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Islam, Religions & Philosophies Parlez d'Islam et des religions dans le respect et la tolérance

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Vieux 02/03/2007, 23h22   #1 (permalink)
Zombretto
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Il m'est arrive
.... de discuter avec de vieux intellos
.... Algeriens qui racontaient
.... que durant les annees socialistes
.... ils etaient plus occupes a chercher
.... a se procurer du beurre ou des pommes de terre
.... plutot qu'a faire des recherches
.... dans les etudes.
.... ca viendrait pas de la ?
.... quand on sait qu'un beznesse
.... gagnait plus qu'un medecin
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Vieux 02/03/2007, 23h27   #2 (permalink)
pmat
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Citation:
Envoyé par elkhayam
Dans la suite des sujets un peu polémique, j'aimerai lancer un fil qui traite de la misère intellectuelle dans la sphère algérienne.

Il est plus que dommage de constater la misére intellectuelle dans le milieu algérien, il est choquant d'observer le milieu intellectuel si on ose appeler ça comme ça.

Il est très rare de rencontrer des algériens qui discutent, qui abordent des sujets importants d'une façon sérieuse. Dans tous les domaines, on constate ça, que ça soit dans le domaine de littérature, philosophique, scientifique, on ne voit que des algériens complètement à côté de la plaque. Les plus instruits en littérature connaissent principalement la littérature algérienne, ou au mieux la littérature arabe en general, ou bien des bribes de la littérature française. Pire que ça, dés que tu discute de littérature etrangére, on te sort tout le temps la même reponse, une reponse du genre, missiou moi je m'interesse à la littérature de chez nous, histoire de dire que toi tu es quelqu'un qui se la joue, monsieur nous aimons notre littérature. Je dirais qu'être cultivée est connaitre les autres cultures, connaitre sa culture est normale, et ça ne consitué que le RMI de la culture, parce que malgré le fait que notre littérature est merdique, mais nous la supportons quand même, notre cinéma est merdique, mais nous faisons la mauvaise foi jusqu'au bout, parce que nous adorons ça, el niff.

Et je n'aborde même pas le domaine de la philosophie ou géopolitique, parce que là c'est catastrophique, en philo c'est pratiquement walou, en géopolitique il y'a pratiquement rien, à part des livres qui viennent caresser le victimisme arabo-musulman (comprendre, les livres ou les papiers qui viennent souvent du monde de l'extrême gauche, ou gauche pour les plus instruits).

Dans le monde scientifique, c'est la même chose, je suis toujours deçu d'entendre un algérien qui parle de la science, déjà Internet est très mal connu, dans l'informatique c'est kiffe kiffe, nous fournissons que des docteurs très abstraits. En terme de hacker au sens propre du terme, l'algérien ne fournit pratiquement personne !!!

D'ou vient tout ça, nos forums se sont transformés en un Copier/Coller des agences de presse, ou des journaux. Et je dis que les Copier/Coller reste le luxe, parce que le reste se résume au café du coin, à El Qahwa, el maqha, .. Personne ne veut discuter, je ne sais pas pourquoi, pour ne pas vexer les autres ?
Pour montrer qu'on est gentil ? Quand ça discute, on te donne des livres à lire, ou des auteurs à lire ? Est ce ça une utilisation saine d'Internet ?

Nos journalistes sont lamentables, nos intellectuels sont kiffe kiffe, nos scientifiques sont kiffe kiffe.

Attention, là je parle des gens instruits, des gens qui ont un Bac + 5 minimum. Je ne parle pas des musulmans, je parle nos musulmans comme nos athées, comme nos agnostiques, comme nos chiites, nos wahabites, nos kharajites, ...

Pourquoi cette absence de curiosité, chacun s'occupe de sa guelle. Chacun s'occupe de son avenir, personne ne bouge. Je ne parle pas de mouvement, de travail, de labeur, je parle de la discussion, parce qu'une évolution, un éveil est tout le temps précédé par des discussions passionnées, mais non chez les algériens, il y'a rien, nos forums se résument à des discussions passionnées principalement autour de la religion, et même en religion, ça reste lamentable, ça se résume à "Oui, niah niah, si ça ne marche, c'est parce que nous appliquons pas l'Islam, ..", ou "Oui, le problème vient de l'Islam, ..".

Alors, d'où vient cette misère intellectuelle flagrante, que seul les malhonnêtes intellectuellement parlant l'ignore, ou ils vont dire que ça vient du colonialisme, ou ça vient du système scolaire, ou ça vient de je ne sais quoi !

Comme d'hab, ce post est un premier "jet", la suite viendra plus tard !

A vous maintenant
frere elkhayam

je te sen bouillant d'envi que les tien soit tous les premier en classe
et pour joué leur role toujour gagnant
merci pour eux

mais tu es un peu severe
chacun a son petit endroit secret plus au moin important ou pas pour les autre sur la question du avoir ou pas des qulité requise celon les critere par les quele on est deja formaté soit meme
et chacunde nous different de l'autre et ce meme dans une meme famille

mais ce qui compte c'ets avoir quelques notions en tous un petit pourcentage et c'est beaucoup


et d'abord c'ets sur qu'elle notion que tu voudrait monter cette volonté a edifier un phenomene a melioré le sens des chose et par quoi?

car on le devien et on le charme de meme qu'on le travail si des conditions sont rempli et rassemblé

un exemple on grandi et on ameliore ses echange avec son entourage et celui des notre

ou se trouve leur entourage ?

c'est pourquoi tu me trouvera et les trouvera d'abord avocat des pauvres

et malgré cela on decouvre de plus en plus de diplomé et d'intelectuelle arabe et algeriens
et me s'il yen avait qu'un seule j'en serai ravi et honore mais il y en a de plsu en plus
sache que ce n'est pas le nombre qui fera la qualité

e
mais tu as peut etre eut raison de soulevé la question pour elargir le debat et avoir des reponse les plus varié pour nous eclairé sur la resitance et pour nous eclairé sur le pourquoi des chose et nous dire peut eter qu'on se trompe
saitb tu depuis quand les algerien et bien des pays peuvent dire des chose dans leur pays?
onn avait bailloné les savoir et le deba tout comme avoir une idé cela etait interdi

et dans biens des apys ou on te dit cause toujour
bien sur les notre c'est al prison pour avoir cree uen association
dieu merci ce n'ets plus le cas

mais est ce que avec plus de dialogue et de debat on ira plus vite pour aller sur la lune?


mais moi je sais ce que tu cherche
et je le trouve dans la plus part de tes messages

merci pour la confiance

bien a toi frere

Dernière modification par pmat 02/03/2007 à 23h42.
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Vieux 02/03/2007, 23h29   #3 (permalink)
Raziela
 
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Dans la suite des sujets un peu polémique, j'aimerai lancer un fil qui traite de la misère intellectuelle dans la sphère algérienne.

Il est plus que dommage de constater la misére intellectuelle dans le milieu algérien, il est choquant d'observer le milieu intellectuel si on ose appeler ça comme ça.

erreurs monumentales commises à l'independance par nos dirigeants (je developperais cela plus tard)

Il est très rare de rencontrer des algériens qui discutent, qui abordent des sujets importants d'une façon sérieuse. Dans tous les domaines, on constate ça, que ça soit dans le domaine de littérature, philosophique, scientifique, on ne voit que des algériens complètement à côté de la plaque. Les plus instruits en littérature connaissent principalement la littérature algérienne, ou au mieux la littérature arabe en general, ou bien des bribes de la littérature française. Pire que ça, dés que tu discute de littérature etrangére, on te sort tout le temps la même reponse, une reponse du genre, missiou moi je m'interesse à la littérature de chez nous, histoire de dire que toi tu es quelqu'un qui se la joue, monsieur nous aimons notre littérature. Je dirais qu'être cultivée est connaitre les autres cultures, connaitre sa culture est normale, et ça ne consitué que le RMI de la culture.

nationalisme à deux balles, les incultes aux service de la culture ...

Et je n'aborde même pas le domaine de la philosophie ou géopolitique, parce que là c'est catastrophique, en philo c'est pratiquement walou, en géopolitique il y'a pratiquement rien, à part des livres qui viennent caresser le victimisme arabo-musulman (comprendre, les livres ou les papiers qui viennent souvent du monde de l'extrême gauche, ou gauche pour les plus instruits).

l'algerie depuis que je me connais a toujours promu dans certaines foires du livre qu'elle organisait les livres à caractere religieux en surnombre par rapport aux autres themes comme s'il yavait une volonté en sous marin d'orienter les algeriens vers des zones sombres sans maitre yoda...
Dans le monde scientifique, c'est la même chose, je suis toujours deçu d'entendre un algérien qui parle de la science, déjà Internet est très mal connu, dans l'informatique c'est kiffe kiffe, nous fournissons que des docteurs très abstraits. En terme de hacker au sens propre du terme, l'algérien ne fournit pratiquement personne !!!

les moyens ya khoya el khayame jusqu'à encore 1990 nous ne disposions pas d'ordinateurs à l'université alors que dire sur internet .....et dans les gdes surface un simple 386 coutait 70 000 da payable en une fois ...

D'ou vient tout ça, nos forums se sont transformés en un Copier/Coller des agences de presse, ou des journaux. Et je dis que les Copier/Coller reste le luxe, parce que le reste se résume au café du coin, à El Qahwa, el maqha, .. Personne ne veut discuter, je ne sais pas pourquoi, pour ne pas vexer les autres ?
Pour montrer qu'on est gentil ? Quand ça discute, on te donne des livres à lire, ou des auteurs à lire ? Est ce ça une utilisation saine d'Internet ?

internet devrait etre un pont calculés avec des lignes d'influences et des appuis mobiles non encastrés avec systemes hydraulique pour permettre les plus baléses de passer à volonté ....

Nos journalistes sont lamentables, nos intellectuels sont kiffe kiffe, nos scientifiques sont kiffe kiffe.

nos intellos ont des pbs de tube digestifs à regler ya djeddek el batata 50 DA et la baguette à 12 da

Attention, là je parle des gens instruits, des gens qui ont un Bac + 5 minimum. Je ne parle pas des musulmans, je parle nos musulmans comme nos athées, comme nos agnostiques, comme nos chiites, nos wahabites, nos kharajites, ...

nos musulmans s'occupent de nos athes et de nos chiite etc

Pourquoi cette absence de curiosité, chacun s'occupe de sa guelle. Chacun s'occupe de son avenir, personne ne bouge. Je ne parle pas de mouvement, de travail, de labeur, je parle de la discussion, parce qu'une évolution, un éveil est tout le temps précédé par des discussions passionnées, mais non chez les algériens, il y'a rien, nos forums se résument à des discussions passionnées principalement autour de la religion, et même en religion, ça reste lamentable, ça se résume à "Oui, niah niah, si ça ne marche, c'est parce que nous appliquons pas l'Islam, ..", ou "Oui, le problème vient de l'Islam, ..".

de frustrations en frustrations , l'identité en prend un sacré coup il faut assurer derriére ....un algerien qui se naturalise se voit devenir plus nationaliste Dz qu'il ne l'etait avant ...la culpabilité naissante d'avoir choisit une idendité qu'il ne veut accepter ...alors se met à defendre ce qu'il a eu peur de trahir en se choisissant d'autres reperes ...et la religion est la premiere en ligne ensuite vient "bladi n'habek" etc ....

Alors, d'où vient cette misère intellectuelle

de NOUS
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Vieux 02/03/2007, 23h38   #4 (permalink)
Raziela
 
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Citation:
Envoyé par Zombretto
Il m'est arrive
.... de discuter avec de vieux intellos
.... Algeriens qui racontaient
.... que durant les annees socialistes
.... ils etaient plus occupes a chercher
.... a se procurer du beurre ou des pommes de terre
.... plutot qu'a faire des recherches
.... dans les etudes.
.... ca viendrait pas de la ?
.... quand on sait qu'un beznesse
.... gagnait plus qu'un medecin
wallah qud tu prends un taxi à alger , et que tu sens qu'il manie bien le parlé dis toi que c'est un medecin ....qui fait le chauffeur de taxis ....
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Vieux 02/03/2007, 23h51   #5 (permalink)
Zombretto
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Citation:
Envoyé par Raziela
wallah qud tu prends un taxi à alger , et que tu sens qu'il manie bien le parlé dis toi que c'est un medecin ....qui fait le chauffeur de taxis ....
J'ai vu un jour
.... mon pere malheureux et honteux
.... il venait de rencontrer son instituteur
.... du cours elementaire un des rares Algeriens
.... instituteurs avant l'independance
.... ce vieux Monsieur lui avait raconte
.... qu'il n'avait pas les moyens de vivre
.... correctement.
Zombretto est déconnecté   Réponse avec citation
Vieux 02/03/2007, 23h55   #6 (permalink)
Raziela
 
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Citation:
Envoyé par Zombretto
J'ai vu un jour
.... mon pere malheureux et honteux
.... il venait de rencontrer son instituteur
.... du cours elementaire un des rares Algeriens
.... instituteurs avant l'independance
.... ce vieux Monsieur lui avait raconte
.... qu'il n'avait pas les moyens de vivre
.... correctement.
oui effectivement ...nos ingenieurs , nos institueurs ,nos medecins et tous nos intellos à moins d'appartenir au systeme , n'ont jamais de quoi terminer les fins de moi ...comment un enseignant vit et doit payer 150000 da de loyer ,qd sa paye fait autour du meme nbre? je me le suis tjrs demandé , meme certains de nos films nationaux montrent des enseignants vivant dans des hammams la nuit corrigeant les copies de leur eleves ,,,, la honte , la honte ...pour nous DZ ...
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Vieux 03/03/2007, 06h43   #7 (permalink)
Jouljoul
 
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Après avoir lu l'anti-plaidoyer d'elkhayam sur les intellectuels algériens, j'ai replongé quelques minutes dans le "Plaidoyer pour les intellectuels" de Jean-Paul Sartre que je n'avais utilisé que pour une recherche ( ) puis remisé au niveau des volumes "classés" philosophes de ma bibliothèque (ce n'est pas de la "frime" ).

Je m'étais souvenue - en gros - de sa définition de l'intellectuel : une personne qui vit du produit de son esprit. J'avais à l'époque défini ce qu'était un intellectuel algérien : faute qu'il produise beaucoup, j'avais élargi le mot "intellectuel" à une plus grande sphère : toute personne ayant fait des études universitaires ...

Mais il est certain qu'entre un grammairien tel que Mohammad al-Atfiyyache et un Rachid Boudjedra, l'un est à l'Océan Pacifique ce que l'autre est à la Mer Morte : les contenants ne sont pas les mêmes.

Zombretto a simplement et bien dit : plus préoccupés à la pomme de terre qu'à la page remplie. Non pas que ce soit de leur faute. L'accusation est ailleurs. Certes, les intellectuels algériens - du moins ceux qui sont des "intellectuels" - y vont de leurs torts. Mais le Grand Lamineur de fond est cette Petite Nébuleuse, ce Trou Noir qui cogite au haut du sommet et qui nous laisse la panse vide et l'esprit lessivé.

Il n'est pas jusqu'à Kateb Yacine qui, se détournant de ses oeuvres premières si magnifiques, ne se soit pas lancé dans la pantomime du slogan politique : "L'homme aux sandales de caoutchouc" et "La guerre de 1000 ans" pour répondre à l'idéologie du moment : le "socialisme à l'algérienne" et la nationalisation des hydrocarbures sous Houari Boumedienne.

Mais, enfin, nous dira-t-on, il y a Assia Djebbar, Mohamed Arkoun, Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri, Djamel ed-Dine Bencheikh, Ibn Badis, Abdelkader, Rachid Mimouni, etc.

Le Panthéon se referme et s'endort sur ses lauriers même si je suis sceptique et n'ose pas mettre Djebbar et Arkoun ou Bencheikh dans la marmite algérienne car ils sont ailleurs, là, où ils ont été consacrés. M'enfin, comme dirait Gaston Lagaffe (eh oui ! j'ai mes lectures !)

Le degré zero de l'écriture, mieux le degré zero de la pensée, pour plagier Bourdieu. Car la clé est ici : la Pensée.

Elle ne peut qu'être unique, elle ne saurait avoir le droit de se plurialiser, de s'innover, de produire. Si elle le fait, elle devient dangereuse et qui dit danger, dit destruction. Car dans ses cogitations internes, la Petite Nébuleuse au sommet craint ce danger.

Pourtant, Sartre devrait les rassurer ! Ne dit-il pas :
"1° le technicien du savoir pratique est recruté d'en haut. Il n'appartient plus, en général, à la classe dominante mais celle-ci le désigne dans son être en décidant des emplois ... L'emploi, comme poste à pourvoir et rôle à jouer définit a priori l'avenir de l'homme abstrait mais attendu : tant de postes de médecins, d'enseignants, etc. /.../ Ainsi la classe dominante décide du nombre des techniciens du savoir pratique en fonction du profit qui est sa fin suprême.
2° la formation idéologique et technique du spécialiste du savoir pratique est, elle aussi, définie par un système constitué d'en haut (primaire, secondaire, supérieur) et nécessairement sélectif. La classe dominante règle l'enseignement de manière à leur donner : a) l'idéologie qu'elle juge convenable (primaire et secondaire) ; b) les connaissances et pratiques qui les rendront capables d'exercer leurs fonctions (supérieur).

Elle leur enseigne donc a priori deux rôles : elle fait d'eux à la fois des spécialistes de la recherche et des serviteurs de l'hégémonie, c'est-à-dire des gardiens de la tradition. Le deuxième rôle les constitue /.../ en "fonctionnaires des superstructures"."

Mais, moi, j'ajouterai que le noyau formant les intellectuels algériens, lui aussi, connaît sa propre perversion : il est l'élite, refermée sur elle-même, non dispensatrice de savoir et, de ce fait, l'hégémonie de la sphère dominante les aide tout en s'aidant. Houari Boumedienne n'avait-il pas fait de même avec les paysans "pauvres" : une "révolution agraire" qui a fabriqué des paysans fonctionnaires au sein même de cette grande frange d'agriculteurs : nourris de miettes du pouvoir, ils ont été des gardiens vigilants au service de ceux qui les ont créés.

Ainsi en est-il des intellectuels algériens : laminés, certes, pour empêcher toute forme de pensée novatrice, donc contestataire, mais aussi relégués dans un élitisme qui est tout aussi pervers : la classe des pensants.

Nous avons le bussiness-man muni de son mobile, de son 4x4, de sa villa de 10 pièces. Nous avons les pères tranquilles de l'intellect qui, du haut de leur montagne, fustigent les religieux imposés ça et là pour occuper le terrain culturel via le terrain "spirituel". Mais, comme le dit Zombretto, "l'intellectuel" ou le post-gradué (c'est mieux) rejoint par la force des choses : la matérialisation de la Pensée en préoccupations intrinsèques, faisant en sorte que les intellectuels - comme dans les démocraties - n'ont plus de pouvoir.

Sauf qu'en Algérie, ils n'ont jamais eu ce pouvoir.

Voilà pour l'instant. Il est possible que je revienne sur certaines de mes idées car je me remets toujours en question ...

Dernière modification par Jouljoul 03/03/2007 à 11h30.
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Vieux 03/03/2007, 08h34   #8 (permalink)
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bonjour jouljoul tu as nommé rachid boujeklakh
j'apporte ma contribution à son sujet ...
rachid boujedra est un guelab el vista , un malade mental ,
C'est simple BOUDJEDRA est un imbecile opportuniste !
un faux *** de premiere !
un âne pro islamiste à l'ENTV
berberiste devant les intellos algeriens
pro arabe à el djezira
pro FLN devant une mer.de de ministre khorroto
pro occidental sur ARTE
pro kabyle à Azazga !!
depuis des decennies il n'est jamais coherent dans ses propos !
il ose même critiqué mimouni , kateb yacine, djaout .....il est comppletement a la masse !!!


en gros un minable !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!désolé je n'aime pas ce mec car il a plus fait de mal à l'image de l'intellectuel qu'autre chose
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Vieux 03/03/2007, 09h42   #9 (permalink)
Raziela
 
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un super article

les intellectuels algeriens par lahouari addi

Le régime a refusé toute autonomie à quelque secteur que ce soit de la société, à l'exception de la sphère religieuse devenue par la force des choses le réceptacle des demandes sociales qui ne trouvaient nulle part ailleurs un lieu d'expression. Il ne s'agit pas d'accabler le régime de tous les maux- Sa responsabilité réside dans le fait qu'il n'a pas su apporter les réponses nécessaires aux contradictions idéologiques de la société qui avait perdu sa vitalité bien avant la colonisation - d'où le concept de colonisabilité cher à Malek Bennabi - et qui a figé sa culture sous la colonisation- À l'Indépendance, il aurait fallu que le mouvement national continue d'être révolutionnaire, c'est-à-dire de prendre la mesure des « déficits » idéologiques et culturels pour se fixer des tâches d'édification dans une perspective historique. Or le mouvement de libération nationale a cessé d'être progressiste et révolutionnaire dès l'Indépendance, malgré le discours, obnubilé par l'exercice du pouvoir dont la jouissance était obsessionnelle, tournant souvent à la mise en scène théâtrale. Le pouvoir pour le pouvoir : l'Algérie était et est encore dans une situation pré-hobbesienne

Pire encore, l'Algérie semble revenir à la situation pré-coloniale où les deux seuls personnages qui jouissent de l'autorité sont le soldat et le marabout. Or l'État moderne ne se construit ni sur l'un ni sur l'autre. Il est construit par une élite civile enracinée dans sa société et ouverte aux vents du large, animé par des fonctionnaires dont la compétence est source de respect et garantie de neutralité. L'État moderne n'est ni l'expression de la mystique nationaliste du militaire, ni celle de l'aliénation religieuse du fanatique. Il est avant tout une construction politico-juridique organisant ia vie sociale publique et privée de telle manière que la règle juridique remplace l'usage de la force dans le lien social. À cet effet, quand l'État se construit, les intellectuels poussent comme des champignons parce que la règle juridique est une construction intellectuelle à usage social consensuel. Sans le juriste qui fait techniquement la loi, sans le philosophe qui la pense en lui donnant un fondement conceptuel, sans le sociologue qui en mesure l'efficacité et la nécessité, etc., il n'y a pas d'État. II est singulier que l'on ne puisse pas citer un seul nom de philosophe algérien connu, qu'il soit arabophone ou francophone. Cette absence stridente de la philosophie est symptomatique de l'échec en matière culturelle et universitaire car c'est à l'ombre de la philosophie que les sciences sociales se développent

Dans les années soixante et soixante-dix, l'intellectuel algérien croyait avec naïveté faire œuvre utile en s'engageant dans la mission de transformation de la société à partir de l'État, conçu comme lieu d'élaboration de la planification et de la maîtrise du marché dont il fallait modifier les logiques pour qu'elles obéissent à la finalité du développement économique. Ce faisant, il ne se posait pas de questions sur l'Etat, son contenu idéologico-politique, ses représentants et leurs visions, le fondement de son autorité, ou encore les mécanismes de légitimation, etc. Il était supposé servir la collectivité, et en premier lieu les plus démunis.


L'intellectuel algérien, principalement l'universitaire, s'est intéressé plus à l'État, plutôt à ses discours et à ses projets, qu'à la société. Les travaux dans les années soixante et soixante-dix, les thèses notamment, portaient sur la volonté des dirigeants plutôt que sur la société et les pratiques sociales. Il s'agissait non pas d'analyser la société existante mais de la remplacer par une nouvelle maîtrisant la modernité et dans laquelle le conflit laisserait place à l'harmonie entre les classes différenciées uniquement par une division fonctionnelle du travail, consolidant aussi la symbiose entre le peuple et son État;

Les années quatre-vingt, c'était la critique du tiers-mondisme, du tout-État, de la planification et le retour des notions de vérité des prix, de société civile, de droits de l'homme, etc. C'était aussi les premiers maquis islamistes (en 1986-87) et les émeutes (1980 : Tizi-Ouzou ; 1982 ; Oran ; 1986 : Sétif ;1988 : à l'échelle nationale). Cette fracture entre l'État et entre différents groupes sociaux à l'intérieur même de cette population, qui s'annonçait déjà dans les années quatre-vingt, les intellectuels ne l'ont pas vue, jusqu'à ce que la haine et le meurtre se répandent dans la Cité


L'élite arabophone s'est considérablement élargie à la faveur de l'arabisation de l'enseignement et de sa démocratisation. Composée en majorité d'enseignants, cette élite s'est rapprochée de la population dans les années quatre-vingts par l'animation de causeries religieuses dans les mosquées de quartiers. En dehors de ses heures de cours, renseignant fréquente la mosquée, dirige la prière du soir et souvent commente le Coran après cette prière, en faisant des références à l'actualité, interpellant là conscience des croyants et la responsabilité des dirigeants. Ces enseignants, imams volontaires, présentaient la particularité d'êtres jeunes (âgés entre 25 et 40 ans), n'avaient pas suivi la filière traditonnelle d'apprentissage du Coran, ne vivaient pas de la générosité des habitants du quartier ([4]), et étaient virulents dans leurs prêches dans une perspective subversive, Leur impact et leur autorité sur le milieu de leur quartier de résidence provenaient de la forme religieuse de leur discours et de son contenu agressif vis-à-vis du pouvoir et « de ses alliés occidentaux qui cherchaient, selon eux, à ébranler l'éthique islamiste à travers la libéralisation des mœurs, et notamment à travers l'émancipation de la femme ». Ce qui était donc nouveau, c'est que ces critiques morales étaient exprimées par de jeunes gens, alors que par le passé, elles l'étaient par des personnes âgées, soucieuses du respect de la tradition
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Vieux 03/03/2007, 09h59   #10 (permalink)
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La misère intellectuelle dont tu parles fait partie de notre environnement, de notre histoire, de notre religion, de notre culture et de notre mentalité. Quant on sait que nous sommes adepte d’un seul livre car d’après l’ensemble de notre Ouma, il résume parfaitement tous les livres du monde, alors pourquoi s’ennuyer à lire tous les autres qui ne diront pas plus que le livre saint avec peut être un risque d’hérésie. Et Omar Ibn Khatab l’a bien souligné en disant qu’il ne doit rester qu’un seul livre sur terre c’est le Coran et un peu plus tard lors de l’invasion de l’Egypte par les Musulmans c’est la grande librairie d’Alexandrie qui a fait les frais par le feu, un grand crime contre l’humanité. Quant on sait comme je l’ai déjà dit dans un de mes post que l’Espagne a traduit des livres du monde entier en une année ce que l’ensemble du monde arabe a fait depuis plus de dix siècles, cela veut tout dire car c’est révélateur. Lorsque l’on sait que le musulman est devenu l’ennemi des livres mis a part ceux qui traitent de la religion et pour cela il n’y a qu’à aller faire un tour dans les salons du livre et vous verrez que 85% des livres exposés traitent de la religion. Il faut savoir aussi que l’Algérien ne lit pas de naissance comme tous les arabes ce n’est pas parce que ils sont occupés par leurs problèmes au quotidien de la mal vie mais par leur relationnel avec la société où ils préfèrent plus discuter dans la rue où au café leur deuxième demeure officiel avec le voisin où leur camarade de choses futiles et tendancieuses à savoir la médisance, la délation, la fabulation et l’invective. Pour cela, il faut juste remarquer que nos compatriotes en France ne sont pas mieux loti, ni sont des fervent lecteurs, la preuve ils ne se pressent pas d’aller dans les bibliothèques, où ils sont inexistants, on aperçoit un de temps en temps avec un journal de sport en général dans un coin se faisant le plus transparent possible.
Donc c’est bien notre culture et notre mentalité pour ne pas dire notre religion qui est la cause de notre aversion pour la lecture pour la plupart d’entre nous. Le grand poète Pablo, NERUDA à dit dans un de ses merveilleux poème « Il meurt lentement celui qui ne lit pas ». Et notre société se meurt car elle devient de plus en plus inculte, ignare et surtout intolérante, c’est un constat que je fais.
Et ce constat est effroyable quant on voit des soit disant Enarques qui lisent un livre par an et désfois absolument rien se contentant des programmes de la télévision, je me dis « mon dieu on va droit au mur ».
Quant on voit par contre à les Européens chez eux dans les trains où dans les bus dont la plupart des passagers ont un livre à la main, alors que chez nous on préfère dévisager le voisin et surtout la voisine car c’est plus intéressant et moins encombrant en parlant de l’esprit, que l’on préfère s’abreuver des histoires futiles et calomnieuses dites oralement par nos amis que de parler culture et de livre , on comprend mieux l’état d’esprit et surtout le degré de notre civisme, de notre capacité de découvrir les écrits des autres, leur pensée , leur réflexion sur les choses de la vie. Cela ne nous intéresse pas, on n’est pas capable de rester chez nous a lire des livres, ce n’est pas notre façon de vivre, on préfère la rue, les ragots et la clameur de la foule à la solitude, nous préférons de loin notre société d’homme à celle des livres car elle nous fait peur. Et surtout que l’on sait que notre place est garantie au Paradis du fait que notre prophète nous la prédit, alors pourquoi lire un autre livre.
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