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    «Women In Tech» de GE
    La parité, un besoin économique


    El Watan
    le 22.03.17 | 12h00


    General Electric, la multinationale américaine, active en Algérie depuis une quarantaine d’année, lance «Women In Technology and Science», une initiative visant à réduire l’écart entre hommes et femmes dans le domaine technologique.

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    «Les objectifs préliminaires de l’initiative ‘’Women In Tech’’ sont de doubler le nombre de futurs jeunes talents féminins, réduire les démissions, investir dans le leadership, et récompenser les managers efficaces dans le but d’obtenir une représentation 50 /50 de femmes dans des rôles techniques», explique le communiqué de l’entreprise.Au siège de GE, à Hydra, une dizaine de jeunes stagiaires assises devants leur laptop échangent avec la directrice de la communication et la responsable des stages. «L’entreprise a un programme de partenariat avec les universités et particulièrement avec l’Ecole polytechnique d’Alger. Nommé ‘‘Exective School’’ et lancé en 2015, le programme vise à mettre en contact GE avec les étudiants qui ont un programme de formation», informe Meriem Benziane, la directrice de la communication.S’agissant du «Women In Tech», Wafaâ Khemmar, la Senior Project Manager de GE Power Services, explique qu’il s’agit de stages en entreprises offerts principalement aux étudiantes de Polytech. «Nous avons proposé des projets de fin d’études aux étudiants. Au départ on s’est rapprochés de toutes les universités, mais on a choisi Polytech, car on voulait ce qu’il y avait de mieux dans la formation des métiers qu’on recherche, c’est-à-dire les domaines techniques et l’engeneering», poursuit-elle.Ainsi, après avoir passé par des entretiens et bénéficié de quelques semaines d’intégration, les stagiaires se voient proposer des projets de fin d’études liés principalement «à la maintenance des machines». «Nous visons plutôt des profils techniques spécialisés dans la mécanique, l’hydraulique et l’optimisation des process au niveau du génie industriel», développe la responsable des stages. Mais pourquoi s’intéresser particulièrement à la gent féminine ? La responsable répond par un slogan significatif : «GE is Diversity».De son côté, la chargée de communication de la multinationale s’appuie sur des statistique de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) pour rappeler que la part de la gent féminine dans le domaine technique varie seulement entre 13 et 21% dans le monde. «Un quart des employées de GE dans le monde sont des femmes, mais qui activent dans tous les domaines, comme l’administration ou le commercial et pas simplement dans le technique. En Algérie, GE compte quelque 700 travailleurs, dont une centaine de femmes», révèle Meriem Benziane. Cette disparité de genres, au-delà de l’aspect culturel, présente, selon une enquête de l’OCDE, un important manque à gagner pour le secteur économique. Ainsi, d’après cet organisme international, dans une entreprise où il y a une parité importante (hommes/femmes), le rendement est supérieure à 53%. Si cette balance (parité) était respectée, le PIB mondial pourrait augmenter de 30% à l’horizon 2030. Enorme évolution donc, qui serait liée à la diversité d’approche dans le règlement des problématiques permises par la diversification des profils. «La parité est désormais un besoin économique», assure la directrice de la communication. Alors, pour pallier ce «déséquilibre» causé par le manque d’intérêt manifeste des femmes au domaine technologique, d’abord, puis à la difficulté de trouver l’équilibre entre les exigences de son métiers et la vie familiale, GE a ainsi pensé à lancer l’initiative «Women In Tech», dans le but de les attirer vers ce domaine, en essayant également de développer un environnement interne favorable. «La stratégie de GE est de recruter les meilleurs, qu’ils soient hommes ou femmes. Mais, on va attirer plus de femmes, et surtout les retenir, car beaucoup démissionnent parce qu’elles n’arrivent pas à combiner vie active et vie familiale. Donc, on essaye de développer un environnement interne qui facilite leur travail et leur intégration. On veut créer une culture d’entreprise qui facilite l’intégration des femmes et les motive à rester», explique Mme Wafaâ Khemmar, en insistant sur le fait que dans les multinationales «on vous juge par rapport aux résultats et non pas à votre temps de présence». Ainsi, toute cette stratégie de parité adoptée par l’entreprise consiste à encourager les femmes à choisir le domaine technologique dès l’université et postuler aux postes de travail qui offrent des carrières à très long terme, en se démarquant des a priori révolus.Pour revenir aux stagiaires issues de l’Ecole polytechnique d’Alger, sélectionnées d’après leur aptitude de communication, l’ouverture d’esprit et le niveau technique, la responsable des stages s’est dite impressionnée par leur bon niveau. «Avant même de les encadrer, nous avons été agréablement surpris par le niveau technique, de communication, leur présence et leur dynamisme. Leur intégration s’est faite de manière automatique, elles font partie de l’entreprise dès le premier jour. Lors des entretiens, c’était vraiment très agréable de voir le niveau atteint dans certains établissements universitaires. J’ai été surprise de voir que ces étudiantes ont déjà une vision sur leur avenir», s’en félicite Mme Wafaâ. Récemment, le PDG de GE Afrique du Nord-Ouest, Touffik Fredj, a déclaré : «Aujourd’hui, les femmes représentent un quart des employés GE, 18% d’entre elles occupent des métiers techniques, ce qui correspond à 14000 femmes. Ces chiffres restent moyens, mais sont en accord avec la tendance générale. Embaucher des femmes plus talentueuses ne suffit pas. Nous devons recruter et retenir les meilleures».
    Lamia Amrani. Hydraulique Polytech.
    On n’est pas homme ou femme ingénieur, mais juste ingénieur

    Dès que j’ai eu l’information sur ce programme, j’ai sauté sur l’occasion pour montrer qu’en tant que fille, j’étais aussi apte à faire ce métier dédié à la technologie. Lorsqu’on est ingénieur, on n’est pas homme ou femme on est juste ingénieur. Et le premier critère à mettre en valeur dans ce domaine est la compétence, qui doit être classée au-dessus de tous les autres aspects.
    Imene Ighil Mellah. Génie industriel, Polytech.
    La barrière n’existe plus
    Le profil de la jeune fille que la famille pousse à faire médecin ou avocate n’existe pratiquement plus. Mais après, la barrière n’existe plus. Ma mère aurait aimé que je fasse médecine, certes, mais déjà au lycée j’étais inscrite en math-technique, génie électrique. On était trois filles contre dix garçons et les filles étaient passionnées par le domaine technique. J’ai eu une bonne mention au bac, je pouvais choisir ce que je voulais, mais là mon choix était déjà fait.
    Souad Boucli-Hacene. Génie industriel. Polytech
    Nous travaillons sur des projets rééls
    J’ai déjà fait des stages dans d’autres entreprises et j’ai été déçue. Dans les autres stages, on restait pratiquement sans encadrement et sans rien faire. Ici, on nous dit ce qu’il faut faire et comment le faire tout en nous donnant une certaine liberté. A GE, on écoute nos propositions, nos idées et les projets sur lesquels nous travaillons sont des projets réels. En plus, ce qu’on apprend, ce n’est pas seulement de la théorie ou uniquement ce qu’on voit à l’école.
    Affaf Chergui. Génie industriel, Polytech.
    On sent qu’on apporte de la valeur ajoutée
    Faire un stage en entreprise, ça aide beaucoup. A Polytech, nous avons cette culture des stages qu’on effectue chaque année pour nous familiariser avec le monde industriel. Mais les entreprises ne sont pas toutes pareilles, faire un stage dans une multinationale ça aide à voir des enjeux qu’on ne perçoit pas ailleurs. Quand on dit qu’on fait de l’optimisation et de la gestion, on nous dit que c’est le manager qui s’occupe de cela. Alors, on nous fait faire des tâches très techniques qui ne cadrent pas avec notre domaine. A GE, on nous a directement orientés vers des problématiques très intéressantes. Là, on sent qu’on apporte de la valeur ajoutée à ces projets.
    Hidayette Khalfi. Hydraulique, Polytech
    Un équilibre entre sa vie d’ingénieur et la vie familiale est possible
    Mon objectif a toujours été d’être ingénieur. L’idéal pour moi est d’avoir une vie équilibrée entre mon travail et ma vie familiale. Durant ma formation à Polytech et lors des stages effectués sur le terrain, j’avais commencé à m’inquiéter. Je me suis dite que peut être je devrai sacrifier ma vie personnelle. Mais en faisant ce stage à GE j’ai vu que c’était possible de réussir les deux. Cela m’a permis de tout donner en disant que trouver un équilibre entre sa vie d’ingénieur et la vie familiale était possible.
    Selma Boutira. Génie mécanique, Polytech.
    Je veux faire du terrain et travailler sur des machines
    Je n’ai pas choisi cette option par dépit mais par passion. Le principal atout de la spécialité mécanique est qu’on peut travailler partout. C’est surtout cette diversité des choix et des débouchés qui ont motivé mon choix. Mais à la base j’étais très collée à mon père, donc j’aime triturer les pièces. Je veux faire du terrain et travailler sur des machines. Avec ce stage, c’est l’opportunité rêvée.
    Samir Azzoug

    ZfSa
    Atlas HD-200s

  • #2
    ( après avoir passé par des entretiens et bénéficié de quelques semaines d’intégration, les stagiaires se voient proposer des projets de fin d’études liés principalement «à la maintenance des machines». )

    Din ezzah ... apres qqe semaine de "stage" khardjou yripariw les machines !

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    • #3
      Envoyé par wech eddani Voir le message
      ( après avoir passé par des entretiens et bénéficié de quelques semaines d’intégration, les stagiaires se voient proposer des projets de fin d’études liés principalement «à la maintenance des machines». )

      Din ezzah ... apres qqe semaine de "stage" khardjou yripariw les machines !


      GE se fou pas mal de ce que feront ces étudiants dans leur projet de fin d'études.....

      Ce qui interesse GE est de reperer les élements brillants et les prendre dés qu'ils sont diplomés et oubliez le chant que ca va etre recruté pour servir l'Algerie ces etudiant(e)s seront forcement recruté(e)s pour ailleurs pour développer les filliales dans les pays arabes et asiatiques....

      Evidemment Nimos ne peut qu'animer ces etudiantes á le faire car c'est une opportunités pour se construire comme professionnelle, et s'ouvrir sur le monde et connaitre ce qu'est le monde...autrement.

      Ps: Ne demandez pas pourquoi GE n'ira pas proposer ces stages aux etudiants (Bien moins serieux et surtout moins stables pour une entreprise en Algerie qu'une femme), et surtout ils recruteront ni de l'hydraulique, ni metallurgie, ni genie chimique....il savent exactement oú et qui cibler, en attendant á l'Algerie il nous restera les Mouharidjines type Tahkout qui se paie la tete des Algeriens en pretendant monter un tableau de bord....et el Fakakir...
      Most important Thing to do before death: to live
      Your God may have a plan for you, but Nimos is not sure it's the best one for you

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      • #4
        Mon frère diplômé de l'ENTP d'Alger etait parmi les 5 premier de son promo pour être envoyé au golf (société pétrolière ), mais après "étude de dossier " une fille d'un général a prit sa place

        En Algérie si tu est le fils d'un Felah et tu a fait des études supérieures tu ne sera que un grand Felah

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        • #5
          Il faut préciser que la fille n'a pas pris sa place sans rien, ça se monnaye. L'Algérien n'a pas besoin de savoir il achète et se fait acheter comme en fifa... Où est Belkarem pour parler d'esclavage ? Les compétences n'ont aucune importance, le savoir ne vaut rien en Algérie et la religion encore moins. Les Algériens ont leurs propres règles, critères et religions, même à l'école !

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