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#11 (permalink) |
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Léopold Sédar Senghor
Souffles (extrait) Ecoute plus souvent Les Choses que les Etres, La Voix du Feu s'entend, Entends la Voix de l'Eau Ecoute le Vent Le Buisson en sanglots, C'est le Souffle des Ancêtres. Il redit chaque jour le Pacte, Le grand Pacte qui lie, Qui lie à la Loi notre Sort, Aux Actes des Souffles plus fort Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie. La lourde Loi qui nous lie aux Actes Des Souffles qui se meurent Dans le lit et sur les rives du Fleuve, Des Souffles qui se meuvent Dans le Rocher qui geint et dans l'Herbe qui pleure. Des Souffles qui demeurent Dans l'Ombre qui s'éclaire et s'épaissit, Dans l'Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit Et dans l'Eau qui coule et dans l'Eau qui dort, Des Souffles plus forts qui ont pris Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts, Des Morts qui ne sont pas partis, Des Morts qui ne sont pas sous la Terre. Ecoute plus souvent Les Choses que les Etres, La Voix du Feu s'entend, Entends la Voix de l'Eau Ecoute le Vent Le Buisson en sanglots, C'est le Souffle des Ancêtres. |
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#12 (permalink) |
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Hanadi Zarka
TRaduit par DR.Fawzyya Zoubari D'une petite boucle A mon Oreille Et grâce a la prière de ma mère Je suis sortie du village Et a la porte de la ville J'ai perdu la boucle d'oreille J'ai secoue le tronc du ciel Et les priers de ma mere Sont tombées Et une pluie A lave l'odeur de la paille et de la terre De mon oeil Une jeune fille déçue Une jeune fille essoufflé Une jeune fille belle Lorsqu'ils m'ont aimée Je me suis rendue compte Je ne me suis desesperee Mes anciens cahiers se sont gares Je ne peux pas t'aimer Je ne peux pas t'aimer Comme tu le mérite Car, toi, Quoi que tu sois le dernier qui aies frappe a ma porte Tu es plus grand qu'une illusion, Et toi, Quoi que tu sois le seul a avoir pénètre l'obscurité de mon âme, Parfume par l'odeur des enfants Habite par le badinage de la pluie' Et moi Peureuse d'être mouillée, Je n'arrive pas a t'aimer Comme je le souhaite Et moi, Quoi que je sois la dernière des femmes A qui tu légueras la palpitation de ton coeur, Et la chaleur de ton rêve, Je crains que si tes pores saignent Que je sorte comme le désespoir, Et tombe dans le sable. |
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Dans l’exil de l’ombre
Par : Amal Nawar Traduction de l’arabe : Noureddine Mhakkak Avec quelle encre je réchauffe la nuit Et avec quelle parole je saisie le corder de la puit Là, des océans séparent mon verrier du rêve Et aucun pont n’existe entre l’air et mon ombre Je me voie dans le miroir de l’absence Mon regard surnage et ma mer enfonce Et ne dévoile de mon palper que l’écume Et de mon âme que l’huile. Les bateaux étaient Loin de l’esprit des eaux El voilà, la pierre s’éclaire par l’aveuglement de son Secret, La fumée C’est ce qui reste des jardins de mon envie, Et le goût du sel sur la langue de chimère. Le passavant de l’Existence ne s’entend pas Dans le bruit du silence, Le corps, lui aussi, se tourne Et la terre ne se rend compte pas de lui. |
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Merci, Raziela, d'alimenter ce topique car il est ouvert à tous ...
Mahmoud Azad (Iran) Les miroirs sont vides On a fait main basse sur les marionnettes dans la nuit Il n'y a pas de visages dans la ville Dans la ville les magasins sont ouverts ouverts et vides et sombres. Les marchands mélancoliques se plaignent Du vent de la pluie (et des chômeurs) Les marchands mélancoliques disent : On n'a jamais vu une telle pluie n'est-ce pas ? c'est une pluie violente Et les clients incrédules vont aux nouvelles par toute la ville. Derrière les vitrines On a dispoisé des conserves et des fleurs en papier On a effacé sur les briques vernissées l'image des truites. On a enterré les vignes dans la ville. Les marchands mélancoliques dans la ville ont jeté les jarres vides sur le pavé des rues. On a mis en sommeil les visages dans la rue. |
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Femme du désert
J’ai vu dans ton regard brûler tous les déserts Et vibrer le soleil dans le souffle de l’air J’ai vu le bleu intense ombrer le maquillage Délicatement peint aux traits de ton visage Lors j’ai vu ton sourire se dessiner aux dunes La couleur de ta peau de sable et puis de lune Dans les voiles de nuit où tu caches ton âme Ton cœur qui se languit puis ton coeur qui s’enflamme J’ai vu dans tes mystères naître une fleur rare Féminité profonde oasis du soir Gardienne du désert et des hommes perdus Tu tiens leur avenir au creux de ta main nue J’ai vu… Silhouette bleutée dansant dans un mirage Tu tends tes bras au ciel drapée dans le sillage D’un songe extravagant qui parfois te conduit Aux portes des passions et de leurs infinis Régine© |
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Le Lac des Aurès
Nacera Tolba Ici Esseulée, sur la rive de la vallée Je m'incline, j'obéis au cœur embrasé Au gré des distances, des songes et des nuits L'éloignement affecte mon esprit, j'écris : Là-bas Un étrange lac habillé de nénuphars, Les flots verts inondent le fond de son regard D'où s'évaporent l'ivresse et l'or du soir Hissant haut la lyre comme un encensoir. Là-bas Alors qu'une goutte glisse et se pose Sur la joue vêtue de rouge et de rose, Les rêves débordent sur les paupières Et l'amour réjouit l'émeraude du désert. Là-bas Le lac s'endort, ferme les pétales de son cœur La rosée déchire le silence des fleurs Ouvre le bal par un prélude d'Orphée Grisant l'oasis du lac ensorcelée Là-bas L'amour frétille, s’emporte sur le pavé, Voile sa pudeur de feuilles d'olivier, Convoite la paisible symphonie des flots Prise au piège comme l'île dans l'eau Ici Tard, dans le soir, la muse seule sur son lit, Propose à Morphée de veiller la nuit Auprès du cœur peiné, privé de liesse En attendant le réveil du lac des Aurès. |
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Gibran Khalil Gibran (1883-1931) a dédié l’un de ses poèmes à la danseuse orientale tahia carioca où il raconte qu’une danseuse et ses musiciens furent conviés un jour à une cour pour danser devant le prince. Charmé par sa danse, il la pria de s’approcher et lui demanda :
« Belle femme, fille de la grâce et de la joie, d’où vient ton art ? Comment peux-tu maîtriser la terre et l’air dans tes pas, L’eau et le feu dans ta cadence ? » La danseuse se baissa devant le prince et dit : « Votre Altesse, je ne saurais vous répondre mais je sais que : L’âme du philosophe veille dans sa tête, L’âme du poète vole dans son cœur, L’âme du chanteur vibre dans sa gorge, Mais l’âme de la danseuse vit dans son corps tout entier. » |
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Kemadjou Njanke Marcel
Ecritures Je m’en vais écrire Avec le pouls bondissant de mon cou Je m’en vais écrire Avec les potins de mes ballonnements Je m’en vais écrire Avec les aigreurs de mes démissions Je m’en vais écrire Avec la cacophonie de mes chevauchées Je m’en vais écrire Avec l’encre chaude de mes larmes Je m’en vais écrire Avec ce moi-même que j’apprends à défricher Je m’en vais m’écrire. |
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