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L’Emir Abdelkader en Kabylie (1838-1839)

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  • L’Emir Abdelkader en Kabylie (1838-1839)

    L’Emir Abdelkader en Kabylie (1838-1839)
    ________________________________________
    bonjour gens honorables de la tribu de fa .
    comme promis !
    regardons un peu dans le rétroviseur !


    L’Emir Abdelkader en Kabylie (1838-1839)



    Préparé dès 1803 par Napoléon 1er pour contrôler la Méditerranée et damer ainsi le pion à l’Angleterre qui avait aussi des visées d’occupation des
    « pays barbaresques », le plan de débarquement des troupes françaises à Sidi Fredj, le 14 juin 1830, ne fut mis en œuvre par Charles X que près de trente ans plus tard.


    Cette invasion n’avait certainement pas son origine dans un soi-disant « coup d’éventail » qu’aurait donné le dey Hussein au consul français Deval lors d’une entrevue au sujet d’un contentieux portant sur du blé vendu à la France par la Régence à l’époque de la Révolution.

    Les motifs étaient bel et bien de coloniser une riche contrée
    « non loin des côtes de France »
    et de dominer la Méditerranée face à l’hégémonie ambitieuse de l’Angleterre .

    Cependant, bien que la Régence ait été sérieusement affaiblie par le déclin de l’Empire ottoman, le débarquement d’une armée forte de plus de 35 000 hommes près d’Alger se heurta à la réaction vigoureuse des populations qui se mobilisèrent spontanément pour résister à l’invasion.

    Les tribus de la Mitidja et de la Kabylie se portèrent sur le champ de bataille pour renforcer les troupes du dey, notamment lors de la bataille de Staouéli.

    Les populations paysannes venues renforcer le corps des Janissaires.
    Mal entraînés aux batailles frontales, armés de quelques vieux fusils, de yatagans et de flissas, sans entraînement militaire aucun,

    ils ne pouvaient faire face, malgré leur bravoure et leurs sacrifices, à une armée expérimentée, technologiquement plus avancée et maîtrisant parfaitement l’art de la guerre.

    L’armée du dey, ou son semblant, mal préparée pour résister à une des meilleures armées d’Europe, de surcroît mal commandée par un parent du dey décrit comme incompétent et timoré, dut céder en quelques jours, après un baroud d’honneur, ouvrant ainsi la voie à la reddition de la ville, de son dey et du trésor de la Régence, au général de Bourmont le 5 juillet 1830.

    La résistance populaire ne cessa point cependant.

    Ainsi, lors de l’expédition menée par l’armée d’occupation pour la prise d’Oran, les chefs de tribus mobilisèrent les populations pour résister à l’envahisseur.

    Le jeune et futur Emir Abdelkader, accompagnant au combat son père El Hadj Mahieddine, se serait distingué par son sang-froid et son audace lors de la défense de la ville .

    Devant l’ampleur de l’épreuve à laquelle il fallait faire face, El Hadj Mahieddine mesura le désarroi des populations et leur peine.

    Ainsi, quand les chefs des Hachem, des Béni Amer( ma tribu), des Garaba et des autres tribus offrirent à Hadj Mahieddine la lourde charge d’Emir pour mener la lutte contre les troupes d’occupation, il déclina cet honneur en raison de son âge et proposa son jeune fils pour diriger la résistance.
    Le 22 Novembre 1832, dans la plaine d’Eghris, Abdelkader fut élevé au rang de chef par toutes les tribus de la région.

    Le jeune Emir savait qu’il venait d’être investi d’une charge lourde de responsabilités.
    Sa première mission, la plus urgente et non des moindres, consistait à réaliser l’unité nationale afin de faire face à un adversaire puissant et bien armé.

    Il n’était point facile, en effet, de taire les dissensions entre tribus, les égoïsmes et les querelles qui déchiraient les populations, longtemps sous-administrées et livrées à elles-mêmes.

    Il devait vaincre les résistances de certains chefs de tribu dont les comportements féodaux et les compromissions leur faisaient rejeter toute tentative d’unité nationale et de résistance à l’occupant.

    L’Emir n’avait alors d’autre voie que le recours à la force
    - procédé qu’il n’appréciait guère pourtant-
    pour châtier les collaborateurs, fussent-ils puissants, comme ce fut le cas du caïd de Bethioua qui commerçait avec l’occupant en lui vendant des chevaux.

    La réputation de sagesse et de justice du jeune Abdelkader, ses qualités de chef, dépasseront bientôt l’ouest du pays pour gagner toute l’Algérie.

    Ainsi, comme l’écrivit plus tard un officier français au sujet de l’Emir :

    « Si l’on avait contesté l’empire universel à l’élu de quelques tribus, on sentait peu à peu l’importance d’y laisser parvenir celui qui se montrait, à l’œuvre, digne en effet de commander sur tous. » .

    à suivre !!
    Last edited by hadj jilali; 08/08/2009, 12h50.

  • #2
    suite de la visite de l'emir en kabylie

    suite :



    De fait, l’influence d’Abdelkader s’étendit très rapidement à tout le pays, et notamment en Kabylie, on l’on s’inquiétait vivement de la présence à Alger des troupes françaises.

    Les tribus de la région envoyèrent à l’Emir un messager en la personne d’El Hadj Ali Ould Sidi Saïd des Aït Khalfoun, pour solliciter son appui et lui faire part de leur désir de combattre sous son autorité.

    Abdelkader conféra le titre de khalifa à El Hadj Ali et le chargea de porter des messages aux chefs des tribus, notamment à celui des Flissa, El Hadj Ben Zamoum et à Belkacem Ou Kaci de la tribu des Amraoua, pour leur annoncer sa prochaine visite et leur demander d’apporter, en attendant, un appui effectif à son khalifa désigné.
    El Hadj Ali revint donc en Kabylie en 1837, escorté par une colonne de l’Emir composée d’une vingtaine de cavaliers .

    Un an plus tard, El Hadj Ali retourna vers Abdelkader pour lui faire part des résultats de sa mission et lui signaler, notamment, le traitement qu’il a dû subir auprès de quelques tribus arrogantes des Koulouglis
    (métis issus de mariages mixtes entre autochtones et Turcs),
    établis à l’est de la Mitidja, qui refusèrent de reconnaître son autorité.

    Ce qui rendait ces tribus coupables aux yeux de l’Emir, c’était la collaboration ouverte qu’elles entretenaient avec l’occupant, bravant les ordres qu’il avait donnés de ne point commercer avec l’ennemi.

    L’attitude de défiance de leur caïd El Bayram, irrita Abdelkader au plus haut point.

    L’Emir se présenta donc en Kabylie avec une armée régulière de cavalerie et d’infanterie et installa son camp pour un temps à Bordj Bouira.

    Quand les tribus apprirent que l’Emir conduisait ses troupes en personne, toutes se présentèrent à lui pour accueillir l’homme dont l’aura avait gagné tout le pays.

    Dans sa magnanimité, il accorda le pardon aux tribus Koulouglis dissidentes afin de renforcer les rangs de la résistance et chargea ses lieutenants de ramener les fuyards en les assurant de son pardon .

    Les tribus kabyles allèrent à la rencontre de l’Emir, chargées de présents ; ainsi, les Amraoua lui offrirent 150 mulets chargés de figues, de raisin sec, d’huile et de cire pour les besoins de son armée.

    L’Emir proposa le commandement du Sebaou à Belkacem Oukaci chef des Amraoua.

    Ce dernier déclina avec respect cet honneur en indiquant à l’Emir que dans l’état de guerre qui sévissait, le premier rôle devait revenir, comme de tradition, aux chérifs ; il suggéra à l’Emir de conférer le titre de Khalifa à Si Ahmed Ben Salem qui appartenait à la noblesse et déclara qu’il se contenterait, pour sa part, du second rang.

    L’Emir, favorablement impressionné par l’humilité de Belkacem Oukaci, fit alors appeler Si Ahmed Ben Salem qu’il investit devant le public du titre de Khalifa en le revêtant d’un burnous et en faisant jouer la musique en son honneur .

    Ahmed Ben Salem appartenait à la tribu des Béni Djaâd ; cette dernière était étroitement liée à la tribu des Béni Yala.
    Les Béni Djaâd étaient assez puissants en nombre et pouvaient réunir une armée forte de 2 600 fusils.

    Ahmed Ben Salem était alors âgé d’une quarantaine d’années.

    Sa force morale et sa piété étaient reconnues de tous selon les témoignages de l’époque ; les tolbas le citent comme un homme instruit, laborieux et plein de dignité dans ses manières ; les guerriers vantent sa prudence au conseil, sa bravoure dans le combat et son habilité à manier un cheval .

    Au nord des territoires des Béni Djaâd, se trouvait le vaste territoire montagneux des Flissa Oum El Lil sur lequel commandait la famille Ben Zamoum.

    D’après la légende, le qualificatif d’ « Oum El Lil » attaché aux Flissa, qui signifierait « enfants de la nuit », viendrait de combats nocturnes très audacieux qu’ils livraient aux Turcs,

    combats autour desquels ils leurs détruisirent plusieurs camps .

    Des l’annonce de l’arrivée de l’Emir en Kabylie, El Hadj Ben Zamoum se rendit à sa rencontre ; Abdelkader l’investit aussitôt du titre d’Agha des Flissa, des Maâtka, des Beni Khalfoun, des Nezlyoua, des Guechtoula, des Oulad Aziz et des autres tribus situées sur son territoire.

    Quant au commandement de Ben Salem, il fut complété par un remaniement opéré par l’Emir ; il détacha l’Aghalik des Béni Slimane du Beylik de Médéa et l’adjoignit au Sebaou puis ces dispositions prises, et après avoir prescrit l’établissement d’un poste a Bordj Sebaou, Abdelkader recommanda encore une fois aux différents aghas d’accorder aide et obéissance à son Khalifa Ben Salem, puis il retourna dans l’Ouest.
    En 1839, Abdelkader visita une seconde fois la Kabylie accompagné de cent cavaliers. Ben Salem le rejoignit à Bordj Hamza où il campait, le conduisit dans sa famille à Bel Karoube et lui offrit l’hospitalité .


    à suivre !
    Last edited by hadj jilali; 08/08/2009, 12h53.

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    • #3
      suite:



      C’est à l’occasion de cette deuxième visite que I’Emir, accompagné par son Khalifa, parcouru de long en large toute la Kabylie, se rendant à l’Est jusqu’à Béjaïa, et à l’Ouest, à Thenia, non loin d’Alger déjà occupée depuis le 5 juillet 1830.
      De Bel Karoube, Ben Salem accompagna Abdelkader à Bordj Boghni et à Sidi Ali Moussa.
      « Tous les habitants surent bientôt que l’Emir Abdelkader,

      le ‘’jeune sultan’’ qui avait fait aux chrétiens une guerre acharnée », était chez eux.

      La présence d’un tel homme dans leurs montagnes fit une vive sensation, et les Maâtka, les Guechtoula, les Béni Zemenzar, les Beni Abd El Moumen, les Beni Aïssi, et les Flissa vinrent le visiter

      La tente de l’Emir était pressée par les Zouaoua qui le regardaient avec des yeux étonnés ; aucun d’eux toutefois n’osait y pénétrer ;
      les moins indiscrets, accroupis à l’entour, en relevaient les bords pour voir sans être vus .
      De Sidi Ali Moussa, l’Emir se rendit à Bordj Tizi Ouzou chez les Amraoua où il passa la nuit.
      Il partit ensuite pour Dellys, accompagné par Sid Abd er Rahman, lieutenant et parent de Ben Salem.

      A Dellys, Abdelkader aurait fait remarquer à son compagnon que la place ne présentait aucune sécurité contre une éventuelle invasion des troupes d’occupation.
      Daumas rapporte l’anecdote suivante d’une conversation entre l’Emir et Sid Abd er Rahman :
      Citation:
      « Comment pouvez-vous vous résoudre à habiter une ville du littoral ?
      Quant à moi, je n’y passerais pas une nuit sans me faire bien garder de crainte d’être surpris par les chrétiens. »
      Sid-Abder-Rahman répondit :
      Citation:
      qu’il y restait sans inquiétude, parce que, aux dires des gens du pays, deux marabouts, Sidi Soussan et Sidi Abdelkader, protégeaient la ville contre les attaques des infidèles, l’un du côté de la terre, l’autre du côté de la mer.
      Citation:
      Etiez-vous présent,
      lorsque ces marabouts firent les promesses sur la foi desquelles vous dormez ?
      demanda l’Emir à Sid-Abd-er-Rahman !
      Citation:
      Non.
      Citation:
      Eh bien, négligez ces propos populaires,
      puisque rien ne peut s’opposer à la volonté divine.
      Prenez donc vos précautions.
      Nous ne devons avoir aucune confiance.
      La paix ne peut durer.
      L’Emir aurait ajouté :
      Citation:
      « Envoyez vos bagages à la montagne, et ne laissez ici que votre famille et votre cheval. » .
      Après son séjour à Dellys, Abdelkader alla visiter le marabout de Bou Berrak, situé dans le pays des Ouled-Si-Omar-el-Cherif ; il y déjeuna et alla passer la nuit à Haouch-el-Nahal, chez les Issers.

      Les chefs de ces tribus vinrent l’y trouver ; il les engagea à transporter tous leurs effets sur les points culminants, et surtout à ne pas laisser leurs grains dans la plaine, mais à les enfouir dans des silos sauvages.
      Il donna les mêmes conseils à toutes les tribus qui campaient dans les vallées.
      Citation:
      « Ne croyez pas, leur disait-il, à la continuation de la paix ; bientôt elle sera rompue. »
      Lors de sa visite aux Issers,
      l’Emir se rendit au marabout de Bou-Mendass (Boumerdès ?), auprès d’EI-Djebil.
      C’était un pic élevé d’où il pouvait découvrir Alger. Il se fit donner sa longue vue et sonda la ville avec soin, s’informant de tous les points et recueillant des observations minutieuses sur le pays qui s’offrait à ses yeux.

      à suivre !
      Last edited by hadj jilali; 08/08/2009, 12h55.

      Comment


      • #4
        suite:






        L’Emir continuant son périple, se rendit chez les Béni Aïcha, fraction des Khechna.
        Il y fut bien reçu et force coups de fusils furent tirés en signe de réjouissance.

        Comme on pensait qu’il y passerait la nuit, on lui prépara la diffa
        (repas des invités de marque)
        mais à la tombée du jour il partit, et alla coucher à Bou-el-Ferad.

        Le lendemain, on le vit de bonne heure à Tamdiret chez les Flissa où se trouvait le camp de Ben Salem .
        Apres son séjour chez les Flissa où il aurait passé deux jours et deux nuits, il se rendit à Sidi Naâmane, chez les Amraoua.
        Les gens de l’Oued Neça (Oued Sebaou ?)
        vinrent lui offrir des présents considérables qui consistaient en figues, huile, cire et savon.

        Il manifesta ensuite l’intention de se rendre chez les Zouaoua et de pousser ensuite jusque sur les hauteurs de Béjaïa.
        Les chefs des Amraoua et des Flissa l’accompagnèrent à Tamda, près de Ras Oued-el-Neça.
        De là, il se rendit à Akbou, puis chez les Sidi-Yahya-bou-Hatem, au-dessus des Beni-Ourghlis, ensuite chez les Toudja, de là chez les Tamzalet, patrie de la famille des Ouled-ou-Rabah ; il se rendit ensuite chez les Beni-bou-Messaoud,
        enfin chez les Sidi Mohammed-ou-Maâmeur, sur la Soummam, en face de Béjaïa .

        Pendant toute la durée de sa visite, l’Emir fut l’objet d’un accueil exceptionnel, fidèle en cela aux coutumes et traditions des peuples de la région.
        Daumas en donne encore le témoignage suivant :
        Citation:
        Pendant tout le trajet, Abdelkader fut bien traité ; plus d’une fois il eut à subir une très importune quoique très généreuse hospitalité.
        A peine arrivé au gîte, de nombreux Kabyles, tête nue et le bâton à la main, venaient lui présenter la diffa de leur pays, énormes plats en terre
        (djefena)
        remplis de couscous et parsemés de quelques morceaux de viande sèche et prièrent leur hôte de manger dans leur djefena ; pour ne pas faire de jaloux, Abdelkader fut ainsi forcé de toucher aux plats sans nombre dont il était entouré .
        Après sa visite aux tribus de la Soummam, sur le chemin du retour, Abdelkader se rendit à Khelil-ou-Iguefes et dut coucher chez les Beni-Brahim. La, Ben Salem le quitta après avoir reçu ses instructions et s’en retourna chez lui avec le chef des Flissa, El Hadj Ben Zamoum.

        L’Emir arriva à Bordj el Bouira, en passant derrière les monts Djurdjura. Il parcourut en longueur et en largeur la plaine de Hamza, et disparut bientôt en s’enfonçant dans le Gharb .
        L’empreinte laissée par l’Emir dans l’esprit des populations de la région durant sa visite ne s’estompa qu’au fil des générations.

        A la qualité de l’accueil qui lui fut réservé, la dimension humaine, religieuse et militaire de son auguste personne fut reconnue de tous, comme en témoignent des écrits sur cette période héroïque de la résistance nationale. Son autorité fut obéie par l’ensemble des tribus durant ses années de lutte et jusqu’à sa reddition en 1847.

        Tel fut l’accueil qu’Abdelkader, aux plus beaux jours de sa puissance, reçut dans les montagnes de Kabylie.

        Pendant ce court trajet, il avait su se faire apprécier des fiers et énergiques montagnards.
        La simplicité et la pureté de ses mœurs, son affabilité, sa piété, sa science, sa brillante réputation de guerrier, son éloquence de prédicateur, tout en lui saisissait.
        Aucun de ceux qui purent le voir et l’entendre n’échappèrent à cette influence.
        Des poètes en firent le sujet de leurs chants .
        Ainsi devait écrire à son sujet, non sans un sincère respect, le colonel Daumas, officier français, chef du Bureau arabe d’Alger, qui connaissait bien l’Emir pour l’avoir maintes fois combattu.

        à suivre !
        Last edited by hadj jilali; 08/08/2009, 12h58.

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        • #5
          ..........
          Last edited by Tamurth; 21/07/2010, 13h27.

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          • #6
            Hadj Jilali, je te remercie pour cette ballade historique.

            Tamourth, wallah tu me surprend avec tes déclarartions infondées et sans arguments. Tous les 1er révolutionnaires avaient la même colère dans les 4 coins du pays, et ils étaient obligés de se voir et se réunir pour se completer mutuellement (Arabes, berbers, ... et je ne sais quoi encore).

            Afin de calmer ta hargne réactionnaire, je t'invite à partager avec moi un des PUZZLES de la révolution ''nationale'' :


            La Révolte des Mokrani, survenue le 16 mars 1871 en Algérie, est la plus importante insurrection contre le pouvoir colonial français depuis le début de la conquête de l'Algérie en 1830. Elle est menée par le cheikh Mohamed El Mokrani et du cheikh Haddad, chef de la confrérie des Rahmaniya, en Kabylie.

            Il y a 137 ans, El-Mokrani et cheikh El Haddad soulevaient la Kabylie contre le colonialisme français. La mise en branle de la machine répressive coloniale contre la paysannerie algérienne sera accompagnée par la dépossession de ces derniers par des moyens illégaux, de leurs meilleures terres situées sur les riches plaines et terroir. Toutes les régions du pays ont répondu par des soulèvements populaires à l’occupation coloniale française dont le plus important a été incontestablement l’insurrection d’avril 1871 menée par les Mokrani d’Ath Abbas auxquels s’étaient joints le cheikh El Haddad de Seddouk, chef spirituel de la confrérie Rahmania, à laquelle adhéraient près de 200 tribus.

            Ce soulèvement des tribus paysannes de la vallée de la Soummam galvanisées par la foi et la détermination à combattre l’ennemi déterminé à asseoir sa domination par la force, l’oppression, l’arbitraire d’un demi-siècle d’occupation, aggravées par la misère induite par trois années de sécheresse et d’invasion de criquets (1866 à 1869), auxquels était venu s’ajouter le décret Crémieux de 1870, objet d’une discrimination, qui a accordé aux juifs d’Algérie le privilège d’accès à la nationalité française et aux droits qui en découlent, sont autant d’ingrédients qui ont conduit à la révolte qui prendra forme le 16 mars 1871, et sera dirigée par Mohamed El Mokrani. Une véritable «déclaration de guerre» par laquelle il avertissait qu’il s’apprêtait à combattre.

            El-Mokrani, à la tête d’un bataillon de 6000 hommes, signa alors le premier attentat contre une caserne militaire à Bordj Bou Arréridj. Cheikh Mohand Améziane El Haddad de Seddouk, qui jouissait d’un charisme dans la région, contribuera au soulèvement des masses populaires déjà très affectées. La bataille qui s’ensuivra se soldera par de nombreux morts dont Mohamed El Mokrani, tué à Bouira le 05/05/1871.
            Last edited by YSN; 08/08/2009, 17h37.

            Comment


            • #7
              ...........
              Last edited by Tamurth; 21/07/2010, 13h28.

              Comment


              • #8
                Envoyé par Tamurth Voir le message
                YSN, tout cela est bien instructif mais sa ne rapporte en aucun cas d'une alliance avec l'émir abd el kader, le refus de la part des tribus kabyles de s'allier a l'émir est un fait historique, je ne comprend pas ce désir éxacerbé de réecrire l'histoire pour le tourner a votre avantage, a cete époque la le nationalisme n'éxistait pas au maghreb et la Kabylie ne faisait pas parti de l'Algérie qui venait de naitre de l'imagination francaiseet n'avait aucune existence administrative
                Au lieu de vouloir dire à tout prix que se sont les autres qui réécrivent l'histoire à leur avantage donnes nous ta version à toi supportée par des récits d'historiens et d'anthropologues bien entendu...

                Ps: Une personne proche de moi d'origine kabyle se prénomme "Abdelkader" car de père en fils toute sa tribu a voulu rendre hommage à l'Emir le grand homme qu'ont connu leurs aïeuls quand il est venu à la conquête de la kabylie..
                Si la matière grise était plus rose, le monde aurait moins les idées noires....

                Comment


                • #9
                  Envoyé par Tamurth Voir le message
                  YSN, tout cela est bien instructif mais sa ne rapporte en aucun cas d'une alliance avec l'émir abd el kader, le refus de la part des tribus kabyles de s'allier a l'émir est un fait historique, je ne comprend pas ce désir éxacerbé de réecrire l'histoire pour le tourner a votre avantage, a cete époque la le nationalisme n'éxistait pas au maghreb et la Kabylie ne faisait pas parti de l'Algérie qui venait de naitre de l'imagination francaiseet n'avait aucune existence administrative
                  c'est vrai il ne faut pas trafiquer l'histoire et la mémoire sinon on sera dans la position de ce peuple qui ne connait pas son passé et qui est condamné à le revivre,il faut dire la vérité quelqu'elle soit et essaraha raha;parce qu'à tout vouloir romancer voilà qu'aujourd'hui on se complait dans la médiocrité et qu'on vit un présent en total déphasage avec le passé:stop;çà suffit!!!!.Et quoiqu'on dise de l'Emir Abdelkader çà ne sera jamais assez et on sera toujours à des années lumière de la vérité sur l'Homme en question surtout sur la plan de la spiritualité;par ailleurs il ne faut pas contonner l'Emir Abdelkader à l'Algérie puisqu'au bout du compte il a fini par atteindre une dimension quasi universelle et ne pas non plus voir en lui uniquement un homme de guerre et de stratègie,il était bien plus que cela et à coté de lui les militaires français étaient des sauvages et des criminels mais surtout ils n'avaient pas les memes valeurs que l'Emir;il est dommage qu'il n'ait pas servi d'exemples aux algériens qui sont venus après lui peut etre parce qu'il pensait en tant que musulman et pas en tant qu'algèrien qui aurait été à l'école française...
                  ce que l'occident a de bien ... c'est le service maintenance

                  Comment


                  • #10
                    Envoyé par Tamurth Voir le message
                    l'émir Abd-el kader est en effet venue en Kabylie, pour chercher une alliance avec les tribus kabyles, mais il a éssuyer un refus catégorique, n'éssaie pas de réecrire l'histoire a la sauce nationaliste algérienne, pour faire croire que les "algériens" existent depuis la nuit des temps et qu'ils ont toujours été unis et indivisible

                    alors dis moi comment se nommer cette partie d'afrique du nord entre le maroc et la tunisie avant la venue des frenchouzes TOUTES RACES CONFONDUES ?
                    Qu'etait la nationalité de ses habitants ?
                    2 questions de géo !
                    pourtant si simples ?

                    Comment


                    • #11
                      Envoyé par Tamurth Voir le message
                      l'émir Abd-el kader est en effet venue en Kabylie, pour chercher une alliance avec les tribus kabyles, mais il a éssuyer un refus catégorique, n'éssaie pas de réecrire l'histoire a la sauce nationaliste algérienne, pour faire croire que les "algériens" existent depuis la nuit des temps et qu'ils ont toujours été unis et indivisible
                      c'est vrai le mot algerie est une dérivation d'alger ,à l'origine c'était bar el djazair-بر الجزائر- et le mot lui-meme est une invention française mais cela ne doit pas nous faire oublier des siècles de cohabitation au sein de l'ISLAM le grand danger vient de làublier justement la culture et l'environnement qui ont produit des hommes comme l'Emir,parce que si on oublie çà on n'a pas d'avenir logique puisqu'on aura oublié notre passé et le présent ne sera qu'instabilité entre les deux
                      ce que l'occident a de bien ... c'est le service maintenance

                      Comment


                      • #12
                        il faut toujours placer l'Emir dans un contexte universel qui est celui de l'ISLAM pour comprendre ses actes et sa philosophie car partout où il est passé il a laissé une empreinte particulière qui lui a valu autant d'amis que d'ennemis et pas uniquement en Algérie: disons qu'il a eu la chance inouie de défendre l'ISLAM comme personne ne l'a fait pendant au moins 3 ou 4 siècles
                        ce que l'occident a de bien ... c'est le service maintenance

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                        • #13
                          Envoyé par djallalnamri Voir le message
                          c'est vrai le mot algerie est une dérivation d'alger ,à l'origine c'était bar el djazair-بر الجزائر- et le mot lui-meme est une invention française mais cela ne doit pas nous faire oublier des siècles de cohabitation au sein de l'ISLAM le grand danger vient de làublier justement la culture et l'environnement qui ont produit des hommes comme l'Emir,parce que si on oublie çà on n'a pas d'avenir logique puisqu'on aura oublié notre passé et le présent ne sera qu'instabilité entre les deux
                          bonsoir monsieur !
                          c'est juste !
                          le mot algerie est une derivation du nom d'alger la capitale ; mais pas le "bar el djazaiir" .
                          EN ARABE veux dire plusieurs iles "el jazaiir"
                          ou as tu tirer le mot "bar"
                          vraiment drole !
                          par contre !
                          On sait que le mot Algérie, qui sert à désigner le pays de ce nom, est une appellation géographique qui par décision du Ministre de la Guerre en date du 14 octobre 1839 a remplacé l'expression peu précise de
                          "Possessions Françaises dans le Nord de l'Afrique ",
                          qui elle-même avait été substituée après la conquête d'Alger à
                          "Régence ou Royaume d'Alger",
                          appellation n'ayant plus sa raison d'être après la disparition du gouvernement du dey.
                          Cependant le mot Algérie
                          se trouvait déjà dans l'oeuvre de Fontenelle

                          (Entretiens sur la pluralité des mondes, 1686)

                          de même que le mot algérien
                          (Eloges des académiciens, 1708)

                          où M. Maurice Da Costa les a découverts récemment
                          (voir Afrique, février-mars 1954).

                          Si Fontenelle, ou un autre avant lui, a forgé le mot Algérie suivant un système de dérivation familier à la langue française, en prenant comme base Alger,
                          il fallait le retentissement de la conquête pour le lancer dans la circulation des idées et lui donner une audience universelle.

                          Avant que ce terme ait pris place dans la nomenclature géographique
                          d'une manière exclusive et définitive,
                          le pays qu'il désigne a, dans le passé, porté des appellations diverses dont l'étude n'est pas sans présenter un intérêt géographique, historique et linguistique évident.

                          L'Algérie fait partie d'une contrée appelée de nos jours Afrique du Nord et qui, dans le passé, en a porté beaucoup.
                          Dans les Siècles obscurs du Maghreb,
                          E.F. Gautier dit
                          que l'Afrique du Nord est un pays sans nom.
                          C'est une boutade.
                          Il serait plus exact de dire qu'elle en a eu trop, d'où une confusion qui déroute parfois l'historien ou le géographe.
                          Last edited by hadj jilali; 08/08/2009, 18h47.

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                          • #14
                            Pour celles et ceux qui s'intéressent à la vie de l'Emir Abdelkader je conseille le livre de Waciny Laredj "Le livre de l'Emir" aux éditions Sindbad.
                            On trouve aussi de magnifiques livres dans les librairies d'Alger (peut-être introuvables en France) notamment celles situées tout près de sa statue et de la Grande poste.

                            Comment


                            • #15
                              suite des noms de l'algerie !
                              avant mm la venue des frenchouzes !
                              c'est à dire , pendant l'occupation ottoman !

                              en 1649 Le Père Dan ( un geopolitique de renom )
                              décrit les Régences d'Alger et de Tunis sous les Turcs.
                              dans son ouvrage: intitulé :
                              "Histoire de la Barbarie et de ses corsaires"
                              (1637, 2"'e éd. 1649

                              En même temps qu'ils faisaient d'Alger la capitale politique et militaire du pays algérien, les Turcs donnèrent à celui-ci une organisation qui engloba peu à peu, tant bien que mal, plutôt mal que bien, les futurs départements français
                              d'Alger,
                              de Constantine
                              et d'Oran.
                              Cette organisation s'appuyait, d'après L. Rinn
                              sur quatre territoires politiques et administratifs:

                              1° Dar Es-Soltâne ou domaine de la couronne sous la dépendance directe du dey d'Alger et comprenant les villes d'Alger, Blida, Koléa. Cherchell et Dellys et des districts et cantons appelés El-Watan, sous les ordres de caïds turcs

                              2° Beylik el-Titteri
                              (beylik signifie "territoire gouverné par un bey")
                              chef-lieu Médéa, comprenant un certain nombre de districts et de tribus

                              3° Beylik Ouarane, chef-lieu Oran, comprenant des groupes de tribus sous le commandement de trois chefs:
                              l'agha des Douaïr,
                              l'agha des Zméla
                              et le khalifa Ech-Chenoy;
                              4° Beylik Qsantina,
                              chef-lieu Constantine
                              comprenant surtout des territoires autour de cette ville, le reste de la province étant sous la dépendance de puissants chefs arabes ou berbères.

                              Ces provinces étaient habitées par des tribus, fractions et groupes ethniques parmi lesquels on distinguait les rayat ou sujets
                              et les ahl el-makhzen
                              ou gens du gouvernement
                              "guerriers, apanagistes ou fermiers"
                              et d'autre part, les alliés et vassaux des Turcs
                              et les indépendants dont les territoires constitués en fiefs plus ou moins héréditaires échappaient au contrôle des Turcs comme la kabylie .

                              En même temps qu'ils poursuivaient leur effort d'organisation et d'emprise fiscale, les Turcs essayaient de fixer les limites de leurs possessions territoriales à l'Est et à l'Ouest tout comme un paysan anatolien se précautionne contre les empiètements du voisin .

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