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Vieux 11/10/2008, 21h34   #1 (permalink)
monaluiza
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LE SULTAN

Il était une fois un sultan; -or il n'y a de sultan qu'Allah- qui n'avait que des filles aussi belles les unes que les autres. Outre la beauté, elles avaient des qualités de c�urs exemplaires. Mais le sultan n'était pas heureux. Un garçon manquait à son bonheur; un fils! Un fils qui lui succéderait, un fils qui perpétuerait la lignée. Le sultan et sa femme, qui avaient peur de mourir sans laisser d'enfant mâle, priaient jours et nuits, faisaient des aumônes, consultaient les plus illustres médecins, visitaient tous les marabouts du pays, mais en vain. Après bien des années, la sultane mit au monde un garçon. La veille de sa naissance, alors que la sultane faisait sa sieste, un vieillard à barbe blanche lui apparut en rêve et lui dit: «Tu auras un fils, il aura toutes les qualités attendues chez un prince. Il sera beau, intelligent, courageux, téméraire, mais lorsqu'il atteindra l'âge adulte il tombera si gravement malade que sa vie sera en danger et qu'il ne il sera guéri que si vous consentiriez un gros sacrifice.» Et il disparut laissant la pauvre femme ébranlée.

«Comment faire?» se lamentait-elle, elle dont la joie provoquée par la naissance du prince commençait à s'émousser. «Comment faire pour aider mon fils?» Les années passèrent. Le garçon grandissait en beauté, courage et témérité, comme l'avait prédit le vieillard.

Lorsqu'il fut en âge de prendre femme, son père demanda et obtint pour lui la main de la fille du sultan voisin. Le mariage devant être célébré à la fin de l'été après les moissons, tout le pays s'activait en vue des noces qui devaient être inoubliables, car le jeune prince était aimé et estimé de tous autant pour sa bonté et sa générosité que pour sa bravoure et son intelligence. La sultane voyant son fils en bonne santé oublia le rêve et avec lui ses craintes jusqu'au jour ou le prince qui revenait à travers champs vit une jeune fille qui avançait en titubant une cruche sur la tête. Elle fit encore quelques pas puis s'écroula. La cruche en tombant se cassa en plusieurs morceaux et l'eau se répandit sur le sol. Le prince se précipita et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit une éblouissante jeune fille aux longs cheveux d'un noir d'ébène éparpillés autour d'elle. Toute la beauté et toute la grâce étaient gravées sur ses traits et sa silhouette mais ses vêtements quoique propres étaient ceux d'une miséreuse. Le prince, émerveillé, la contempla long-temps puis se secoua comme s'il sortait d'un rêve. Il l'aida à se relever. En voyant sa cruche cassée elle éclata en sanglots.

«-Oh, ma cruche, ma belle cruche que mon père m'a ramenée du souk. Que vais-je lui dire pour me justifier?»

-N'ayez crainte, lui dit le prince, des cruches semblables, il y en a plein le souk.

-Hélas, mon bon seigneur, hélas nous sommes pauvres et mon père, pour m'acheter cette cruche, s'est privé durant une semaine d'un remède qu'il prend lorsqu'il fabrique le charbon. Mon père, seigneur, est charbonnier, et c'est lui qui alimente tout le palais en charbon.

-N'ayez crainte vous dis-je, demain à l'aube une cruche aussi belle vous attendra devant chez vous.»

Rassurée, elle partit. Le prince resta longtemps de-bout à l'endroit ou elle était tombée puis il partit à son tour. Il envoya sur le champ un domestique au souk, avec ordre d'acheter une cruche et de la déposer devant la maison du charbonnier.

Toute la journée, le prince fut obsédé par la vision de la jeune fille, et le soir il ne put fermer l��il tant cette vision était vivace dans son esprit. Cet état de chose dura plusieurs jours, au point que le jeune homme en perdit le goût du sommeil et ne se restaurait que rarement. Sa situation était sans issue, car il ne voulait pas se marier avec la fille du sultan mais avec la fille du charbonnier. Au bout de quelques temps, le prince tomba gravement malade, ne trouvant aucune solution à son problème. Ses parents affolés firent venir tous les médecins du pays, mais aucun ne put déceler la nature de cette mystérieuse maladie. Il dépérissait à vue d��il sous le regard impuissant de ceux-ci.

«-De quoi souffres-tu mon cher petit?» lui demandaient-ils.

«-Le mal dont je atteint, nul ne peut le guérir à moins d'un sacrifice que je suis incapable de vous demander» répondit-il.

Ils eurent beau le questionner, il ne leur révéla absolument rien. La fille du charbonnier eut vent de cette maladie, car les serviteurs, étant très bavards, racontaient à qui voulait les entendre que le prince était possédé. Moyennant une pièce d'argent, elle pria une servante chargée de l'entretien de la chambre où il reposait de lui permettre de lui rendre visite au moment où il serait seul. Aussitôt qu'il la vit, il se sentit mieux et lui fit part de ses sentiments.

«-Oubliez-moi sire, oubliez-moi, je ne suis pas digne d'être votre femme car je suis de condition très modeste. Je suis moi-même très perturbée depuis que je vous ai vu mais hélas je me fais une raison.

«-Rendez-moi au moins visite, la pria le prince, en l'absence de mes parents; j'en donnerai moi-même l'ordre à la servante.» Elle le lui promit et partit. Un jour, alors que la sultane somnolait près de la couche de son fils, le vieillard réapparut et lui dit: «Votre fils peut guérir à condition que vous acceptiez de lui donner la fille du charbonnier pour épouse. En bon fils, il ne veut pas vous faire de la peine mais votre peine sera beaucoup plus grande si vous refusez et qu'il mourra». La sultane se réveilla en sursaut en psalmodiant le nom de Dieu et maudissant Satan. «La fille du charbonnier? Mais qui est donc cette fille qui a rendu mon fils si malade? Mérite-elle au moins un pareil sacrifice? Dès demain j'irai la voir».

Le lendemain, très tôt et sans rien dire à personne, elle se déguisa et partit vers la maison du charbonnier qui se trouvait à l'entrée de la forêt. En voyant la maison si vétuste, elle frissonna, se cacha derrière un arbre et attendit. Un moment après, une jeune fille belle comme le jour apparut sur le seuil. «Ah! Je comprend pourquoi mon fils est si malade, dit-elle. Mais une telle alliance est impossible. Il faut qu'elle et ses parents quittent le pays; alors l'envoûtement quittera le corps de mon fils.». Toujours déguisée, elle se présenta à eux et leur dit: «La sultane, ma maîtresse m'envoie vous dire que son fils est tombé en léthargie depuis qu'il a vu votre fille. Vous comprenez aisément qu'il lui est impossible de vous demander sa main, alors elle vous demande de quitter le pays à moins que... à moins que votre fille ne tisse une étoffe de soie si légère et si belle qu'elle n'aura pas son pareil dans tout le royaume. Mais si l'étoffe n'est pas prête dans deux jours alors vous vous en irez».Elle partit laissant la jeune fille et ses parents désemparés. Peu après, la jeune fille reçut la visite de la servante qui lui dit que son maître désirait la voir. Elle la suivit et raconta au prince tout ce qui venait d'arriver.

«-Va, lui dit le prince, va dans la forêt et raconte tout au grand mûrier.

-Mais comment un arbre pourra-t-il m'aider? lui dit-elle.

-Va, répond le prince et fais-moi confiance.»

Arrivée devant le mûrier, elle se mit à pleurer à chaudes larmes. «Mon Dieu, mon Dieu comment vais-je m'en sortir? Comment vais-je faire pour éviter l'exil à mes parents?». Alors le mûrier eût pitié d'elle; il secoua très fort ses branches afin de réveiller tous les vers à soie qui s'y trouvaient et leur tint ces propos: «Je veux que vous vous mettiez tous à l'ouvrage et que vous tissiez très vite la plus belle étoffe qu'il m'ait été donné de voir, sinon je dessécherai toutes mes feuilles et vous n'aurez plus rien à manger». Les vers à soie, apeurés, commencèrent à tisser, à tisser la plus belle et la plus arachnéenne étoffe qui pût exister. Ils travaillèrent tant et si bien qu'au bout de deux jours, la toile fût finie. Lorsque la sultane, toujours déguisée, la vit, elle blêmit et dit: «Tout ceci est fort bien mais ma maîtresse désire cette fois que vous récupériez le collier de perles qu'elle portait et qui s'est cassé l'an dernier près du bassin derrière le palais».

Cette fois-ci, la jeune fille dit au prince qu'il lui était impossible de surmonter cette nouvelle épreuve.

«-La solution se trouve au seuil de ta maison, répondit-il; va, que Dieu t'assiste et te vienne en aide.»

L'esprit ailleurs, elle marcha, marcha jusqu'à la maison de ses parents. Alors, du pied et sans le vouloir, elle foula une fourmilière. Sentant alors quelques fourmis sur sa jambe, elle s'agenouilla pour réparer les dégâts. Tout en s'excusant, elle leur fit part des raisons de son chagrin. La reine des fourmis ordonna alors à ses ouvrières de restituer les perles qui se trouvaient au fond de la fourmilière. Les perles re-trouvées, la sultane n'ayant plus aucune excuse accepta que son fils épouse l'humble fille. Les noces prévues pour la fille du sultan furent célébrées en grandes pompes en l'honneur de la fille du charbonnier.

Et le prince, guéri et heureux, vécut très longtemps avec celle qui lui était destinée depuis sa naissance.

Dernière modification par monaluiza 11/10/2008 à 21h37. Motif: CONTES
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Vieux 13/10/2008, 18h05   #2 (permalink)
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LE SULTAN

Il était une fois un sultan; -or il n'y a de sultan qu'Allah- qui n'avait que des filles aussi belles les unes que les autres. Outre la beauté, elles avaient des qualités de c�urs exemplaires. Mais le sultan n'était pas heureux. Un garçon manquait à son bonheur; un fils! Un fils qui lui succéderait, un fils qui perpétuerait la lignée. Le sultan et sa femme, qui avaient peur de mourir sans laisser d'enfant mâle, priaient jours et nuits, faisaient des aumônes, consultaient les plus illustres médecins, visitaient tous les marabouts du pays, mais en vain. Après bien des années, la sultane mit au monde un garçon. La veille de sa naissance, alors que la sultane faisait sa sieste, un vieillard à barbe blanche lui apparut en rêve et lui dit: «Tu auras un fils, il aura toutes les qualités attendues chez un prince. Il sera beau, intelligent, courageux, téméraire, mais lorsqu'il atteindra l'âge adulte il tombera si gravement malade que sa vie sera en danger et qu'il ne il sera guéri que si vous consentiriez un gros sacrifice.» Et il disparut laissant la pauvre femme ébranlée.

«Comment faire?» se lamentait-elle, elle dont la joie provoquée par la naissance du prince commençait à s'émousser. «Comment faire pour aider mon fils?» Les années passèrent. Le garçon grandissait en beauté, courage et témérité, comme l'avait prédit le vieillard.

Lorsqu'il fut en âge de prendre femme, son père demanda et obtint pour lui la main de la fille du sultan voisin. Le mariage devant être célébré à la fin de l'été après les moissons, tout le pays s'activait en vue des noces qui devaient être inoubliables, car le jeune prince était aimé et estimé de tous autant pour sa bonté et sa générosité que pour sa bravoure et son intelligence. La sultane voyant son fils en bonne santé oublia le rêve et avec lui ses craintes jusqu'au jour ou le prince qui revenait à travers champs vit une jeune fille qui avançait en titubant une cruche sur la tête. Elle fit encore quelques pas puis s'écroula. La cruche en tombant se cassa en plusieurs morceaux et l'eau se répandit sur le sol. Le prince se précipita et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit une éblouissante jeune fille aux longs cheveux d'un noir d'ébène éparpillés autour d'elle. Toute la beauté et toute la grâce étaient gravées sur ses traits et sa silhouette mais ses vêtements quoique propres étaient ceux d'une miséreuse. Le prince, émerveillé, la contempla long-temps puis se secoua comme s'il sortait d'un rêve. Il l'aida à se relever. En voyant sa cruche cassée elle éclata en sanglots.

«-Oh, ma cruche, ma belle cruche que mon père m'a ramenée du souk. Que vais-je lui dire pour me justifier?»

-N'ayez crainte, lui dit le prince, des cruches semblables, il y en a plein le souk.

-Hélas, mon bon seigneur, hélas nous sommes pauvres et mon père, pour m'acheter cette cruche, s'est privé durant une semaine d'un remède qu'il prend lorsqu'il fabrique le charbon. Mon père, seigneur, est charbonnier, et c'est lui qui alimente tout le palais en charbon.

-N'ayez crainte vous dis-je, demain à l'aube une cruche aussi belle vous attendra devant chez vous.»

Rassurée, elle partit. Le prince resta longtemps de-bout à l'endroit ou elle était tombée puis il partit à son tour. Il envoya sur le champ un domestique au souk, avec ordre d'acheter une cruche et de la déposer devant la maison du charbonnier.

Toute la journée, le prince fut obsédé par la vision de la jeune fille, et le soir il ne put fermer l��il tant cette vision était vivace dans son esprit. Cet état de chose dura plusieurs jours, au point que le jeune homme en perdit le goût du sommeil et ne se restaurait que rarement. Sa situation était sans issue, car il ne voulait pas se marier avec la fille du sultan mais avec la fille du charbonnier. Au bout de quelques temps, le prince tomba gravement malade, ne trouvant aucune solution à son problème. Ses parents affolés firent venir tous les médecins du pays, mais aucun ne put déceler la nature de cette mystérieuse maladie. Il dépérissait à vue d��il sous le regard impuissant de ceux-ci.

«-De quoi souffres-tu mon cher petit?» lui demandaient-ils.

«-Le mal dont je atteint, nul ne peut le guérir à moins d'un sacrifice que je suis incapable de vous demander» répondit-il.

Ils eurent beau le questionner, il ne leur révéla absolument rien. La fille du charbonnier eut vent de cette maladie, car les serviteurs, étant très bavards, racontaient à qui voulait les entendre que le prince était possédé. Moyennant une pièce d'argent, elle pria une servante chargée de l'entretien de la chambre où il reposait de lui permettre de lui rendre visite au moment où il serait seul. Aussitôt qu'il la vit, il se sentit mieux et lui fit part de ses sentiments.

«-Oubliez-moi sire, oubliez-moi, je ne suis pas digne d'être votre femme car je suis de condition très modeste. Je suis moi-même très perturbée depuis que je vous ai vu mais hélas je me fais une raison.

«-Rendez-moi au moins visite, la pria le prince, en l'absence de mes parents; j'en donnerai moi-même l'ordre à la servante.» Elle le lui promit et partit. Un jour, alors que la sultane somnolait près de la couche de son fils, le vieillard réapparut et lui dit: «Votre fils peut guérir à condition que vous acceptiez de lui donner la fille du charbonnier pour épouse. En bon fils, il ne veut pas vous faire de la peine mais votre peine sera beaucoup plus grande si vous refusez et qu'il mourra». La sultane se réveilla en sursaut en psalmodiant le nom de Dieu et maudissant Satan. «La fille du charbonnier? Mais qui est donc cette fille qui a rendu mon fils si malade? Mérite-elle au moins un pareil sacrifice? Dès demain j'irai la voir».

Le lendemain, très tôt et sans rien dire à personne, elle se déguisa et partit vers la maison du charbonnier qui se trouvait à l'entrée de la forêt. En voyant la maison si vétuste, elle frissonna, se cacha derrière un arbre et attendit. Un moment après, une jeune fille belle comme le jour apparut sur le seuil. «Ah! Je comprend pourquoi mon fils est si malade, dit-elle. Mais une telle alliance est impossible. Il faut qu'elle et ses parents quittent le pays; alors l'envoûtement quittera le corps de mon fils.». Toujours déguisée, elle se présenta à eux et leur dit: «La sultane, ma maîtresse m'envoie vous dire que son fils est tombé en léthargie depuis qu'il a vu votre fille. Vous comprenez aisément qu'il lui est impossible de vous demander sa main, alors elle vous demande de quitter le pays à moins que... à moins que votre fille ne tisse une étoffe de soie si légère et si belle qu'elle n'aura pas son pareil dans tout le royaume. Mais si l'étoffe n'est pas prête dans deux jours alors vous vous en irez».Elle partit laissant la jeune fille et ses parents désemparés. Peu après, la jeune fille reçut la visite de la servante qui lui dit que son maître désirait la voir. Elle la suivit et raconta au prince tout ce qui venait d'arriver.

«-Va, lui dit le prince, va dans la forêt et raconte tout au grand mûrier.

-Mais comment un arbre pourra-t-il m'aider? lui dit-elle.

-Va, répond le prince et fais-moi confiance.»

Arrivée devant le mûrier, elle se mit à pleurer à chaudes larmes. «Mon Dieu, mon Dieu comment vais-je m'en sortir? Comment vais-je faire pour éviter l'exil à mes parents?». Alors le mûrier eût pitié d'elle; il secoua très fort ses branches afin de réveiller tous les vers à soie qui s'y trouvaient et leur tint ces propos: «Je veux que vous vous mettiez tous à l'ouvrage et que vous tissiez très vite la plus belle étoffe qu'il m'ait été donné de voir, sinon je dessécherai toutes mes feuilles et vous n'aurez plus rien à manger». Les vers à soie, apeurés, commencèrent à tisser, à tisser la plus belle et la plus arachnéenne étoffe qui pût exister. Ils travaillèrent tant et si bien qu'au bout de deux jours, la toile fût finie. Lorsque la sultane, toujours déguisée, la vit, elle blêmit et dit: «Tout ceci est fort bien mais ma maîtresse désire cette fois que vous récupériez le collier de perles qu'elle portait et qui s'est cassé l'an dernier près du bassin derrière le palais».

Cette fois-ci, la jeune fille dit au prince qu'il lui était impossible de surmonter cette nouvelle épreuve.

«-La solution se trouve au seuil de ta maison, répondit-il; va, que Dieu t'assiste et te vienne en aide.»

L'esprit ailleurs, elle marcha, marcha jusqu'à la maison de ses parents. Alors, du pied et sans le vouloir, elle foula une fourmilière. Sentant alors quelques fourmis sur sa jambe, elle s'agenouilla pour réparer les dégâts. Tout en s'excusant, elle leur fit part des raisons de son chagrin. La reine des fourmis ordonna alors à ses ouvrières de restituer les perles qui se trouvaient au fond de la fourmilière. Les perles re-trouvées, la sultane n'ayant plus aucune excuse accepta que son fils épouse l'humble fille. Les noces prévues pour la fille du sultan furent célébrées en grandes pompes en l'honneur de la fille du charbonnier.

Et le prince, guéri et heureux, vécut très longtemps avec celle qui lui était destinée depuis sa naissance.
Le vert paradis des amours fertiles, et l'amour l'emporta.
Merci bien pour ce conte
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Vieux 13/10/2008, 21h46   #3 (permalink)
monaluiza
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ANTAR ET ABLA

Fils illégime de l'émir Ibn Cheddad et d'une esclave noire nommée Zebiba, Antar est l'esclave de son propre père et traité avec mépris par les fiers cavaliers arabes en raison de sa race inférieure. Enfant, il tue un loup de ses mains nues. Epris de sa cousine Abla, il lui envoie des poèmes enflammés qui, peu à peu, émeuvent la jeune fille.

Les guerriers étant partis pour une razzia, Antar défend tout seul et victorieusement le camp attaqué par l'ennemi. Il est fait chevalier et, comme tel, est admis à prétendre à la main d'Abla. Mais l'idée de cette union avec un demi-nègre répugne à son père.
Les parents d'Abla, après avoir vainement tenté d'assassiner le héros, conspirent pour l'éloigner. Ainsi lui réclament-ils pour dot mille chamelles Açafir. Celles-ci appartiennent aux béni-Cheiban d'Iraq, dont le roi est Mounir, vassal de Khosroès, l'empereur de Perse. Au terme d'un périlleux voyage, Antar arrive en Iraq où il demeure deux ans au service du roi. Ayant vaincu un lion, il est envoyé par Mounir contre l'empereur perse, son suzerain, qui l'a humilié. Dans un premier temps, Antar inflige une défaite aux Perses, et leur tue leur meilleur général, Kosrouan. Ensuite, devenu l'ami de Khosroès, il vainc pour lui - en combat singulier -, le champion du César des chrétiens et en même temps écarte la javeline fratricide destinée au Roi des Rois par un félon.
Couvert de présents, il rentre chez lui où tout le monde dans sa tribu le croit mort. Seule Abla a cru en son retour et a repoussé tous ses prétendants. Enlevée par des pillards, les béni-Kénana, elle refuse - malgré les injonctions de son propre père, Malek, qui lui cingle des épaules de son fouet - d'épouser leur chef, préférant l'esclavage.
Monté sur son cheval Abjer, Antar revient à temps pour la délivrer. Mais Abla est à nouveau enlevée par son soupirant et rival de toujours, Amara. Le fugitif et sa captive tombent aux mains des béni-Thay, ennemis héréditaires des béni-Abs. Finalement, à la tête des béni-Abs du roi Zoheir et avec l'aide de Mounir et ses guerriers, Antar écrase des béni-Thay, épouse Abla à Hira, capitale de Mounir et s'apprête à rentrer en Cherebba, sa patrie.

Mais sur la route, une flèche traîtreusement décochée par Amara (qui meurt de peur en entendant le rugissement d'Antar) met fin aux rêves de bonheur du héros nègre.
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Vieux 14/10/2008, 05h19   #4 (permalink)
Admino
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Merci monaluiza, tu m'as fait transporter vers de très bons souvenirs d'enfance.
__________________
Cogito ergo sum.
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Vieux 15/10/2008, 16h35   #5 (permalink)
anissvip
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Envoyé par Admino Voir le message
Merci monaluiza, tu m'as fait transporter vers de très bons souvenirs d'enfance.
je pensais que t'a pas le temps a lire les (long) romans !
__________________
Il faut battre son frère quand il est chaud !
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Vieux 15/10/2008, 16h49   #6 (permalink)
séraphin
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ANTAR ET ABLA

Fils illégime de l'émir Ibn Cheddad et d'une esclave noire nommée Zebiba, Antar est l'esclave de son propre père et traité avec mépris par les fiers cavaliers arabes en raison de sa race inférieure. Enfant, il tue un loup de ses mains nues. Epris de sa cousine Abla, il lui envoie des poèmes enflammés qui, peu à peu, émeuvent la jeune fille.

Les guerriers étant partis pour une razzia, Antar défend tout seul et victorieusement le camp attaqué par l'ennemi. Il est fait chevalier et, comme tel, est admis à prétendre à la main d'Abla. Mais l'idée de cette union avec un demi-nègre répugne à son père.
Les parents d'Abla, après avoir vainement tenté d'assassiner le héros, conspirent pour l'éloigner. Ainsi lui réclament-ils pour dot mille chamelles Açafir. Celles-ci appartiennent aux béni-Cheiban d'Iraq, dont le roi est Mounir, vassal de Khosroès, l'empereur de Perse. Au terme d'un périlleux voyage, Antar arrive en Iraq où il demeure deux ans au service du roi. Ayant vaincu un lion, il est envoyé par Mounir contre l'empereur perse, son suzerain, qui l'a humilié. Dans un premier temps, Antar inflige une défaite aux Perses, et leur tue leur meilleur général, Kosrouan. Ensuite, devenu l'ami de Khosroès, il vainc pour lui - en combat singulier -, le champion du César des chrétiens et en même temps écarte la javeline fratricide destinée au Roi des Rois par un félon.
Couvert de présents, il rentre chez lui où tout le monde dans sa tribu le croit mort. Seule Abla a cru en son retour et a repoussé tous ses prétendants. Enlevée par des pillards, les béni-Kénana, elle refuse - malgré les injonctions de son propre père, Malek, qui lui cingle des épaules de son fouet - d'épouser leur chef, préférant l'esclavage.
Monté sur son cheval Abjer, Antar revient à temps pour la délivrer. Mais Abla est à nouveau enlevée par son soupirant et rival de toujours, Amara. Le fugitif et sa captive tombent aux mains des béni-Thay, ennemis héréditaires des béni-Abs. Finalement, à la tête des béni-Abs du roi Zoheir et avec l'aide de Mounir et ses guerriers, Antar écrase des béni-Thay, épouse Abla à Hira, capitale de Mounir et s'apprête à rentrer en Cherebba, sa patrie.

Mais sur la route, une flèche traîtreusement décochée par Amara (qui meurt de peur en entendant le rugissement d'Antar) met fin aux rêves de bonheur du héros nègre.
très belle histoir
sauf que là ce n'est pas un conte.
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Vieux 24/10/2008, 21h36   #7 (permalink)
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Comment chasser l'amour

Comme partout en Algérie, le père possédait la toute puissance sur sa famille et en particulier sur sa fille qu'il pouvait marier suivant ses désirs et ses intérêts. La jeune fille destinée à un tel mariage, espérait longtemps que le jeune homme rencontré furtivement et auquel elle avait pu parler quelques secondes, la demanderait en mariage... Hélas, ce n'était pas possible... Son père avait décidé qu'elle se marierait au printemps prochain avec le vieux marchand de dattes obèse, mais qui a promis de l'aider à acheter des palmiers sur la route d'Amiche. Il lui faut donc chasser de son c�ur un bel amour, cet espoir délicieux venu comme un oiseau devant les barreaux de la prison de sa vie... Il faut éteindre au plus vite la flamme de son espoir...
Elle se rend donc un soir chez la sorcière, elle lui raconte son histoire et la supplie de lui venir en aide. La jeune fille pleure et ses larmes tracent de longs traits noircis par le khôl sous ses yeux rougis. Mais la sorcière connaît le moyen de faire disparaître cet espoir du c�ur des jeunes filles.
Elle écrit au charbon ou avec du plâtre trois mots redoutables dans les mains de la malheureuse :

YAKMOUCH - BEKMACH - ABKAMOUCH

Puis elle lui fait répéter après elle la phrase suivante : "Ô D. efface l'amour dans mon coeur comme vont s'effacer les mots écrits dans ma main".

La sorcière fait couler de l'eau sur les lettres tout en murmurant des formules magiques entrecoupées des trois mots mystérieux. C'est terminé ! Les mots ont disparus. Elle a oublié son amoureux ! Son père sera satisfait, elle prendra le mari qu'il lui a choisi !

Femme sans mari, c'est comme un palmier sans dattes, lui disait-il toujours.
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Vieux 24/10/2008, 21h39   #8 (permalink)
Roi Loubia
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LE SULTAN

Il était une fois un sultan; -or il n'y a de sultan qu'Allah- qui n'avait que des filles aussi belles les unes que les autres. Outre la beauté, elles avaient des qualités de c�urs exemplaires. Mais le sultan n'était pas heureux. Un garçon manquait à son bonheur; un fils! Un fils qui lui succéderait, un fils qui perpétuerait la lignée. Le sultan et sa femme, qui avaient peur de mourir sans laisser d'enfant mâle, priaient jours et nuits, faisaient des aumônes, consultaient les plus illustres médecins, visitaient tous les marabouts du pays, mais en vain. Après bien des années, la sultane mit au monde un garçon. La veille de sa naissance, alors que la sultane faisait sa sieste, un vieillard à barbe blanche lui apparut en rêve et lui dit: «Tu auras un fils, il aura toutes les qualités attendues chez un prince. Il sera beau, intelligent, courageux, téméraire, mais lorsqu'il atteindra l'âge adulte il tombera si gravement malade que sa vie sera en danger et qu'il ne il sera guéri que si vous consentiriez un gros sacrifice.» Et il disparut laissant la pauvre femme ébranlée.

«Comment faire?» se lamentait-elle, elle dont la joie provoquée par la naissance du prince commençait à s'émousser. «Comment faire pour aider mon fils?» Les années passèrent. Le garçon grandissait en beauté, courage et témérité, comme l'avait prédit le vieillard.

Lorsqu'il fut en âge de prendre femme, son père demanda et obtint pour lui la main de la fille du sultan voisin. Le mariage devant être célébré à la fin de l'été après les moissons, tout le pays s'activait en vue des noces qui devaient être inoubliables, car le jeune prince était aimé et estimé de tous autant pour sa bonté et sa générosité que pour sa bravoure et son intelligence. La sultane voyant son fils en bonne santé oublia le rêve et avec lui ses craintes jusqu'au jour ou le prince qui revenait à travers champs vit une jeune fille qui avançait en titubant une cruche sur la tête. Elle fit encore quelques pas puis s'écroula. La cruche en tombant se cassa en plusieurs morceaux et l'eau se répandit sur le sol. Le prince se précipita et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il découvrit une éblouissante jeune fille aux longs cheveux d'un noir d'ébène éparpillés autour d'elle. Toute la beauté et toute la grâce étaient gravées sur ses traits et sa silhouette mais ses vêtements quoique propres étaient ceux d'une miséreuse. Le prince, émerveillé, la contempla long-temps puis se secoua comme s'il sortait d'un rêve. Il l'aida à se relever. En voyant sa cruche cassée elle éclata en sanglots.

«-Oh, ma cruche, ma belle cruche que mon père m'a ramenée du souk. Que vais-je lui dire pour me justifier?»

-N'ayez crainte, lui dit le prince, des cruches semblables, il y en a plein le souk.

-Hélas, mon bon seigneur, hélas nous sommes pauvres et mon père, pour m'acheter cette cruche, s'est privé durant une semaine d'un remède qu'il prend lorsqu'il fabrique le charbon. Mon père, seigneur, est charbonnier, et c'est lui qui alimente tout le palais en charbon.

-N'ayez crainte vous dis-je, demain à l'aube une cruche aussi belle vous attendra devant chez vous.»

Rassurée, elle partit. Le prince resta longtemps de-bout à l'endroit ou elle était tombée puis il partit à son tour. Il envoya sur le champ un domestique au souk, avec ordre d'acheter une cruche et de la déposer devant la maison du charbonnier.

Toute la journée, le prince fut obsédé par la vision de la jeune fille, et le soir il ne put fermer l��il tant cette vision était vivace dans son esprit. Cet état de chose dura plusieurs jours, au point que le jeune homme en perdit le goût du sommeil et ne se restaurait que rarement. Sa situation était sans issue, car il ne voulait pas se marier avec la fille du sultan mais avec la fille du charbonnier. Au bout de quelques temps, le prince tomba gravement malade, ne trouvant aucune solution à son problème. Ses parents affolés firent venir tous les médecins du pays, mais aucun ne put déceler la nature de cette mystérieuse maladie. Il dépérissait à vue d��il sous le regard impuissant de ceux-ci.

«-De quoi souffres-tu mon cher petit?» lui demandaient-ils.

«-Le mal dont je atteint, nul ne peut le guérir à moins d'un sacrifice que je suis incapable de vous demander» répondit-il.

Ils eurent beau le questionner, il ne leur révéla absolument rien. La fille du charbonnier eut vent de cette maladie, car les serviteurs, étant très bavards, racontaient à qui voulait les entendre que le prince était possédé. Moyennant une pièce d'argent, elle pria une servante chargée de l'entretien de la chambre où il reposait de lui permettre de lui rendre visite au moment où il serait seul. Aussitôt qu'il la vit, il se sentit mieux et lui fit part de ses sentiments.

«-Oubliez-moi sire, oubliez-moi, je ne suis pas digne d'être votre femme car je suis de condition très modeste. Je suis moi-même très perturbée depuis que je vous ai vu mais hélas je me fais une raison.

«-Rendez-moi au moins visite, la pria le prince, en l'absence de mes parents; j'en donnerai moi-même l'ordre à la servante.» Elle le lui promit et partit. Un jour, alors que la sultane somnolait près de la couche de son fils, le vieillard réapparut et lui dit: «Votre fils peut guérir à condition que vous acceptiez de lui donner la fille du charbonnier pour épouse. En bon fils, il ne veut pas vous faire de la peine mais votre peine sera beaucoup plus grande si vous refusez et qu'il mourra». La sultane se réveilla en sursaut en psalmodiant le nom de Dieu et maudissant Satan. «La fille du charbonnier? Mais qui est donc cette fille qui a rendu mon fils si malade? Mérite-elle au moins un pareil sacrifice? Dès demain j'irai la voir».

Le lendemain, très tôt et sans rien dire à personne, elle se déguisa et partit vers la maison du charbonnier qui se trouvait à l'entrée de la forêt. En voyant la maison si vétuste, elle frissonna, se cacha derrière un arbre et attendit. Un moment après, une jeune fille belle comme le jour apparut sur le seuil. «Ah! Je comprend pourquoi mon fils est si malade, dit-elle. Mais une telle alliance est impossible. Il faut qu'elle et ses parents quittent le pays; alors l'envoûtement quittera le corps de mon fils.». Toujours déguisée, elle se présenta à eux et leur dit: «La sultane, ma maîtresse m'envoie vous dire que son fils est tombé en léthargie depuis qu'il a vu votre fille. Vous comprenez aisément qu'il lui est impossible de vous demander sa main, alors elle vous demande de quitter le pays à moins que... à moins que votre fille ne tisse une étoffe de soie si légère et si belle qu'elle n'aura pas son pareil dans tout le royaume. Mais si l'étoffe n'est pas prête dans deux jours alors vous vous en irez».Elle partit laissant la jeune fille et ses parents désemparés. Peu après, la jeune fille reçut la visite de la servante qui lui dit que son maître désirait la voir. Elle la suivit et raconta au prince tout ce qui venait d'arriver.

«-Va, lui dit le prince, va dans la forêt et raconte tout au grand mûrier.

-Mais comment un arbre pourra-t-il m'aider? lui dit-elle.

-Va, répond le prince et fais-moi confiance.»

Arrivée devant le mûrier, elle se mit à pleurer à chaudes larmes. «Mon Dieu, mon Dieu comment vais-je m'en sortir? Comment vais-je faire pour éviter l'exil à mes parents?». Alors le mûrier eût pitié d'elle; il secoua très fort ses branches afin de réveiller tous les vers à soie qui s'y trouvaient et leur tint ces propos: «Je veux que vous vous mettiez tous à l'ouvrage et que vous tissiez très vite la plus belle étoffe qu'il m'ait été donné de voir, sinon je dessécherai toutes mes feuilles et vous n'aurez plus rien à manger». Les vers à soie, apeurés, commencèrent à tisser, à tisser la plus belle et la plus arachnéenne étoffe qui pût exister. Ils travaillèrent tant et si bien qu'au bout de deux jours, la toile fût finie. Lorsque la sultane, toujours déguisée, la vit, elle blêmit et dit: «Tout ceci est fort bien mais ma maîtresse désire cette fois que vous récupériez le collier de perles qu'elle portait et qui s'est cassé l'an dernier près du bassin derrière le palais».

Cette fois-ci, la jeune fille dit au prince qu'il lui était impossible de surmonter cette nouvelle épreuve.

«-La solution se trouve au seuil de ta maison, répondit-il; va, que Dieu t'assiste et te vienne en aide.»

L'esprit ailleurs, elle marcha, marcha jusqu'à la maison de ses parents. Alors, du pied et sans le vouloir, elle foula une fourmilière. Sentant alors quelques fourmis sur sa jambe, elle s'agenouilla pour réparer les dégâts. Tout en s'excusant, elle leur fit part des raisons de son chagrin. La reine des fourmis ordonna alors à ses ouvrières de restituer les perles qui se trouvaient au fond de la fourmilière. Les perles re-trouvées, la sultane n'ayant plus aucune excuse accepta que son fils épouse l'humble fille. Les noces prévues pour la fille du sultan furent célébrées en grandes pompes en l'honneur de la fille du charbonnier.

Et le prince, guéri et heureux, vécut très longtemps avec celle qui lui était destinée depuis sa naissance.
j ai un roman, j arrive pas a le lire, je te promet dèsq que je le termine je lirai le tien
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Vieux 24/10/2008, 22h03   #9 (permalink)
monaluiza
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j ai un roman, j arrive pas a le lire, je te promet dèsq que je le termine je lirai le tien
Surtout prends ton temps car les bonnes choses se savourent
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Vieux 29/10/2008, 07h38   #10 (permalink)
djam.imakhlef
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Je vois avec plaisir qu'il y a encore des âmes qui écrivent,il est 7 h je suis en train
de surfer sur le net, je te promet une lecture plus assidue la prochaine fois.
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