simplement digne d'un "gardien des lieues saints" et d'être un phare et une bonne image de l'islam etc...Eh bien non, ce régime pourri est tout le contraire....Qu'il soit maudit.....Laânahoum ellah.....
    Remarquez que souvent ses "investissements" dans les pays "frères" sont surtout des hôtels pour aller passer du "bon temps" avec les filles ou pire encore.

    Evidement, n'oublions pas son petit protégé du maghreb, le maroc alaouite (alaouites d'origine saoudienne...Tiens....Tiens... ) pourvoyeur de terroristes et de dealers qui empoisonnent et tuent en Afrique et en Europe notamment en France et en Belgique....

    Ces 2 régimes ignobles et répugnants bénéficient d'une complicité honteuse et criminelle en France, Belgique et ailleurs.c'est vrai que passer ses vacances gratuits et offerts dans un château de mimi6 est plus important pour ces politiciens que défendre leurs concitoyens.....
    "Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre, ni une vie à un seul espoir."

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  8. #8  
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    Source : Consortiumnews.com, le 14/11/2015

    Exclusif : Alors que le bilan des morts des attentats de Paris continue de s’aggraver, le président Hollande dénonce “un acte de guerre” de l’État islamique, mais, nous explique Daniel Lazare, la réalité sous-jacente est que les riches amis de la France dans le Golfe persique sont les complices de cette horreur.

    Par Daniel Lazare

    Au lendemain du dernier attentat terroriste de Paris, la question n’est pas de savoir quel groupe en particulier est responsable de l’attaque, mais en tout premier lieu de savoir qui est responsable de l’émergence de l’État islamique et d’Al-Qaïda. La réponse qui a émergé de plus en plus clairement au cours de ces dernières années est que ce sont les dirigeants occidentaux qui ont utilisé des portions croissantes du monde musulman comme terrain pour leurs jeux guerriers, et qui viennent maintenant verser des larmes de crocodile sur les conséquences de leurs actes.

    Ce phénomène a commencé dans les années 80 en Afghanistan, où la CIA et la famille royale saoudienne ont quasiment inventé le djihadisme en essayant d’imposer aux Soviétiques une guerre à la vietnamienne juste dans leur arrière-cour. C’est ce qui s’est passé aussi en Irak, que les États-Unis et la Grande-Bretagne ont envahi en 2003, déclenchant ainsi une guerre civile féroce entre les chiites et les sunnites.

    C’est ce qui se passe aujourd’hui au Yémen où les États-Unis et la France aident l’Arabie saoudite dans une guerre aérienne de grande ampleur contre les chiites Houthis. Et c’est ce qui se passe en Syrie, théâtre du jeu guerrier le plus destructeur, là où l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe fournissent armes et argent à Al-Qaïda, à l’État Islamique, connu aussi sous les noms d’ISIS et de Daech, et à des organisations du même type, ce que les États-Unis savent parfaitement.

    Les dirigeants occidentaux encouragent cette violence tout en s’en indignant quasi simultanément. En avril 2008, un responsable du ministère des finances a témoigné, lors d’une audition devant le Congrès : “L’endroit d’où part l’argent que reçoivent les groupes terroristes sunnites et les Talibans reste prioritairement l’Arabie saoudite.” [cf Rachel Ehrenfeld « Their Oil is Thicker Than Our Blood » dans Saudi Arabia and the Global Islamic Terrorist Network : America and the West’s Fatal Embrace (New York: Palgrave Macmillan,2011), p. 127.]

    En décembre 2009, Hillary Clinton a indiqué dans une note diplomatique confidentielle que les donateurs d’Arabie saoudite constituaient, et ce au niveau mondial, la source la plus importante de financement des groupes terroristes. En octobre 2014, Joe Biden a déclaré aux étudiants de la Kennedy School de Harvard : “les Saoudiens, les émirats, etc. […] sont si déterminés à provoquer la chute d’Assad et surtout à mener par procuration une guerre chiites contre sunnites […] [qu’]ils ont versé des centaines de millions de dollars et fourni des dizaines de milliers de tonnes d’armement militaire à tous ceux qui voulaient se battre contre Assad, sauf que ceux qui ont reçu cette manne, c’étaient Al-Nosra et Al-Qaïda.”

    Le mois dernier, le New York Times s’était plaint dans un éditorial de ce que les Saoudiens, les Qataris et les Koweitiens maintenaient leurs donations non seulement à Al-Qaïda mais aussi à l’État Islamique.

    Cependant, même si on a souvent promis d’arrêter de financer ces groupes, les robinets sont demeurés grand ouverts. Les États-Unis ont non seulement approuvé de telles pratiques, mais ils en ont même été partie prenante. En juin 2012, le Times a écrit que la CIA travaillait avec les Frères Musulmans à faire passer aux rebelles anti-Assad des armes fournies par les Turcs, les Saoudiens et les Qataris.

    Deux mois plus tard, la Defense Intelligence Agency, le Bureau du renseignement militaire, a indiqué qu’Al-Qaïda, les salafistes et les Frères Musulmans dominaient le mouvement rebelle syrien, que leur but était d’établir une “principauté salafiste dans l’est de la Syrie” là où se trouve maintenant le califat et que c’est “précisément ce que veulent les puissances qui soutiennent l’opposition”, c’est-à-dire l’Occident, les États du Golfe et la Turquie, “afin d’isoler le régime syrien.”

    Plus récemment, l’administration Obama n’a soulevé aucune objection lorsque les Saoudiens ont fourni à Al-Nosra, la branche officielle syrienne d’Al-Qaïda, des missiles de pointe TOW pour l’aider lors de son offensive dans la province d’Idleb au nord de la Syrie. Elle n’a pas protesté quand les Saoudiens ont souhaité très vivement accroître leur aide à ces groupes, en réponse à l’intervention russe qui soutient le régime affaibli d’Assad.

    Il y a deux semaines, Ben Hubbard du Times a indiqué que les troupes des opérations spéciales américaines introduites dans le nord de la Syrie avaient reçu l’ordre de travailler avec des rebelles arabes qui avaient précédemment collaboré avec Al-Nosra et qui – bien qu’Hubbard ne le précise pas – ne manqueront sûrement pas de le faire de nouveau quand les Américains seront partis.

    Collaboration, vous avez dit collaboration ?

    Bien qu’ils vouent une haine éternelle à Al-Qaïda, les États-Unis et leurs alliés du Golfe travaillent main dans la main avec ces mêmes forces, lorsqu’il s’agit d’atteindre certains objectifs. Pourtant, à présent, de Washington à Riyad, les dirigeants se désolent fort de ce que ces mêmes groupes mordent la main qui les nourrit.

    C’est là un scénario qui s’est trop souvent répété ces dernières années. “Terrorisme” est un terme quasiment dépourvu de sens, qui brouille et obscurcit les événements plus qu’il ne les éclaire. Les attaques du 11 septembre ont mené à “une guerre mondiale contre la terreur” et, en même temps, à une vertigineuse dissimulation à propos de ceux qui étaient effectivement responsables de cette terreur.

    Une chape de plomb s’est abattue sur le rôle joué par les Saoudiens en Afghanistan, où est né le réseau de ben Laden, et l’administration Bush a discrètement exfiltré des États-Unis 140 Saoudiens, y compris une vingtaine de membres de la famille ben Laden, après que le FBI les eut entendus, d’une façon plus que superficielle.

    Quand le régent saoudien Abdallah ben Abdelaziz , qui devait encore attendre trois ans avant de régner officiellement, a rendu visite à Bush dans son ranch du Texas en avril 2002, le président a à peine fait allusion au World Trade Center et il a coupé la parole à un journaliste qui insistait pour en parler.

    “Oui, moi, le prince héritier condamne vigoureusement les individus qui ont tué des citoyens américains. Nous travaillons constamment avec lui et son gouvernement, pour l’échange de renseignements et pour tarir la source des financements … ce gouvernement se donne du mal et c’est quelque chose que j’apprécie énormément.”

    Bush mentait. Un mois seulement avant cette visite, Robert Kallstrom, l’ancien sous-directeur du FBI, s’était plaint que les Saoudiens ne montraient pas beaucoup d’empressement à enquêter. “Ils ne donnent pas l’impression de faire grand chose, et franchement, ça n’a rien de nouveau.”

    En avril 2003, Philip Zelikow, le néoconservateur en charge de la commission du 11 septembre, s’est séparé d’une investigatrice, Dana Leseman, quand celle-ci s’est montrée trop déterminée à enquêter sur les liens avec l’Arabie saoudite. [cf Philip Shenon, The Commission : The Uncensored History of the 9/11 Investigation (New York: Twelve, 2008), pp 110-13.]

    L’épisode le plus étonnant de l’étouffement d’une partie de l’enquête, c’est ce qui s’est passé pour un chapitre de 28 pages d’un rapport du Congrès, qui traitait de la question de la complicité de l’Arabie saoudite. Ce rapport a été, dans son ensemble, lourdement remanié, et ce chapitre s’est, quant à lui, trouvé entièrement supprimé. Bien qu’Obama, peu après être entré en fonction, ait promis à une veuve du 11 septembre, Kristen Breitweiser, de veiller à ce que ce chapitre soit rendu public, il n’en a rien été.

    Au lieu d’identifier les responsables, Washington a préféré laisser les Américains dans l’ignorance. Au lieu d’identifier les vrais coupables, l’administration Bush, soutenue par les Démocrates et la presse, a préféré blâmer de vagues et “infâmes individus” d’un autre monde. Le même phénomène s’est produit en janvier dernier avec le massacre à Charlie Hebdo. On a beaucoup évoqué les insignes “Je Suis Charlie” et les grandes manifestations, où se trouvaient notamment Netanyahou, Sarkozy et l’ambassadeur d’Arabie saoudite, mais on n’a pas fait allusion aux rapports qui s’empilaient à propos des contributions financières des Saoudiens. C’est, en effet, à cette source que s’abreuve Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique, le groupe qui a entraîné Chérif Kouachi et a manifestement fomenté l’attaque.

    Les rapports selon lesquels Riyad a depuis collaboré avec l’AQAP (Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique) dans sa guerre contre les chiites Houthis ont connu le même sort. Les avions saoudiens sèment la mort et la dévastation dans tout le Yémen, Al-Qaïda a pris le contrôle d’une ville de l’est, Mukalla, un centre pétrolier et un port maritime de 300 000 habitants et s’est aussi emparé de certaines parties d’Aden. Le groupe a ainsi accumulé un arsenal de dizaines de tanks T-55, de chars 22, mais également des missiles antiaériens et d’autres armes.

    Personne n’a tiré la sonnette d’alarme

    Une telle situation devrait avoir de quoi alarmer Washington, pourtant tous se sont contentés de hausser les épaules. L’administration Obama continue à encourager l’Arabie saoudite dans son attaque contre la plus pauvre des nations du Moyen-Orient, elle lui fournit un appui technique et une aide navale, tandis que la France, si désireuse de supplanter les États-Unis dans son rôle de premier fournisseur d’armes du royaume, appuie ce pays, elle aussi.

    Le président français, François Hollande, soutient ainsi le royaume, qui soutient les forces, qui ont soutenu les auteurs du massacre de Charlie Hebdo. Il soutient aussi un royaume qui permet à l’argent d’affluer vers ISIS, groupe qu’il identifie désormais comme responsable des dernières atrocités en date.

    Hollande préfère battre sa coulpe et lancer des appels vibrants à “la compassion et à la solidarité” plutôt que de revoir d’abord ses liens avec ceux qui sont à l’origine de telles attaques.

    Au niveau le plus fondamental, il s’agit d’une crise à propos du pétrole, de l’argent et d’un empire américain qui reste paralysé devant le désastre qu’il a créé au Moyen-Orient. Quand Obama a lancé son célèbre appel pour un changement de régime à Damas – “Pour le bien du peuple syrien, le temps est venu pour le président Assad de démissionner” – cela semblait un jeu d’enfant.

    La révolte montait, le régime ne tenait plus qu’à un fil, et on pensait que ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’Assad ne subisse le même sort que Kadhafi. “Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort,” Hillary Clinton criait victoire, quelques mois près la mort de Kadhafi ; on pensait alors qu’Assad n’allait pas tarder lui non plus à mourir sous les coups d’une foule insurgée.

    Assad s’est cependant avéré plus résistant que prévu, principalement parce qu’il pouvait compté sur un parti de poids qui, bien que corrompu et coupé des réalités, jouissait tout de même encore d’un soutien populaire important. A mesure qu’il se montrait capable de rester au pouvoir, les États-Unis se trouvaient pris dans une guerre de plus en plus sectaire, menée par des extrémistes sunnites financés par des pays du Golfe.

    Confronté à un dilemme entre d’un côté, Assad, et de l’autre, ISIS et Al-Qaïda, Obama a hésité et traîné des pieds, refusant de s’engager pleinement dans la cause des rebelles, mais échouant à s’opposer quand ses amis les plus proches financent les organisations que les USA considèrent officiellement comme des suppôts de Satan.

    Au lieu de venir à bout d’ISIS, cette politique du ni-ni a laissé s’envenimer la situation. L’organisation est plus riche que jamais, ses troupes avancent dans de flamboyants pick-up Toyota et disposent de moyens techniques sans précédent. Il y a deux semaines, elle a, sans doute, abattu un avion de ligne russe dans le Sinaï. Jeudi, elle a dépêché deux tueurs-kamikazes dans une banlieue chiite de Beyrouth, lesquels ont fait 43 morts et plus de deux cents blessés.

    Et à présent, selon les autorités françaises, ISIS a envoyé une équipe d’au moins huit militants pour mitrailler différents endroits à Paris. Se référant manifestement aux bombardements occidentaux contre des cibles ISIS en Syrie, un tireur aurait crié pendant l’assaut du Bataclan : “Ce que vous faites en Syrie, vous allez le payer maintenant.”

    Ce spectacle d’horreur est produit par Washington, Riyad et l’Élysée.
    "Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre, ni une vie à un seul espoir."

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  9. #9  
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    Entre 2011 et 2014, Daech a attiré 7 fois plus de Marocains que sous l'ère
    d'Al-Qaïda en Irak durant la période 2006 et 2007.
    Ce chiffre ressort d'un rapport du
    Centre de lutte contre le terrorisme de l'Académie militaire américaine West Point,
    qui a comparé le profil des djihadistes à ces deux époques. Zoom sur ces
    combattants originaires du Royaume.
    Les chercheurs ont utilisé deux liasses de documents:
    - Les documents dits de Sinjar, trouvés par l'armée américaine en Irak dans la ville de
    Sinjar. Cette liasse est appelée 'Sinjar records', elle fait partie des prises de l'armée
    américaine lors d'un raid en septembre 2007.
    Elle comprend des données relatives à 584 recrues d'Al Qaida (2006-2007). Il s'agit de
    Page 1/3
    formulaires que les recrues remplissaient à leur arrivée.
    - La deuxième liasse comprend 4.119 dossiers de personnel de l'État islamique des
    étrangers qui ont rejoint ce groupe sur une période de 47 mois entre 2011-2014, qu'un
    déserteur a fourni à NBC.
    L'étude suscite deux réserves:
    -la première liasse, avec 584 formulaires dans une seule ville est trop restreinte.
    -la seconde liasse provient des documents de la NBC qui
    sont sujets à caution,
    comme nous l'avions expliqué par le passé
    .
    Cela étant dit, malgré ces réserves, voyons ce que dit l'étude de la prestigieuse
    académie West Point.
    La première période, celle des documents de Sinjar, est relative à Al Qaida. Elle révèle
    des recrues qui sont souvent jeunes et dont la provenance est concentrée sur certains
    pays et régions, tels que l'Arabie saoudite et la Libye.
    La seconde période, celle de Daech, montre des recrues de tous les âges, venues de
    toutes les régions du monde, même d'Europe, d'Amérique ou d'Asie, voyageant parfois
    en famille.
    Les Marocains, partis rejoindre les rangs de Daech, peuvent être plus jeunes ou plus
    vieux qu'à l'époque d'Al-Qaïda en Irak, d'après le rapport "
    Then and Now: Comparing the
    Flow of Foreign Fighters to AQI and the Islamic State
    ".
    D'après l'un des graphiques de cette étude,
    la recrue marocaine la plus jeune de
    Daech a autour de 17 ans et la plus âgée, près de 55 ans
    alors que sous Al-Qaïda,
    elle avait 18 ans et la plus vieille, 35 ans. Une fourchette plus grande qui "suggère qu'une
    plus large et plus diversifiée partie de la société est attirée par l'EI".
    Une poussée de terroristes en moins de 10 ans au Maroc
    Les chiffres parlent d'eux-mêmes. En effet, d'après les données récoltées, Al-Qaïda en
    Irak comptait dans ses rangs 36 combattants marocains issus de quatre villes du
    Royaume et Da'ech, 254 venus de 63 communes éparpillées sur le territoire. En clair, 7
    fois plus. L'anti-terrorisme marocain estime le nombre de Marocains ayant rejoint Da'ech,
    dans la fourchette 1.200 à 1.500 personnes.
    Sur la carte du Maroc, des
    petits foyers
    apparaissent ou grossissent, et pour certains
    de façon spectaculaires. Ainsi,
    Béni-Mellal, Rabat, les villes autour de Sebta et Mélilia
    , celles se situant plus dans le centre ou encore dans le sud, ont vu s'envoler des
    habitants pour se battre sur les théâtres syrien ou irakien.
    A l'époque où
    AQ
    était le groupe terroriste n°1,
    Casablanca lui a fourni, à elle-seule,
    Page 2/3
    65 % de ses nouvelles recrues marocaines,
    selon l'échantillon de Sinjar.
    Mais, cet
    impressionnant chiffre a chuté à 4,5 % pour Daech
    . "Il y a une chance que le taux
    concernant Casablanca pour AQ, ait été gonflé, nuancent les auteurs, car la ville était
    leur dernier point de départ plutôt que leur lieu d'origine". Autres explications: le
    développement des infrastructures de transport telles que les aéroports régionaux, peut
    avoir contribuer à cette baisse significative, tout comme la lutte contre le terrorisme.
    Casablanca a été secouée par une série d'attentats-suicides en mai 2003.
    A Tanger et Tétouan, le nombre de djihadistes partis, a été multiplié par 6,
    passant de 8 combattants pour l'AQ à 55 pour la Syrie
    . "Cette région a une histoire
    connue de radicalisme, peut-on lire dans le rapport, peut-être influencée par le manque
    d'opportunités économiques, la facilité d'accès à l'Europe et la familiarité avec la
    criminalité, ainsi que les organisations clandestines (en raison en partie du trafic de
    stupéfiants actif)."
    Fès n'a pas été épargnée par cette vague. Entre 31 et 36 de ses résidents ont décidé
    d'apporter leur soutien sur le terrain à Da'ech. L'enquête pointe du doigt la situation
    économique de la ville, avec le manque d'opportunités pour la population, dont celle
    diplômée. Après avoir épluché les différentes fiches des anciens de Fès, les auteurs ont
    pu constater que 59% d'entre eux sont passés sur les bancs de l'école primaire et
    secondaire, seulement 5% étaient arrivés au lycée, mais surtout, 16% avaient fait des
    études à l'université.
    Les jihadistes marocains, des bombes humaines
    Le Maroc a produit le plus de kamikazes, d'après "fichier Sinjar
    "
    : 22 se sont fait
    exploser sur 24, soit 91,7 %. Un pourcentage effrayant qui est descendu à 16,2 % à la
    lecture des documents signés Da'ech.
    Mais si on regarde de plus près les chiffres, ce ne sont pas moins de 40 personnes sur
    les 247 enregistrées dans les colonnes de l'EI. "Le Maroc, l'Arabie Saoudite et la Libye -
    apparaissent sur les deux listes (celle de Sinjar et celle de Da'ech concernant les
    attentats-suicides), soulèvent les auteurs, ce qui indique qu'il y a eu un certain degré de
    cohérence avec les recrues des pays qui veulent servir de kamikazes au fil du temps"

    Source : Medias24
    "Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre, ni une vie à un seul espoir."

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    Le Maroc finance t-il le terrorisme islamiste au Maghreb ?

    23 Décembre 2013

    C’est du moins ce que laisserait entendre Abdelmalek Sellal, le Premier ministre algérien. Cela est tout à fait probable d’autant plus que deux autres monarchies, l’Arabie Saoudite et le Qatar, sont clairement impliquées dans le financement des réseaux islamistes au Maghreb, en Egypte et surtout en Syrie. Certains pays occidentaux le savent mais ils laissent faire…jusqu’au jour où cela leur explosera à la figure ! L’Algérie ne se laisse en tout cas pas faire et elle le fait savoir par la voix de son Premier ministre, dont voici les propos traduits par nos soins.

    Le Maroc finance t-il le terrorisme islamiste au Maghreb (vidéo)?
    « Nous sommes capables d’employer la force en frappant fort et d’un seul coup. Nous n’avons aucun problème sur ce plan là et nous en avons la force et les moyens. Mais nous disons qu’il vaut mieux traiter de manière plus calme ».

    « Même chose pour la drogue. Et je l’ai dit aux Tunisiens : qui finance les terroristes de Djebel Chaambi, si ce n’est les narcotrafiquants. C’est bien connu et nous avons des preuves incontestables. Et c’est la même chose en Libye et ailleurs. Ce n’est pas une solution, non ce n’est pas du tout une solution. En tout cas, l’essentiel pour nous c’est de veiller à la sécurité de notre société et je rappelle que nous œuvrons pour le bien et non pas pour le mal ».

    Depuis l’époque de Hassan II, c’est un secret de polichinelle que la culture et le trafic de drogue constitue un secteur important de l’économie parallèle marocaine. Tout le monde savait que le moyen Atlas était un immense champ pour la culture du pavot. Mais que les narcotrafiquants et les islamo-terroristes soient dans une alliance stratégique, cela est nouveau dans la région. Nouveau mais pas inédit. Outre le soutien financier du Qatar et de l’Arabie Saoudite, c’est par la production du cannabis et de l’héroïne que les talibans et Al-Qaïda ont pu mener la guerre contre l’URSS, puis contre le peuple Afghans.

    Les arabo-islamistes n’ont aucun scrupule à mener le djihad avec l’argent sale de la drogue d’autant plus que ce trafic permet aussi de détruire l’Occident de l’intérieur. Ils sont gagnants à triple titre : ils s’enrichissent, ils mènent le djihad au nom d’Allah, et ils empoisonnent la jeunesse occidentale.

    Pour le Qatar, c’est le Frère musulman Hamad Ben Jassim al-Thani, le harki d’Israël et de l’Amérique, aujourd’hui caché quelque part en Europe, qui finançait le terrorisme islamiste, y compris Al Qaïda, au Maghreb, en Orient et en Afrique. Avec le pachyderme qatari tombé en disgrâce comme lui, il est le principal accusé de crimes contre l’Humanité en Syrie.

    Pour l’Arabie Saoudite, c’est bandar Ben Sultan Ben Abdelaziz al-Saoud qui soutient et finance les réseaux terroristes islamistes dans le monde. L’ancien directeur du renseignement intérieur français, Bernard Squarcini, l’a confirmé dans le livre qu’il vient de publier, « Renseignements français : les nouveaux enjeux ». Bernard Squarcini dévoile les coulisses de la politique française en Syrie et son alliance avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui soutiennent des groupes armés. Il avoue son inquiétude sur le retour de milliers de djihadistes européens partis combattre en Syrie et assure que Bandar ben Sultan est derrière le financement des groupes « djihadistes » en Afghanistan, en Syrie, au Liban, en Egypte et en Afrique du nord.

    Lilia Ben Rejeb

    Source : Tunisie-secret.
    "Il ne faut pas lier un navire à une seule ancre, ni une vie à un seul espoir."

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