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#5 (permalink) |
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Messages: n/a
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Nafîsa bint al-HasanElle est née à la Mekke en l'année 145 mais elle a grandi à Médine. Arrière petite-fille de 'Alî ben Abî Tâlib, le cousin et gendre du Prophète Muhammad (Béni soit-il) par son fils Hasan, elle a épousé l'imam Ja'far al-Sâdiq, lui-même descendant de 'Ali par son fils Husayn. On raconte qu'un jour, les eaux du Nil n'ont pas fait leur crue. Les paysans, désespérés, mécontents, se sont rendus chez Nafîsa et lui en parlèrent. Leur donnant son voile, elle leur dit de le jeter dans le fleuve. Une fois ce geste accompli, les eaux du Nil ont remonté. Lorsqu'elle s'est rendue à Misr (Egypte) où elle devait y vivre jusqu'à sa mort, Nafîsa fut invitée dans la maison d'une famille de confession juive. Un jour, alors que les membres de cette famille se sont rendus au hammam, leur fille paralysée fut confiée à la garde de Nafîsa. La femme de l'imam Ja'far fit ses ablutions et avec le restant de l'eau utilisée, elle l'appliqua sur les jambes de la paralytique. La jeune fille se leva aussitôt et marcha. Par la suite, après cette guérison, sa famille entra en islam. Au moment de sa mort, en 208 - c'était durant le Ramadhan - elle continuait de jeuner et son entourage voulut la faire manger. Ce à quoi elle leur dit : - "Je n'ai cessé, durant trente ans, d'implorer Dieu qu'Il m'accorde de Le rencontrer en état de jeune, est-ce maintenant que je vais manger ? Certes, assurément non !" Récitant la sourate Al-An'âm (VI), elle mourrut alors qu'elle récitait "Lahum dar assalâm 'inda Rabbihim" ("A eux la demeure de la paix auprès de leur Seigneur" - verset 127). Elle fut enterrée dans la tombe qu'elle avait, elle-même, creusée de ses mains et devant laquelle elle y venait prier. Son tombeau est un lieu de pélerinage(al-Marâgha) et se situe dans la maison où elle vivait. ![]() Dernière modification par Jouljoul 01/03/2007 à 20h59. |
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#6 (permalink) |
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Messages: n/a
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Nos déserts n’ont pas de limites
Nos âmes et nos cœurs n’ont aucun répit Le Monde a été enterré dans le monde par les images et les traits Laquelle de ces images est à nous ? Quelles sont tes traits ? Si tu rencontres sur la route une tête tranchée roulant avec insouciance vers notre terrain Demande lui, demande lui Les secrets de notre cœur Elle t'apprendra le mystère qui est enfoui au plus profond de nous Que puis-je dire ? Que puis-je savoir ? Cette histoire est au-delà de nos limites et de nos forces Comment puis je rester silencieux quand par moments notre angoisse devient plus forte Oublie cette histoire Ne nous interroge pas Car notre fable est celle de la ruine totale Hier…j’ai piqué ma poitrine avec une étoile Je lui ai montré la blessure qu’elle a causée J’ai dit : donne des nouvelles de moi au Bien aimé dont la boisson est le sang je me suis balancé d’avant en arrière afin d’apaiser l’ enfant qui est mon cœur Un enfant s’endort lorsqu’on le berce dans son berceau Donne du lait à ce bébé qui est le cœur Dispense nous de ses pleurs Oh toi qui à chaque instant aide des milliers de cœurs affaiblis comme le mien Depuis toujours et jusqu’à la fin des temps la demeure du Cœur est et reste l’union, Pendant combien de temps laisseras-tu ce cœur solitaire en exil ? Rûmi |
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#8 (permalink) |
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Messages: n/a
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Lorsque [le gnostique] s'oriente vers la qibla pour accomplir la prière rituelle, il voit que celui qui s'oriente est Dieu, et que celui vers qui il s'oriente est Dieu aussi. Lorsqu'il fait l'aumône, il voit que celui qui donne est Dieu, et que celui qui reçoit est Dieu aussi, ainsi qu'il est dit dans le verset: "Ne savent-ils pas que c'est Allah lui-même qui accepte le repentir de Ses serviteurs et qui prend les aumônes ?" (Cor. 9: 104). Et il est rapporté aussi dans le Sahih que l'aumône tombe d'abord dans la Main du Tout-Miséricordieux [avant de tomber dans la main de celui à qui elle est destinée].
Lorsqu'il récite le Coran, il voit que celui qui parle est Dieu, et que celui à qui il est parlé est Dieu aussi. Lorsqu'il écoute le Coran, il voit que la Parole est Dieu, et que l'auditeur est Dieu. Lorsqu'il regarde une chose quelconque, il voit que celui qui regarde est Dieu et que ce qui est regardé est Dieu. (Kitab al Mawaqif) Emir Abdelkader |
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#9 (permalink) |
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Messages: n/a
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"Mon Seigneur ! deux feuilles furent troublées par la clarté solaire.
L'arbre lui-même fut exposé à de troublantes séductions. Il se souvenait d'un ami et d'un temps paisible. Tant il pleurait de tristesse qu'il éveilla ma peine. Souvent mes pleurs l'empêchèrent de dormir Souvent ses pleurs m'empêchèrent de dormir. C'est que s'il se lamente, je ne le comprends pas Et lorsque je me lamente, il ne me comprend pas, Si ce n'est que je le connais par le feu de l'amour Et que lui aussi me connaît par le feu de l'amour. Ni je ne suis avec moi-même ni je ne suis dénué de moi-même, que faire ? Ni je ne suis avec Toi, ni je ne suis sans Toi, que faire ? Si un jour j'ai dit au bien-aimé que je suis, A présent, je ne suis nullement et Tu es tout, que faire ? |
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