|
|||||||
| S'inscrire | FAQ | Membres | Calendrier | Recherche | Messages du jour | Marquer les forums comme lus |
| Le coin des poètes Exprimez vos états d'âmes sans complexe avec les mots |
![]() |
|
|
|
LinkBack | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
|
#1 (permalink) |
|
Messages: n/a
|
Bon, je me lance dans la même veine que "Délices ..." mais cette fois, voyons les choses en grand, ainsi nous lirons avec plaisir les apports que chacun voudra nous apporter et ouvrir, du même coup, la porte à d'autres goûteurs de délices ...
Bernard Binlin Dadié (Côte d'Ivoire) Aux poètes Pêcheurs d'aurores Briseurs de chaînes Dans la nuit, Moissonneurs d'étoiles Vieux paladins, Courant le monde, Ma terre geint de tous les murmures Mon ciel gronde de tous les cris étouffés. J'ai mal aux angles Dans ma cage Dans mon silence d'acier D'orage. Pêcheurs d'aurores Moissonneurs d'étoiles Faites le jour autour de moi, Le jour autour des miens. |
|
|
|
#2 (permalink) |
|
Messages: n/a
|
Encore Binlin Dadié ...
Rêve Je voudrais Me délivrer du besoin Pour apprendre à penser. Retrouver la liberté de mes mains De mes yeux, De ma voix, De mes pas, De mon souffle ; Me délivrer de la faim, Pour apprendre à rire ; Dominer la mort Pour vivre ; Palper le cosmis entre mes doigts fluets ; Avec des serres d'aigle Pour lacérer le mince voile du prestige épais ; La voix de l'ange Pour attendrir Le maître et l'esclave ; Aimer Et l'homme et l'univers. |
|
|
|
#3 (permalink) |
|
Senior Member
Date d'inscription: février 2007
Localisation: Villelaure, Vaucluse
Messages: 509
|
Muhammad
par Mahmoud Darwich Oiseau terrorisé par l'enfer tombant du ciel, Muhammad se niche dans l'étreinte de son père : Protège-moi De l'envol, père, mon aile est encore Petite pour le vent . . . et la lumière est noire Muhammad Voudrait rentrer à la maison, Sans vélo . . . ou chemise neuve. Il voudrait retrouver le banc de l'école. . . Le cahier de grammaire et des conjugaisons : Porte-moi Chez nous, père, que je fasse mes devoirs Et accomplisse ma vie, petit à petit. . . Au bord de la mer, sous les palmiers, Rien de plus, rien. Muhammad Fait face à une armée, sans pierre ou éclats Des planètes et il n'a pas remarqué le mur pour y écrire : « Ma liberté ne mourra pas ». Il n'a pas encore de liberté Pour la défendre, pas d'horizon pour la colombe De Picasso et il n'a pas fini De naître dans un nom qui lui fait porter la malédiction du nom . . . Combien Encore, naîtra-t-il de lui-même, enfant Amputé d'un pays... d'un rendez-vous avec l'enfance ? Où rêvera-t-il, si le rêve le visitait. . . Et la terre est une plaie . . . et un temple ? Muhammad Voit venir sa mort, inexorable. Mais à se souvient soudain D'une panthère qu'il a vue à la télé, Une panthère puissante qui tenait un faon à sa merci Mais qui, une fois près de lui, sentit l'odeur de lait Et ne le dévora pas. Comme si le lait apprivoisait les bêtes sauvages. Moi aussi, j'en réchapperais, se dit l'enfant Et il pleure : Ma vie, là-bas, est une cachette Au fond de l'armoire de ma mère. J'en réchapperai . . . et je témoignerai. Muhammad, Un ange pauvre, à bout portant Du fusil de son chasseur de sang-froid. Une heure déjà Que la caméra capte chacun des mouvements du garçon Qui s'assemble dans son ombre. Son visage, telle l'aube, est net. Son cœur, telle une pomme, est net. Ses dix doigts, telles des bougies, sont nets Et la rosée, sur son pantalon, est nette. . . Son chasseur aurait pu s'accorder un instant de réflexion, Se dire : je l'épargnerai en attendant qu'il apprenne A épeler correctement sa Palestine. . . Je l'épargnerai maintenant, en gage de ma conscience, Et l'abattrai, plus tard, lorsqu'il se révoltera Muhammad, Petit Jésus endormi et rêvant à l'intérieur D'une icône Faite de cuivre, D'un rameau de l'olivier Et de l'âme d'un peuple renaissant Muhammad, Sang superflu pour la quête des prophètes, Monte donc au Jujubier céleste* Ô Muhammad
__________________
Dix mesures de paroles sont descendues en ce monde; les femmes en prirent neuf et les hommes une. |
|
|
|
|
|
#4 (permalink) |
|
Messages: n/a
|
Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit.
Écrire, par exemple : "La nuit est étoilée et les astres d'azur tremblent dans le lointain." Le vent de la nuit tourne dans le ciel et chante. Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit. Je l'aimais et, parfois, elle aussi, elle m'aima. Les nuits comme cette nuit, je l'avais entre mes bras. Je l'embrassai tant de fois sous le ciel, ciel infini. Elle m'aima et, parfois, moi aussi, je l'ai aimée. Comment n'aimerait-on pas ses grands yeux fixes ? Je peux écrire les vers les plus tristes cette nuit. Penser que je ne l'ai pas. Regretter l'avoir perdue. Entendre la nuit immense et plus immense sans elle. Et le vers tombe dans l'âme comme la rosée dans l'herbe. Qu'importe que mon amour n'ait pu la retenir ! La nuit est pleine d'étoiles, elle n'est pas avec moi. Voilà tout. Au loin, on chante. C'est au loin. Et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue. Comme pour l'approcher, mon regard la cherche. Et mon coeur aussi la cherche, elle n'est pas avec moi. Et c'est bien la même nuit qui blanchit les mêmes arbres. Mais nous autres, ceux d'alors, nous ne sommes plus les mêmes. Je ne l'aime plus, il est vrai. Pourtant, combien je l'aimais ! Ma voix appelait le vent pour aller à son oreille. A un autre. A un autre, elle sera. Ainsi qu'avant mes baisers. Avec sa voix, son corps clair. Avec ses yeux infinis. Je ne l'aime plus, il est vrai, pourtant, peut-être l'aimè-je. Il est si bref l'amour et si long, l'oubli. C'était en des nuits pareilles, je l'avais entre mes bras Et mon âme est mécontente parce que je l'ai perdue. Même si cette douleur est la dernière par elle Et même si ce poème est le dernier vers pour elle. |
|
|
|
#5 (permalink) |
|
Messages: n/a
|
Toutes les Traductions du Poème International La Glace ici
ton image dans la glace c'est mon plus beau poeme mais fais vite il s'efface c'est mon dernier je t'aime |
|
|
|
#6 (permalink) |
|
Messages: n/a
|
hem, un peu licencieux
- Mon D. pardonnez-moi pour cette trivialité ! - mais, allons ! cela détendra l'atmosphère !!!"Mon amour, je veux prendre ici Sur un tapis de couleur turque Votre bouche et le point précis Où votre svelte corps bifurque". P.S. : si cela offusque notre honorable assemblée, n'hésitez pas à le faire "censurer" ![]() |
|
|
|
#7 (permalink) |
|
Senior Member
Date d'inscription: février 2007
Localisation: Villelaure, Vaucluse
Messages: 509
|
Mais sacrée celle là, car elle vient du Cantique des Cantiques [Sepher Tehillim]
Reviens, reviens, Sulamite; reviens, reviens, que nous te regardions! Ah! Vous la regardez, la Sulamite, comme une danse en deux chœurs! Que tes pieds sont beaux dans tes sandales, fille de prince!La courbe de tes flancs est comme un collier, œuvre des mains d'un artiste. Ton giron, une coupe arrondie, que les vins n'y manquent pas!Ton ventre, un monceau de froment, de lis environné. Tes deux seins ressemblent à deux faons, jumeaux d'une gazelle. Ton cou, une tour d'ivoire.Tes yeux, les piscines de Heshbôn, près de la porte de Bat-Rabbim.Ton nez, la tour du Liban, sentinelle tournée vers Damas. Ton chef se dresse, semblable au Carmel, et les nattes de ta tête sont comme la pourpre;un roi est pris dans ces ruissellements. Que tu es belle, que tu es charmante, ô amour, ô délices! Dans ton élan tu ressembles au palmier, tes seins en sont les grappes. J'ai dit : Je monterai au palmier, j'en saisirai les régimes.Tes seins, qu'ils soient des grappes de raisin, le parfum de ton souffle, celui des pommes; tes discours, un vin exquis!
__________________
Dix mesures de paroles sont descendues en ce monde; les femmes en prirent neuf et les hommes une. |
|
|
|
|
|
#8 (permalink) |
|
Messages: n/a
|
Ah, je m'empresse de ce pas de continuer par les premiers verserts (sacrés) de "Nachid el-anâchid" - Le Cantique des cantiques ...
Le plus beau chant de Salomon (Soleïmân) Qu'il m'embrasse à pleine bouche ! Car tes caresses sont meilleures que du vin, meilleurs que la senteur de tes parfums. Ta personne est un parfum raffiné. C'est pourquoi les adolescentes sont amoureuses de toi. Entraîne-moi après toi, courons. Le roi me fait entrer dans sa chambre : "Soyons heureux et joyeux grâce à toi". ليقبلني بقبلات فمه لأن حبك أطيب من آلخمر لرائحة أدهانك آلطببة آسمك دهن مهراق لذالك أحبتك آلعذارى أجذبني وراءك فنجري أدخلني آلملك ألى حجاله نبتهج و نفرح بك |
|
|
|
#9 (permalink) |
|
Messages: n/a
|
Hamid Goul (Afghanistan)
Ballade Est-ce un bijou sur ton front, ou l'étoile du matin ? Est-ce une coupe de porcelaine chinoise, ou ta bouche ? Est-ce de la rosée, ou les perles de tes larmes ? Est-ce l'éclair d'un sabre, ou ton regard ? Est-ce ta voix, ou la chanson d'un oiseau ? Est-ce le casque d'un guerrier, ou ta coiffure de fête ? Est-ce ta robe brodée de fleurs, ou la robe du printemps ? Est-ce la lune de la quinzième nuit, ou ton visage rayonnant ? Est-ce ton bras, ou le bâton de Moïse ? Est-ce ton sein, ou la coupole du ciel ? Est-ce ton ventre, ou le trône de Souleïman ? Est-ce la brise parfumée, ou ton haleine ? Est-ce le rossignol qui gémit, ou le coeur de Hamid Goul ? |
|
|
|
#10 (permalink) |
|
Messages: n/a
|
Nour Ouddin (Afghanistan)
Tu as le parfum d'un coffret ... Tu as le parfum d'un coffret qui aurait contenu de l'encens et du camphre. Des poètes m'ont dit que la chevelure des houriates n'est pas plus noire et plus parfumée que ta chevelure. - Mes joues roses sont fines comme du papier. J'ai gardé vierges les grenades de ma gorge. Ne porte pas sur elles une main brutale ! Elles sont fragiles. Parle doucement. Tous connaissent notre amour. J'ai mis un collier de giroflées et d'amulettes. J'ai inondé de parfum mes tresses. Respire-les. Je t'ai enlevé le sommeil, dis-tu ? Le suc de ma bouche te guérira. |
|
![]() |
|
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
|
|
| Sites Amis : |