Les décrets exécutifs portant «approbation de licence d’établissement et d’exploitation d’un réseau public de télécommunications mobiles de quatrième génération (4G) et de fourniture de services de télécommunications au public» des trois opérateurs de la téléphonie mobile, Algérie Télécom Mobile (Mobilis), Wataniya Télécom Algérie (Ooredoo) et Optimum Télécom Algérie (Djezzy), ont été publié aujourd’hui au journal officiel. Ce qui signifie que la 4G est officiellement lancé en Algérie.

Il est dit dans ces décrets que «le montant de la partie fixe de la contrepartie financière de la licence est fixé à cinq milliards de dinars pour Mobilis, trois milliards de dinars pour Ooredoo et quatre milliards de dinars pour Djezzy.

Le gouvernement a scindé le territoire national en deux catégories (C1 et C2). La première catégorie (C1) est composée de 15 wilayas à caractère prioritaire: Adrar, Béchar, Biskra, Djelfa, El Bayadh, El Oued, Illizi, Ghardaïa, Khenchela, Laghouat, Naama, Ouargla, Saïda, Tamenghasset et Tindouf.

La deuxième catégorie (C2) compte, quant à elle, 33 wilayas, à savoir Aïn Defla, Aïn Temouchent, Alger, Annaba, Batna, Bejaia, Blida, Bordj Bou Arréridj, Bouira, Boumerdès, Chlef, Constantine, El Tarf, Guelma, Jijel, Mascara, Médéa, Mila, Mostaganem, M’Sila, Oum El Bouaghi, Oran, Relizane, Sétif, Sidi Bel Abbès, Skikda, Souk Ahras, Tébessa, Tiaret, Tipaza, Tissemsilt, Tizi Ouzou et Tlemcen. La capitale fait partie donc de la deuxième catégorie, celle qui est moins prioritaire.

Par ailleurs, dans ces textes, les autorités ont établit un calendrier de déploiement minimal qui s’étend sur cinq années. Par exemple, à la première année, Mobilis doit s’assurer une couverture minimale de 10% dans les wilayas suivantes : Ouargla, Alger et Oran. Ooredoo, quant à elle, doit commencer à sa première année par Bechar, Tlemcen et Tizi Ouzou, alors que Djezzy est concerné par Djelfa, Setif et Constantine.

Chaque année, un nombre de wilayas (3 à 4) s’ajoute au lot de celles qui devront être couvertes par les opérateurs qui peuvent s’attaquer à des wilayas supplémentaires dès la première année, mais en respectant un taux de couverture minimal indiqué dans les décrets.

Elyas Nour