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Zoubir8

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Posts posted by Zoubir8

  1. http://ultimaratio-blog.org/archives/8148

     

    Leçons de l’engagement des chars Leclerc au Yémen

    Posted on 2 December 2016 by Invité

     

    Par l’adjudant Guillaume Paris, instructeur spécialiste à l’Ecole de cavalerie

     

    En cours depuis 2015, la guerre civile au Yémen est peu couverte par les médias nationaux. Pourtant, les combats qui y font rage ont vu se déployer un nombre important de blindés. En effet, afin d’appuyer le gouvernement, une puissante coalition emmenée par l’Arabie Saoudite a pris part à ce conflit. Soutenus par la France, les États-Unis et le Royaume Uni, les coalisés alignent des matériels occidentaux et, surtout, appliquent des doctrines issues de « l’école » occidentale du combat en zone urbaine.

     

    Leclerc Yémen

     

    Ces doctrines semblent cependant avoir été mal appliquées par les coalisés avec des systèmes d’armes qui n’étaient pas toujours adaptés. Les engagements de la coalition en zone urbaine n’ont pas, au début, respecté les principes du combat urbain. Les attaques sur les zones habitées n’avaient pas la préparation requise pour des raids blindés et, une fois sous le feu, les unités paniquaient et rompaient le combat en mauvais ordre. Les batailles de Ma’rib ou de Aden en sont les parfaits exemples. Les rebelles ne cherchent pas à capturer les engins abandonnés. Ils les utilisent à des fins de propagande puis les détruisent. Cela dans l’optique de ne pas alourdir leur charge logistique mais également pour éviter que ces engins ne retournent chez les coalisés. Ces pertes sèches expliquent probablement les récents achats d’armement terrestres par l’Arabie saoudite auprès des Etats-Unis pour un montant de 1,15 milliards de dollars.

     

    Dans le cadre de l’opération « restaurer l’espoir » de la coalition arabe au Yémen contre les rebelles Houthis, les Émirats Arabes Unis ont déployé 70 à 80 chars Leclerc depuis le printemps 2015. Il s’agit du premier engagement au combat du principal char de bataille français par une armée étrangère. Cette opération mérite à ce titre un retour d’expérience autant au niveau de la préparation opérationnelle et logistique, que de l’emploi tactique des chars en opération et de leur résistance au feu ennemi. Cet exemple doit aussi nous servir en vue de ne pas laisser notre supériorité technologique et doctrinale nous aveugler sur les capacités d’un adverse déterminé à vaincre.

     

    Une préparation opérationnelle adéquate

     

    La préparation opérationnelle des unités déployées a été bien anticipée en amont. Les unités désignées pour rejoindre le Yémen ont pu s’entrainer régulièrement en simulateur ou en manœuvre avant d’être projetées. Les équipages ont par exemple pu se familiariser avec les kits AZUR[1] même si tous les chars ne furent pas équipés. De nombreuses campagnes de tir leur ont également permis de parfaire leur savoir-faire et maîtriser l’emploi des obus explosifs OE F1, nouvellement perçus. Au niveau tactique, les unités ont participé à des entraînements au camp de Hamra et Thouban pour acquérir les fondamentaux de la manœuvre en zones urbaine, désertique et même montagneuse, afin de coller au mieux à la réalité du terrain yéménite.

     

    Des emplois tactiques variés

     

    Les unités Leclerc ont été employées pour remplir plusieurs missions dans des contextes variés. Les chars ont été répartis dans deux bataillons blindés au sein d’une brigade blindée qui comprenait par ailleurs un bataillon mécanisé sur BMP3 et une batterie d’artillerie équipée de G6. Engagés tout d’abord ensemble pour la prise de Al anab, les deux bataillons blindés furent séparées pour la suite des opérations, un restant sur Aden et l’autre poursuivant vers l’intérieur du pays.

     

    Ces unités furent tout d’abord employées en zone urbaine ou périurbaine, en action offensive dès le début de leur engagement pour la bataille d’Aden (mars-juillet 2015) puis pour la prise de la base aérienne d’Al-Anad. Peu de temps après la conquête de cette base, le premier bataillon blindé se retrouva en posture défensive et mena des contre-attaques en zone urbaine et montagneuse, certainement sous forme de raids blindés, afin de chasser les troupes ennemies qui menaçaient la base depuis les hauteurs voisines. Par la suite, les forces émiriennes ont employé les Leclerc du second bataillon blindé dans des actions offensives en zone montagneuse autour de Ma’rib ou en zone urbaine sur Sabr mais avec des résultats mitigés. Les chars servirent également dans des rôles secondaires, comme par exemple en appui-feu au profit de l’infanterie ou en position statique pour la protection des PC.

     

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    Le soutien logistique sur le théâtre d’opération

     

    Le déploiement des chars Leclerc au Yémen a bénéficié d’un soutien logistique remarquable. La chaîne de ravitaillement en pièces de rechange ou en équipement a été assurée par air ou mer (Le port d’Aden servira de port de ravitaillement après la prise d’Al anab et la reconquête de la ville) puis par voie terrestre jusqu’aux troupes aux contacts. Les unités logistiques émiriennes ont ouvert des voies de réparation technique et de ravitaillement jusqu’au plus bas échelon, ce qui est évidemment capital pour la disponibilité opérationnelle des engins et leur capacité tactique. Sur trois mois de combats, un bataillon de chars pouvait ainsi consommer en moyenne 200 obus de 120mm de trois types différents.

     

    L’évacuation des personnels blessés, parfois nombreux comme par exemple lors des combats de Ma’rib, ne fut pas négligée et participa à la bonne tenue de la troupe. Là aussi, des voies aérienne ou terrestre de soutien sanitaire furent crées afin d’évacuer les blessés dans les meilleurs délais.

     

    Le Leclerc au combat

     

    Les chars Leclerc ont été exposés à des conditions de combats difficiles et à un feu ennemi précis. Les machines ont souffert du sable et des rocailles de leurs zones d’opérations. La poussière soulevée par les engins mais surtout le sable ont réduit les performances des armements. Les mitrailleuses lourdes de 12,7mm et de 7,62mm ont connu de fréquents ratés du fait d’enrayement inopinés. La nature du terrain a aussi provoqué une recrudescence des pannes des électro-ventilateurs de dépoussiérage moteur à cause de l’accumulation du sable et de la poussière autour de la partie arrière du char lors de ses déplacements. Enfin, les patins des chenilles ont subis une usure rapide face au terrain rocailleux des hauteurs du Yémen, forçant certains engins à rouler a même la chenille entraînant une usure prématurée et la dégradation de certains éléments du train de roulement comme les barbotins, par exemple.

     

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    Le feu ennemi a été appliqué face aux Leclerc de manière pragmatique. Les optiques du viseur chef et du tireur ont été systématiquement mitraillés par des armes collectives ou par des fusils de précision. L’armement de toit a lui aussi été mitraillé en vue de le rendre inutilisable (câbles de mise de feu sectionnés ou corps de l’arme perforé). Certains chars ont subi des tirs d’armes collectives lourdes sur l’arrière afin de détruire le groupe motopropulseur (GMP) mais sans grand succès. Les Leclerc ont également été victimes de mines anti-char et d’IED qui ont mis à rude épreuve les trains de roulement de trois engins, sans provoquer cependant de perte humaine. Tous les chars endommagés ont par ailleurs pu être réparés avec succès. En revanche, un Leclerc aurait été définitivement neutralisé par un tir direct de missile guidé antichar. La charge creuse aurait traversé la partie frontale du char au niveau du poste de pilotage tuant le pilote et blessant le chef de char aux jambes. Le modèle du missile n’est pas connu mais à la lumière des photos des dégâts et en suivant les vidéos postées par les rebelles sur les combats autour de ma’rib on peut raisonnablement penser qu’il ne s’agit pas de Kornet mais plutôt d’AT5 ou AT5B Konkurs/Konkurs M. L’engin aurait pu être ré-engageable après réparation car aucun élément technique nécessaire à la mise en œuvre du système d’arme n’a été endommagé. Cela nous rappelle qu’aucun char n’est indestructible. D’ailleurs, les Saoudiens ont perdu au moins 9 M1A2 suite à des tirs anti-chars. Etudier la possibilité de la pose d’une protection additionnelle comparable au système LEDS ou un blindage réactif comme le système russe Relikt pourrait permettre de pallier le manque de protection sur certaines parties du char.

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    Leclerc émirien équipé d’un kit AZUR

     

    Enfin, les rebelles houthis ont mené une guerre électronique intense face aux systèmes de communication. Les postes radio d’origine française des chars ont ainsi été affectés par des brouillages, des intrusions ou des interceptions.

     

    Conclusion

     

    Les chars Leclerc ont eu une disponibilité opérationnelle plus que satisfaisante grâce à une bonne chaîne logistique émirienne. Les engins se sont bien comportés face au feu ennemi et aucune perte ne fut irrémédiable. Néanmoins, le seul char touché – de face – par une arme antichar aurait été perforé et neutralisé. Ainsi, le bilan des Leclerc au Yémen est paradoxal, ils ont satisfait pleinement l’armée émirienne au niveau opérationnel et en même temps démontré des lacunes dans la protection de l’équipage. Le suivi des combats sur ce théâtre permettra de continuer à connaître les capacités au feu du Leclerc.

     

    Sur tous les lieux de conflits actuels, la zone urbaine est un lieu de combat incontournable. Les blindés se sont montrés indispensables à un combat interarmes seul capable d’emporter la décision dans cet environnement. Mais les blindés vont devoir évoluer pour s’adapter au mieux aux menaces qui évoluent dans ces zones. C’est notamment le sens du programme de valorisation du Leclerc qui devrait remédier à une bonne part des faiblesses identifiées. Suite à ce retour d’expérience, nous pouvons dégager quelques pistes d’amélioration pour nos chars :

     

    Pour le blindage structurel, l’utilisation de matériaux nano-cristallisés serait pertinente, comme c’est le cas sur Type 10 japonais. Du fait du coût prohibitif de cette technologie, il conviendrait de les intégrer dans les caissons évolutifs prévus sur Leclerc.

     

    En matière de soft kill, le Kit Balistique de Contre Mesure était pertinent pour le Leclerc. Il mixait DAL et brouilleur large bande.

     

    Le Détecteur d’Optique Pointé (DOP) JD3 présent sur les ZTZ 99 chinois est une piste intéressante surtout lorsque l’on sait que cette technologie est française à l’origine et a été utilisée sur sniper alley à Sarajevo. Pour rappel, ce système capte de manière multidirectionnelle les lasers ennemis et leur renverrait une impulsion plus importante, « grillant » le récepteur laser.

     

    En matière de hard kill, le retard accumulé par notre armée est important. L’achat sur étagère pourrait être une piste comme devrait le faire l’US Army avec l’Iron Fist israélien. L’Allemagne a développé l’AMAP-ADS (connu sous le nom de Shark en France) qui devrait entrer en service à Singapour.

     

    [1] Le kit AZUR ou action en zone urbaine équipant les Leclerc EAU est réduit par rapport au kit initial prévu pour la version France. En effet, il n’est constitué que des grilles anti RPG à l’arrière du châssis et de la tourelle et des plaques anti cocktail molotov recouvrant les persiennages sur la plage moteur. Enfin, un système de communication sans fil est aussi monté pour communiquer avec l’infanterie la plus proche. Seul 13 kits auraient été livrés aux EAU en 2011. Le succès de cet équipement auprès de la troupe a été tel que les Emiriens ont demandés d’autres kits à la France. Malheureusement, ces kits n’étant pas fabriqués en série et ne possédant pas de stock, la commande ne put être honorée.

  2. Excellent analyse de Jean-Dominique Merchet qui dans l'émission "C dans l'air" sur la 5 explique qu'avec la Syrie, l'occident a perdu l'usage exclusif de la force armée.:mdr::mdr:

     

    Je vous conseille de l'écouter:

    "Pour la première fois dans l'histoire du monde, on a perdu le monopole de l'usage de la force."

     

    "Ce qui est nouveau, ce n'est pas la violence, mais qui l'utilise".

     

    "Ce ne sont plus les Occidentaux qui décident."

     

    Wallahi gheir gazouz d'entendre cela.

    LE BLOG DE J-D MERCHET:

    http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense

  3. Syrie : sévère défaite pour les rebelles à Alep

    Jean-Dominique Merchet Jean-Dominique Merchet

    28 Novembre 2016

    L’armée de Bachar est parvenue à couper en deux le secteur tenu par l’opposition armée, entraînant la fuite de milliers de civils hors de la poche

     

    © Sipa Press

     

    La France est « gravement préoccupée par les violences à Alep, consécutives à l’offensive massive du régime et de ses soutiens », a déclaré un porte-parole du Quai d’Orsay, alors que les rebelles hostiles au régime de Bachar al-Assad sont en train de perdre du terrain face à l’offensive de reconquête de l’armée syrienne et de ses alliés. « Dans ce contexte », Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères « souhaite organiser début décembre une réunion ministérielle du groupe des États affinitaires », soutenant les rebelles.

     

    La bataille d’Alep-Est est à un tournant. Durant le week-end, les rebelles ont subi une sérieuse défaite militaire sur le terrain, qui se traduit par la perte d’environ un tiers de la poche - sa partie nord - qu’ils contrôlaient encore en fin de semaine. Plusieurs milliers de civils ont fui ce secteur pour se réfugier dans les zones gouvernementales ou le quartier kurde de Cheikh-Maksoud. La situation est loin d’être stabilisée, mais les forces rebelles ne tiendraient plus qu’environ 30 km2 au sud-est de l’agglomération. Si elles parviennent à reconstituer leurs défenses, elles pourraient toutefois s’y maintenir très longtemps encore, comme de nombreux exemples le montrent en Syrie.

     

    La poche d’Alep-Est est encerclée par l’armée de Bachar depuis le mois de juillet. Toutes les tentatives pour briser le siège, venant de l’extérieur ou de l’intérieur, ont jusqu’à présent échoué. Une offensive est en cours depuis le 15 novembre.

     

    Ce week-end, la zone rebelle a été littéralement cisaillée par deux offensives menées au sol, d’abord depuis l’est (quartier d’Hanano), puis en provenance de l’ouest (quartier Sakhour). Le secteur nord semble ensuite s’être disloqué, alors que les milices kurdes YPG y pénétraient parallèlement à l’armée loyaliste. Le front s’est écroulé et, faute d’une défense en profondeur, les rebelles ont dû abandonner de larges portions du terrain.

     

    Côté loyaliste, les combats au sol ont été menés pour l’essentiel par les troupes d’élite Quwat Al Nimr (Force Tigre) du général Souhail el-Hassan, qui avaient déjà participé à la reconquête de Palmyre en mars dernier. Cette division blindée a profité de l’urbanisme d’Hanano - des immeubles séparés par de larges rues - pour y réaliser leur percée, appuyée par la puissance de feu de l’aviation. La présence iranienne semble discrète alors que l’aviation russe a repris ses frappes en milieu de semaine dernière.

     

    En face, il est quasiment impossible de savoir combien il reste de combattants rebelles. « C’est un agrégat de différentes katibas, essentiellement salafistes et djihadistes. S’ils ne sont pas seuls, les groupes Ahrar as-Sham et Fatah as-Sham (anciennement al-Nosra) dominent au niveau politique et du commandement », assure Frédéric Pichon, chercheur spécialiste de la Syrie. Même l’évaluation de la population reste très incertaine. A la vieille de l’offensive en cours, l’Onu parlait encore de 250 000. Les experts, comme Frédéric Pichon ou le géographe Fabrice Balanche, avancent des chiffres autour de 100 000.

     

    Accord tacite. L’offensive des forces loyalistes intervient dans un contexte international marqué par l’accord entre la Russie et la Turquie. « L’effondrement de la rébellion à Alep est l’effet de l’arrangement entre Poutine et Erdogan », avance Frédéric Pichon. « Les rebelles ont vu l’aide turque se tarir et une partie de leurs combattants - ceux qui auraient pu venir au secours d’Alep - sont désormais aux côtés de l’armée turque dans le secteur d’al-Bab », à l’est d’Alep. La Russie semble également bénéficier de l’accord tacite de Washington. « Les soutiens internationaux de la rébellion sont fatigués », note Fabrice Balanche. « Avec Obama, les Etats-Unis avaient déjà peu d’enthousiasme pour s’impliquer, mais l’élection de Trump est le coup de grâce », ajoute le chercheur.

     

    La reconquête totale des quartiers rebelles d’Alep serait une victoire politique stratégique pour Bachar al-Assad. Historiquement, la Syrie moderne s’est en effet construite sur l’alliance de deux grandes villes, Damas au sud et Alep au nord. Si Bachar remporte la bataille d’Alep, il ne restera plus au régime qu’à sécuriser quelques grands axes de communication (nord/sud et vers la côte) pour qu’il puisse considérer avoir gagné la guerre, même si de larges secteurs du pays lui échappent.

     

    La bataille d’Alep a débuté en juillet 2012, lorsque des groupes armés rebelles, venant de la banlieue rurale à l’Est de la ville ont tenté de prendre le contrôle de la cité. Frédéric Pichon fait une lecture sociale de cet événement : « Les rebelles viennent principalement de ce qu’on appelle le “ rif ”, un secteur pauvre. Les gens des campagnes s’y étaient récemment installés, chassés de chez eux par la sécheresse et le désengagement de l’Etat. Ce sont les victimes de la libéralisation économique du régime, avant 2011. En entrant à Alep, ils ont voulu prendre leur revanche sur les citadins, qui, eux, avaient profité de l’ouverture économique ». Les rebelles se sont heurtés, non seulement aux forces répressives du régime, mais à une grande partie de la population du centre-ville et des quartiers plus aisés. Pour la bourgeoisie locale sunnite, il s’agissait de « ploucs bigots », selon le mot d’un Alépin.

     

    Guerre sociale. La bataille d’Alep est « une guerre sociale, culturelle et territoriale » qui opposent souvent des sunnites à d’autres sunnites, confirme le géographe Fabrice Balanche. « L’Est d’Alep est constitué de quarties informels, plus ou moins illégaux, peuplés d’immigrants venus des campagnes environnantes depuis les années soixante-dix. Dans la décennie 2000, il y a eu une grosse pression sur Alep, quand l’Etat a arrêté les investissements publics dans les zones rurales où la croissance démographique restait très forte, avec huit enfants par femme. Lorsque les rebelles sont entrés à Alep en 2012, ils y ont retrouvés leurs familles dans les quartiers Est, mais à l’Ouest la population ne leur était pas favorable, même chez les gens pauvres. A cet égard, on ne peut pas parler d’un conflit de classes. Cette guerre oppose des citadins, qui ne veulent pas être “ruraliser “, inrifiyeh dit-on arabe, à ces nouveaux citadins. »

     

    Ces données sociologiques expliquent, en partie, pourquoi les rebelles ne sont pas parvenus à conquérir la totalité de la ville, ni même à conserver le contrôle des quartiers les plus centraux, vers la Citadelle. Très vite, ils se sont retranchés dans les zones Est, qu’ils tiennent depuis plus de quatre ans. Les choses ont commencé à bouger en février, lorsque l’armée de Bachar, appuyée par la Russie et alliée des Kurdes de l’YPG ont coupé la route vers la Turquie, isolant progressivement les zones rebelles d’Alep.

  4. Syrie : sévère défaite pour les rebelles à Alep

    Jean-Dominique Merchet Jean-Dominique Merchet

    28 Novembre 2016

    L’armée de Bachar est parvenue à couper en deux le secteur tenu par l’opposition armée, entraînant la fuite de milliers de civils hors de la poche

     

    © Sipa Press

     

    La France est « gravement préoccupée par les violences à Alep, consécutives à l’offensive massive du régime et de ses soutiens », a déclaré un porte-parole du Quai d’Orsay, alors que les rebelles hostiles au régime de Bachar al-Assad sont en train de perdre du terrain face à l’offensive de reconquête de l’armée syrienne et de ses alliés. « Dans ce contexte », Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères « souhaite organiser début décembre une réunion ministérielle du groupe des États affinitaires », soutenant les rebelles.

     

    La bataille d’Alep-Est est à un tournant. Durant le week-end, les rebelles ont subi une sérieuse défaite militaire sur le terrain, qui se traduit par la perte d’environ un tiers de la poche - sa partie nord - qu’ils contrôlaient encore en fin de semaine. Plusieurs milliers de civils ont fui ce secteur pour se réfugier dans les zones gouvernementales ou le quartier kurde de Cheikh-Maksoud. La situation est loin d’être stabilisée, mais les forces rebelles ne tiendraient plus qu’environ 30 km2 au sud-est de l’agglomération. Si elles parviennent à reconstituer leurs défenses, elles pourraient toutefois s’y maintenir très longtemps encore, comme de nombreux exemples le montrent en Syrie.

     

    La poche d’Alep-Est est encerclée par l’armée de Bachar depuis le mois de juillet. Toutes les tentatives pour briser le siège, venant de l’extérieur ou de l’intérieur, ont jusqu’à présent échoué. Une offensive est en cours depuis le 15 novembre.

     

    Ce week-end, la zone rebelle a été littéralement cisaillée par deux offensives menées au sol, d’abord depuis l’est (quartier d’Hanano), puis en provenance de l’ouest (quartier Sakhour). Le secteur nord semble ensuite s’être disloqué, alors que les milices kurdes YPG y pénétraient parallèlement à l’armée loyaliste. Le front s’est écroulé et, faute d’une défense en profondeur, les rebelles ont dû abandonner de larges portions du terrain.

     

    Côté loyaliste, les combats au sol ont été menés pour l’essentiel par les troupes d’élite Quwat Al Nimr (Force Tigre) du général Souhail el-Hassan, qui avaient déjà participé à la reconquête de Palmyre en mars dernier. Cette division blindée a profité de l’urbanisme d’Hanano - des immeubles séparés par de larges rues - pour y réaliser leur percée, appuyée par la puissance de feu de l’aviation. La présence iranienne semble discrète alors que l’aviation russe a repris ses frappes en milieu de semaine dernière.

     

    En face, il est quasiment impossible de savoir combien il reste de combattants rebelles. « C’est un agrégat de différentes katibas, essentiellement salafistes et djihadistes. S’ils ne sont pas seuls, les groupes Ahrar as-Sham et Fatah as-Sham (anciennement al-Nosra) dominent au niveau politique et du commandement », assure Frédéric Pichon, chercheur spécialiste de la Syrie. Même l’évaluation de la population reste très incertaine. A la vieille de l’offensive en cours, l’Onu parlait encore de 250 000. Les experts, comme Frédéric Pichon ou le géographe Fabrice Balanche, avancent des chiffres autour de 100 000.

     

    Accord tacite. L’offensive des forces loyalistes intervient dans un contexte international marqué par l’accord entre la Russie et la Turquie. « L’effondrement de la rébellion à Alep est l’effet de l’arrangement entre Poutine et Erdogan », avance Frédéric Pichon. « Les rebelles ont vu l’aide turque se tarir et une partie de leurs combattants - ceux qui auraient pu venir au secours d’Alep - sont désormais aux côtés de l’armée turque dans le secteur d’al-Bab », à l’est d’Alep. La Russie semble également bénéficier de l’accord tacite de Washington. « Les soutiens internationaux de la rébellion sont fatigués », note Fabrice Balanche. « Avec Obama, les Etats-Unis avaient déjà peu d’enthousiasme pour s’impliquer, mais l’élection de Trump est le coup de grâce », ajoute le chercheur.

     

    La reconquête totale des quartiers rebelles d’Alep serait une victoire politique stratégique pour Bachar al-Assad. Historiquement, la Syrie moderne s’est en effet construite sur l’alliance de deux grandes villes, Damas au sud et Alep au nord. Si Bachar remporte la bataille d’Alep, il ne restera plus au régime qu’à sécuriser quelques grands axes de communication (nord/sud et vers la côte) pour qu’il puisse considérer avoir gagné la guerre, même si de larges secteurs du pays lui échappent.

     

    La bataille d’Alep a débuté en juillet 2012, lorsque des groupes armés rebelles, venant de la banlieue rurale à l’Est de la ville ont tenté de prendre le contrôle de la cité. Frédéric Pichon fait une lecture sociale de cet événement : « Les rebelles viennent principalement de ce qu’on appelle le “ rif ”, un secteur pauvre. Les gens des campagnes s’y étaient récemment installés, chassés de chez eux par la sécheresse et le désengagement de l’Etat. Ce sont les victimes de la libéralisation économique du régime, avant 2011. En entrant à Alep, ils ont voulu prendre leur revanche sur les citadins, qui, eux, avaient profité de l’ouverture économique ». Les rebelles se sont heurtés, non seulement aux forces répressives du régime, mais à une grande partie de la population du centre-ville et des quartiers plus aisés. Pour la bourgeoisie locale sunnite, il s’agissait de « ploucs bigots », selon le mot d’un Alépin.

     

    Guerre sociale. La bataille d’Alep est « une guerre sociale, culturelle et territoriale » qui opposent souvent des sunnites à d’autres sunnites, confirme le géographe Fabrice Balanche. « L’Est d’Alep est constitué de quarties informels, plus ou moins illégaux, peuplés d’immigrants venus des campagnes environnantes depuis les années soixante-dix. Dans la décennie 2000, il y a eu une grosse pression sur Alep, quand l’Etat a arrêté les investissements publics dans les zones rurales où la croissance démographique restait très forte, avec huit enfants par femme. Lorsque les rebelles sont entrés à Alep en 2012, ils y ont retrouvés leurs familles dans les quartiers Est, mais à l’Ouest la population ne leur était pas favorable, même chez les gens pauvres. A cet égard, on ne peut pas parler d’un conflit de classes. Cette guerre oppose des citadins, qui ne veulent pas être “ruraliser “, inrifiyeh dit-on arabe, à ces nouveaux citadins. »

     

    Ces données sociologiques expliquent, en partie, pourquoi les rebelles ne sont pas parvenus à conquérir la totalité de la ville, ni même à conserver le contrôle des quartiers les plus centraux, vers la Citadelle. Très vite, ils se sont retranchés dans les zones Est, qu’ils tiennent depuis plus de quatre ans. Les choses ont commencé à bouger en février, lorsque l’armée de Bachar, appuyée par la Russie et alliée des Kurdes de l’YPG ont coupé la route vers la Turquie, isolant progressivement les zones rebelles d’Alep.

  5. Un discours fameux de Houari Boumèdiène contre le sort fait à notre immigration en France (exploitation, prostitution à Barbès).

     

    ps: dans les années 70, il fallait voir le samedi après mdi ces files d'attente masculine devant certaines maisons...

     

    Certains essayent de faire passer Boumediène comme peu favorable à la région de Tizi-Ouzou.

    En nationalisant le pétrole et en développement l'économie locale Boumédiène a protégé l'ouvrier kabyle de l'exploitation du patron français et a libéré certaines femmes kabyles de ce triste sort qui les attendaient à Barbès...

     

    L’immigration algérienne en France

     

    Les départs vers la métropole reprennent à partir de 1946, facilités par la liberté de circulation, instituée par la loi du 20 septembre 1947.

    La guerre d’indépendance, même si elle ralentit légèrement dans un premier temps les nouvelles entrées, ne marque aucun temps d’arrêt dans les migrations algériennes. Au cours de ces huit années de conflit, le nombre des Algériens présents sur le territoire métropolitain passe de 211 000 en 1954 à 350 000 en 1962.

     

    Ce phénomène peut sembler a priori contradictoire : une émigration volontaire et massive vers la métropole qui mène la répression et le conflit contre l’indépendance. Mais la misère et la violence coloniale dont souffre la population dite musulmane sont évidemment exacerbées. C’est le cas notamment avec la politique des camps de regroupement. L’armée française définit des zones interdites, vidées de leurs habitants qui sont se retrouvent dans des campements sous surveillance militaire. Ils regroupent deux millions d’Algériens.

     

    Si l’immigration algérienne demeure une migration économique, les hommes occupant les emplois les plus pénibles et les moins rémunérateurs (principalement dans le BTP et la métallurgie), le contexte éclaire les nouvelles tendances : la présence s’allonge (quatre ans en moyenne, au lieu de deux auparavant), les régions de départ se diversifient (la Kabylie reste en tête, suivie par les départements d’Oran, Constantine, les Aurès, Tlemcen…), les hommes émigrent de plus en plus avec leurs familles (7000 familles en 1954, 30 000 en 1962).

     

    [video=youtube_share;3VH7MvTA_uI]https://youtu.be/3VH7MvTA_uI

  6. Sauf erreur de ma part on est dans un forum algérien, pas franco-algérien. Que ça soit Valls ou pas je m'en fous complètement ça ne me concerne pas

     

    Vous semblez oublier que l'Algérie a exporté dès les années cinquante sa force de travail en France et qu'il existe une grande communauté Beur "chez nous là bas". Notamment venant de la région de Tizi-Ouzou.

     

    ps: heureusement que Boumédiène a fait réduire les départs.

    Nombre de femmes kabyles exerçaient le plus vieux métiers du monde à Barbès.

    Il fallait y voir le samedi après midi les files d'attente masculines devant certaines maisons...

     

    [video=youtube_share;3VH7MvTA_uI]https://youtu.be/3VH7MvTA_uI

  7. Sauf erreur de ma part on est dans un forum algérien, pas franco-algérien. Que ça soit Valls ou pas je m'en fous complètement ça ne me concerne pas

     

    Et oui ya zine, vous, vous restez cloitré dans l'entre-soi.

    Mais sortez respirez un peur d'air frais hors de la tribu; le monde est vaste!

  8. Salut

     

    ça veux dire quoi...

     

    il y a un vote des alkhawa en france...?

     

    Ce serait trahir mes idéaux qu'il existe un vote ethnique.

     

    Mais le terme al khawa, il n'y a qu'ici que je peux l'utiliser.

    Puis faisons rager certains de ceux qui nous lisent.

    Pas une seule voix pour el matador!

    :zoo_dog:

  9. J'ai lu ce matin que Valls trouvait que les musulmans étaient trop stigmatisés :D

    Dommage que nous n'aillons pas de Justin Trudeau j'aurai voté pour lui ; il pleurait pour des réfugiers syriens

     

    Ils peuvent courrir, ils n'auront pas nos votes.

    FAKOU! :zoo_dog:

  10. Le guide spirituel de Mokri et Aribi fait entonner l'hymne national israélien à Ankara

    06 Dec, 2016 :zoo_dog:

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    L'ambassadeur d'Israël remettant ses lettres de créance à Erdogan. D. T

     

    La presse israélienne jubile. «Erdogan accueille chaleureusement le nouvel ambassadeur d’Israël en Turquie», titre-t-elle, au lendemain de la prise de fonction du nouveau représentant de l’Etat hébreu à Ankara. Le régime islamiste d’Erdogan vient, donc, de renouer ses relations avec le régime assassin de Tel-Aviv, son allié de toujours. «Après six ans sans représentation officielle à Ankara, l’ambassadeur israélien Eitan Na’eh a présenté ses lettres de créance au président turc Recep Tayyip Erdogan lundi», écrit le média israélien JSS News, qui ne manque pas de faire remarquer que «la cérémonie a eu lieu au palais présidentiel turc et a été largement couverte par la presse turque».

     

    «Na’eh a inspecté une garde d’honneur de soldats turcs, après quoi l’hymne national israélien a été entonné», s’enorgueillit-on en Israël. «Erdogan a accueilli Na’eh avec le sourire et a été impressionné quand l’ambassadeur israélien l’a salué en turc», poursuit JSS News, qui précise que le chef spirituel des islamistes algériens du MSP et du FJD, «a serré la main de Na’eh, sa femme et ses enfants, ainsi que du personnel diplomatique de l’ambassade d’Israël, et a même tapoté le dos du fils de Na’eh, Itay, âgé de 18 ans».

     

    Le média n’omet pas de rappeler, par ailleurs, que malgré la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, 260 000 touristes israéliens ont quand même visité la Turquie.

     

    Voilà donc le véritable visage du guide spirituel d’Abderrezak Mokri et de Hacène Aribi, deux leaders islamistes algériens qui embraquent, à la hâte, sur le premier vol à destination d’Istanbul en un claquement de doigts du nouveau vizir de la Sublime Porte, ami d’Israël et allié du criminel Benyamin Netanyahu assassin de Palestiniens à Gaza.

     

    Karim Bouali

  11. S. Nasrallah: la bataille en Syrie dépasse le cadre de l’axe de la résistance. Nous ne retournerons au Liban qu’après la victoire

    24 octobre 2016

    السيد نصر الله

     

    Le secrétaire général du Hezbollah au Liban , Sayyed Hassan Nasrallah, a affirmé que « les jours ont révélé que la bataille en Syrie vise à provoquer des changements majeurs existentiels et à imposer une nouvelle carte géopolitique de la région », soulignant que « la résistance a pris la décision d’intervenir en Syrie, à la lumière d’une étude sérieuse, générale, globale et profonde de la situation de la région ».

     

    Dans son discours qu’il a prononcé en hommage au martyre d’un chef militaire de la Résistance islamique, Hatem Hémadé (connu sous le patronyme hajj Alaa), Sayyed Nasrallah a indiqué: « le martyr Hajj Alaa a été l’un des premiers commandants militaires qui ont opéré sur le terrain pour lutter contre le danger takfiriste, il réunissait dans sa personnalité toutes les caractéristiques d’e ceux qui appartiennent à la famille de la résistance ,.; C’est pourquoi, quand il a ressenti que le danger de la Syrie s’approchait de nous au Liban, il était parmi les premiers commandants à se rendre là-bas ».

     

    Pour ce qui est de la situation dans la région, Sayyed Nasrallah a souligné que » jour après jour , on constate que la guerre en Syrie ne vise pas seulement la chute du régime. Elle a dépassé l’axe de résistance, elle est destinée à provoquer des événements qui auront pour conséquences d’imposer des changements démographiques dans la région(..). Il y a des communautés qui sont présentes depuis des centaines d’années si ce n’est des milliers , or, le but de cette bataille consistait à déraciner leur présence, à effacer toute trace de leur existence ancestrale culturelle et historique dans cette région ».

     

    Il a ajouté que « le comportement de Daesh et Cie confirme cette accusation que nous adressons aux auteurs de ce projet »: « je ne parle pas uniquement des minorités .. même pour ce qui est des sunnites, il fallait supprimer tout ce qui s’oppose à ce projet. C’est pourquoi, l’une des caractéristiques de ces groupes takfiristes est de n’observer aucune référence, critère, régle ou loi. C’est la loi de la jungle qui sévit afin de pouvoir réaliser tous leurs objectifs ».

     

     

    Première partie: le martyr Hajj Alaa et la situation régionale

     

    Le commandant Hatem Hémadé , connu sous le nom de hajj Alaa, a commencé son parcours dans la résistance islamique à travers les scouts de l’Imam Mahdi ( ndrl: une des institutions du Hezbollah) en tant que responsable de l’éducation des jeunes. Cela dévoile un des aspects de sa personnalité : son côté paternel et toujours affecteux et attentionné envers les autres..

     

    Durant son parcours universitaire, il s’est spécialisé en génie d’électricité tout assumant ses responsabilités en tant responsable du comité des étudiants du Hezbollah . A cete époque, il a montré des qualités d’un commandnat militaire.. Aprés avoi reçu son diplôme, il a immédiatement rejoint les rangs de la résistance, au lieu d’utiliser son diplôme dans le marché du travail..

     

    Il a insisté pour exploiter ses compétences dans le cadre de la résistance, d’où il s’est spécialisé dans la défense aérienne: compte tenu de ses succès et de ses capacités à divers niveaux, il a été promu au sud au rang de commandant en chef de la défense aérien dans le sud du Liban .. D’où son indéniable rôle dans la guerre de Juillet 2006 et dans la réalisation de cette victoire.. pour ensuite devenir le commandant en chef de toute la défense aérienne de la résistance islamique.

     

    Durant les premiers jours de la guerre en syrie , il était parmi les premiers à vouloir rejoindre les rangs de la résistance en Syrie, c’était un homme de terrain, passionné par le travail sur le terrain. Il a d’ailleurs excellé là-bas, réalisant des victoires à Qalamaoun, à Qousseir. Qalamoun , souvenez-vous de cette région qui servait d’usine de confection de voitures piégées pour être envoyées par la suite au Liban. Et donc, la solution consistait d’intervenir rapidement et directement afin de mettre un terme aux attentats-suicides au Liban. Il fallait donc détruire ces usines et les réseaux des terroristes. L’opération de Qalamoun a donc eu lieu et hajj Alaa faisait partie de ses commandants ..

     

    Ensuite, les opérations de la résistance contre les groupes takfiristes se sont multipliées en Syrie dans diverses régions au point de réduire au maximum leur menace sur le Liban.. D’ailleurs, vous avez pu constater que les attentats à la voitures piégée ont cessé, et ce parce que les groupes terroristes n’ont plus les moyens pour ce faire , sans compter que dans le jurd d’Ersal , ils sont encerclés par les forces de l’armée libanaise , à Raqqa et à Zabadane , ils ne peuvent plus recruter des terroristes ni envoyer des voitures piégées au Liban et tout ceci grâce aux martyrs de l’armée libanaise, de la résistance islamique ..

     

    Durant ces derniers années , le martyr hajj Alaa était toujours présent sur le terrain, il était responsable de la surveillance de toute la chaine de montagnes frontalières avec la Syrie.. Avec l’approche de la date fatidique de la bataille d’Alep , où tous les terroristes se sont regroupés , il fallait renforcer notre commandement là-bas, et donc le commandant-martyr Hajj Alaa s’est rendu à Alep . Cette bataille est décisive comme celle de Mossoul, dans le sens qu’elle implique des conséquences sur l’équation et l’avenir de la région..

     

    Le martyr hajj Alaa est tombé en martyr dans une bataille sensible, à un point géographique très sensible, juste après avoir accompli un exploit militaire stratégique important pour remporter la bataille d’Alep..

     

    A vrai dire, il y a une seule bataille , une seule et unique.. Sachez que depuis le début de la crise en Syrie, nous avons pronfondément étudié et envisagé toutes les solutions. Nous avons ainsi effectué une lecture générale, profonde, sérieuse, de la situation régionale..à commencer par la Tunisie en passant par la Syrie. Nous avons étudié les objectifs, les enjeux, les faits , les groupes terroristes: leur financement, leurs armes, leurs sponsors.. et donc, suite à cette lecture géopolitique et géostratégique, nous avons décidé d’intervenir en Syrie. Personne ne nous a forcés à nous rendre là-bas, c’est en parfaite connaissance et conscience que nous sommes intervenus en Syrie, et tous nos martyrs dont le martyr Alaa sont parfaitement conscients de l’enjeu de cette bataille en Syrie..

     

    Jour après jour , la bataille en Syrie a révélé son vrai visage, ses objectifs non-déclarés: elle n’avait pas pour but de briser l’axe de la résistance, pire, elle vise à imposer des changements démographiques majeurs dans la région.. à modifier toute la carte géopolitique de la région.. on cherchait à travers cette bataille à déraciner des groupes d’hommes qui vivaient dans cette région depuis des centaines d’années.. d’effacer ce qu’ils représentent dans l’histoire de ce pays, d’effacer toute trace de leur présence ancestrale et historique en Syrie, quitte à détruire leurs sites religieux, historiques ou culturels .. et je ne fais pas seulement allusion aux communautés mais aux minorités, il s’agissait d’imposer un seul groupe d’hommes. Les sunnites étaient les premiers visés et tous ceux qui ce sont opposés à ce projet..

     

    Parmi les caractéristiques de cette guerre, c’est que ces groupes takfiristes ne suivent aucune loi internationale, aucune règle, aucune référence humaine, tout y est permis! Et donc la destruction de sites religieux n’a aucun sens pour eux, ni le massacre des gens, ni l’effusion de sang, ni les crimes les plus odieux..Tel est l’un des plus dangereux aspects de cette bataille, comme d’ailleurs au Yémen où une guerre sanginaire est menée contre tout un peuple: 15 millions de yéménites subissent un siège inhumain, tout comme les palestiniens dans la bande de Gaza..

     

    En Irak, les Irakiens combattent les takfiristes, tous les Irakiens sans exception, sont unis dans leur bataille contre Daech et aujourd’hui, ils sont unis pour libérer toute la province de Mossoul de ces groupes terroristes takfiristes. Or, la Turquie a l’audace de demander une intervention dans cette bataille qui concerne en premier et dernier lieu les Irakiens. Son arrogance atteint un tel niveau que pour se justifier, elle demande une révision de l’accord de Lausanne pour prouver la nationalité turque de Mossoul!!

     

    Pardoxalement, les forces du Hached al-Chaabbi , composées de jeunes irakiens, n’ont pas le droit de combattre à Mossoul pour libérer leur pays des takfiristes..

     

    Or, le monde a avoué que Daech est une organisation terroriste, qu’elle a commis des crimes de guerre, des crimes inhumaines, des destructions, des attentats, même Clinton a avoué que Daech est terroriste voire elle a reconnu- au moment où elle était secrétaire d’Etat que c’est l’Arabie-saoudite qui soutient et finance Daech..

     

    Et le pire dans cette affaire, c’est que l’emblème de son drapeau noir est » Mohammad Rassoul Allah » , et cela n’est pas un hasard. ..

     

    Enfin, je tiens à souligner que ceux qui misent sur notre fatigue, notre lassitude, se leurent et se trompent.. Depuis la libération de l’an 2000 d’une partie du Liban-sud, nous n’avons cessé notre combat. Nous sommes des gens qui ne se fatiguent pas, qui ne lassent pas, cela fait partie de nos gênes, de notre structure, de notre essence, c’est dans notre sang , nous allons poursuivre notre combat jusqu’au bout..

     

    La seule situation qui nous poussera à nous retirer de la Syrie , c’est la victoire sur Daech et par derrière de tout le projet de désintégration de la région. C’est alors que nous reviendrons au Liban, mais pas avant..

  12. L’armée arrive à la citadelle : bientôt la fin de la bataille d’Alep

    7 décembre 2016

     

    Rédaction du site Al Manar.

     

     

    Les choses sont allées très vite à Alep. Et il se peut très bien que la bataille d’Alep s’achève avant la fin de l’an, date limite fixée par le gouvernement syrien.

     

    A l’heure actuelle ce sont près de 80% des quartiers est qui ont été repris depuis le lancement de la bataille d’Alep il y a trois semaines.

     

    « Pour le moment, 47 quartiers d’Alep-Est, assiégés auparavant par les terroristes, sont passés sous le contrôle absolu des forces syriennes. Le 7 décembre, les troupes syriennes ont libéré des djihadistes encore deux quartiers dans la partie est d’Alep et ont également pralep_ancienne_destructionis une grande hauteur dans le village de Sheikh Lutfi », a annoncé pour sa part le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

     

    Ces dernières heures, ce sont les quartiers Bab al-Nayrab, al-Safsafah, Bab al-Hadid, Agyour, Karam al-Jabal et al-Farafirat qui ont été repris , mais les militaires ne les ont pas encore investis, en attendant l’arrivée des équipes de génie civile chargées de détecter les zones minées et piégées et de les nettoyer.

     

    Dans l’après-midi, l’armée syrienne a arboré de nouveau le drapeau syrien sur le batiment du Palais de justice situé au sud de la citadelle, a indiqué Média de guerre.

     

    Mardi, l’armée syrienne et ses alliés se trouvaient mardi à 800 mètres de la citadelle historique d’Alep.

    Vieux quartiers d'Alep

    Vieux quartiers d’Alep

     

    Ce mercredi ils sont arrivés au nord-ouest de ce fort, bâti depuis l’époque romaine et qui est resté entre les mains des militaires réguliers, malgré les centaines d’attaques des rebelles qu’ils ont encaissées durant ces 5 dernières années.

     

    Grande débandade des miliciens

     

    Entretemps ce fut la grande débandade des rebelles : des centaines ont d’ores et déjà déposé les armes et se sont rendus.

     

    D’autres ont pris la fuite durant la nuit, désertant entre autre les quartiers de la vielle ville d’Alep, et se retranchant davantage vtexte_capitulationers les quartiers qui leur

     

    restent au sud.

     

    Selon l’OSDH, les miliciens rebelles se sont retirés des parties de la Vieille ville qu’ils contrôlaient encore après la reconquête de l’armée des quartiers voisins de Bab al-Hadid and Aqyul, de « peur d’être assiégés ». Mais ils ne devraient pas rester longtemps dans cette partie. Selon les coordinations des rebelles, ces derniers ont finalement pris la décision de se retirer définitivement, notamment vers Idleb. Ils ont dit avoir mandaté des représentants en Turquie pour négocier avec l’armée syrienne leur sortie.

    Selon Média de guerre, il est également question d’une demande de trêve de 5 jours faite par les rebelles pour évacuer les blessés et permettre aux civils qui le désirent de sortir.

     

    Les quartiers qui leur restent étant Kallaseh, Boustane al-Kaser, al-Ansari, al-Machhad, al-Soukkkari, al-Salihine, et Karam al-Daadaa, en allant vers cheikh Said.

    Des militaires à Bab al-Naïrab

    Des militaires à Bab al-Naïrab

     

     

     

    C’est-à-dire en tout et pour tout 11 km2, sur les 45 km2 initiaux. L’offensive contre ces quartiers se fait à l’heure actuelle à partir de 4 axes.

     

     

     

     

     

    Ce mercredi soir, la nouvelle carte des quartiers est d’Alep encore sous le contrôle des rebelles, en bleu, se présente comme ci-dessous.

     

     

     

     

     

    carte_quartiers_rebelles_mercredi

     

     

     

    Encore des tués à l’ouest d’Alep

    Enfant tué mardi dans le pilonnage du quartier Seif al-Dawlé par les rebelles

    Enfant tué mardi

    Tué mardi à Halab al-Jadidat

    Tué mardi

    à Halab al-Jadidat

     

    Selon les dernières informations de Média de guerre, les forces gouvernementales et leurs alliés ont conquis le quartier al-Salihine.

     

    Entretemps, le bombardement des quartiers ouest ne connaissent pas de répit.

     

    Selon l’agence syrienne Sana, 12 personnes, dont des enfants, ont été tuées et au moins 64 autres blessées dans un pilonnage mené ce mercredi contre cinq quartiers différents.

     

    Mardi, 11 personnes avaient été tués par des tirs rebelles à l’ouest d’Alep, dont trois enfants.

     

     

     

    Les retrouvailles

     

    corespondantert

     

    evacuation_civils00

    Se trouvant à Alep , la correspondante de la télévision russe RT a été témoin des retrouvailles des proches aleppins ayant vécu dans les deux parties de la ville.

     

     

     

    Ce fut selon elle un moment empli d’émotions pour des gens qui ne s’étaient vus depuis 2012.

     

     

     

     

     

     

     

    Sources: Média de guerre, AFP, RT,

  13. Syrie: un colonel russe succombe à ses blessures après un bombardement rebelle à Alep

    Depuis 13 heures 7 décembre 2016

     

     

    Un colonel russe, conseiller militaire en Syrie, a été tué à Alep à la suite d’un bombardement des rebelles, a annoncé mercredi l’armée russe. « Le colonel Rouslan Galitskiï a succombé à l’hôpital des suites de ses blessures. Les médecins de l’armée russe ont lutté pendant plusieurs jours pour sauver sa vie », a indiqué l’armée citée par les agences russes.

     

    L’officier, l’un des plus hauts gradés tués en Syrie depuis le début de l’intervention russe, a été blessé il y a quelques jours lors d’un tir d’artillerie rebelle à Alep-Ouest, zone sous contrôle gouvernemental.

     

    « L’officier a été blessé lors de bombardements perpétrés par des militants de la soi-disant « opposition » de l’un des quartiers résidentiels d’Alep-Ouest », a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

     

    Rouslan Galitskiï, dont la date de la mort n’a pas été précisée, commandait un régiment de chars basé à Oulan-Oude en Sibérie, selon des médias russes.

     

    Selon RT, 22 militaires russes sont morts en Syrie dans le cadre de l’intervention lancée le 30 septembre 2015 par la Russie pour soutenir le pouvoir syrien: dont cinq qui sont décédés dans le crash d’un hélicoptère, abattu dans le nord-ouest de la Syrie, et deux femmes médecins de l’armée russe tuées lundi dans le bombardement de leur hôpital de campagne par les miliciens à Alep, selon Moscou.

     

    Le cas le plus célèbre est d’après RT celui du jeune lieutenant russe Alexandre Prokhorenko, 25 ans, qui avait ordonné à l’aviation russe de bombarder sa propre position, alors qu’il était encerclé par les djihadistes takfiristes de Daesh (Etat islamique-EI), plutôt que de tomber entre leurs mains .

     

    Sources: AFP; RT

  14. cnc

     

    Grand nouvelle si c'est confirmé.

    La principale coalition de djihadsites d'Alep Est, le Fatah Halab rend les armes et évacue quatre quartiers : Al-Farafrah, Karm Al-Jabal, Bab Hadid et Afion.

    Les forces loyalistes ont atteint la citadelle d'Alep.

    Il reste trois quartiers au main d'al-Nosra.

    Finalement la libération d'Alep arrivera bien avant Noël.

  15. Pour soutenir de leur côté l’entreprise, Rula Amin et d’autres membres du personnel d’Al Jazeera, CNN, la BBC et France24 ont tous commencé une campagne de propagande politique délibérée contre le gouvernement syrien et le peuple syrien qui souffraient de la mort et de la destruction provoquées par les terroristes se faisant passer pour les acteurs d’un soulèvement local. Certains jours, les scripts étaient tellement identiques qu’on aurait pu les croire écrits dans une seule et même chambre d’hôtel n’importe où. Et firent leur apparition sur la scène les vedettes des médias en ligne : Robert Fisk, de son poste d’observation à Beyrouth et Joshua Landis de son perchoir dans l’Oklahoma. Ces deux hommes, physiquement si éloignés des événements réels, prétendaient savoir tout ce qui se passait en Syrie.

     

    Les lecteurs britanniques et américains étaient influencés par leurs explications délibérément partiales, tandis que les Syriens réels vivant en Syrie qui les lisaient en anglais en ligne tombaient des nues. Les Syriens se demandaient comment des écrivains occidentaux pouvaient prendre parti pour des terroristes qui étaient des étrangers, des adeptes d’un l’Islam extrémiste et qui attaquaient tout civil non armé coupable de vouloir défendre sa maison et sa famille. Les médias peignaient les terroristes comme des combattants de la liberté et des héros de la démocratie, alors qu’ils étaient en train de violer, de piller, de mutiler, d’enlever contre rançon et de massacrer des civils désarmés à qui on n’avait pas donné le script à lire avant que la fusillade commence à Deraa.

     

    Ce qu’on en a vu, c’est une bande-annonce mondiale, qui n’a été en fait qu’une vidéo à petit budget pour téléphone portable, mais qui est devenue virale sur toute la toile, et qu’on a vendue aux téléspectateurs comme une lutte dramatique, dans un pays appelé la Syrie, pour la liberté, la justice et le modèle américain. Dès le début, Al Jazeera et tout le reste des médias payaient 100 $ n’importe quel clip vidéo d’amateur filmé en Syrie. Une nouvelle industrie artisanale est apparue dans le pays, avec des quantités de metteurs en scène et d’acteurs avides d’honneurs et de gloire. Jamais la question de leur authenticité n’a été soulevée. Les médias ne voulaient rien d’autre qu’un contenu qui soutînt leur campagne de propagande en Syrie.

     

    Deraa a été le premier acte d’une épopée tragique qui n’est pas encore terminée. Le prêtre qui a joué un rôle de premier plan dans la scène d’ouverture, Sheikh Sayasneh, a été placé en résidence surveillée, puis il a été extradé clandestinement vers Amman, en Jordanie. C’était en Janvier 2012. Il donne maintenant des conférences en Amérique près de Washington, DC. Tout comme les aspirants acteurs trouvent généralement le chemin d’Hollywood, qui est la Mecque de l’industrie du cinéma, Sheikh Sayasneh a trouvé son chemin vers la Mecque de tous les projets de changement de régime.

     

    Par Steven Sahiounie | American Herald Tribune |

     

    Article original: THE DAY BEFORE DERAA: HOW THE WAR BROKE OUT IN SYRIA

     

    Traduit par Claude et Catherine pour Arrêt sur Info

     

    (*) http://arretsurinfo.ch/video-un-terroriste-de-lasl-mange-le-coeur-dun-syrien-reprise/

     

    http://www.silviacattori.net/article5666

     

    http://www.silviacattori.net/article4437.html

     

    http://www.silviacattori.net/article4872.html

     

    –Arretsurinfo.ch/operation-timber-sycamore-la-guerre-secrete-de-la-cia-en-syrie

     

    Source:http://arretsurinfo.ch/le-jour-avant-deraa-comment-la-guerre-a-eclate-en-syri-la-veritable-histoire/

  16. Le jour avant Deraa : Comment la guerre a éclaté en Syrie – La véritable histoire

     

    Par Agence | 06 Décembre 2016 :zoo_dog:

     

    Une analyse remarquable de Steven Sahiounie qui revient sur le commencement de la guerre en Syrie. Toutefois aucun média traditionnel – en France ou en Suisse – ne la publierait. Ils considèrent que c’est du « complotisme ». Ce sont des ignorants ! Ils ne font pas l’effort de rechercher l’information plurielle comme nous le faisons, comme vous le faites, chers lectrices et lecteurs. Sur la politique internationale, les guerres et les conflits, ils en savent moins que vous. [silvia Cattori]

     

    La journée qui a précédé le 11 Septembre, 2001 avait été une journée normale à New York City. Le 10 septembre 2001 a ignoré que des événements ébranlant le monde surviendraient le jour suivant.

     

    De même, on aurait pu penser, la veille du jour où la violence a éclaté à Deraa, en Syrie en mars 2011, que ce jour serait aussi une journée sans incident, dans l’ignorance où l’on était du soulèvement sur le point de commencer.

     

    Mais ce ne fut pas le cas. Car Deraa débordait d’activité et de visiteurs totalement étrangers à la Syrie bien avant que le soulèvement organisé ne frappe ses trois coups.

     

    La mosquée Omari servit de coulisses à la représentation; c’est là que se firent les changements d’habillement et qu’eurent lieu les répétitions. Oui, les terroristes libyens, venus en droite ligne du champ de bataille de l’agression-changement de régime US-OTAN sur la Libye, étaient arrivés à Deraa bien avant le violent soulèvement de mars 2011. Le responsable religieux de la mosquée Omari était Sheikh Ahmad al Sayasneh. C’était un homme d’un certain âge avec un grave problème de vue qui l’obligeait à porter des lunettes noires spéciales, et ces lunettes affectaient à leur tour sa vision. Il n’était pas seulement malvoyant, mais également sensible à la lumière ce qui l’obligeait à se tenir autant que possible à l’intérieur et souvent isolé. Il était accoutumé à reconnaître les personnes avec lesquelles il parlait à leur accent et à leur voix. L’accent des gens de Deraa est caractéristique.

     

    Tous les hommes qui fréquentaient la mosquée Omari étaient des habitants du lieu, s’exprimant avec l’accent local. Évidemment, les visiteurs venus de Libye se gardèrent bien de se laisser identifier par l’ecclésiastique, ce qui les eût démasqués. Ils se contentèrent de travailler avec quelques acteurs-clés qu’ils avaient recrutés localement et mis dans le secret. La participation de membres locaux des Frères musulmans, qui allaient être chargés d’assister les mercenaires/terroristes libyens était un élément essentiel du plan de la CIA, plan ourdi et dirigé à partir de la Jordanie.

     

    Le fait d’avoir obtenu l’aide et la coopération de salafistes locaux a permis aux Libyens d’entrer dans Deraa sans éveiller les soupçons. Les locaux recrutés ont servi de façade à l’opération.

     

    Les agents de la CIA qui la dirigeaient à partir de leurs bureaux en Jordanie avaient déjà fourni les armes et l’argent qu’il fallait pour attiser les flammes de la révolution en Syrie. Avec suffisamment d’armes et d’argent, on peut faire démarrer une révolution n’importe où dans le monde.

     

    En réalité, le soulèvement à Deraa de mars 2011 n’a pas été déclenché comme on l’a dit par des graffitis d’adolescents, et il n’y a pas eu de parents mécontents exigeant que leurs enfants soient libérés. Cela faisait partie du script à la manière d’Hollywood concocté par d’experts agents de la CIA, qui étaient chargés d’une mission : détruire la Syrie aux fins d’y provoquer un changement de régime. Deraa n’en fut que l’Acte 1 – Scène 1.

     

    Le fait que ces prétendus artistes adolescents du graffiti et leurs parents n’aient jamais été retrouvés, jamais nommés, et jamais photographiés est la preuve que leur identité doit rester enrobée de ténèbres.

     

    À tout soulèvement il faut un soutien populaire. Habituellement, une situation donnée se présente et des manifestants descendent dans la rue. Les équipes de sécurité interviennent alors pour maintenir l’ordre et dégager les rues et, s’il y a « répression brutale », ceux qui seraient restés des « manifestants pacifiques » réagissent avec indignation parce qu’ils se sentent opprimés et trompés, et le nombre de gens dans les rues augmente. C’est le moment où les manifestations de rue peuvent prendre deux directions : soit les manifestants reculent et rentrent à la maison, soit ils réagissent violemment, et à cette réaction répondra celle non moins violente des équipes de sécurité, ce qui ouvre la voie à une insurrection totale.

     

    Dans le soulèvement organisé à Deraa, il y a eu dans la rue des acteurs locaux ignorant qu’ils participaient à une mise en scène hollywoodienne de la CIA. Ceux-là n’étaient que les figurants bénévoles de la séquence sur le point d’être tournée. Ces « extras » inconscients de leur rôle avaient certes des griefs, peut-être vieux d’une génération ou plus, et peut-être enracinés dans le wahhabisme, qui est une idéologie politique exportée dans le monde par le Royaume d’Arabie Saoudite, par la famille royale et ses agents à gages.

     

    Les Libyens ont empilé des stocks d’armes dans la mosquée Omari bien avant que la moindre rumeur ne fasse état d’adolescents arrêtés pour des graffitis. Le religieux, malvoyant et âgé n’avait pas conscience de la situation à l’intérieur de sa mosquée ni des agents étrangers qui s’y étaient infiltrés.

     

    Les armes sont entrées à Deraa en provenance du bureau de la CIA en Jordanie. Le gouvernement américain a des liens étroits avec le roi de Jordanie. La Jordanie est à 98% palestinienne, ce qui ne l’empêche pas d’avoir un traité de paix durable avec Israël, en dépit du fait que 5 millions de parents de familles jordaniennes se voient, en Palestine occupée, refuser toute forme de droits humains. Le roi de Jordanie est quotidiennement obligé de se livrer à un numéro d’équilibriste sur corde raide entre ses citoyens, la paix et la sécurité dans son pays et les intérêts ou plutôt les projets de s Etats-Unis au Moyen-Orient. Le roi Abdallah doit être non seulement funambule mais aussi jongleur, et la pression qu’il subit doit peser énormément sur lui, et sur la reine Rania qui est elle-même palestinienne. Il faut voir ces faits sur la toile de fond que constitue la République Arabe Syrienne, laquelle a depuis 40 ans pour pierre angulaire de sa politique intérieure et extérieure le principe des droits humains dus aux Palestiniens et leur droit à la liberté et à la justice.

     

    La politique des États-Unis consistant à attaquer la Syrie pour y provoquer un changement de régime ne concerne pas seulement les gazoducs, les puits de pétrole, l’emplacement stratégique et l’or : son but est aussi de réduire en poussière cette pierre angulaire des droits des Palestiniens. Se débarrasser du président Bachar al-Assad, c’était se débarrasser de l’un des rares dirigeants arabes dont la voix, revendiquant les droits des Palestiniens, n’a jamais faibli.

     

    L’emplacement de Deraa directement sur la frontière jordanienne est la seule raison pour laquelle cet endroit a été choisi comme lieu de tournage du premier acte du soulèvement syrien. Si vous demandiez à la plupart des Syriens s’ils ont jamais été à Deraa ou ont jamais eu l’intention d’y aller, ils vous répondraient : « Non ».

     

    Deraa est une petite ville agricole insignifiante. C’est un endroit hautement improbable pour y déclencher une révolution à l’échelle nationale. Deraa a une certaine importance historique à cause de ses ruines archéologiques, mais elle n’est importante que pour les professeurs d’histoire ou les archéologues. C’est l’accès qu’elle permettait aux armes de la Jordanie qui a fait d’elle l’endroit idéal où mettre en scène le soulèvement bidon qui a fini par se transformer en guerre internationale. Toute personne de bon sens supposerait qu’un soulèvement ou une révolution en Syrie ne peut commencer qu’à Damas ou à Alep, les deux plus grandes villes du pays. Pourtant, en deux ans et demi de violence sur tout le territoire, la population d’Alep n’a jamais participé à l’insurrection, ni appelé à aucun changement de régime.

     

    Alep, la grande puissance industrielle de la Syrie, ne voulait rien avoir à faire avec la mission de la CIA, et elle estimait qu’en ne participant à rien, elle pourrait être épargnée et qu’en fin de compte la violence disparaîtrait d’elle-même par manque de participation des civils. Malheureusement, la pièce ne devait pas se terminer ainsi pour Alep. Soucieux de suivre leur propre scénario, les États-Unis ont soutenu une « Armée Syrienne Libre », qui provenait principalement d’Idlib et de ses environs, ; ils ont fait venir leurs partenaires étrangers, qui ont débarqué en masse dans Alep, arrivant d’Afghanistan, d’Europe, d’Australie et d’Afrique du Nord sur des vols de Turkish Airlines, avec atterrissages à Istanbul, puis transport par bus appartenant au gouvernement turc jusqu’à la zone frontière entre la Turquie et Alep. Les billets d’avion, d’autobus, les salaires, fournitures diverses, nourriture et frais médicaux ont tous été pris en charge, en Turquie, par un envoyé de l’Arabie Saoudite. Les armes ont été fournies dans leur totalité par les États-Unis d’Amérique, en provenance de leurs entrepôts du quai de Benghazi, en Libye, où la mission de changement de régime des USA-OTAN en Libye avait été couronnée de succès, avec l’Amérique s’emparant de tous les stocks d’armes et de biens naguère propriété du gouvernement libyen, y compris des tonnes de lingots d’or volées par le gouvernement américain à la Banque centrale de Libye.

     

    Entrée en scène des Libyens côté cour. Mehdi al Harati, Libyen doté d’un passeport irlandais, reçut le commandement d’une brigade de terroristes œuvrant aux frais et sous la direction de la CIA en Libye. Une fois son contrat terminé là-bas, il a été transféré dans le Nord de la Syrie – région d’Idlib – qui était la base d’opérations de l’Armée Syrienne Libre financée par les Etats-Unis, en faveur de laquelle le sénateur républicain John McCain avait fait tant de lobbying auprès du Congrès américain, et à laquelle il avait rendu personnellement visite, entrant illégalement en Syrie sans passeport ni contrôle aux frontières. En Arizona, le sénateur McCain se prononce en faveur de l’expulsion de tout étranger entré illégalement aux États-Unis, mais il n’a pas eu scrupule à enfreindre lui-même le droit international et à s’introduire en Syrie, quoi qu’étranger, illégalement et sans papiers. Bien entendu, il était en compagnie d’amis et associés de confiance : les hommes de l’Armée Syrienne Libre, ceux-là mêmes qui ont décapité des chrétiens et des musulmans, violé des femmes et des enfants des deux sexes, vendu des jeunes filles comme esclaves sexuelles en Turquie, et mangé cru le foie d’un homme (*), toutes choses qu’ils ont fièrement filmées et téléchargées.

     

    Auparavant, la Syrie n’avait pas de terroristes d’Al-Qaïda, et avait traversé la guerre en Irak voisin sans autre dommage que de recevoir et d’accepter 2 millions d’Irakiens réfugiés. Peu de temps avant que le soulèvement mis en scène à Deraa ne commence, Brad Pitt et Angelina Jolie avaient été à Damas les hôtes du Président et de la Première Dame. Pitt et Jolie étaient venus pour visiter et apporter leur soutien aux réfugiés de guerre irakiens. Et Brad Pitt avait été stupéfait d’être piloté personnellement par le président syrien, sans gardes du corps ou équipe de sécurité. Pitt et Jolie étaient habitués à leur propre équipe de sécurité lourde, sans laquelle ils ne se déplacent pas aux États-Unis. Mais le président Assad leur avait expliqué que sa femme et lui se sentaient en sécurité et parfaitement à l’aise dans les rues de Damas. Et il est indéniable que l’association des agences de voyages françaises considéraient alors la Syrie comme la destination touristique la plus sûre de toute la région méditerranéenne, c’est-à-dire également plus sûre que la France elle-même.

     

    Cependant, la stratégie américaine était de créer un « nouveau Moyen-Orient », qui allait faire disparaître toute sécurité en Syrie aux moyens de la tornade qui s’approchait, aussi appelée « vents du changement ».

     

    La Tunisie, la Libye, l’Égypte et la Syrie devaient être les sentiers d’accès au jardin du « printemps arabe ». Mais la mission syrienne n’a pas suivi le script. Elle a dépassé ses délais et son budget. Le générique de fin doit encore être déroulé, et le rideau tomber sur le spectacle.

     

    On ne peut pas sous-estimer le rôle que les médias de masse ont joué dans la destruction de la Syrie. Par exemple, Rula Amin d’Al Jazeera est venue à Deraa et a personnellement interviewé l’imam Sayasneh, à la mosquée Omari. Al Jazeera est un média appartenant à l’État, qui l’exploite pour le prince du Qatar. Le prince du Qatar a été l’un des principaux bailleurs de fonds des terroristes qui ont attaqué la Syrie. Les États-Unis fournissaient les armes, l’approvisionnement et les images militaires par satellites, mais l’argent pour la paie, les pots de vin en Turquie, et toutes les dépenses nécessitant de l’argent liquide étaient payées par le prince du Qatar et le roi d’Arabie Saoudite, qui jouaient leurs rôles d’alliés les plus proches des États-Unis au Moyen-Orient. Ce fut une co-production entre, principalement, les États-Unis, l’UE, l’OTAN, la Turquie, la Jordanie, Israël et les monarchies arabes du Golfe Persique, au premier rang desquelles l’Arabie Saoudite et le Qatar. La CIA n’a pas de problèmes de conscience avec ses interventions secrètes dans des pays souverains, ni même avec les agressions pures et simples à grande échelle, mais il importe que le financement soit à la charge d’un pays étranger, parce que les électeurs américains se fichent bien de tuer des gens en Syrie, mais ils ne se fichent pas du tout d’avoir à payer pour le faire. Tant que les Arabes ont payé pour l’entreprise, ç’a été OK pour M. Toulemonde, qui, de toute façon, n’était sans doute pas capable de trouver la Syrie sur une carte.

  17. L'Islam, la foi, la guidance et la guidée s'efface de l'Algérien, je ne demande pas la raison parce que je la vois au quotidien, le très mauvais comportement et la désobéissance partout.

    Même ceux qui se disent musulmans sont à craindre, la amn wa la amène.

     

    Quand on voit que les chefs des partis politiques islamistes algériens sont de gros commerçants, cela peut expliquer...

  18. Syrie : le régime contrôle désormais la grande majorité d'Alep-Est

     

    Par lefigaro.fr , AFP agence Publié le 06/12/2016

    Des forces pro-régime inspectent des roquettes laissées par les rebelles dans la partie est d'Alep, ce mardi.

     

     

    Après trois semaines de bombardements intenses, les rebelles qui contrôlent la partie méridionale de la ville font face à une avancée fulgurante des forces du régime syrien. Ce mardi, au moins 25 civils ont été tués par des bombardements.

     

    L'armée syrienne et ses alliés ont progressé rapidement ce mardi dans la partie orientale d'Alep dont ils contrôlent désormais la majeure partie, poussant des rebelles dépassés dans leurs derniers retranchements. Alors que les forces prorégime avancent inexorablement à Alep-Est, principal front du conflit, Moscou et Washington s'accusent mutuellement de bloquer toute tentative pour mettre fin aux violences qui ont fait des centaines de morts et poussé quelque 50.000 habitants à fuir la ville.

     

    » LIRE AUSSI:En Irak et en Syrie, l'État islamique a perdu de nombreuses villes

    ● Alep-Est contrôlée à 75% par le régime

    La partie est d'Alep bombardée par le régime.

     

    Trois semaines après le début de leur offensive dévastatrice pour reconquérir la totalité de la ville septentrionale d'Alep, les troupes prorégime, appuyées au sol par des combattants venus d'Iran et du Liban et par l'armée de l'air, ont réussi à s'emparer d'une dizaine de quartiers rebelles ces derniers jours. Ce mardi, elles ont repris l'important quartier de Chaar, et cinq autres districts tous situés dans la partie centrale d'Alep-Est, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Chaar est «le quartier résidentiel le plus important au cœur d'Alep-Est» et avec sa perte, «les rebelles sont acculés dans la partie sud et le régime peut accentuer la guerre d'usure» contre eux, a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

     

    Submergés par la puissance de feu du régime qui progresse à coups de raids aériens, de barils d'explosifs et de tirs d'obus incessants, les insurgés sont désormais cantonnés dans le secteur méridional d'Alep-Est, avec des milliers de familles prises au piège. Le régime contrôle désormais 75% de la partie orientale d'Alep tenue par les rebelles pendant quatre ans, les quartiers ouest étant restés aux mains du régime en 2012.

  19. Ils ne quémandent pas qu'auprès des émirs.

     

    Leurs subsides de la Françafrique ne sont pas négligeable . TOTAL continue à être aussi généreux que ELF , AREVA a coulé pour avoir mis la caisse au service de sa directrice et des partis de la République , alors que le Ali vaut son père de Omar BONGO.

     

    MONTEBOURG s'annonce à Alger. Il ne repartira pas les mains vides. Aux amis qu'il a aidé à acquérir des usines françaises , se joindra celui qui doit sa vie à la médecine gaouria.

     

    Ps d'accord avec votre analyse.

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