|
|||||||
| S'inscrire | FAQ | Membres | Calendrier | Recherche | Messages du jour | Marquer les forums comme lus |
| Littérature, Culture, Art, Histoire romans, Histoire, Arts etc... |
![]() |
|
|
|
LinkBack | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
|
#151 (permalink) |
|
Member
Date d'inscription: février 2007
Localisation: en Dordogne
Messages: 97
|
Merci de m'avoir incitée à lire Samarcande de Amin Maalouf(J'avais lu "Le Rocher de Tanios", mais sans grande admiration). Je me régale avec cette histoire passionnante, si bien écrite et si bien documentée : il a fallu aller loin à mon avis pour retrouver des documents de cette époque, le 11e siècle, pour reconstituer cette histoire. Evidemment, Omar Khayyam est le héros de cette histoire et je le découvre avec une sympathie tout à fait contemporaine pour son amour de la vie, des plaisirs sains, son refus du dogmatisme et de l'attirance pour la mort, tristes défauts qui traversent des pensées aujourd'hui. Et puis, je ne sais pas si vous avez ressenti comme moi, les ressemblances frappantes entre Hassan et sa secte d'"Assassins" avec les terroristes d'aujourd'hui, bien que le livre ait été écrit vers 1997!! Retranché dans cette montagne forteresse comme ben Laden, interdisant les jeux, la musique et les plaisirs, proclamant que mourir est encore supérieur à tuer, envoyant donc des kamikazes assassiner tel ou tel, publiquement et attendant d'être massacré par la foule! C'est prémonitoire, et comme tout cela est historique, on ne peut qu'espérer qu'un nouvel Omar Khayyane vienne, se fasse écouter ( ça c'est difficile!) et ouvre les consciences des sectaires "Assassins" d'aujourd'hui!
J'ai aussi trouvé de Maalouf "Les Identités meurtrières" qui promet de beaux moments d'intelligence. Quelqu'un l'a lu? Minnie 3D |
|
|
|
|
|
#152 (permalink) |
|
Member
Date d'inscription: février 2007
Localisation: en Dordogne
Messages: 97
|
Bonjour Cassiopée
ça va (et ça vient! : quelquefois certains propos sur le forum m'énervent, je dirais même me désespèrent, mais je reviens et d'autres heureusement me font du bien. Si tu vois ce que je veux dire, j'aime les gens qui additionnent et je fuis ceux qui soustraient )Bref, Samarcande est un sujet qui ajoute quelquechose à la vie. Je te suis sur les nuances que tu notes chez Hassan, mais ne crois-tu pas qu'une si grande culture, et même sagesse, sont incompatibles avec l'ordre très restrictif, pour ne pas dire borné, qu'il faisait suivre à ses adeptes? Ainsi qu'au goût du pouvoir qu'il exerçait sur les siens comme sur l'extérieur, par la terreur? Il est quand même troublant de voir les deux hommes, Omar et Hassan, garder une estime, un respect réciproques jusqu'au bout malgré des choix si opposés! Tout ça, c'est chez Maalouf. Est-ce qu'il y a d'autres travaux historiques sur Khayyam et cette époque ou Maalouf est-il le grand expert? ça m'intéresse. Merci, et bonne continuation à toi, Minnie3D |
|
|
|
|
|
#153 (permalink) |
|
Senior Member
Date d'inscription: janvier 2008
Messages: 505
|
Le poète Nizar Kabbani, aujourd'hui décédé, avait un jour dit, en parlant du roman d'Ahlam Mosteghanemi « Mémoire de la chair » : « Il m'a donné le vertige. Il est rare qu'un roman me fasse ainsi tourner la tête.»
Au cours de ses 25 ans de carrière, l'Algérienne Mosteghanemi a écrit des romans à très grand succès tels que « Mémoire de la chair », « L'anarchie des sens » et « Passant d'un lit ». Elle est devenue la première femme algérienne à écrire un roman en langue arabe et le premier auteur arabe contemporain à vendre des centaines de milliers de livres et à rester en tête des meilleures ventes pendant des années au Liban, en Jordanie, en Syrie, en Tunisie et aux Emirats Arabes Unis. En 1998, Mosteghanemi a reçu le prix Naguib Mahfouz pour « Mémoire de la chair », un roman traitant de la lutte de l'Algérie contre la domination étrangère et des problèmes affectant la nation émergente après son indépendance. Le comité de remise du prix décrivit l'auteur comme « une lumière qui illumine cette profonde obscurité. Elle a réussi à rompre l'exil linguistique auquel le colonialisme français avait condamné les intellectuels algériens. » Le père de Mosteghanemi, Mohamed El Cherif, natif de Constantine, en Algérie, a lutté contre l'occupation française et perdu ses deux frères lors d'une manifestation anti-française au milieu des années 1940. Recherché par la police française pour ses activités de résistance, il s'est enfuit avec sa famille en Tunisie, où il travaillait comme professeur de français. Son premier enfant, Ahlam, naquit dans une atmosphère chargée de politique, quelques années avant la révolte algérienne de 1954. La maison de son père en Tunisie était une maison de passage et d'accueil pour les combattants du maquis algérien. Après l'indépendance en 1962, la famille retourna en Algérie et s'installa à Alger. Le père envoya sa fille aînée à la première école arabe en Algérie, faisant d'Ahlam l'une des premières de sa génération à recevoir un enseignement dans sa langue maternelle. El Cherif fut atteint d'une dépression nerveuse peu avant le 18ème anniversaire d'Ahlam, ce qui obligea cette dernière à travailler pour la radio algérienne pour subvenir aux besoins de sa famille. Son émission du soir « Hamsat » (Chuchotements) lui conféra sa réputation de poète prometteur. La première anthologie de poésie de Mosteghanemi « Ala Marfa' Al Ayam » (Au havre des jours) fut publiée en 1973 en Algérie. Elle récidiva en 1976 avec l'anthologie « Kitaba Fi Lahzat Ory » (Ecriture dans un moment de nudité). Mosteghanemi quitta l'Algérie dans les années 1970 pour Paris, où elle épousa un journaliste libanais et s'occupa de ses enfants. Après avoir obtenu un doctorat en sciences sociales à la Sorbonne dans les années 1980, elle publia son premier roman « Zakirat Al Jasad » (Mémoire de la chair) en 1993. Ce livre en est à sa 19ème réédition et plus de 130 000 exemplaires en ont été vendus. Son succès s'est poursuivi avec « L' anarchie des sens » (Fawadal Hawass, Beyrouth, 1997) et « Passant d'un lit » (Aber Sarir, Beyrouth, 2003), qui, tous deux, poursuivent l'histoire que Mosteghanemi avait débuté dans « Mémoire de la chair ». « Zakirat Al Jasad » est un roman sur la vie mouvante et insaisissable de la conscience dédié au père de Mosteghanemi et au romancier et poète algérien francophone Malek Haddad (1927-1978), qui décida de ne plus écrire en langue étrangère après l'indépendance, mais finit par ne plus écrire du tout. Comme le remarque Mosteghanemi dans sa dédicace, Haddad « est mort un martyre aimant de la langue arabe ». L'écriture de Mosteghanemi évoque la nostalgie d'une nation « qui vit en nous, mais dans laquelle nous ne vivons pas ». Habitant aujourd'hui Beyrouth, son œuvre exprime la passion pour une Algérie qui manque à l'auteur et la déception envers une génération qui n'a pas su bâtir une nation plus forte après 130 années de colonialisme. Ses romans vont au-delà des frontières pour conter une histoire de rêves irréalisés et de devenir tragique, rendant ses œuvres pleines de signification pour l'ensemble du monde arabe. source el khabar
__________________
La lune serait-elle inexplorée ... Baroukh ha- Nimtzaym |
|
|
|
|
|
#154 (permalink) | |
|
Suspendu
Date d'inscription: août 2006
Messages: 2 124
|
Citation:
|
|
|
|
|
![]() |
|
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
|
|
| Sites Amis : |