Elghifari
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Mon commentaire :
c'est une période de notre histoire à étudier pour comprendre le présent.
Mon vieux smartphone a peiné pour copier coller ce long texte!!
l'islamisme est l'ennemi de l'islam coranique et de nos peuples musulmans.
Nos ennemis mortels sont l'Arabie saoudite, l'entité sioniste et les USA, suivis par le régime français et britannique qui sont noyautés par "Israël".
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(Suite)
Aussi, le journal Le Monde du 31 mai écrit en conséquence : « à un mois des élections en Algérie, les islamistes ont subi un grave revers ». Mais, les événements rebondissent par l’occupation de l’université Bab Ezzouar. Le FIS décide de changer de tactique et d’occuper les places publiques d’Alger. Les brigades anti-émeutes interviennent dans la nuit du 3 au 4 juin. Aux grenades lacrymogènes des gendarmes, les islamistes répondent par les cocktails Molotov, les barricades et démontrent leur organisation : talkies-walkies, jumelles à infrarouge, masques à gaz, armes à feu.
Alger devient ainsi le théâtre d’une véritable guérilla urbaine qui selon les sources aura fait entre 3 et 17 morts dont un capitaine de gendarmerie et plusieurs dizaines de blessés.
Mais surtout, ces événements sont le prétexte idéal pour l’armée de reprendre en main les politiques. Un jour seulement après la signature de l’accord avec le FMI, l’Algérie vit sous l’état de siège. Les élections sont reportées. Le gouvernement est démis. Le couvre-feu est instauré. On assiste donc à une répétition grandeur nature du coup d’état de janvier 92. L’armée reprend ce qu’elle avait concédé à l’issue des émeutes d’octobre 88. Les mouvements de troupes encerclant les villes, du 17 au 22 mai n’ont pas été ordonnés par les pouvoirs exécutif et législatif. Ils résultent d’une initiative unilatérale de l’Etat major comme l’indique le communiqué de ce dernier à l’Agence APS le 22 mai.
Le 7 juin Ghozali devenu premier ministre, annonce que des élections législatives auront lieu avant la fin de l’année. Le même jour, le FIS proclame la fin du mouvement. Tout semble redevenir calme. Cependant, une première vague de répression a lieu. 244 personnes sont inculpées de rébellion. 12 000 salariés grévistes sont licenciés. 20 morts et 213 blessés sont officiellement dénombrés. Les affrontements reprennent le 20 juin. Le lendemain, Ali Belhadj exhorte au stockage d’armes et d’explosifs. L’armée exige le rétablissement des devises républicaines sur les façades des APC ; que les élus du FIS avaient fait enlever. Du 24 au 26 juin, des fusillades éclatent dans Alger. Elles feront une vingtaine de morts dont 13 dans la capitale. Les tensions internes au FIS conduisent 3 des membres de son Majlis El Choura (comité central) à dénoncer Abassi Madani lors d’une émission à la télévision.
Alors que l’armée met en garde le FIS, Abassi Madani appelle le 28 juin au Djihad contre l’armée. Le 30 juin Abassi Madani et Ali Belhadj sont arrêtés pour conspiration contre la sûreté de l’Etat. Une vaste opération de démantèlement de l’organisation du FIS est lancée. 2 600 personnes sont arrêtés (8 000 selon la ligue algérienne des droits de l’homme). Des centres de sûretés sont ouverts. Amnesty recense 2 601 interpellations et 693 inculpations, ainsi que des cas de torture.
Le 1/8/1991, Ghozali dresse un bilan officiel de trois mois de violence : 55 morts (300 selon la LADDH) dont 4 militaires, 326 blessés, 2 976 interpellations, 1 100 incarcérations, 809 personnes déférées devant la justice militaire.
Entre temps, le calme est revenu. Les dernières violences datent du 12 juillet 1991 : un mort et 11 blessés à la mosquée de Kouba. Le 17 juillet 1991, le couvre feu est levé.
Persuadée que le FIS est définitivement éliminé, l’Etat-major autorise en conséquence la poursuite d’un processus électoral bien ébranlé. Une seule chose n’avait pas été prise en compte, l’enracinement réel du FIS dans le tissu politique du pays. Malgré la répression, le FIS conserve sa force qui « consiste à proposer une nouvelle rupture avec l’Etat actuel en retrouvant les mots, le vocabulaire de l’ancienne rupture avec l’Etat colonial ».
Pour revenir à la crise du FIS, une de ses causes est sa composition hétéroclite : « un fond de vrai dévots, un grand bol d’exclus sociaux, quelques pincées de commerçants qui voient loin et, pour pimenter le tout, une copieuse cuillerée de jeunes, qui la rage au cœur, n’ont plus pour boussole que la haine des éternels vaincus ». Mais la cause principale est avant tout la vacance de pouvoir en son sein. Dès le 3 juillet, Mohamed Said s’autoproclame seul successeur officiel et légitime d’Abassi Madani. Enfin, le FIS est traversé par plusieurs problèmes autour de la participation aux conférences gouvernement/partis, aux élections, le passage à la lutte armée. Toutes ces questions seront tranchées lors d’une réunion du Majlis Choura du FIS le 26 juillet à Batna où une partie de la tendance djazairiste réalisera un coup de force.
Le courant « moderniste » du FIS, inspiré par Bennabi et Ben Badis, porté par de jeunes médecins, ingénieurs, universitaires, réussit à élargir la composition du Majlis. Le fait qu’un certain nombre de ses membres soit en fuite ou incarcérés facilite cette opération. Le coup d’état interne est d’abord dirigé vers les salafistes, la tendance rétrograde du FIS, pro-saoudienne et qui avait condamné Abassi Madani. Les tenants de la voie armée sont également la cible des jeunes djazairistes. On y retrouve d’ailleurs aussi bien des djazairistes que des salafistes. L’option violente est transversale à toutes les tendances islamistes. Said Mekloufi et Kameredine Kherbane tous deux d’anciens afghans créeront un groupe intitulé « les fidèles du serment ».
Alors qu’Abassi Madani et Ali Belhadj sont reconduits respectivement aux postes de président et vice-président du FIS, Abdelkader Hachani secondé par Rabah Kébir est nommé président du bureau exécutif du parti. Une purge est également opérée. Des exclusions sont prononcées (A. Marani, B. Fkih), ainsi que des suspensions (Mohamed Karrar, Kameredine Kherbane, Makloufi Said, Hachémi Shanouni, Benazouz Zoubdaj).
Dès le 6 août 91, Chadli annonce la tenue d’élections législatives en novembre. Elles auront lieu en fait en décembre. Dix jours plus tard, 300 islamistes sont libérés. Le 27 août, les détentions administratives cessent. Les centre de « sûreté » sont fermés le 30. Mais la tension reprend en septembre avec la grève de la faim des leaders du FIS emprisonnés. Dans une prière du vendredi, Hachani va même jusqu’à lancer un appel à la désertion aux appelés. Il est arrêté le 28 septembre. Cependant, cela ne contrarie aucunement la levée de l’état de siège le lendemain.
Le FIS pour sa part continue sa réorganisation. Le 2 octobre, il réunit l’ensemble de ses élus locaux. Durant les mois d ‘octobre et novembre, il va multiplier les démonstrations de force : 31 octobre attaque d’un siège du FLN, attaques des meetings de Ben Bella, attaques de ceux d’Hamrouche. Le 31 octobre, il atteint son apogée avec une manifestation de 300 000 à l’issue de laquelle Hachani libéré depuis 2 jours est reçu par le Président de l’Assemblée Populaire Nationale.
Le 3 novembre, le dépôt des candidatures aux législatives est clos. Le FIS et le FLN seront les seules organisations à être présentes dans l’ensemble des circonscriptions. Le 28 novembre Mohamed Said est libéré. Aussitôt, la violence monte d’un cran. En effet, le lendemain a lieu l’attaque du poste frontalier de Guemmar par un commando islamiste. Trois gendarmes sont tués. Le FIS est mis en cause. L’armée montre sa détermination : 27 morts côté islamiste, 10 blessés, 44 arrestations. Le 1er décembre, l’assemblée populaire nationale adopte une nouvelle loi restrictive en matière de rassemblement, de manifestation et autorisant l’armée à participer à des missions d’ordre public. Deux grands rassemblements islamistes se dérouleront les 6 et 23 décembre à Alger.
Au fur et à mesure que les élections s’approchent, la violence s’accroît. Les deux jours précédents le scrutin, des fusillades éclatent. Chadli bien discret depuis les événements de juin 91, sort de sa réserve. Le 24, dans une conférence de presse, il annonce qu’il acceptera de cohabiter avec un gouvernement d’opposition. Mais il met également en garde ceux qui seraient tentés par toute forme d’aventurisme.
Le 26 décembre 1991, la participation est de 58,55 %. Seuls 7,8 millions d’Algériens sont allés voter sur 13,2 millions d’inscrits. 232 sièges sont attribués dès le premier tour : 188 vont au FIS avec 3 260 222 voix (24,79 %), 16 sont gagnés par le FLN avec 1 612 947 suffrages. Le FFS avec seulement 510 661 voix (3 fois moins que le FLN) remporte 25 sièges. Quant aux autres, ils se partages 3 sièges. Le FIS est au demeurant en ballottage dans 199 des circonscriptions restantes. Un séisme politique ébranle une nouvelle fois l’Algérie.
Le 26 décembre 1990, soit un an jour pour jour avant le scrutin, le ministre de la défense avait annoncé que « l’armée était déterminée à protéger et à garantir le processus démocratique ». Après coup (d’Etat), la nomination du Général Larbi Belkheir à la tête du ministère de l’intérieur le 16 octobre 1991 n’était pas fortuite. « Avec le général Khaled Nezzar, ministre de la défense, ils pourraient être amenés à prendre le contrôle du pays, notamment en cas d’instauration, une nouvelle fois de l’état de siège. La transition vers la démocratie s’achèverait alors sur une impasse. Et commencerait, comme le souhaitent de plus en plus de responsables au sein du FLN et dans l’entourage du président, la voie autoritaire vers l’économie de marché. A la chilienne ou à la sud coréenne… » pouvait-on lire dans le Monde diplomatique en décembre 1991.
Ajoutons-y les propos d’Abassi Madani et nous avons tous les éléments pour compléter le puzzle algérien qui prévaut désormais : « si l’armée sort des casernes, nous (NDR les islamistes) sortirons tous, nous serons une armée islamique au service de la cause du prophète » .
Trois années plus tard, l’affrontement pouvoir militaire/intégrisme a fait 30 000 victimes. On voit donc que la remise en cause des résultats du 26 décembre 1991 a renforcé les tenants d’un islam politique violent. Cependant, il serait faux de croire que tous les islamistes souhaitent recourir à l’action armée. La preuve en est la participation de certains de leur dirigeants à la réunion de Rome avec d’autres partis algériens.
Mais cela fera l’objet d’un second article : islamisme et violence depuis le coup d’Etat de 1992.
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8/02/2021
Article paru dans Courant alternatif, n° 45, janvier 1995, p. 27-30
L’islamisme algérien n’est pas neuf. Cependant, son organisation sous forme de parti à partir de 1989 a considérablement modifié la donne politique. En effet, elle a mis le pouvoir à portée de sa main, écartant pour un temps les tenants de la voie armée.
En 1956, les oulémas (chefs religieux) rejoignent le FLN. Les premières années de l’indépendance vont voir émerger des groupes et des hommes qui vont peu à peu se démarquer de cette orientation de soutien au FLN et au régime.
En 63 est créée l’association EL QYAM EL ISLAMIA (les valeurs) dont l’objectif proclamé est la défense des valeurs islamiques. Fondée par Hachémi El Tijani, secrétaire général de l’Université d’Alger, on y retrouve les futurs fondateurs du mouvement islamiste algérien : Sahnoun, Soltani, Houidek, Abassi Madani. Des proches de Ben Bella et d’Aït Ahmed tournent également autour de cette organisation, comme Mohamed Khider (beau-frère d’Aït Ahmed).
Cette association va faire parler d’elle lors de la répression exercée par Nasser contre les frères musulmans. Dans les années 60, les islamistes égyptiens constituent une force non négligeable. Sayed Kobt, leur figure de proue, est arrêté pour complot contre l’Etat au profit de la CIA. Son passage aux Etats-Unis de 1949 à 1951 renforce l’accusation. L’Egypte nasserienne est à cette époque au cœur des tensions internationales (crise de-Suez, guerre israélo-arabe de 67). Les frères musulmans s’inscrivent objectivement dans une stratégie de déstabilisation de l’Egypte qui apparaît comme le phare des pays arabes et de la lutte anti-impérialiste. Sayed Kobt est exécuté en décembre 1966.
L’association El Qyam après avoir exigé sa libération, proteste auprès des gouvernements égyptien et algérien. Cette agitation conduit à son interdiction le 22 septembre 1966. Elle est légalement dissoute le 17 mars 1970 ainsi que l’association Djounoud Allah (soldats de dieu). En 71, une réforme de l’enseignement supérieur est mise en oeuvre dans le sens de son arabisation. Or les intégristes sont les fervents défenseurs de la langue arabe (celle du Coran mais aussi celle des coopérants égyptiens, syriens). Ils vont s’emparer de l’arabisation pour s’affirmer sur le terrain universitaire. L’année suivante, le pouvoir lance la révolution agraire. Le PAGS qui approuve celle-ci, scelle alors, avec le régime, une alliance. A partir de 1972, les milices du PAGS vont quadriller les universités pour le grand profit de Boumédienne dont les sbires ont maté, en 1971, l’Union Nationale des Etudiants Algériens. Les Pagsistes vont refouler les islamistes des campus manu militari. En 1973, la mosquée de l’Université centrale d’Alger est volontairement incendiée. S’en suivent de violents affrontements entre la gauche algérienne et les intégristes.

En 1976, le régime abandonne ses alliés du PAGS devenus trop gênants. Réaffirmant son attachement à l’Islam dans la charte et la Constitution de 1976, Boumédienne multiplie les concessions aux intégristes. Le 12 mars 1976, les paris, la vente d’alcool aux musulmans sont interdits. Le 16 août, le repos hebdomadaire passe du dimanche au vendredi, jour de prière.Mais cela n’empêchera pas les intégristes de critiquer la charte et la constitution de 76. Le passage du dimanche au vendredi renforce leur position.
En effet, cela permettra aux Algériens de se rendre en plus grand nombre à la mosquée le vendredi. Or, expulsés des universités, les islamistes se sont réfugiés dans les mosquées, certes contrôlées très strictement par le pouvoir. Mais, entre 1965 et 1975, leur nombre a triplé. Cette croissance leur a laissé une marge de manœuvre réelle. Ils se structurent d’ailleurs en associations à vocation religieuse.
Ainsi lorsque Boumédienne meurt en 1978, le mouvement islamiste est prêt à repartir à l’offensive. La révolution islamique iranienne et le combat des moudjahidines afghans vont venir lui apporter la matière nécessaire à sa relance.
En février 1979, le régime du shah d’Iran tombe. Derrière la figure emblématique de Khomeyni se rangent la population, les intellectuels, et même la gauche iranienne dont le PC. S’appuyant sur l’exaspération populaire, une république des mollahs voit le jour. La révolution islamique en Iran obtiendra la sympathie du peuple algérien et de son régime aussi. Mais surtout, elle va redonner espoir aux intégristes algériens. A leurs yeux, l’instauration d’une république islamique devient réalisable. Ils sont convaincus que seule la violence pourra les y mener rapidement et sûrement.
L’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques donnera encore plus de poids à cette thèse. L’Afghanistan va de même permettre à certains intégristes algériens d’acquérir une expérience désastreuse pour leur pays. En effet, ils seront un certain nombre à se rendre là-bas pour combattre les Soviétiques au nom du djihad, grâce aux bons auspices de la Ligue mondiale islamique et du croissant rouge saoudien. De retour en Algérie, ils formeront les rangs des maquis islamistes. On les désigne par le vocable d’Afghan.
A partir de 1979, les islamistes algériens n’hésitent plus à partir a la conquête du terrain. Les premiers vitriolages (jets d’acide sur des femmes jugées indécentes) apparaissent à cette époque. L’Université demeure un lieu d’affrontement. En 80, des grèves y sévissent. Les islamistes s’allient aux Baath’istes autour de l’arabisation de l’enseignement et contre la gauche laïque et francophone. 1980 sera marquée par de nombreux heurts violents et la répression policière (notamment du printemps berbère). En 82, un sommet est atteint par l’assassinat à coup de sabre d’un étudiant trotskyste. Mais 82, est aussi le moment où une fraction du mouvement intégriste décide de recourir à la violence comme méthode de conquête de l’espace politique. Ce sera l’épisode Bouyali et la constitution du Mouvement Islamique Armé connu pour l’attaque le 30 octobre 82 d’un commissariat de police, une fusillade le 23 novembre avec un barrage de gendarmerie, l’attaque d’une usine en janvier 83, l’assaut d’un commissariat de police le 27 août 85 et enfin la mort de Bouyali le 3 avril 87. Au total près de 200 personnes seront impliquées dont Abassi Madani. Mais ce phénomène armé n’est pas nouveau. Déjà dans les années 70, il existait des groupes armés comme Ansar Allah très durement réprimé et dirigé par Mahfoud Nahnah. Bien que condamné à 15 années de prisons en 76, Nahnah en est ressorti rapidement en 81 et il dirige aujourd’hui, en homme très respectable, le parti islamiste modéré Hamas.
Tous les islamistes algériens ne sont pas lancés sur la voie armée. Bien au contraire, certains ont créé leur propre espace politique à l’intérieur des mosquées. Il s’en est construit au rythme d’une tous les deux jours. En 84, 1/3 d’entre elles sont entre leurs mains. Ils ont investi également le champs des 11 000 associations religieuses.
On retrouve ici, les influences étrangères de l’islamisme algérien. En effet, l’Arabie saoudite grâce à la largesse de ses finances a contribué fortement à la multiplication des mosquées. Au demeurant, l’activisme islamiste saoudien s’inscrit plus globalement dans la démarche des Etats-Unis d’endiguement du communisme. Aussi l’intégrisme musulman (sauf celui d’obédience iranienne) peut-il être considéré comme le fruit de la guerre froide. L’aide saoudienne a continué quand le mouvement algérien s’est transformé en partis. Aissa Khelladi raconte l’anecdote suivante à propos de « l’utilisation d’un laser, lors de certains rassemblements des militants du FIS, tenus pendant la campagne électorale des municipales. Devant une assistance ébahie, les noms de dieu et du prophète illuminèrent le ciel (…). Jamais plus le FIS ne renouvela l’expérience. Ce laser fût introduit par les diplomates saoudiens (dans des valises diplomatiques).
A la suite des événements d’octobre 1988, une nouvelle période s’ouvre : la conquête du pouvoir politique à travers l’organisation en partis politiques. Cette orientation va porter ses fruits puisque le FIS remportera les élections municipales puis le premier tour des législatives.
Le FIS, principal parti islamiste, va réaliser la jonction entre deux catégories de population pourtant opposées et éloignées par leur condition sociale : la bourgeoisie commerçante et les fonctionnaires arabisants ; la grande masse des jeunes exclus.
Il ne faut donc pas présenter le FIS comme un bloc monolithique. Abassi Madani reconnaît lui-même : « Le FIS n’est pas un parti classique. C’est un front qui rassemble plusieurs tendances. Mais les grandes lignes du discours sont identiques ». Ainsi, il existe en son sein deux grands courants : les Salafistes (anciens ou dogmatiques), ils se réfèrent au wahabisme saoudien, nostalgie de la cité islamique des temps du prophète ; les Djazaïristes (algérianistes), ils prônent un islam algérien et sont légalistes. Ils conduiront le FIS aux élections législatives.
Le mouvement islamiste n’est pas uni non plus. Aux cotés du FIS, on trouve le HAMAS ex « al irchad wal islah », qui s’opposera au FIS au niveau de sa stratégie en juin 1991, autour de l’image modérée de Nahnah, le mouvement de la renaissance (nahda) islamique (MRI) ou encore appelé Al Nahda dirigé quant à lui par un jeune imam.
Même organisé en partis, l’islamisme ne rejettera pas l’action armée, ou tout au moins la violence. En novembre 89, une infirmière est vivement brûlée par des intégristes parce que dans le cadre de son travail, elle est amenée à toucher des hommes ; l’appartement d’une enseignante appartenant à une association d’émancipation des femmes est incendié. Début décembre, une manifestation contre les agissements du FIS regroupe 5 000 personnes à Alger, les intégristes répondent en faisant défiler 100 000 404 bâchées c’est à dire 100 000 femmes portant le Hijab pour dénoncer la recrudescence des attaques contre l’islam. Elles scandent notamment : « not east, not west, islam is the best, islam is a way of life », ou encore « non à la mixité ». En janvier 1990, les intégristes attaquent une salle de l’université de Constantine où se déroulait un meeting avec Aït Ahmed. Le pouvoir fera jouer constamment les islamistes contre le reste de l’opposition. Ce type d’incident se reproduira donc souvent. Le 10 janvier, un commissariat de police est attaqué à Alger. Le 16, le palais de justice de Blida est soumis à un violent assaut de la part d’intégristes. En février 90, le premier de ce mois, des étudiantes sont agressées à la cité universitaire des 2 000 lits à Constantine.
En avril 90, le 3, à Blida une étudiante est agressée et notamment fouettée. Le 8, près de Bou Saâda, l’appartement de 4 femmes divorcées est incendié.
Cela n’empêche pas le FIS de remporter les élections municipales en juin 90 avec 4 331 472 voix soit 57,44 %. Toutes les grandes villes du pays sont sous sa coupe. L’islamisme est bien une tendance lourde de la société algérienne. Le FIS a faim. En conséquence, il réclame la dissolution de l’assemblée populaire nationale. Le Gouvernement refuse dans un premier temps, puis fixe pour juin 1991 des élections législatives.
L’adoption le 2 avril 1991 d’une nouvelle loi électorale va relancer les tensions. Le FIS réclame immédiatement son abrogation et des élections présidentielles anticipées. Le 3 avril, l’armée lui répond dans son journal, El Djeich, de façon fort violente : « l’extrémisme politico-religieux, qui s’est avéré dans sa pratique, un moyen insidieux de désintégration des structures modernes des Etats » a deux objectifs : « perturber le système éducatif et culturel afin de priver nos pays de leurs ressources intellectuelles » et « la détérioration des relations armée-nation mais aussi l’échec des expériences de développement ou de démocratisation ».
Le FIS, suivi par 8 partis : le MAJD, le MDA, le PRA, le PNSD, le RCD, l’UDL, l’UFD, l’UFP, menace à son tour d’organiser une grève générale politique. Le 15 avril, il se permet même de lancer un avertissement à l’armée dans l’hypothèse où elle tenterait de s’opposer à son action.
Le 12 mai, les listes électorales sont closes. Seuls le FIS est le FLN sont à même de présenter un candidat dans chaque circonscription. Il semble donc que le FIS souhaite aller jusqu’au bout du processus électoral. Pourtant, il n’y aura pas d’élection le 27 juin 1991. Dès le 17 mai, l’armée dispose des troupes autour des principales villes du pays.
Le 23 mai, le FIS lance un mot d’ordre de grève générale illimitée. Il est aussitôt condamné par le FFS, le MDA, le HAMAS et le PAGS qui proclame la patrie en danger. Du 25 au 28 des marches ont lieu dans Alger. Mais elles ne rassemblent pas grand monde : 30 000 manifestants le 28. Le FIS qui a concentré son activité dans les entreprises à travers le syndicat islamique du travail, subit en effet les contre coup de ses revirements lors de la guerre du Golfe et de sa gestion communale. A la perte de crédibilité s’ajoute celle de leur principale source de financement : l’Arabie Séoudite. Mais cela n’est pas suffisant pour expliquer pourquoi, le FIS a eu recours à la grève générale en mai 91 puis à la violence comme méthode d’action, ce malgré la proximité des élections. Il existe en effet, un autre élément de réponse. Il réside dans la crise interne au FIS entre les différentes personnalités mais aussi tendances du courant intégriste algérien.
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Très bonne vidéo qui nous révèle les idioties et les scandales des leaders arabes saoudien et égyptien méprisant l'intelligence et leurs peuples. La honte inonde le monde arabe.
La vidéo est, également, pédagogique. Si les leaders arabes n'étaient pas idiots, ils auraient appris une bonne leçon de cette vidéo. Merci.
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Notre gouvernement ou mieux nos généraux sont inquiets par les activités des journalistes?
Le Hirak doit être surveillé et rien ne doit filtrer qui ne correspond pas aux opinions de nos dirigeants?
Le peuple est mineur et doit être encadré ou terrorisé ?
Personnellement, je n'arrive pas à comprendre la logique de notre régime. Et vous?
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26/10/2022
Convoquée avant-hier lundi, la journaliste Lynda Nacer s’est présenté ce matin devant les services de la Brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ) de la wilaya de Constantine où elle a été auditionnée avant d’être relâchée.
La journaliste a fait objet d’un interrogatoire dans le cadre d’une « enquête liée au Hirak ».
Contactée par Radio M, elle a expliqué que toutes les questions qui lui ont été posées portent sur sa participation aux manifestations du mouvement populaire.
Au terme de l’interrogatoire qui a duré moins d’une demi-heure, Lynda Nacer a signé un procès-verbal (PV) et a quitté les locaux de la BMPJ.
« J’ignore si cette procédure aura une suite judiciaire ou pas. Je n’ai pas été informée », a-t-elle dit.
La journaliste n’a pas manqué de s’interroger sur sa convocation par la juridiction de Daksi alors qu’elle n’est pas la commune de sa résidence.
Ancienne responsable du bureau régional du journal Liberté, Lynda Nacer était poursuivie auparavant pour son engagement et ses opinions.
Lynda Abbou
Radio M
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Les gens honnêtes meurent dans le silence.
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Cet homme dit la vérité car il l'a trouvée dans le Coran. Mais, les autres, les cheikhs, ceux qui citent l'héritage de l'ère Abassi : les hadith et dires des salafs sont dans l'erreur. Car, ils délaissent le Coran pour le remplacer par des mythes et une idéologie.
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Ces privatisations sont un.immense détournement des biens du peuple et de la nation au profit de gens non productifs et liés ou font partie du Pouvoir algérien. Une vraie maffia !!
Ces privatisations criminelles et leurs auteurs seront jugées et sanctionnées par le peuple, une fois que le peuple aurait pris le pouvoir.
La révolution des œillets du 25 avril 1974 au Portugal doit inciter les Algériens patriotes et démocrates à la réflexion.
Afin de remettre le Pouvoir au peuple comme cela s'était passé au Portugal.
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Publié dans le blog d'infos de Saoudi Abdelaziz
(En hommage à la mémoire de Saoudi Abdelaziz qui vient de décéder le 22 octobre 2022)
Par Melissa Roumadi, 5 août 2013. El Watan
L’Algérie affiche une nouvelle ambition industrielle. Une ambition qui fait la part belle au partenariat garant de «l’apport en investissements, en savoir-faire et en compétitivité». Un discours sans rappeler toutes les promesses ayant devancé les grandes privatisations.
Pourtant, à la veille de ce qui va permettre de jeter ce qui reste d’entreprises publiques dans des partenariats avec des groupes privés étrangers à grands renforts de capitaux publics, aucun bilan exact des joint-ventures, partenariats et privatisations en tous genres opérés par le passé n’a été fait. Au-delà des quelques réussites que l’on veut agiter au regard d’une opinion publique sceptique, les privatisations sont loin de satisfaire. Et pour cause !
Les privatisations, initiées dans une conjoncture particulière marquée par les plans d’ajustement structurels, et par la faillite de nombreuse entreprises publiques, devaient, au-delà des assainissements successifs, impulser une nouvelle dynamique à ces entreprises, renforcer leur compétitivité et relancer la machine de production afin de se substituer aux importations et pour faire de l’Algérie un pays qui exporte autre chose que des hydrocarbures, explique un cadre du secteur. Cependant, poursuit-il, force est de constater que beaucoup d’entreprises ont été cassées, et qu’aujourd’hui nous importons plus que jamais.
Sommet du bradage
Un constat qui, à lui seul, remet en cause toutes les privatisations opérées depuis 1997, et plus particulièrement depuis 2000. Ce haut cadre avoue que si les privatisations ont constitué un phénomène nouveau pour l’Algérie, elles auront surtout permis une dilapidation organisée des deniers publics. Ainsi, au lieu de valoriser les entreprises, notamment les PME sur lesquelles les économies européennes s’appuient pour garantir leur croissance économique, précise-t-il,
les privatisations ont permis à de véritables prédateurs d’accaparer des actifs d’entreprises tout à fait viables et solides.
Car, explique-t-il, aucun repreneur, notamment étranger, «ne s’aventurerait à prendre une mauvaise entreprise, il ne s’intéressera qu’aux bonnes entreprises». Des prédateurs qui auront tout le loisir de faire main basse sur les stocks et actifs résiduels des EPE cédées et s’adonner à la spéculation foncière. Notre interlocuteur insiste aussi sur un aspect souvent omis par les préposés aux privatisations.
Il explique ainsi que si l’on a toujours fait en sorte lors des privatisations de mettre en avant la sauvegarde des emplois, et la prise en charge des dettes, on oublie toujours d’évoquer les créances détenues par l’entreprise à céder, et qui seront récupérées par le repreneur. Un constat qui amène forcément à parler de bradage des entreprises publiques. Un ancien parlementaire, très au fait du dossier, estime d’ailleurs qu’à partir de 1997 et encore plus durant les années 2000, l’Algérie avait atteint le sommet du bradage, dans la mesure où aucun secteur n’a été épargné par les privatisations.
Le secteur du textile et des cuirs, les Enajuc, les minoteries, l’agroalimentaire en général, les briqueteries, la menuiserie, aucune entreprise et aucune industrie manufacturière n’auront échappé à la liquidation.
Plus grave, les entreprises publiques locales, qui faisaient office de véritable tissu de PME, ont été malmenées par des autorités locales et des walis, aux exigences supérieures aux capacités et aux trésoreries des EPL lesquelles n’étaient pas toujours rétribuées à échéance. «Il ne restait donc plus qu’aux petites mafias locales de récupérer ce qu’il y avait à prendre», explique-t-il. Le parlementaire critique d’ailleurs des privatisations qui n’ont pas été menées selon un processus juridique clair et qui assure la transparence de toutes les cessions opérées.
Réda Amrani, consultant en économie industrielle, remet d’ailleurs en cause tout le processus de privatisation, dans la mesure où celle-ci ne reposait sur aucune condition et ni critère concret ou sensé, et que la majorité des cessions ont été opérées sur la base de «bêtises», dit-il. Celui-ci rappelle ainsi que les cahiers des charges imposés aux repreneurs s’appuyaient sur trois conditionnalités, surréalistes. Selon lui : il s’agit en premier lieu du maintien des effectifs, le maintien de l’activité, et la présentation d’un «business plan de reprise réaliste évalué sur la base de la création de nouveaux emplois et une politique de formation».
Des mots creux, selon l’économiste. Exit donc les critères basés sur des plans d’investissement précis, les objectifs de production et de chiffre d’affaires, l’obligation d’exporter et surtout le bilan devises qui est, selon M. Amrani, négatif pour la majorité, si ce n’est pour toutes les entreprises privatisées.
Concentration de pouvoirs
Une démarche que le consultant en économie industrielle met sur le compte de l’absence de vision des décideurs, laquelle aura mené à des choix de repreneurs et des privatisations scandaleuses. Les exemples sont légion. M. Amrani cite à ce titre la privatisation de l’hôtel Ryadh, ou encore la cession de plusieurs unités au profit du libanais Doumet, non pas pour le savoir-faire que celui-ci pourrait apporter, mais pour des liens que celui-ci entretenait avec le ministre Temmar. L’économiste met aussi en cause la cession d’Alver au français Saint Gobain.
Il estime ainsi que les verreries d’Oran étaient, avant la dévaluation du dinar en 1994, les mieux gérées du pays. Celles-ci maîtrisaient, selon lui, la technologie et avaient un bilan devises positif. Alver avait même été autorisée à lancer de nouveaux projets à Constantine, Tébessa et Chlef.
Or, la dévaluation du dinar a porté un coup aux équilibres financiers de l’entreprise. Aussi, et au lieu de la réhabiliter, poursuit M. Amrani, il a été décidé de la céder totalement. Il cite aussi, entre autres exemples, le cas de la CNAN, du complexe d’El Hadjar ou encore les unités ammoniac relevant d’Asmidal, qu’il trouve scandaleux d’avoir cédé, car pour ces unités-là, on aura permis une exportation nette par des étrangers de nos ressources naturelles, et permis de les faire bénéficier de notre rente. Plus grave encore, les privatisations, qui sont considérées comme étant des investissements, auront permis aux repreneurs de bénéficier de crédits d’impôts.
Aussi, et dans la mesure où il était permis aux repreneurs de libérer leur capital en 5 ans, ces derniers ont financé leurs acquisitions sur ce qu’ils ont récupéré sur le marché algérien. De ce fait, ni le fisc ni le Trésor n’ont récupéré quoi que ce soit.
Marquer une pause
Autant d’éléments qui poussent M. Amrani à dire que les privatisations n’ont obéi ni à une stratégie ni à une vision du développement, mais c’était un dogme, un outil de dilapidation, qui aura permis sous chaque ministre de se remplir les poches. Il reproche ainsi aux pouvoirs publics qu’au lieu de choisir une autonomie de gestion aux entreprises, ils ont opté «pour des gestionnaires cooptés».
Un avis partagé par l’ancien président du Conseil national aux privatisations, Abderrahmane Mebtoul, qui critique la concentration des pouvoirs en matière de privatisation entre les mains d’un seul ministre, qu’il considère comme favorisant les délits d’initiés. Il estime aussi qu’à l’avenir, il convient de mieux définir ce que l’on entend par partenariat loin de tout slogan idéologique, avec l’autonomisation de la décision économique.
L’avenir, il en est justement question aujourd’hui, d’autant plus que les opérations de partenariat se multiplient. Certains cadres du secteur dénoncent d’ailleurs la manière avec laquelle on permet à des partenaires étrangers de bénéficier de projets dans des secteurs que les Algériens maîtrisent parfaitement. Le cas du complexe sidérurgique qatari à Bellara en est l’exemple le plus édifiant. Ils dénoncent aussi la manière avec laquelle des complexes industriels fortement intégrés sont arrêtés et remplacés par des projets en partenariat aux taux d’intégration limités. Des arrêts d’usines qui engendrent plusieurs tonnes de ferraille lesquelles alimenteront les laminoirs que les «partenaires» étrangers sont en passe de créer ! D’autres acteurs du secteur estiment aussi qu’il appartient à chacun des cadres du secteur public de faire barrage aux dérives. Ils en veulent pour preuve les quelques privatisations qui ont réussi grâce à l’intervention de cadres intègres.
En tout état de cause, il est temps, selon nos interlocuteurs, de marquer un temps de pause maintenant et de faire le bilan des privatisations.
En 2010, le ministre des Finances, Karim Djoudi, annonçait que ses services comptaient procéder au contrôle des entreprises privatisées et de reprendre celles pour lesquelles les cahiers des charges n’auront pas été respectés. Mais loin de toute chasse aux sorcières ponctuelle, nos interlocuteurs s’accordent à dire qu’il temps de faire un bilan objectif de ce qui a été réaliser en matière de privatisation et de faire une évaluation économiquement pragmatique de ce qui doit être fait et des projets d’avenir, si l’on veut avancer et créer une industrie algérienne.
EL Watan.com
Cet article je le publie en hommage à Saoudi Abdelaziz décédé le 22 octobre 2022
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FAIRE PART DE DECES DE SAOUDI
Publié le 23/10/2022 à 03:54
Par Saoudi Abdelaziz
Chères amies, chers amis,
J'ai le chagrin de vous annoncer le décès de mon mari, Saoudi, le 21 octobre 2022, après une longue maladie.
L'actualité algérienne l'a passionné jusqu'au bout. Il a publié son dernier article le jour de son hospitalisation.
Son engagement pour une Algérie émancipée, démocratique et respectueuse des droits humains, lui tenait à coeur.
KatarinaCe blog d'informations algerien de Saoudi, je l'ai suivi assez régulièrement mais toujours à travers un VPN.
Il y avait des infos et commentaires qu'on ne trouvait que très peu dans d'autres sites d'information.
Il était, Allah irahmou, un démocrate progressiste.
Mes sincères condoléances à son épouse et à sa famille.
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La politique n'est pas facile à comprendre surtout quand il s'agit des USA. Leurs pratiques ne correspondent pas à leurs dires.
Les USA réussissent toujours à nous tromper. Pourquoi?
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Grâce à ses cheikhs et penseurs cités sur ce forum, l'image de l'islam a régressé.
Ils continuent à polluer l'islam du Coran. Et à enduire en erreur les générations actuelles des musulmans.
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Les dires et fatwa ne sont pas valables si elles ne se réfèrent pas au Coran seul. La plupart des cheikhs ont pollué l'islam du Coran, les anciens et les nouveaux.
Donc, ceux qui sont cités ici ne peuvent parler au nom de l'islam. Ils se basent sur la mauvaise copie de l'islam qui nous a été transmise.
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À mon avis et selon l'interprétation du Coran par Mohamed Chahrour les chrétiens sont des musulmans chrétiens. C'est à dire ceux qui croient en Allah et au jugement dernier sont musulmans. Donc, le dénigrement du christianisme est une idéologie des sultans et rois arabes qui nous ont transmis la version actuelle de l'islam, une mauvaise copie de l'islam, pleine de déviations et de haine contre les autres religions et aussi de haine contre les croyants musulmans du Prophète Mohamed. Les dires et sentences musulmanes classiques sont à vérifier en se référant au Coran seul.
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Maintenant, tout le peuple a pris en main la lutte armée. Elle est décentralisée.
La lutte armée n'aurait jamais dû être abandonnée mais la direction du Fatah (yasser arafat) s'est trompé en négociant avec l'ennemi et en signant l'accord d'Oslo. Cet accord était une grande erreur et le début d'une autre catastrophe pour le peuple palestinien.
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Maintenant, tout le peuple a pris en main la lutte armée. Elle est décentralisée.
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14 octobre 2022
Par Robert Inlakesh
Cette Intifada vient du peuple, tout comme la première Intifada en 1987, mais il n’y aura personne pour intervenir et négocier la fin du soulèvement dans un avenir proche.
L’establishment répressif du régime sioniste est en état de choc après que les vagues d’attaques de la résistance aient laissé les services de renseignement, l’armée et la police en quête d’explications. Mais contrairement à ce qui s’est passé dans les années passées, le régime israélien est incapable de démanteler la résistance en s’attaquant les groupes armés, car il s’agit d’un soulèvement populaire, armé et décentralisé.
Samedi soir, vers 21 heures, des informations ont commencé à émerger sur une attaque de la résistance palestinienne dans la partie orientale d’Al-Quds sous occupation. Prenant d’assaut les soldats israéliens, les agents de sécurité privés et la police des frontières, un Palestinien est sorti d’une voiture à un poste de contrôle dans la partie orientale d’Al-Quds occupée, et a ouvert le feu, tuant un soldat israélien et en blessant deux autres.
Le lieu de l’attaque a choqué les forces israéliennes : il s’agissait du poste de contrôle du camp de réfugiés de Shuafat.
Bien que les attaques armées palestiniennes soient devenues fréquentes au cours des derniers mois, dans toute la Cisjordanie, le fait que cette attaque ait eu lieu dans le camp de Shuafat, illégalement annexé, a évidemment été une mauvaise surprise.Dans un premier temps, les médias hébraïques ont fait état de trois exécutants, dont l’un aurait été en possession d’un fusil M16. Plus tard, une vidéo de l’incident a été publiée, révélant qu’un seul attaquant était armé d’une arme de poing, qu’il a tiré 8 balles avant que son arme ne s’enraye et qu’il a pu facilement s’enfuir alors que les soldats présents s’enfuyaient de peur dans tous les sens.
L’attaque de Shuafat, en particulier, a mis à mal l’establishment militaire israélien, montrant que les forces qui tenaient le poste de contrôle étaient désorganisées et paralysées face au danger.
Des dizaines de professionnels de l’armée israélienne, armés et entraînés, ont été vaincus par un seul Palestinien muni d’une arme de poing et sans autre équipement.
Pour aggraver les choses, l’attaquant a pu se sauver facilement et, bien que les forces israéliennes aient depuis assiégé le camp de réfugiés de Shuafat, elles n’ont pas pu retrouver le combattant de la résistance.
Quelques jours plus tard, mardi, le groupe Areen Al-Aswad, également connu sous le nom de « l’antre des lions », basé dans la vieille ville de Naplouse, a annoncé qu’il avait mené une attaque de la résistance dans le secteur de Deir Sharaf. Le groupe armé nouvellement formé a tiré sur des soldats israéliens qui escortaient des colons armés, tuant l’un des soldats.
L’opération a été menée depuis une voiture roulant à vive allure.
La résistance a connu son véritable renouveau l’année dernière, en septembre, lorsque les combattants de la résistance armée connus sous le nom de Brigades de Jénine ont annoncé leur formation officielle dans le camp de réfugiés du même nom.
Les Brigades de Jénine, composées de jeunes combattants âgés de 18 à 25 ans principalement, affichent leur allégeance aux brigades Al-Quds du mouvement du Jihad islamique palestinien (PIJ), mais s’associent à toutes les autres factions armées.
Au début de l’année 2022, nous avons commencé à voir l’émergence d’un modèle similaire de résistance armée à l’intérieur de la vieille ville de Naplouse, s’alignant sur les Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, un mouvement armé qui a été dissous et qui était auparavant lié au parti Fatah.
Quant aux Brigades Al-Qassam du Hamas qui sont actives en Cisjordanie et ont mené, au cours de l’année écoulée, un certain nombre d’attaques contre des cibles de l’occupation israélienne, elles ne semblent pas avoir encore véritablement fait de percée.
Une chose à noter à propos des groupes de résistance nouvellement formés, basés à Naplouse et à Jénine, est qu’ils ne semblent pas relever d’une structure très synchronisée de commandement et de contrôle.
Bien qu’il semble que pour l’Antre des lions de Naplouse, le contrôle de la sécurité soit plus strict que dans le camp de Jénine, rien n’indique qu’il existe un véritable leadership au sein du groupe.
Au début de l’année, Ibrahim Nabulsi, âgé de 19 ans, a été tué lors d’un affrontement armé avec une unité complète des forces spéciales israéliennes, après quoi il a été désigné comme commandant des Brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, mais il est peu probable qu’il ait rempli l’un des rôles traditionnellement dévolus à une personne ayant un tel rang.
Nabulsi et, plus récemment, Musab Shtayyeh, sont devenus deux des figures les plus symboliques de Naplouse depuis le début de l’année.
Ibrahim Nabulsi est le martyr par excellence, tandis que Shtayyeh reste inébranlable, mais en mauvaise santé, après avoir été arrêté par les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne (AP), et après avoir échappé à plusieurs tentatives d’arrestation israéliennes.
La seule autre période de l’histoire à laquelle l’escalade d’aujourd’hui peut être comparée, pour comprendre la situation actuelle, est la résurgence des attaques de la résistance armée en 2015, un phénomène qui a duré environ 11 mois.
Jusqu’à ce jour, « Tel Aviv » n’a pas encore compris comment cette résistance s’est formée et comment elle aurait pu y faire face.
La différence aujourd’hui, cependant, est que les actes apparemment un peu hasardeux de résistance armée ne sont pas seulement le fait d’individus, mais que des groupes se forment pour rendre la lutte armée plus efficace et inspirer d’autres personnes à faire de même.
La stratégie d’ « Israël » consistant à tuer et à arrêter les combattants de la résistance est futile car personne ne contrôle totalement les mouvements armés et quiconque est martyrisé ou arrêté sera remplacé.
La récente attaque au poste de contrôle du camp de réfugiés de Shuafat montre bien à quel point la résistance armée est imprévisible et qu’en la confrontant avec plus de violence, on ne fait qu’encourager davantage de personnes à franchir ce cap.
En 2002, « Israël » a mené l’opération « Bouclier défensif », tuant des centaines de Palestiniens et frappant avec efficacité les groupes armés dans le camp de réfugiés de Jénine et ailleurs.
À l’époque, l’Autorité Palestinienne [AP] était du côté de la résistance palestinienne et un accord a donc pu être conclu pour mettre fin aux affrontements, désarmer la résistance et poursuivre les soi-disant « pourparlers de paix » qui n’étaient qu’une tromperie.
Aujourd’hui, l’AP est considérée comme une collaboratrice de l’occupant et s’emploie activement à arrêter, torturer, dénigrer, faire de la propagande et même tuer ceux qui choisissent de suivre une voie révolutionnaire alternative contre l’occupation.
L’Intifada d’aujourd’hui, la troisième Intifada, n’en est qu’à ses débuts et la seule raison pour laquelle nous ne l’appelons pas encore Intifada, c’est que l’Autorité palestinienne s’y oppose et nie le fait qu’un mouvement populaire armé vient de démarrer, un mouvement sur lequel elle n’a aucun pouvoir.
La volonté démocratique du peuple palestinien se fait maintenant entendre, sous la forme de coups de feu !
Trente ans d’échec et de soumission de l’AP représente une période trop longue, une période plus longue que celle qu’ont connu la plupart des jeunes résistants d’aujourd’hui.
Cette Intifada vient du peuple, tout comme la première Intifada en 1987, mais il n’y aura bientôt plus personne pour intervenir et négocier la fin du soulèvement.
Auteur : Robert Inlakesh
Robert Inlakesh est un analyste politique, journaliste et réalisateur de documentaires actuellement basé à Londres, au Royaume-Uni. Il a rapporté et vécu dans les territoires palestiniens occupés et travaille actuellement avec Quds News et Press TV. Il est le réalisateur de Steal of the Century: Trump's Palestine-Israel Catastrophe.
14 octobre 2022 – Al-Mayadeen – Traduction : Chronique de Palestine
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Il a tout à fait raison de défendre son pays face à un OTAN belliqueux. La Russie est encerclée par les forces armées de l'OTAN. Elle est en danger.
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Un mouvement militaire révolutionnaire, une école de courage, d'intelligence et de droiture. Ce mouvement ne voulait pas le pouvoir mais seulement libérer le Portugal de la dictature. Il a mis en marche la démocratie (bourgeoise) puis s'est retiré.
En Algérie, nous avons besoin de nous inspirer de ce mouvement afin de libérer notre pays et établir la démocratie.
حركة عسكرية ثورية ، مدرسة الشجاعة والذكاء والاستقامة. لم تكن هذه الحركة تريد السلطة ولكن فقط لتحرير البرتغال من الديكتاتورية. بدأ الديمقراطية (البرجوازية) ثم تقاعد.
في الجزائر ، نحتاج لأن نستلهم هذه الحركة من أجل تحرير بلدنا وإرساء الديمقراطية. -
Ce coup d'état ou révolution des œillets m'avait marqué. Le 25 avril 1974, un mouvement militaire révolutionnaire de jeunes officiers portugais avaient pris la décision de libérer le Portugal de la dictature. C'est un mouvement qui doit nous donner à réfléchir et aussi à prendre des leçons de ce mouvement courageux, honnête et patriote !
En Algérie, nous devons retourner à l'école de ce mouvement révolutionnaire portugais.
هذا الانقلاب أو ثورة القرنفل كان لهما أثر فيني. في 25 أبريل 1974 ، اتخذت حركة عسكرية ثورية من الضباط البرتغاليين الشباب قرارًا لتحرير البرتغال من الديكتاتورية. إنها حركة يجب أن تعطينا غذاءً للفكر وأيضاً أن نتعلم من هذه الحركة الشجاعة والصادقة والوطنية!
في الجزائر ، يجب أن نعود إلى مدرسة هذه الحركة الثورية البرتغالية.
Vidéo :
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Kennedy a été assassiné par la CIA, donc par le régime américain hostile à la libération des peuples. Cela veut dire, ce n'est pas les USA qui ont reconnu l'indépendance de L'Algerie.
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L'entité sioniste est un cancer. La libération de la Palestine est la condition de la libération du monde arabe et islamique.
الكيان الصهيوني سرطان. تحرير فلسطين شرط لتحرير العالم العربي والإسلامي.
The Zionist entity is a cancer. The liberation of Palestine is the condition for the liberation of the Arab and Islamic world.
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Le défunt président libyen avait évoqué le rôle futur de L'Algerie pour la libération de la Palestine
Vidéo :
Hommage à Saoudi
in Actualité algérienne
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Publié le 07/11/2022 à 08:28
Par Saoudi Abdelaziz
Proches, amis, camarades, compagnons de route…
Vous êtes invités à partager ensemble un moment d’évocation et d’hommage, à la mémoire de notre ami et camarade Saoudi Abdelaziz décédé le 21 octobre 2022.
Dimanche 27 novembre à partir de 15h
Café L’Esplanade à Choisy-le-Roi
11 rue Jean-Jaurès
Accès : RER C Choisy-le-Roi, Tramway T9 station Rouget de l’Isle
Merci de confirmer votre présence
Contact : Ali Aït-Salah 07.81.75.32.18/ali.aitsalah@free.fr