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Hafid Derradji

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  • Hafid Derradji

    Entretien avec Hafid Derradji (I)
    "Le pouvoir a sacrifié Raouraoua"


    Le Matin d'Algérie
    20 Mar 2017-09:39

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    C’est avec sa franchise habituelle que Hafid Derradji nous a accordé une entrevue dans laquelle il parle de l’actualité sportive et politique du pays. Sans détour, ni concession, ce fils de Bab el oued, ancien directeur adjoint de l’ENTV et actuel commentateur vedette de la chaîne sportive Bein Sport, nous dit tout le "bien" qu’il pense du clan présidentiel qu’il aime appeler affectueusement "la Bande".Malgré son exclusion du champ médiatique audiovisuel algérien, Hafid Derradji continue à dénoncer sur les réseaux sociaux les pratiques mafieuses du pouvoir en place. Dans cet entretien, il revient sur les derniers événements sportifs, la chute d’Issa Hayatou, la déchéance de son ami Mohammed Raouraoua, sur le double plan national et africain. Il revient également sur le "lynchage" dont a été victime le président de la FAF qui a été, selon lui, sacrifié par les autorités algériennes.Ce commentateur sportif très apprécié par les Algériens nous parle également de ses désillusions, mais aussi de son optimisme, malgré tout, pour l’avenir du pays. Il dit croire dans la jeunesse algérienne, dans sa fougue, son jugement. Un entretien riche en émotion, franc et plein d’enseignements.
    Le Matindz : Issa Hayatou vient de perdre la présidence de la confédération Africaine de football, en faveur du malgache Ahmad Ahmad cela vous surprend-il ? Hafidh Derradji : C’est un séisme ! Non seulement au niveau africain, mais au niveau mondial, du fait de l’influence qu’a Issa Hayatou même au niveau de la FIFA. Issa Hayatou a passé près de 30 ans à la tête de la Caf, personne n’attendait sa déchéance. C’est vrai qu’il a 70 ans et qu’il est malade. Il n'a pas fait campagne pour cette élection. Je sais aussi que le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour l’avoir interviewé récemment, ne voulait plus du vieux septuagénaire. Il a même fait campagne auprès de différentes fédérations africaines pour son rival. Il voulait un changement, et il l’a obtenu. Il ne faut pas non plus ignorer ce qu’a réalisé le Camerounais pour le football africain, il a fait des bonnes et de moins bonnes choses. Mais je crois qu’en football comme en politique, le changement est toujours bon, j’espère qu’Ahmad Ahmad donnera un nouveau souffle à la CAF. Mohammed Raouraoua a aussi connu la déchéance, il a été battu sèchement par le président de la Féderation marocaine de football (FRMF) Faouzi Lekjâa, par 41 voix contre 7 et a perdu son siège à l’exécutif de la CAF. Sincèrement, je ne suis pas surpris, je m’attendais même à cela. Raouraoua a été la victime dans cette histoire : celle d’Issa Hayatou d’abord qui a tout fait pour lui nuire. Ensuite celle du pouvoir algérien (Il n’aime pas ce mot pouvoir, il lui préfère le mot Bande, Ndlr) qui l’a lâché et donné en pâture à la presse pour être lynché par la rue. Lorsque vous n’êtes pas soutenu par votre gouvernement, vous êtes sûr de perdre. À cela s’ajoute le lobbying des Marocains, qui ont investi, depuis quelques années non seulement le monde du sport en général (il insiste sur le mot sport et non-football) mais aussi celui des affaires, des finances et de l’économie Je vais vous dire autre chose : j’ai discuté avec Raouraoua la veille de l’élection, et il m’avait dit qu’il allait perdre. Il le savait, tous les voyants étaient au rouge, on ne peut pas gagner lorsqu’on est lynché chez soi surtout après la CAN 2017. On ne peut pas être élu lorsque les autorités du pays vous lâchent. Ne croyez-vous que les succès de Raouraoua ont été récupérés par le pouvoir algérien. Il paie un peu le fait d’avoir accepté le rôle du fusible, c’était prévisible non ? Oui bien sûr. Il a été récupéré lorsque les victoires de l’EN faisaient leur bonheur (la bande). Quand ils ont vu les derniers résultats et la disqualification prématurée de l’Algérie de la Coupe d’Afrique des nations et de la coupe du monde (mathématiquement, il reste encore des chances) ils l’ont utilisé comme fusible. Vous savez, le pouvoir marche à coup de fusibles, des gros même ont sauté. Le général Toufik, des ministres, des ambassadeurs, des cadres ont servi de fusibles, pourquoi pas Raouraoua ? Ce n’est pas tant de partir qui est problématique, mais c’est la manière avec laquelle il a été chassé : on pouvait lui demander de partir sans l’humilier. On peut se débarrasser de quelqu’un sans pour autant le lyncher. C’est vraiment ingrat ! Mais quelque part, il a failli, vous ne pouviez pas le nier quand même Monsieur Derradji ! J’avais demandé à Raouraoua, très amicalement, de partir juste après l’épopée brésilienne et la qualification historique en huitième de finale de la coupe du monde de 2014. Il voulait lui aussi partir, et était conscient qu’il serait difficile de rééditer l’exploit, mais des gens très haut placés le lui ont interdit. Il a fait des erreurs, d’autres qu’il aurait pu éviter. Il a probablement mal fait des choses, mais je dis que le bilan de Raouraoua a été, dans l'ensemble, positif. Vous dites des personnes haut placées lui ont interdit de partir ? Qui sont ces personnes ? Des personnes très haut placées. Je ne peux pas vous dire plus. Par contre, ce que je peux vous dire, c'est que Raouraoua a non seulement évité à l’Algérie par sa qualification au mondial 2010 le printemps arabe, qui a été l’un des facteurs déclencheurs de la révolte en Égypte contre Moubarak. On aurait pu connaître chez nous des troubles similaires si c’était l’Égypte qui était passée. Mais les gens ont vite oublié cela
    Les ennemis du succès, la mafia de l’argent. Il leur restait la Fédération algérienne de football et l’Armée à détruire.
    Sur votre page Facebook, vous avez écrit que le football algérien était mort avec le départ de Raouraoua, ce n’est pas un peu diminué de la valeur de Zetchi, seul candidat à avoir présenté sa candidature à la présidence de la FAF? Je n’ai pas écrit ça par rapport à Zetchi. Je ne le connais pas personnellement et ne peux donc porter un quelconque jugement sur sa personne. J’ai fait juste un constat, par rapport à la manière dont ce sont fait les choses. Je parle de ces gens qui ont infesté tous les secteurs qui connaissent la réussite, les ennemies du succès, la mafia de l’argent. Il leur restait la Fédération algérienne de football et l’Armée à détruire. Là, ils s’attaquent frontalement à une entreprise qui marche (la FAF). Ça ne leur plaît pas. Il faut qu’ils la cassent.

    (À suivre)
    Entretien réalisé par Hebib Khalil
    ZfSa
    Atlas HD-200s

  • #2
    Guerre médiatique entre Rabah Madjer et Hafid Derradji (Vidéo)

    DIA-09 septembre 2017

    C’est devenu lamentable, deux grandes stars du football national s’insultent par télévisions interposées. C’est ce qui se passe actuellement entre la star du football national Rabah Madjer, consultant sur la chaîne El Haddaf tv et Hafid Derradji, commentateur vedette de Bein Sport. Depuis quelques jours les deux hommes s’échangent les critiques en direct sur leurs télévisions respectives en raison de leurs profonds désaccords sur le football national. Tout a commencé, le 4 septembre dernier, quand la Zambie marque contre l’équipe nationale ; à ce moment là, le commentateur de Bein Sport Hafid Derradji dans une réaction de colère, a sévèrement critiqué ceux qui ont poussé Raouraoua vers la sortie et surtout invité ceux qui ont prédit une victoire de l’Algérie contre la Zambie à Constantine à se taire: (Allusion faite à une déclaration de Rabah Madjer sur la chaîne El Haddaf Tv la veille du match et qui avait prédit une large victoire de l’Algérie contre la Zambie à domicile). La réaction de Rabah Madjer ne s’est pas fait attendre, puisque ce dernier a répondu à Hafid Derradji sur El haddaf Tv hier soir, menaçant le commentateur de Bein Sport et l’accusant de critiquer son pays et les acteurs du football national de l’extérieur, alors que c’est grâce à l’Algérie qu’il est arrivé là où il est. Il y a une heure, Hafid Derradji, l’ancien journaliste et ex patron du service des sports de l’Entv dans les années 90, a répondu à Rabah Madjer, avec une grande retenue mais beaucoup de détermination, dans un post sur sa page facebook, en déclarant notamment qu’il n’a jamais critiqué l’équipe Nationale, ni le président de la FAF, mais a surtout critiqué un entraîneur qui a perdu trois matchs et qui est incapable de conduire une sélection. Derradji a également déclaré dans son post intitulé: « La vie c’est des positions », qu’il ne critique pas pour des postes, ni pour se venger de personnes, mais qu’il critique en professionnel et cela depuis 30 ans. Interrogeant Madjer sur ce qu’il a fait à son pays, le commentateur vedette de Bein Sport a demandé: qu’avez vous fait pour les jeunes de votre pays? avez vous partagé votre expérience et votre savoir faire avec les jeunes de votre pays et avez vous créé des académies comme Georges Weah, Drogba ou Keita? Très en colère mais serein Hafid Derradji affirme dans sa réplique qu’il aime son pays et il est prêt à se sacrifier pour ce dernier. Il dénonce à cet effet, cette attaque médiatique de la part d’une star du football national et répondant aux menaces de Madjer qui avait annoncé de répliquer avec une grande virulence, Hafid Derradji ne se laisse pas faire et a promis de répondre aux attaques à chaque fois qu’il aura une occasion. Décidément la guerre est déclarée entre Madjer et Derradji.

    Salim Bey
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