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Posts posted by Zoubir8
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merci c est trop beau
le debut non c est la fin du debut
C'est trop beau.
Je n'ai qu'une peur, ne pas savoir retrouver cette vidéo...
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C'est un très beau poème en langue arabe. Désillusion, nous sommes trahi par nos dirigeants et une partie de notre peuple, comment voulez-vous qu'on réussisse ? Nous avons trahi notre religion, nous renions notre ethnie, nous avons honte de nous-même.
C'est l'un des plus post que j'ai jamais vu en plus de dix ans sur les forums.
Mille merci pour le partage.
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Ahlen wa sahlen bika Emigré, vous savez je lisais sur l'ancien Alger et figurez-vous qu'à aucun moment nous ne retrouvons l'Algérie Berbère :
Description physique de l'Algérie
Carthaginoise durant 714 ans
Romaine durant 584 ans
Vandale durant 100 ans
Byzantine durant 112 ans
Arabe durant 865 ans
Turque durant 315 ans
Française durant 132 ans
Nous sommes un carrefour.
Les langues arabes et françaises sont des butins de guerre.
Sachons tirer du bien de tous ces apports.
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Ahlen wa sahlen bika Emigré
Ahhh, émigré, ce n'est plus comme avant.
Avant ils apportaient du nouveau au bled.
Now, c'est comme des maazettes au pis desséchés.
Ils n'apportent plus rien au débat, si ce n'est leur tribalisme (hacha li ma yastahalchi :mdr:).
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Parfois les etrangers ont plus de respect pour ce que vous etes reellement ...voici un ticket de caisse en ile de france- trouvez moi la meme adresse sur toute l'algerie arabisée.
Le problème n'est pas de rejeter nos différents héritages, mais de les faire co-habiter.
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c'est pas ton Alger:D il y a deja un acte de proprieté ,il faut le demander aux archives pour contacter le vrai proprietaire.
Le vrai propriétaire c'est le peuple...
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Rester chez soi et soi-même est devenu un défi aujourd'hui.
Balek thani ma 3atawleche el visa...:mdr:
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ça me fait rire ceux qui venaient sur le forum se la jouer patriote et prétendant aimer leur pays en l'ayant fui et en ayant tout fait pour le quitter.
Pourquoi cela serait incompatible.
Moi, quand j'étais fel bled, j'étais très engagé comme je le reste.
El Ghorba n'a rien changé.
khô, il ne faut pas chercher des excuses à votre hittisme mental.
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J'ai fais un Burnous.
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Débat intéressant.
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il sear president pour un mois
Il a dit qu'il veut s'entendre avec Poutine.
Espérons que cela apportera la paix en Syrie.
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On ne peut que reconnaître les efforts de scolarisation.
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Purée, moi je leur tire chapeau.
A la veille de leur action, ils n'ont pas hésité.
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Le peuple marocain est un peuple frère.
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Si Poutine n'avait pas envoyé d'armes modernes en Syrie pour contrer les bédouins wahabites, Damas serait tombé et pas mal de civils égorgés.
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La Russie a envoyé en Syrie les avions les plus récents et les plus avancés.
11559 vues Guerres Valentin Vasilescu
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La Russie a envoyé en Syrie les avions les plus récents et les plus avancés.
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Le 30 Janvier 2016, quatre ou cinq avions Su-35 S, pour la suprématie aérienne, avec les numéros 02, 03, 04, 05 et 06 inscrits sur le fuselage, ont rejoint la base aérienne syrienne de Hmeymim. Les avions ont volé en formation avec un avion de transports Tu-154 M, immatriculé RA-85 042, au-dessus de la mer Caspienne, sans ravitaillement en vol (car leur autonomie maximale est de 4500 km), après quoi ils ont survolé l’espace aérien de l’Iran et de l’Irak.
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Les Su-35 sont sortis de l’usine de Komsomolsk-sur-Amour, en Octobre-Novembre 2015, à destination du 23ème régiment d’aviation de Dzengi, qui fait partie du Commandement Stratégique de l’Est. Après la destruction du bombardier Su-24 par l’aviation turque en Syrie, des avions Su-35S ont été déployés dans le polygone de Privolzhsky, près d’Astrakhan, où les pilotes ont exécuté un programme complet de tirs sur des cibles aériennes et terrestres avant de rejoindre la base aérienne Hmeymim dans le gouvernorat de Lattaquié.
Etant donné que les avions de cinquième génération « invisibles » F-35 et Su-50 T ont à résoudre un certain nombre de problèmes, ils ne pourront pas, d’ici à 2025, être produits en masse en vue de l’exportation. Jusque-là, les flottes aériennes militaires obsolètes doivent être remplacés et devront acquérir plusieurs centaines, voire des milliers d’avions de génération 4 ++. Le Su-35S surpasse sur tous les chapitres le F-16, étant un concurrent redoutable pour le F-15, le F-18, le Rafale et l’Eurofigter. Ainsi, la présence en Syrie des avions Su-35S, de génération 4 ++, ainsi que des Su-30SM, est surtout un facteur important pour promouvoir leur exportation. La Russie a identifié plusieurs marchés potentiels dans le Moyen-Orient et l’Extrême-Orient pour au moins 500 unités.
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Selon les experts russes, les pays riches détiennent actuellement près de 500 avions F-15C / E, 700 avions F / A-18, environ 300 Eurofighter Typhoon et 100 Rafale, tous de génération 4 ++. Le prix de ces appareils de la même catégorie que le Su-35 est de 120-180 millions de dollars, tandis que le prix d’un Su-35 est de 80 millions de dollars. Les pays les plus pauvres qui ne peuvent pas se permettre d’acheter des avions occidentaux ont maintenant la possibilité d’avoir des avions Su-35 qu’ils pourront voir à l’œuvre dans les conditions réelles de bataille en Syrie.
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Pour ce qui concerne les manœuvres en combat rapproché, le Su-35 est supérieur à tous les avions occidentaux, du fait que sa propulsion est assurée par deux moteurs à traction vectorielle, développant 14 500 kgf chacun. Cela lui permet des évolutions au-delà de l’angle d’attaque, de la surcharge et de la vitesse des autres avions de génération 4 ++ et 5.
En termes d’interception à grande distance, le Su-35S a une vitesse maximale de 2500 kilomètres par heure, une extraordinaire capacité d’accélérer à des vitesses supersoniques, à haute altitude et peut voler en croisière en régime supersonique sans manipulation particulière. Le Su-35 dispose d’un radar Irbis qui détecte des cibles aériennes avec une surface de réflexion équivalente à 3 m carrés à 400 km et au-dessous d’un mètre carré à une distance de 190-200 km. Le radar du Su-35 peut suivre simultanément 30 cibles et engager la bataille aérienne avec huit d’entre elles.
Le Su-35S transporte les missiles les plus performants à longue portée, des R-33M / 37 (280-400 km et vitesse Mach 6), des missiles air-air de moyenne portée R-27EA (plus de 130 km, similaires aux AIM -120D américains) et R-77RVV-EA (portée de 100-120 km).
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Pour l’attaque de cibles terrestres, le Su-35S dispose d’un équipement optoélectronique complexe, OLS-35, qui permet la recherche et la visualisation de la situation tactique avec un système type caméra TV infrarouge. La mesure automatique de la distance à la cible est assurée par un télémètre laser. Le Su-35 dispose d’un équipement pour l’éclairage laser de cibles pour guider les armes intelligentes et peut embarquer 8 tonnes d’armes sur 12 supports sur les ailes et le fuselage.
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Le Su-35 a terminé son programme d’essais en vol en 2012, et l’armée russe utilise actuellement 48 Su-35 livrés par l’usine de KnAAZ à Komsomolsk-sur-Amour dans la période 2013-2015. En Décembre 2015, les Forces Aérospatiales de la Fédération de Russie ont commandé un autre lot de 50 avions Sukhoi-35S, commande pouvant être complétée plus tard, jusqu’à 100 appareils pour remplacer de vieux avions Su-27.
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Comme l’Inde a signé un accord avec la France pour une valeur de près de 9 milliards pour 36 avions Rafale, la Chine a commandé en 2015 un premier lot de 24 Su-35. Ces avions ont un rayon d’action supérieur à tous les avions chinois et peuvent faire face aux F-18 des porte-avions américains. Et si les résultats des tests sont bons, il est possible pour la Chine de commander plus de 64 Su-35 pour les avoir dans les nouveaux avant-postes dans la mer de Chine du Sud. Des négociations avancées sont en cours avec l’Indonésie pour remplacer 12 vieux F-5, avec des Su-35.
L’Iran, allié de la Russie en Syrie, possède 200 avions multi-rôle, la majorité de la production américaine (F-5 Tiger II, F-14 A Tomcat, F-4D Phantom) et aussi des MiG-29A, des Mirage F1, réfugiés d’Irak, qui doivent être rapidement remplacés. L’aviation des rivaux sunnites de l’Iran est bien approvisionnée, si l’Arabie Saoudite possède 67 F-15 E, 78 F-15 C/D, 48 Eurofighter Typhoon, et le Koweït dispose de 34 F-18C / D, quant à Israël, il détient 58 F-15 A/B/C/D et 25 F-15 I. Les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis sur l’Iran viennent juste d’être levées et cet état ne possède pas encore les fonds nécessaires pour renouveler sa flotte aérienne. Cependant, l’Iran est intéressé par l’achat d’au moins 100 avions Su-35.
Valentin Vasilescu 07 février 2016
Traduction Avic – Réseau International
En savoir plus sur http://reseauinternational.net/la-russie-a-envoye-en-syrie-les-avions-les-plus-recents-et-les-plus-avances/#Kb157QJEPgYxXc4Q.99
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Je vois bien dans ces soulèvement suite au dramatique événement. Du jeune broye parce qu'il vendait du poisson un déclenchement possible et une suite au printemps arabe peut-être l'occasion pour les populations du Maghreb de mettre dehors ces gouvernants bidons.....en esperant une meilleure issue que la libye
Soutien aux glalil marocains.
D'après un classement international M6 a une fortune de 6 000 000 000 $.
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vendredi 4 novembre 2016 Maghreb Emergent
[ECLAIRAGE) - Comment la mort d'un poissonnier secoue le Maroc
La mort d'un poissonnier broyé dans une benne de ramassage d'ordures ménagères a déclenché au Maroc un vaste mouvement de protestation qui n'est pas sans rappeler les germes du "printemps arabe" en 2011 en Afrique du Nord.
La mort horrible de Mouhcine Fikri, qui a péri alors qu'il tentait de récupérer du poisson confisqué par la police, a jeté des milliers de Marocains dans la rue. Pendant quatre jours.
Non seulement à Al Hoceima, ville du rif où se sont déroulés les faits vendredi dernier, mais dans plusieurs grandes villes du royaume, à Rabat, la capitale, et aussi à Casablanca et Marrakech.
Les manifestations ont été organisées à l'appel de militants du Mouvement du 20 février, qui avaient protesté pendant des mois lors du "printemps arabe" il y a plus de cinq ans.
Et comme à chaque fois que la population perçoit un abus des autorités, police ou autre, le ressentiment social - alimenté par les échanges sur les réseaux sociaux - s'est mué en manifestation de rue contre le "makhzen", terme recouvrant globalement les élites au pouvoir au palais royal.
En signe d'apaisement, et fait exceptionnel, le roi Mohamed VI a demandé au ministre de l'Intérieur de se rendre auprès de la famille de la victime pour présenter les condoléances du palais.
Autre mesure d'apaisement, la police n'est pas intervenue lors des manifestations. Elle se maintenait dans les rues adjacentes des avenues où passaient les défilés.
Autorité royale
Tout le monde au Maghreb se souvient en effet que l'élément déclencheur du "printemps arabe" avait été en Tunisie le suicide dans la petite ville de Sidi Bouzid d'un commerçant ambulant. Il s'était immolé par le feu en réaction à la saisie de sa marchandise par les autorités.
Mais tout le monde sait aussi que la Tunisie d'alors, dirigée par l'autocrate Zine ben Ali, n'est pas le Maroc d'aujourd'hui, ou d'hier.
La monarchie chérifienne a toujours su, en 2011 comme depuis lors, acheter la paix sociale à coups de mesures d'apaisement.
Lors du "printemps arabe", ce furent des réformes constitutionnelles soumises à référendum par Mohammed VI qui octroyèrent un peu plus de pouvoirs au gouvernement par rapport au palais royal et plus de liberté d'expression.
Néanmoins, le roi demeure l'autorité suprême au Maroc et jouit du titre de commandeur des croyants.
Et ce que contestent les Marocains qui défilent dans la rue, ce n'est pas l'autorité du monarque mais ce sont avant tout les injustices sociales, le gouffre qui sépare riches et pauvres, les abus de pouvoir ou encore la corruption.
"Les gens ont appris du Mouvement du 20 février. Ils ne vont pas se laisser berner. On va continuer la lutte de toutes nos forces pour la dignité de Fikri, qu'il ne soit pas mort pour rien", dit Nasser Zatzafi, l'un des organisateurs du mouvement.
"On ne veut pas de boucs émissaires, seulement que les responsables soient punis".
Onze personnes ont été présentées à un juge mardi dans le cadre de l'enquête sur le décès de Mouhcine Fikri.
COP22
Ces événements tombent mal pour le Maroc qui s'apprête à accueillir ce mois-ci à Marrakech la 22e Conférence des parties à la convention des Nations unies sur le climat (COP22), première réunion du genre depuis l'adoption de l'accord de Paris sur le climat en décembre dernier.
Raison supplémentaire, dit-on dans les milieux politiques à Rabat, pour s'assurer que la situation ne dérape pas.
"Le régime marocain sait parfaitement comment acheter la paix sociale, en particulier avec la COP22 qui arrive", résume Larbi Ben Othmane, politologue à l'Université de Rabat.
"Il sait s'adapter aux circonstances, on pourrait même imaginer voir des membres du palais royal défiler aux côtés des manifestants. L'essentiel est de ne pas montrer la moindre faiblesse."
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Chapeau aux hommes du 31 octobre 1954.
Ils y croyaient, ils avaient du cran.
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Irouh imalah.
Affairiste!
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Mossoul-Alep : La diagonale du fou…
Par Médias | 26 Octobre 2016 | 13:37
Une pluie d’obus de mortier vient de s’abattre sur Bab-Touma, le quartier chrétien du centre historique de Damas. Des attaques similaires ont été menées contre la place des Abbassides (nord-est de la ville) où les jihadistes cherchent depuis plusieurs années à détruire une base d’hélicoptères de combat installée dans le stade national. N’ayant pas fait de victime, ces différentes opérations mal ciblées résonnent certainement comme le chant du cygne d’une rébellion en bout de course.
Chaque jour, des centaines d’activistes déposent les armes pour négocier leur reddition, tandis que l’armée nationale syrienne progresse inexorablement dans la partie Est d’Alep encore aux mains d’Al-Qaïda en Syrie, alias Jabhat al-Nosra.
Prévue avant la fin de l’année, la reconquête intégrale de la deuxième ville du pays va marquer un tournant majeur dans la guerre civilo-internationale qui ensanglante la Syrie depuis plus de cinq ans.
En effet, elle va libérer quelques 30 000 combattants de l’armée arabe syrienne qui vont pouvoir se redéployer à l’Est du pays en direction de Deir ez-Zor, sur l’Euphrate, afin d’appuyer un mouvement tournant pour reconquérir la ville de Raqqa, le bastion syrien principal de Dae’ch.
Cette manœuvre annoncerait le début de la fin de la rébellion syrienne et la reconquête complète du territoire national par son armée et ses autorités.
Washington, Riyad, Tel-Aviv et les capitales européennes ne l’entendent pas de cette oreille, misant toujours sur une fragmentation territoriale et politique de la Syrie, partition du pudiquement baptisée «solution fédérale », l’objectif étant de faire dans ce pays, ce qui a été accompli dans les Balkans, en Irak et en Libye, à savoir la destruction de toutes infrastructures régaliennes et autres structures politiques et services publics.
Ayant compris qu’il ne suffira pas de recycler les groupes jihadistes – même « rebaptisés » après avoir renoncé publiquement à « toute » relation avec Al-Qaïda (quelle bouffonnerie !) – pour empêcher l’armée arabe syrienne de reconquérir la totalité de son territoire national, Washington a décidé de miser sur les groupes kurdes en les armant massivement.
Désormais, une course de vitesse est bien engagée entre Américains et Russes pour, après Mossoul, prendre le contrôle Raqqa. En réponse à la reconquête d’Alep, les Américains veulent appuyer les Kurdes dans leur offensive sur Mossoul. Celle-ci ne manquera pas de provoquer un repli des groupes terroristes de Dae’ch sur Raqqa afin de fixer, sinon d’épuiser la coalition russo-syrienne.
Début octobre, une noria de C-130 américains a débarqué quelques 1500 tonnes de matériels (missiles antichars, systèmes de visée nocturne et consoles de transmission) sur l’aéroport militaire de Rimelan (extrême Nord-Est de la Syrie, près de la frontière irakienne non loin de Mossoul). A ces livraisons « classiques » s’ajoutaient – et c’est sans doute une première – des blindés légers armés de mitrailleuses et de canons sans recul. Jusqu’à maintenant, Washington n’avait livré aux Kurdes que des Humvee de transport. C’est dans cette même région verrou que se concentre aussi le tiers de la production pétrolière de Syrie.
La nouvelle plateforme de Rimelan complète les trois autres aéroports militaires américains (Abou Ajar, Kobané et Tal Abyad à 500 mètres de la frontière turque). Depuis ces différents terrains s’effectuent différents mouvements de troupes et matériels qui convergent en direction de la localité d’Al-Bab – 60 000 habitants – (à trente kilomètres au Nord-Est d’Alep), convoitée à la fois par les Russes, les Américains et les Kurdes. C’est le dernier fief le plus important du nord de la Syrie qui reste aux mains de Dae’ch (les Katiba de Jound al-Khilafa, les forces syriennes de Dae’ch).
Mais une fois encore, les Kurdes risquent d’être les dindons de la farce. L’armée turque vient d’ouvrir plusieurs accès en direction d’Afraïm, le cœur même des zones kurdes, désormais extrêmement menacées.
L’objectif d’Ankara est parfaitement clair : casser toute continuité territoriale entre les zones contrôlées par les Kurdes afin d’éviter qu’ils ne prétendent à la reconnaissance de toute espèce d’entité quel que soit son statut (région autonome, province transfrontalière ou micro-Etat). En dépit des dernières livraisons de blindés et d’armes antichars, ni les Américains, ni les avions de la grande Coalition internationale ne les aident, le commandement kurde criant à la trahison et commençant par comprendre que leur combat est plus que jamais, instrumentalisé à la fois par Washington, Paris et Moscou…
Parallèlement, l’offensive pour reconquérir Alep se poursuit, maison par maison, rue par rue… Dans la zone d’Alep-Est, il faut distinguer le Nord (peu densifié : maisons basses et bidonvilles) et le Sud (très urbanisé, immeubles de cinq étages et petits blocs, rues étroites difficiles d’accès). Le Nord est tenu par des groupes locaux avec lesquels l’armée gouvernementale a engagé des négociations de désarmement. Le Sud est tenu par les Katiba Zinki (du nom du cheikh Nourredine Zinki, un vieux héros de la mythologie islamiste). Leur chef Toufik Cherhabidine est un vieil ami des Frères musulmans turcs.
Dans ce contexte, les Russes déploient deux stratégies concomitantes : pousser l’armée arabe syrienne à reprendre contact avec les groupes locaux (certains sont infiltrés depuis longtemps par des moukhabarat) en proposant notamment de sécuriser des passages d’exfiltration pour ceux qui acceptent de quitter l’Est d’Alep et de déposer les armes ; poursuivre les bombardements des états-majors enterrés, casser la logistique et détruire les stocks d’armes.
Dans ces conditions, les Katiba sont coupées de leur état-major central et des commandements locaux prennent la suite de manière isolée, sans coordination, ni vision d’ensemble. Par conséquent, l’armée gouvernementale continue à progresser de manière substantielle.
La bataille finale se déroule maintenant au sein des quartiers (Nord et Sud) de l’Est de la ville. Les blindés syriens restent aux portes des quartiers aux ruelles trop étroites et appuient des unités des forces spéciales. Depuis quatre ans, c’est la première fois que les deux lignes de défense de la zone Est sont ainsi transpercées et que les combats se déroulent maintenant au sein même du tissu urbain. Les Russes veulent maintenant en finir, estimant que la brouille durable avec Washington ouvre une fenêtre opportune pour « finir le travail », estime un officier général syrien.
Une phase cruciale de la bataille d’Alep se déroule autour du passage du « Castello », porte d’entrée par le Nord de la zone Est. Du nom d’un restaurant connu, ce passe relie l’agglomération d’Alep à l’ensemble des villages de toute la zone très peuplée en direction d’Idlib qui reste l’un des points les plus forts de Jabhat al-Nosra.
D’ores et déjà, c’est l’après Alep qui se joue. La reprise complète de la ville libérera le troisième corps d’armée syrien (30 000 hommes) qui pourra se redéployer dans d’autres régions, notamment vers Deir ez-Zor et Raqqa où s’intensifie la course de vitesse dont nous parlons entre l’alliance syro-russe appuyée par les Pasdarans iraniens et le Hezbollah libanais, et la Coalition internationale de Washington, les Kurdes étant instrumentalisés par les uns et les autres comme variable d’ajustement à leurs tribulations tactiques…
Une véritable guerre psychologique est engagée par l’armée et les services spéciaux syriens pour amener les groupes de l’Est d’Alep à se réfugier dans la partie ouest de la ville. Se multiplient discussions et versements d’argent aux chefs de tribus, de familles et hommes d’affaires… De vieux contacts et filières ont été réactivés depuis le mois d’août afin de reconquérir la totalité de l’agglomération.
Dernièrement, le président russe Vladimir Poutine a rencontré son homologue turc Recep Erdogan. L’un des principaux sujets de discussion : les dernières livraisons massives de matériels américains aux Kurdes. Si la réponse américaine à la reconquête d’Alep se confirmait en jouant la carte kurde, on comprend difficilement comment Washington laisse opérer l’armée turque en territoire syrien au point de menacer le cœur du dispositif kurde… Plusieurs observateurs militaires européens et arabes relèvent des divergences d’approche au sein même du Pentagone et des services américains alors que les Etats-Unis abordent la phase finale de leur élection présidentielle, qualifiant de « folle » la dernière évolution des opérations militaires en cours en Irak et en Syrie.
Sur cette diagonale du fou Mossoul/Alep, il n’échappe à personne que la propagande médiatique bat son plein plus que jamais… Les opérations aériennes de la Coalition internationale, menées par les Etats-Unis (pas moins de 60 pays), sont qualifiées de « frappes », évidemment « chirurgicales », tuant essentiellement les « méchants » en évitant de frapper les « gentils », c’est-à-dire les « dégâts collatéraux».
Les opérations analogues des aviations russe et syrienne contre les réduits salafo-jihadistes d’Alep-Est sont simultanément condamnés comme des « bombardements extrêmement meurtriers », tuant, le plus souvent des « civils innocents ». A Mossoul, les civils servent de boucliers humains aux terroristes, à Alep ils sont les « cibles délibérées » des bombardements…
Dans tous les cas de figures, Mossoul doit être « libérée », « reconquise », tandis qu’Alep est « encerclée » et « assiégée » par sa propre armée nationale… Comprenne qui pourra, toujours est-il que les chasseurs de l’Arabie Saoudite (qui font partie de la Coalition internationale) continuent de détruire consciencieusement le Yémen, y menant un génocide dont personne (ou presque) ne parle.
Même si elle est de moins en moins « protégée », la dictature saoudienne n’en continue pas moins de produire ses atrocités, dont le financement réfléchi de l’Islam radical dans le monde entier, sans beaucoup inquiéter les « régimes » de Barack Obama, de François Hollande, de Theresa May ou d’Angela Merkel…
Par Richard Labévière
Source: Proche et Moyen-Orient
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Alors c'est quoi les dernières nouvelles de la Syrie martyrisée par les bani sahyounes ?
Lella par les beni Saoud.
Il faut leur enlever la gestion de la Mecque.
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Mr Ayrault, allez vous re-habiller comme on pourrait crier à un mauvais jouer de foot.
Votre analyse sur la Syrie est fausse.
Vous êtes alignés sur le qatar et l'arabie saoudite car vous voulez vendre des avions Rafales.
Nous en Algérie, on est contre les terroristes islamistes que vous ne condamnez pas quand ils sont en Syrie. Mais que l'armée française combat au Mali.
FAKOU!
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Quelle plaie ces wahabites
ils méritent d'aller en enfer
Mon Alger
in Actualité algérienne
Posted · Edited by Zoubir8
Je crois que vous être mal placé pour juger.
Vous êtes mal placé pour juger car, jugez de ce passage:
"moi le chrétien, le sunnite, le chiite, le kurde, le druze, l'alaouite".
Etes vous capable de sortir de votre tribalisme comme sait si bien le faire ce poète?
Essayez un jour,
vous ne serez que meilleur pour vous
et pour vos proches.
Essayez.