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Zoubir8

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Posts posted by Zoubir8

  1.  

    Le FN n'arrivera jamais au pouvoir.

    Au plus, il passera au 2ème tour et dans tous les cas, les Français vont le bloquer en votant contre.

    Sinon, je doute que la vie des pauvres va changer, et ce quel qui soit le vainqueur!

     

    Exact, el-guelil trinquera toujours...

    Sauf à s'organiser puissamment dans des syndicats.

  2. Les Spetsnaz, les tigres et les hélicoptères Ka-52, les stars de la deuxième libération de Palmyre

     

    27 mars 2017 Valentin Vasilescu

     

    k-52-helicopter-1728x800_c.jpgPour l’armée russe, la Syrie est un polygone dans lequel elle expérimente les nouvelles méthodes de lutte et de nouvelles structures organisationnelles. La Russie forme en permanence l’armée syrienne à s’adapter au fur et à mesure face à la guerre terroriste étrangère qui lui est imposée. L’offensive de l’Etat islamique du 8 au 12 Décembre 2016 a donné lieu à la réoccupation de la ville de Palmyre par l’Etat Islamique avançant vers l’Ouest et bloquant la base aérienne syrienne T-4 Tiyas, située à 30 km à l’ouest de Palmyre. L’offensive de l’état islamique avait été menée avec trois brigades et une réserve, soit environ 4000 combattants, des chars, des BMP-1, des camionnettes équipées de mitrailleuses de calibre 14,5 mm, des obusiers de calibre 122mm, des lance-roquettes multiples BM- 21 Grad, et des dizaines de mortiers de calibre 82 et 120 mm. Une réserve de plus de 800 combattants de l’Etat Islamique était stationnée dans Palmyre et l’aéroport de la ville. Les forces combattantes à Palmyre. La Base aérienne syrienne T-4 Tiyas était défendue par environ 2000 soldats. Les forces de défense étaient les suivantes : des unités d’une brigade mécanisée de la 10e division d’infanterie de l’armée syrienne, un bataillon territorial NDF composé de réservistes syriens, un bataillon du Hezbollah libanais et un bataillon de l’organisation chiite afghane Liwa Fatemiyoun. La Base de T-4 Tiyas était sur le point d’être encerclée et isolée, de sorte que l’armée syrienne a été contrainte d’envoyer des renforts d’environ 2 500 soldats à partir d’Alep. En plus d’un bataillon des forces spéciales Tigres, un bataillon de la 5e Légion et trois compagnies de chars de la 18ème division de chars (soit au total, environ 800 soldats), les soldats reçoivent le secours des forces auxiliaires NDF (National Forces de défense) avec une faible expérience de combat. Même avec les renforts, les effectifs de l’armée syrienne ne dépassent pas celles de l’État islamique. Dans ces conditions, arrêter l’attaque offensive de l’Etat islamique et la préparation de la libération de Palmyre prendrait plusieurs mois. C’est pourquoi l’état-major de ce dispositif était composé d’officiers de planification russes. Les planificateurs russes ont rapidement mis au point un plan d’opérations aéroterrestres permettant d’atteindre les objectifs fixés en moins d’une semaine. Plan de l’offensive pour la libération de Palmyre. Le premier élément clé est de restreindre au maximum la mobilité des groupes de l’Etat islamique en les empêchant de se déplacer. L’État islamique a également été forcé d’adopter une défense et empêché de faire entrer dans la bataille sa réserve située à 30 km de la base aérienne syrienne T-4 Tiyas. Pour immobiliser et neutraliser les forces de l’État islamique, les groupes tactiques de l’aviation russe en Syrie (avions et hélicoptères d’attaque) ont dû exécuter des frappes sur au moins 600 cibles importantes de l’Etat islamique durant les 72 premières heures de l’opération. Ce qui voulait dire que certains avions, en particulier les hélicoptères d’attaque Ka-52, ont effectué quotidiennement cinq sorties au lieu des deux habituelles. La plupart des missions étaient des soutiens rapprochés CAS (close air support) à basse altitude. Ce qui signifiait un risque supplémentaire pour les avions russes qui étaient vulnérables aux mitrailleuses lourdes et aux canons de petit calibre de l’Etat islamique. Le deuxième élément clé est l’utilisation avec une efficacité maximale de l’une des formes de base de la sécurité dans le combat : la recherche. En particulier, la recherche dans le combat faite indépendamment des troupes au sol. L’efficacité des frappes aériennes dépend des précisions des résultats des recherches et la transmission des détails de chaque dispositif de combat ennemi. Par conséquent, le centre de gravité de l’opération pour briser l’encerclement de la base aérienne T-4 Tiyas et libérer Palmyre reposait sur la capacité des groupes Spetsnaz russes à transmettre des informations de recherche au siège de l’opération. Les Spetsnaz organisaient également des raids et des embuscades. Les Russes ont imposé à l’armée syrienne un dispositif flexible, composé d’environ 10 groupes d’assaut, constitués de pelotons de chars T-62, de BMP-1, de BTR-82A de canons automoteurs ZSU-23-4 Shilka, de camionnettes avec des mitrailleuses de calibre 14,5 mm, et 200 hommes d’infanterie embarqués sur des camions. L’élément de recherche pour le combat de chaque groupe d’assaut était constitué de détachements avancés. Les détachements avancés étaient composés d’unités de commandos mixtes constitués des Spetsnaz et des forces spéciales syriennes Tigres. La liquidation des points de soutien de l’Etat islamique frappés par les avions a été exécutée par les groupes d’assaut de l’armée syrienne pour détruire ou forcer les islamistes au retrait. Pour les zones montagneuses, difficiles à frapper avec l’aviation, au nord et au sud de la route qui relie la base aérienne T-4 Tiyas à Palmyre, l’armée syrienne a utilisé un groupe de soutien d’artillerie constitué d’obusiers D-30 de calibre 122 mm, de lance-roquettes multiples BM-21 lance-Grad et de lanceurs de projectiles thermobariques TOS-1A. Les munitions thermobariques sont destinées à détruire des fortifications ou des véhicules blindés. Le projectile thermobarique produit une première petite explosion qui vaporise un contenu sous forme de nuage inflammable. L’aérosol ainsi obtenu, au contact avec l’oxygène atmosphérique créé une auto-détonation, avec une énorme onde de choc suivie d’une chaleur intense. Dans les 48 heures suivant le début de l’opération, l’aviation russe avait rempli sa mission, l’offensive terroriste Etat islamique avait été stoppée et les groupes d’assaut de l’armée syrienne repris l’initiative. Les combattants de l’Etat islamique se sont retirés de Palmyre assiégée au sud, à l’ouest et au nord par l’armée syrienne. La ville a été rapidement libérée des terroristes qui se sont retirés par l’Est de Palmyre, l’armée syrienne continuant de poursuivre son mouvement dans la direction de Deir ez-Zor. siria.jpghttps://southfront.org

     

    Selon la déclaration du lieutenant-général Sergueï Rudskoi, chef des opérations dans l’état-major russe, 1000 combattants de l’Etat islamique ont été tués ou blessés, 19 chars, 37 véhicules blindés et 98 camionnettes armées et plus de 100 autres véhicules ont été détruits. Les unités de commandos syriens des Tigres. C’est à la fin de l’année 2013 qu’a commencé à se former un nouveau bataillon des forces spéciales syriennes appelé les Tigres. Quelques-uns des officiers des nouvelles unités étaient choisis dans les 4ème et 11ème divisions de chars de l’armée syrienne. Dans un premier temps, les Tigres ont été entrainés selon le manuel opérationnel des membres des commandos iraniens et du Hezbollah. Au début de 2016, le bataillon initial a transmis sa formation à d’autres nouvelles unités Tigres entrainées par des instructeurs Spetsnaz. Ceci explique l’utilisation par les Tigres des armes AK-74 russes avec amortisseur et télémètre laser, des casques et des protections provenant de l’équipement russe RATNIK, de 10-15 chars T-90A et plusieurs voitures blindées légers Rys LMV russes en opération dans le gouvernorat d’Alep à l’été 2016. spetnatz.jpg kpcdn.net

     

    Les Tigres ont compris que les offensives des groupes d’Al-Qaïda et de l’Etat islamique étaient précédées ou se faisaient simultanément avec deux types d’actions suicidaires. Jusqu’à 10 voitures ou camions, blindées avec des plaques épaisses appelées VBIED (Véhicule Borne Improvised Explosive Device) ou des véhicules de combat d’infanterie BMP-1 (IFV), tous remplis d’explosifs, venant de directions différentes à pleine vitesse et roulant vers les points de soutien de l’armée syrienne pour les faire exploser à l’intérieur. Simultanément, des dizaines de combattants isolés ou en groupes, équipés de ceintures explosives essayent d’atteindre les points de soutien de l’armée syrienne. Si cette méthode réussit, les unités d’assaut des terroristes enclenchent l’offensive. Les Tigres ont adopté leur propre procédure pour neutraliser cette méthode suicidaire par la mise en place d’embuscades. Lors de ces embuscades, les tigres utilisent plusieurs points et secteurs d’observation attribués à des snipers utilisant un fusil de précision Orsis T-5000 si KSVK (de calibre 12,7 mm) avec une capacité de pénétration accrue. Il y a aussi le canon sans recul SPG-9, de calibre 73 mm, le lanceur antichar portatif RPG-29 ou le missile antichar Metis-M et Kornet. La 5ème Légion et le Régiment de chasseurs provient des unités auxiliaires de l’armée syrienne, complétées par des bénévoles qui passent par la suite par un programme de formation, leur équipement et leur armement étant financés par la Russie. Un premier lot de 1000 soldats de la 5ème Légion a été formé dans des tactiques d’assaut contre le groupe de l’Etat islamique, et sont utilisés sous la subordination des unités d’élite des Tigres. Le rôle des Spetsnaz dans la libération de Palmyre. Les Spetsnaz, équipés d’un casque 6B47 (de l’équipement RATNIK) ont un viseur thermique1PN139 et un dispositif de visée 1-P88-2 avec des systèmes pour la vision nocturne. Cela leur a permis de s’infiltrer secrètement, la nuit, sur une distance de cinq kilomètres dans les points de résistance mis en place par l’Etat islamique. Pendant la journée, cela était impossible, en raison des nombreux points d’observation de l’Etat islamique équipés de tireurs d’élite. Les Spetsnaz s’équipent du système RATNIK avant de mettre ensuite en marche le mini drone de type ZALA 421-08 muni d’un moteur électrique silencieux, d’un poids de 1,7 kg, un plafond de 3 600 m et une durée de vol jusqu’à 90 minutes []. Les transmissions vidéo réalisées par ZALA 421-08 sur les dispositifs de l’Etat islamique en images infrarouges sont reçues via satellite au centre des opérations aériennes à la base aérienne russe Hmeymim. La transmission se fait par l’intermédiaire du système informatique « Strelets » contenu dans l’équipement RATNIK des Spetsnaz. Les données sont automatiquement affichées sur les écrans du matériel informatique Strelets et sont envoyées à l’aviation russe, avec toutes les positions militaires des détachements avancés qui se trouvent autour des Spetsnaz pour éviter ainsi des frappes accidentelles par l’aviation russe. Ayant des cibles identifiées, le centre russe d’opérations de Hmeymim fait décoller les avions Su-24, Su-25, Su-30, et les hélicoptères d’attaque Mi-28 N, Mi-35 et Ka-52. Ils ont d’abord ainsi frappé les voitures blindées, les camionnettes et les pièces d’artillerie dans les points de résistance de l’Etat islamique. Pour plus de précision des frappes aériennes, les Spetsnaz illuminent une partie des cibles par un faisceau laser. Les frappes de l’aviation russe ont ainsi réussi à neutraliser les moyens d’appui de l’infanterie de l’Etat islamique. Test pour l’hélicoptère russe Ka-52. Pour la Russie, un des objectifs importants de cette opération est de tester les hélicoptères Ka-52, détachés des forces navales de la Russie. Le Ka-52 Alligator est un nouvel appareil de recherche et d’attaque, avec deux hélices coaxiales portantes. L’hélicoptère Ka-52 peut embarquer jusqu’à deux tonnes d’armes. Il est possible de monter sur les ailes des containers avec des canons de calibre 23 mm, des lanceurs multiples avec chacun 6 missiles antichars guidés par faisceau laser de type Vikhr (portée de 12 à 15 km) ou chacun 6 missiles air-air Igla-V, ou deux blocs avec chacun 20 projectiles réactifs S-8, de calibre 80 mm. Lors de l’opération de Palmyre, l’essai de nouveaux missiles Vikhr a donné de très bons résultats. Quand il est utilisé par la marine russe, le K-52 est équipé d’une torpille, d’un missile Air-navire Kh-25 guidé par faisceau laser ou Kh-35U (rayon d’action 300 km) ou Kh1AD. L’avionique à bord du Ka-52 inclut des équipements conçus par la société française Sextant Avionique, une composante de Thales. Elle permet d’afficher toutes les informations NASH (Navigation and Attack System for Helicopters) sur la grille de l’appareil de visée du système HDD (head-down displays), ou directement sur la visière du casque pilote et de l’opérateur du système d’armement à travers le système TopOwl. Il y a sur la visière du casque des commandes pour le canon mobile Shipunov2A422 de calibre 30 mm, situé dans le nez de l’hélicoptère. Pour naviguer la nuit et avec une faible visibilité, il est équipé de capteurs FLIR russes de type Khod et de Télémètre laser couplé avec un système de marquage de cibles avec un spot laser. L’hélicoptère Ka-52 dispose également d’un radar Phazotron FH-01 Arbalet qui permet de suivre simultanément jusqu’à 20 cibles aériennes et terrestres. Pour l’autoprotection, l’hélicoptère Ka-52 a un système d’alerte à bande large Pastel L150. Dans le spectre infrarouge, il est protégé par l’équipement Mak L136 et, dans la fréquence des impulsions laser, il possède l’équipement Otklik L140. Les lanceurs de leurres thermiques UV 26 et de cartouches avec dipôles métalliques sont montés dans un container aux extrémités des ailes. Valentin Vasilescu http://reseauinternational.net/les-soldats-du-futur-de-la-federation-russe-sont-equipes-du-systeme-novateur-ratnik/

     

  3. France: « Israël » demande l’interdiction de la Semaine contre l’apartheid israélien

    Depuis 4 heures 3 mars 2017

    bds.org

    Site: Al Manar.com

    manar-04824140014885279306.png

    L’ambassade d' »Israël » à Paris a demandé aux maires des neuf plus grandes villes de France d’interdire la tenue de la « Semaine contre l’apartheid israélien », prévue la semaine prochaine, et initiée par des organisations pro-palestiniennes, parmi lesquelles le mouvement de boycott anti-israélien BDS, rapporte vendredi la radio israélienne.

     

    Dans un courrier aux maires, l’ambassadrice Aliza Bin-Nun a fait part de sa crainte de voir cet évènement devenir une tribune pour l’incitation à la haine et à la violence contre « Israël », indique le site israélien i24.

     

    La Semaine contre l’apartheid israélien, qui se tiendra à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Montpellier, Grenoble, Saint-Etienne, Lille et Rennes, vise, selon les organisateurs, à « sensibiliser le public sur le projet colonial et les politiques d’apartheid israéliennes en cours contre le peuple palestinien ».

     

    Au cours de cette semaine, sont prévues des conférences, des expositions et des projections d’œuvres d’anti-israéliennes.

     

    Cet évènement qui s’est tenu pour la première fois sur un campus universitaire au Canada en 2005, est aujourd’hui organisé dans plus de 200 villes dans le monde entier.

  4. Grâce à la Syrie, le Hezbollah est devenu une armée régionale

     

    Le Figaro Par Georges Malbrunot Mis à jour le 16/02/2017

     

    Le Hezbollah et l'armée syrienne ont pris le contrôle d'une grande partie montagneuse du Qalamoun, entre le Liban et la Syrie, chassant les djihadistes d'al-Qaida (ici le 6 juin 2015).

     

    REPORTAGE - Les combattants chiites libanais profitent de leur coopération naissante avec les commandos russes. Leur capacité militaire a progressé en quatre ans d'engagement aux côtés de Damas, mais aussi en Irak et au Yémen. À tel point qu'Israël se prépare à une guerre, sur son sol cette fois.

     

    De notre envoyé spécial à Beyrouth

     

    Riad s'en souvient comme si c'était hier. «S'il n'y avait pas eu le Hezbollah, Alep serait tombé aux mains des rebelles», assure ce loyaliste syrien de la grande ville du nord du pays. Son cauchemar remonte à la fin du mois d'octobre, lorsque des insurgés attaquèrent le quartier de Miyan, un verrou pour accéder aux secteurs d'Alep-Ouest tenus par le régime et ses alliés russes, iraniens et du Hezbollah.

     

    «Tout le monde pense que c'est la Russie qui a gagné à Alep, mais c'est le Hezbollah»

    Un diplomate des Nations unies

     

    À Miyan, «les soldats syriens de la Garde républicaine avaient dû se replier, ils avaient perdu le contact avec leurs chefs», se souvient Riad, qui a accès aux salles d'opérations militaires. ...

    Cet article a été publié dans l'édition du Figaro du 17/02/2017 . 89% reste à lire.

     

    Mais en exclusivité pour les lecteurs du forum, voilà la suite (résumé).

     

    Avec 20 hommes, le Hezbollah a sauvé Alep:clap:

    A Miyan, «*les soldats syriens de la Garde républicaine avaient dû se replier, ils avaient perdu le contact avec leurs chefs*», se souvient Riad, qui a accès aux salles d'opération militaires. «*A grand renforts de voitures piégées, les islamistes avaient réalisés une percée. Mais un officier du Hezbollah a réussi à rappeler une vingtaine de combattants avec leurs batteries de missiles qui ont stoppé l'avancée rebelle, avant l'arrivée de 300 renforts de la division Radwan*». «*Avec 20 hommes, le Hezbollah a sauvé Alep*», jurait-il lors d'un récent passage à Beyrouth.

    Après la reprise d'Al Qusayr en juin 2013, puis la sécurisation de la région de Qalamoun, frontalière du Liban Miyan est le dernier fait d'armes du Hezbollah en quatre ans d'engagement en Syrie. «*Tout le monde pense que c'est la Russie qui a gagné à Alep, mais c'est le Hezbollah*», insiste un diplomate des Nations Unies. (…) A Miyan, les pertes furent lourdes*: une trentaine de combattants périrent dans cette bataille qui modifia les relations entre la milice chiite et Moscou.

     

    Des missiles livrés par l'Iran

    Peu après, les officiers russes de haut rang rencontèrenent pour la première fois des représentants du Hezbollah pour établir des canaux permanents de communication, rapporta le journal libanais Al Akhbar, proche du «*parti de Dieu*». Depuis «*les russes considérent le Hezbollah non plus comme une milice mais comme un interlocuteur à part entière au même titre que l'Iran et la Syrie., souligne un analyste qui a ses entrées à Beyrouth et Damas. Fin décembre, confirmant ce partenariat naissant, une vidéo diffusée sur youtube montra un membre des forces spéciales russes arborant le fanion jaune et vert du Hezbollah. Il accompagnait un combattant chiite qui inspectait un cadavre.

    (…)

    Trois semaine après Miyan, le 13 novembre, le Hesbollah se sentit assez fort pour organiser un impressionnant défilé militaire dans la ville syrienne d'Al-Qusayr, sous son contrôle près de la frontière libanaise. (… ). Sur les images diffusées par les réseaux sociaux se dressent plusieurs colonnes de blindés, des transports de troupes M-113, parfois vétustes, de fabrication américaine, des tanks T-72 équipés d'un blindage actif, et des cannons d'artillerie ou encore des missiles sol-mer russes Kornet.

     

    Lourdes pertes

     

    Une chose est sûre*: le hezbollah de 2017 ne ressemble plus à la formation qui poussa Tsahal dans ses retranchements pendant 33 jours de combat, à l'été 2006. D'une milice de guerre contre Israel, le Hezbollah est devenu une armée (*…).

    En Syrie, où 5000 hommes sont déployés, le Hezbollah est capable de mener des opérations militaires qui combinent artillerie, blindés et drones.

    -missiles les plus sophistiqués (Fateh, M-600) que Téhéran continue de lui livrer, via Damas. Des cavités souterraines gigantesques auraient été creusées dans la Bekaa,

    avec le conflit son effectif combattant est passé à 20 000 – 25 000 hommes. Parmis eux de nombreux volontaires.

    1 500 à 2000 morts, 5 000 blessés

    Un proche du Hezbollah*: si nous n'étions pas intervenu en Syrie, Daesh nous aurait attaqué à Beyrouth

    notre engagement en syrie a fait de nous une armée qui n'est plus une armée de guerilla (ingénieur pro Hezbollah.

    nous sommes maintenant une armée qui a la possibilité d'entrer en Galilée si demain un conflit devait eclater. Nous ne le souhaitons pas. Mais Israel doit savoir que s'il déclenche une guerre, elle ne se limitera pas au sud Liban ce sera pas un conflit défensif nous entrerons en Galillée. Ce sera la mission de la division Radwan celle qui sauva Alep, une unité d'élite de plusieurs centaines d'hommes, créée en 2008, après la mort de son chef militaire, Imad Moughnieh, alias hajj Radwan.

    - sur la frontière avec le Liban, Isarel sur 5 à 10 km prépare des plans pour évacuer 170 000 personnes...

  5. Syrie: 40 djihadistes exécutés par un groupe rival

    C'est Fabius qui doit être triste...

     

    Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 17/02/2017

     

    Un groupe djihadiste a exécuté 41 combattants de l'ex-branche d'Al-Qaïda et de factions qui lui sont alliées lors de combats entre organisations rivales dans la province d'Idleb en Syrie, a indiqué aujourd'hui une ONG.

     

    » Lire aussi - Syrie : six mois pour libérer Raqqa de l'État islamique

     

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le groupe djihadiste Jund al-Aqsa a exécuté lundi par balles 41 de ses adversaires dans la localité de Khan Cheikhoun, mais leur mort n'a été confirmée que vendredi.

     

    Une guerre d'influence oppose depuis cinq jours les extrémistes de Jund al-Aqsa à Fateh al-Cham et ses alliés dans la province d'Idleb (nord-ouest), aux mains des rebelles et jihadistes.

     

    Fateh al-Cham combat au côté de groupes rebelles sous la bannière du front "Tahrir al-Cham" et les combats se sont étendus à la province voisine de Hama.

     

    Ces combats illustrent la bataille acharnée de ces groupes pour la prééminence dans une province qui échappe au régime.

  6. Grâce à la Syrie, le Hezbollah est devenu une armée régionale

     

    Home ACTUALITE International Le Figaro

     

    Par Georges Malbrunot Mis à jour le 16/02/2017

     

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    Le Hezbollah et l'armée syrienne ont pris le contrôle d'une grande partie montagneuse du Qalamoun, entre le Liban et la Syrie, chassant les djihadistes d'al-Qaida (ici le 6 juin 2015).

     

    REPORTAGE - Les combattants chiites libanais profitent de leur coopération naissante avec les commandos russes. Leur capacité militaire a progressé en quatre ans d'engagement aux côtés de Damas, mais aussi en Irak et au Yémen. À tel point qu'Israël se prépare à une guerre, sur son sol cette fois.

     

    De notre envoyé spécial à Beyrouth

     

    Riad s'en souvient comme si c'était hier. «S'il n'y avait pas eu le Hezbollah, Alep serait tombé aux mains des rebelles», assure ce loyaliste syrien de la grande ville du nord du pays. Son cauchemar remonte à la fin du mois d'octobre, lorsque des insurgés attaquèrent le quartier de Miyan, un verrou pour accéder aux secteurs d'Alep-Ouest tenus par le régime et ses alliés russes, iraniens et du Hezbollah.

     

    «Tout le monde pense que c'est la Russie qui a gagné à Alep, mais c'est le Hezbollah»

    Un diplomate des Nations unies

     

    À Miyan, «les soldats syriens de la Garde républicaine avaient dû se replier, ils avaient perdu le contact avec leurs chefs», se souvient Riad, qui a accès aux salles d'opérations militaires. ...

     

    Cet article a été publié dans l'édition du Figaro du 17/02/2017 . 89% reste à lire.

     

    Mais en exclusivité pour les lecteurs du forum, voilà la suite (résumé).

     

    A Miyan, «*les soldats syriens de la Garde républicaine avaient dû se replier, ils avaient perdu le contact avec leurs chefs*», se souvient Riad, qui a accès aux salles d'opération militaires. «*A grand renforts de voitures piégées, les islamistes avaient réalisés une percée. Mais un officier du Hezbollah a réussi à rappeler une vingtaine de combattants avec leurs batteries de missiles qui ont stoppé l'avancée rebelle, avant l'arrivée de 300 renforts de la division Radwan*». «*Avec 20 hommes, le Hezbollah a sauvé Alep*», jurait-il lors d'un récent passage à Beyrouth.

    Après la reprise d'Al Qusayr en juin 2013, puis la sécurisation de la région de Qalamoun, frontalière du Liban Miyan est le dernier fait d'armes du Hezbollah en quatre ans d'engagement en Syrie. «*Tout le monde pense que c'est la Russie qui a gagné à Alep, mais c'est le Hezbollah*», insiste un diplomate des Nations Unies. (…) A Miyan, les pertes furent lourdes*: une trentaine de combattants périrent dans cette bataille qui modifia les relations entre la milice chiite et Moscou.

     

    Des missiles livrés par l'Iran

    Peu après, les officiers russes de haut rang rencontèrenent pour la première fois des représentants du Hezbollah pour établir des canaux permanents de communication, rapporta le journal libanais Al Akhbar, proche du «*parti de Dieu*». Depuis «*les russes considérent le Hezbollah non plus comme une milice mais comme un interlocuteur à part entière au même titre que l'Iran et la Syrie., souligne un analyste qui a ses entrées à Beyrouth et Damas. Fin décembre, confirmant ce partenariat naissant, une vidéo diffusée sur youtube montra un membre des forces spéciales russes arborant le fanion jaune et vert du Hezbollah. Il accompagnait un combattant chiite qui inspectait un cadavre.

    (…)

    Trois semaine après Miyan, le 13 novembre, le Hesbollah se sentit assez fort pour organiser un impressionnant défilé militaire dans la ville syrienne d'Al-Qusayr, sous son contrôle près de la frontière libanaise. (… ). Sur les images diffusées par les réseaux sociaux se dressent plusieurs colonnes de blindés, des transports de troupes M-113, parfois vétustes, de fabrication américaine, des tanks T-72 équipés d'un blindage actif, et des cannons d'artillerie ou encore des missiles sol-mer russes Kornet.

     

    Lourdes pertes

     

    Une chose est sûre*: le hezbollah de 2017 ne ressemble plus à la formation qui poussa Tsahal dans ses retranchements pendant 33 jours de combat, à l'été 2006. D'une milice de guerre contre Israel, le Hezbollah est devenu une armée (*…).

    En Syrie, où 5000 hommes sont déployés, le Hezbollah est capable de mener des opérations militaires qui combinent artillerie, blindés et drones.

    -missiles les plus sophistiqués (Fateh, M-600) que Téhéran continue de lui livrer, via Damas. Des cavités souterraines gigantesques auraient été creusées dans la Bekaa,

    avec le conflit son effectif combattant est passé à 20 000 – 25 000 hommes. Parmis eux de nombreux volontaires.

    1 500 à 2000 morts, 5 000 blessés

    Un proche du Hezbollah*: si nous n'étions pas intervenu en Syrie, Daesh nous aurait attaqué à Beyrouth

    notre engagement en syrie a fait de nous une armée qui n'est plus une armée de guerilla (ingénieur pro Hezbollah.

    nous sommes maintenant une armée qui a la possibilité d'entrer en Galilée si demain un conflit devait eclater. Nous ne le souhaitons pas. Mais Israel doit savoir que s'il déclenche une guerre, elle ne se limitera pas au sud Liban ce sera pas un conflit défensif nous entrerons en Galillée. Ce sera la mission de la division Radwan celle qui sauva Alep, une unité d'élite de plusieurs centaines d'hommes, créée en 2008, après la mort de son chef militaire, Imad Moughnieh, alias hajj Radwan.

    - sur la frontière avec le Liban, Isarel sur 5 à 10 km prépare des plans pour évacuer 170 000 personnes...

  7. Des voyous, incultes casseurs, il ne faut rien attendre de cette racaille !

     

    Oui, de la chienlit comme disait le grand Charles.

    Mais s'ils sont incultes politiquement, ils n'acceptent plus la hoggra d'une police qui n'est pas de proximité et agit comme dans une réserve indienne.

  8. Entendu à France-inter ce matin. Je cite de mémoire un combattant irakien des forces gouvernementales autour de Mossoul: sur nos portables nous avons tous les photos des chefs de Daesh, et notamment des français "Beurs" (dont certains chefs militaires). Nous voulons les attraper en priorité.

     

    Avis aux candidats au "djihad" en Syrie et Irak...:mdr::mdr:

  9. Le matador enfin éliminé à la primaire PS grâce à vos vote, faut-il voter Hammon à l'avenir?

    Lella yal khawa, il est trop marqué PS. Sanctionnez le!:giljotiini:

    C'est à dire:

    -122 Algériens guillotinés par François Mitterand avant 1962,

    -Guy Mollet a donné les plans de la bombe atomique à Israël,

    -la hoggra dans les banlieues,

    -l'absence de la Diversité dans les médias dont France-Inter.

     

    Il faut mieux lui préférer Mélenchon.:cool:

  10. Dans cet article d'Al-Manar, il est questions d'Algériens également...

     

    Ces Tunisiens qui combattent aux côtés de l’armée arabe syrienne

    Depuis 2 heures 13 février 2017

     

    Depuis le début de la guerre civile syrienne, les médias se sont emparés de la question des combattants tunisiens au sein des organisations terroristes d’inspiration islamiste pour la traiter sous tous les angles.

     

    Cependant, on en sait très peu sur ces Tunisiens qui ont rejoint la légion de « la Garde Nationaliste Arabe » (GNA) opérant sous la direction de l’armée arabe syrienne.

     

    Non seulement elle compte un nombre considérable de bénévoles tunisiens, cette légion comporte aussi une brigade qui porte le nom du martyr tunisien Mohamed Brahmi.

     

    L’Agence TAP a recueilli les déclarations du responsable politique de la garde nationaliste Arabe, Bacel Kharrat, qui avait assuré que « la présence de jeunes Tunisiens au sein de la GNA engagés dans la lutte contre le terrorisme pour la défense de la Syrie» ne méritent pas la mauvaise image qui leur est garde_nationaliste_arabe1affublée, celle des Tunisiens qui ne peuvent être en Syrie que des terroristes et fanatiques religieux comme les médias avait l’habitude de les représenter.

     

    Fondée en 2012, la Garde nationaliste Arabe embrasse l’idéologie nassériste – en référence à Gamal Abdel Nasser. Elle est essentiellement composée d’Arabes appartenant à l’Algérie, Tunisie, Liban, Egypte, Palestine, Irak et Jordanie.

     

    Son objectif est de combattre à côté de l’armée arabe syrienne, et la seule partie qui les aide n’est autre que le régime syrien lui-même, selon Bacel Kharrat.

     

    Bacel Kharrat a, par ailleurs, déclaré à l’agence TAP qu’il existe d’autres brigades au sein de la GNA qui portent les noms de Wadii Haddad, figure de proue du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), Haider Al-Amili, ex-commandant des troupes du Mont Liban et Jule Jamal, officier de l’armée arabe syrienne.

     

    Cette garde affiche son rêve d’union socialiste Arabe. Elle provient originellement de l’Organisation de la Jeunesse Nationaliste Arabe, qui est l’une des ailes de la Ligue des Nationalistes Arabes.

     

    Selon la CNN, des rapports médiatiques soupçonnent la GNA d’avoir bénéficié du soutien de l’Iran, principal allié du régime de Bachar al-Assad. Ils ont également révélé un lien entre le commandant de la GNA, Asaad Mahmoud Hussein, surnommé « Al-Haj Zulfiqar » et le Hezbollah libanais.

     

    Source: Webdo

     

    (Photos de la marche qui a eu lieu à Damas en 2015)

  11. Un film égyptien s’attaque à l’industrie florissante de la fatwa

     

    Lettre de Beyrouth. Un long-métrage à succès dénonce l’emprise des prédicateurs islamiques sur la société et leur instrumentalisation par le monde du pouvoir et des médias.

     

    LE MONDE | 10.02.2017 Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)

     

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    Amr Saad est Sheikh Hatem dans le film « Maoulana » réalisé par Magdi Ahmed Ali.

    LETTRE DE BEYROUTH

     

    Epingler les relations incestueuses du pouvoir, de la religion et des médias n’est pas chose aisée dans l’Egypte d’aujourd’hui. C’est pourtant ce que fait Maoulana (« Notre maître »), un long-métrage sorti début janvier, qui a réussi à se hisser en haut du box-office.

     

    Le film, décrié par les intégristes, raconte l’ascension d’un jeune télécoraniste charismatique, partisan d’une lecture moderne des Ecritures. L’audience et l’aura du religieux ne cessent de croître, au point que le fils du président décide de lui confier une mission hautement sensible : ramener sur le droit chemin son beau-frère, tenté de se convertir au christianisme.

     

    Pris dans les filets des politiciens et des services de sécurité, exposé à des tentations de plus en plus profanes, le prédicateur saura-t-il préserver son intégrité ?

     

    Le film, qui a été mis en scène par Magdi Ahmed Ali, un réalisateur à succès, est adapté du roman homonyme d’Ibrahim Eissa, un grand nom de la scène médiatique cairote. Il s’attaque à l’industrie florissante de la fatwa, l’art de décréter ce qui est licite (halal) et ce qui ne l’est pas (haram), qu’il s’agisse de porter un jean slim sous son voile, de souhaiter joyeux Noël à un chrétien ou de rompre le jeûne durant une grossesse.

    Allusion transparente à la parenthèse Morsi

     

    Ce phénomène qui témoigne de la réislamisation accélérée de la société égyptienne au cours des trente dernières années, s’est d’abord propagé par le biais des cassettes, puis des talk-shows, et aujourd’hui des réseaux sociaux.

     

    Comme le protagoniste de Maoulana, des centaines de cheikhs, au CV plus ou moins fourni, mais souvent grassement rémunérés, débitent des fatwas à longueur de journée, depuis des plateaux télévisés ou des sites Internet spécialisés.

     

    Dans le film, le jeune prêcheur tourne en dérision certains de ces avis, dans une allusion transparente à la parenthèse Mohamed Morsi. Durant l’année au pouvoir de ce cadre des Frères musulmans, élu à la présidence en 2012 et renversé par l’armée en 2013, les islamistes s’en étaient donnés à cœur joie.

     

    L’une des fatwas les plus incongrues émises à cette époque qualifiaient les femmes se baignant dans la mer d’adultère, même celles voilées. La raison ? Durant le bain, leurs parties intimes entrent en contact avec les flots, un terme masculin en arabe…

    « Religion, pouvoir, argent, un triangle fatal »

     

    « Maoulana » s’est donc attiré les foudres de nombreux...

     

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    Amr Saad est Sheikh Hatem dans le film « Maoulana » réalisé par Magdi Ahmed Ali.

    Un film égyptien s’attaque à l’industrie florissante de la fatwa

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  12. L'armée syrienne est à 1,5 km de la ville. L'armée turque serait plus loin.

    Mais la Turquie veut absolument conquérir cette ville.

    Petite bataille militaire, mais haute valeur géo-politique...

     

     

    Syrie : le rapprochement russo-turc à l’épreuve de la reconquête d’Al-Bab

     

    Le président russe Vladimir Poutine a présenté ses excuses à son homologue turc Erdogan après la mort de trois soldats turcs tués par l’aviation russe en Syrie.

     

    LE MONDE | 10.02.2017 Marie Jégo (Istanbul, correspondante) et Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)

     

    image: http://s1.lemde.fr/image/2017/02/10/534x0/5077651_7_6ce0_des-combattantss-rebelles-durant-l-offensive_8adea1328c274c2f6b0857c073970a0e.jpg

    Des combattants rebelles, durant l’offensive contre l’Etat islamique pour prendre le contrôle d’Al-Bab, le 12 janvier 2017.

     

    C’est une petite bataille, en termes militaires et un enjeu crucial, en termes géopolitiques. A l’échelle de la guerre en Syrie, la reconquête d’Al-Bab, une bourgade agricole, à l’est d’Alep, contrôlée depuis 2014 par l’organisation Etat islamique (EI), n’a rien d’un épisode-clé. Mais la multiplicité des forces en présence transforme cette opération a priori sans envergure en un test géopolitique majeur.

     

    Aux portes d’Al-Bab se trouvent en effet non seulement des rebelles anti-Assad et des forces spéciales turques, arrivés par le nord et l’ouest, mais aussi des unités de l’armée régulière syrienne, positionnées au sud. Quant au ciel de la ville et de ses environs, il est sillonné autant par la chasse turque que par l’aviation russe et américaine.

     

    Jeudi 9 février, signe des difficultés qui attendent les assaillants, l’aviation russe a bombardé par erreur une position de l’armée turque, tuant trois soldats. Des échanges de tirs ont également eu lieu entre rebelles et soldats syriens, à la suite de quoi, l’artillerie turque aurait ouvert le feu en direction des lignes de l’armée syrienne. Après la bavure, le président russe, Vladimir Poutine, a présenté ses excuses à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan.

     

    Longtemps à couteaux tirés

     

    Les combats vont mettre à l’épreuve la solidité du rapprochement entre Ankara et Moscou. Tutrices respectives des opposants et du régime syriens, longtemps à couteaux tirés, les deux puissances ont entamé depuis l’été une fragile coopération, qui en l’état actuel de l’échiquier militaro-diplomatique constitue la seule chance de désescalade en Syrie. C’est sous leurs auspices qu’a été proclamé un cessez-le-feu, à la fin de décembre, confirmé un mois plus tard à la conférence d’Astana, au Kazakhstan, qui, à défaut d’avoir mis un terme aux violences, a permis une réduction du niveau des hostilités.

     

    Ankara et ses alliés rebelles assiègent Al-Bab depuis deux mois, dans le cadre d’une vaste offensive conjointe, baptisée « Bouclier de l’Euphrate », lancée à la fin de l’été, qui a déjà permis de déloger l’EI de Djarabulus et de Dabiq, deux localités proches de la frontière. L’objectif d’Ankara est de se doter dans le nord de la Syrie d’une zone de sécurité, un protectorat qui ne dit pas son nom, débarrassée non seulement des djihadistes, mais aussi des séparatistes kurdes Parti de l’union démocratique (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre la...

     

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  13. Algérie : pénurie de cannabis dans les rues de la capitale

     

    Les Algérois se contentent depuis deux mois de portions réduites d’un cannabis médiocre, au prix fort. Le fruit de la lutte contre la drogue, ou contre les migrants ?

     

    Par Fahim Djebara (Contributeur Le Monde Afrique, Alger)

     

    LE MONDE Le 10.02.2017

     

    image: http://s2.lemde.fr/image/2017/02/10/768x0/5077612_7_ef7d_des-paysans-marocains-detruisent-leurs-champs_a1f98433aab97ab0cdfe0beaf08b3f69.jpg

    Des paysans marocains détruisent leurs champs de cannabis sous contrôle de la police.

    « Le prix des bananes, des légumes, de l’électricité, de l’essence… est déjà en hausse, et maintenant le cannabis ? C’est trop ! », rigole Farid en roulant un joint avec le petit morceau qu’il vient de recevoir par son livreur habituel de pizzas. A cause de la pénurie qui frappe Alger depuis la fin décembre, le prix de la résine a parfois doublé. « Autrefois, pour la même somme, j’avais une savonnette de cette taille, montre avec la main le jeune habitant de Poirson, un quartier résidentiel, en mimant ce qui ressemblerait davantage à un bon gros savon de Marseille. Mais j’ai de la chance, j’arrive encore à me fournir. »

     

    « Au début, je me suis demandé si ça ne concernait que mes fournisseurs, se souvient Reda, jusqu’à ce qu’un ami mette un post sur Facebook : ‘wesh les Algérois ! qu’est ce qui se passe avec le shit ? !!’ ». Les internautes s’en sont donné à cœur joie sur les réseaux sociaux sans se soucier de leur surveillance, s’étonne-t-il. Les autorités semblent plus occupées à traquer les délits d’opinion.

    La majorité du kif provient du Maroc

     

    La presse a peu rendu compte du phénomène, même si le site parodique El Manchar expliquait le 15 janvier dernier comment, « à Alger, il devient plus difficile de trouver du shit que du lait », un liquide dont l’approvisionnement est parfois irrégulier. « Grave pénurie de zetla : l’Algérie accuse le Maroc de vouloir déstabiliser le pays », titrait le media.

     

    Lire aussi : Algérie Underground (5) : un punk se déshabille

     

    L’origine d’une telle rupture se trouve effectivement à la frontière de l’Algérie avec son voisin, premier producteur mondial de cannabis avec l’Afghanistan, selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime. D’ailleurs, les consommateurs algérois, un peu envieux, se plaignent aussi de la piètre qualité de la résine, sèche, qui arrive jusqu’à eux, alors qu’à l’ouest, notamment à Oran, « elle s’émiette toute seule dans ta main », soutient Redouane.

     

    Sur les 109 tonnes de résine saisies en 2016, 74,34 % provenaient de l’ouest, selon l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT). La gendarmerie de la région indique avoir à elle seule saisi 67 tonnes de kif traité provenant du Maroc.

    L’autre frontière clôturée

     

    « Chaque fin d’année, on est habitués à manquer de shit car beaucoup d’officiers de la frontière font du zèle pour obtenir des avancements, croit savoir ce vendeur de Dely Brahim. Mais cette année, poursuit-il, ça se prolonge à cause du renforcement de la surveillance contre les migrants. »

     

    Lire aussi : A Aïn Benian, dans la banlieue d’Alger, « on sait que la violence arrange l’Etat »

     

    Depuis quatre ans, Marocains et Algériens, dont la frontière commune est fermée pour raisons diplomatiques depuis 1994, communiquent régulièrement sur leur volonté, plus ou moins mise en œuvre, de sécuriser leurs frontières par des clôtures, des murs ou des tranchées à l’efficacité douteuse. Les premiers disent vouloir se prémunir du terrorisme, les seconds de la contrebande (notamment d’essence et de drogue). Quant aux migrants, les deux pays s’accordent à vouloir leur barrer la route.

     

    Lire aussi : Algérie underground (7) : je suis serveuse dans un bar de nuit à Alger

     

    Christian, jeune camerounais en situation irrégulière, fait le lien entre les difficultés que ses camarades rencontrent pour traverser la frontière et la pénurie de cannabis. Le 2 février dernier, le quotidien gouvernemental El Moudjahid revenait lui aussi, dans un même article, sur l’arrestation de trafiquants de drogue et de migrants clandestins, à la frontière ouest, lors d’opérations pourtant distinctes.

     

    « Peut-être que cette pénurie est une façon de nous pousser à consommer algérien ? », s’amuse un jeune fumeur, en référence au mouvement lancé en 2015 dans le pays en faveur des produits nationaux. Disgrâce d’un baron de la drogue proche du pouvoir ? Rétention de production pour faire monter les prix ? Les Algérois se perdent en conjectures. Mais peu d’entre eux, comme Brahim, un proche de hauts gradés qui assure que l’ordre a été donné à l’armée de rendre la frontière hermétique, évoquent naturellement une autre possibilité : l’éventuel succès de la lutte contre la drogue.

     

    L’ONLDT se félicite pourtant d’une baisse de 13,9 % des prises par rapport à 2015. Un résultat que l’institution, qui n’évoque pas l’éventualité d’une efficacité moindre, attribue au « renforcement du dispositif sécuritaire aux frontières ».

     

    Fahim Djebara Contributeur Le Monde Afrique, Alger

     

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/02/10/algerie-penurie-de-cannabis-dans-les-rues-de-la-capitale_5077613_3212.html#eX1Lb1BdzVX4gGBZ.99

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