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Festival de Cannes

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  • Festival de Cannes

    OUVERTURE DE LA 70E ÉDITION DU FESTIVAL DE CANNES

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    Féminin pluriel sur le tapis rouge

    lexpressiondz/culture
    Jeudi 18 Mai 2017 00:00


    L'affiche du film d'ouverture


    Que ce soit en lice pour la Palme d'or ou en hors compétition, des films avec des femmes devant ou derrière la caméra, seront en force cette année et ce n'est que justice.Et c'est parti! Le cinéma sous toutes ses formes est désormais la star depuis hier mercredi et ce, jusqu'au 28 mai, à Cannes. Strass et paillettes vont orner les robes de nos jolies dames et le tapis rouge ne cessera de scintiller de mille feux. Reste aux journalistes d'arpenter inlassablement les salles de cinéma à longueur de journée, si ce n'est patienter dans les longues files d'attente quand ce n'est pas en soirée qu'ils sont pour certains en vue de souffler un peu le soir sur la boîte des plages... En tout cas on annonce un temps radieux durant toute la période du festival. L'on jugera par nous-mêmes donc. Même si ce n'est pas une tempête et des gouttes de pluie qui feront disparaître l'ambiance effervescente de cette semaine bien endiablée. Côté sécurité pour ce faire, l'on a annoncé une alerte maximale comme pour l'année dernière. Après la tonitruante ouverture avec la projection de «Les fantômes d'Ismaël», qui a marqué le retour de Arnaud Despleishin à Cannes puisque, membre du jury ayant palmé l'an dernier «Moi, Daniel Blake» mais présenté aussi il y a deux ans «Trois souvenirs de ma jeunesse», voilà un film français qui a fait parler de lui et pour cause, deux grandes figures fortes du cinéma français, voire du monde, ont-elles aussi marqué les esprits, les comédiennes Marillon Cotillard et Charlotte Gainsbourg qui n'ont cesse d'inspirer les réalisateurs de toutes parts. Surnommé «le cinéaste du désordre amoureux», le film de Arnaud Despleshin nous plonge dans un dilemme existentiel à trois têtes. Un homme, deux femmes, un passé et un avenir incertain. Chacun devra se battre pour garder ce qu'il pense être juste. Egoïsme peut-être? Non, un dépit amoureux, somme toute! Et des femmes, il en sera justement question beaucoup cette année à Cannes. Que ce soit devant ou derrière la caméra, le féminin n'aura plus de secret pour le profane public qui verra moult sujets traités autour de la question féminine, dont la vengeance qui sera offerte en spectacle comme aime le festival de Cannes nous en donner... «In the Fade», de Fatih Akin signe le tout premier rôle en allemand de Diane Kruger dans un thriller socio-politique signé par le réalisateur de «Head On». Il s'agira justement d'une histoire de vengeance d'une femme envers les responsables de l'explosion d'une bombe qui a coûté la vie à son mari et à leur fils. Autre film en compétition du 70e festival de Cannes est «A Gentle Creature de Sergei Loznitsa». Le réalisateur de «Dans la brume» adapté librement de Dostoïevski, raconte l'odyssée désespérée d'une femme à travers la Russie. En lice également pour la Palme d'or est «L'amant double», de François Ozon. Pour résumer, ce film est un thriller érotique réunissant une jeune femme et son psy dans un jeu d'acteurs des plus surprenants. Le film sera braqué sur cette femme fragile et dépressive qui entreprend une psychothérapie et tombe amoureuse de son psy au double visage...de retour elle aussi sur le tapis rouge, Sofia Coppola avec «The Beguiled, aka Les Proies». Ce film réunit un casting de rêve à savoir Kidman, Elle Fanning, Kirsten Dunst, Angourie Rice et Colin Farrell pour ne citer que ça. Il s'agit en fait d'une adaptation du roman de Thomas Cullican, «A Painted Devil», paru en 1966 - et remake de l'oeuvre de Don Siegel de 1971. L'histoire a lieu en pleine guerre de Sécession. Elle met en scène un groupe de femmes que l'arrivée d'un jeune soldat blessé va venir déstabiliser et créer plein de tensions et de conflits au sein de ce groupe de femmes bien fragilisées. «Vers la lumière» pour sa part, marque aussi le retour de Naomi Kawase. L'auteur du rassérénant «Still the Water» mais pas que, nous plonge cette fois dans le récit d'une rencontre entre une audiodescriptrice et un homme d'images qui perd la vue. En Hors compétition cette fois «How to talk to girls at parties» de John Cameron Mitchell (USA)» est présenté par la critique comme une des pépites bien attendues à Cannes. Flanqué d'un superbe casting féminin (Nicole Kidman, Elle Fanning, Ruth Wilson), ce film a pour cadre la ville de Londres dans les années 1980. Il met en scène un groupe féminin mystérieux qui s'avérant être... Des Aliens! Peu communs. A voir donc! «The Villainess» de Jung Byung-Gil de la Corée du Sud sera aussi projeté en Hors compétition à la Séance de minuit. C'est «L'histoire d'une vengeance sans fin d'une femme mystérieuse, élevée comme une tueuse...», dit le synopsis.Bien étrange tout ça! Enfin un film sur lequel on reviendra plus longuement est «La Belle et la meute», de Kaouther Ben Hania, qui sera présenté à Cannes dans la section Un Certain Regard le 19 mai prochain.
    ZfSa
    Atlas HD-200s

  • #2
    j'ai vu le film d'ouverture, j'ai été très déçu, pourtant les acteurs sont des très bon, le film part dans tous les sens, il termine bizarrement, à oublier pour moi
    Panoramic life - focus on the good

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    • #3

      « La Belle et la meute »
      un film tunisien secoue le Festival de Cannes
      jeuneafrique
      20 mai 2017 à 17h07

      L’affaire avait fait grand bruit dans la Tunisie post-révolution de 2011 : la jeune Myriam, violée par des policiers lors d’un contrôle nocturne, avait décidé de lutter jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix, pour faire condamner ses bourreaux.
      Click image for larger version  Name:	lebelleetlameute-592x296.jpg Views:	1 Size:	122,9 Ko ID:	5925871



      "La Belle et la meute" de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hnia

      Affrontant pour cela les innombrables pressions de l’appareil sécuritaire pour étouffer l’affaire et surtout la loi du silence habituellement imposée par une société demeurée machiste, ou trop souvent l’opprobre est jeté sur la victime… « Coupable d’avoir été violée » est justement le titre du récit autobiographique de la victime de ce fait divers sordide dont s’est inspiré la jeune réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania pour son 3e long métrage, « La Belle et la meute », présenté le 19 mai dans la sélection officielle « Un Certain Regard » du 70e Festival de Cannes (17 au 29 mai 2017), et qui a créé un choc durable sur la Croisette : quinze minutes d’applaudissements et d’ovations ininterrompus du public resté sous le choc d’un film intense qui a l’intelligence de ne jamais céder au racolage facile : surtout en décidant contre toute attente, de ne pas filmer du tout la scène attendue, qui pour une cinéaste moins exigeante aurait pu « faire sensation », celle du viol ! Car ce que montre Kaouther Ben Hnia s’avère encore pire que le viol physique : la véritable torture morale que subit sans discontinuer la victime, qu’elle réussit à communiquer avec force aux spectateurs, les tenant en haleine entre la stupeur et l’indignation jusqu’à la fin du film, où la jeune fille, soutenue en tout dernier recours par un policier intègre, décidé de poursuivre son combat jusqu’au bout malgré le scandale.
      Longs plans-séquences
      Pour cela la jeune cinéaste a choisi une technique qui n’est pas sans risque : celle de tout filmer en longs plans-séquences, tournés en caméra à l’épaule, accompagnant les personnages en permanence. Ce qui aboutit à un réalisme accru, plaçant le spectateur dans une immersion complète, dans l’unité de temps d’une nuit interminable où l’on avance en parallèle à l’éveil progressif d’une conscience : celle d’une héroïne qui, entre hésitations, humiliations nécessaires et voltes-faces, finit par se persuader et nous persuader que la seule issue possible est celle de la résistance : la force du film est aussi de ne pas caricaturer les policiers vivant quotidiennement dans la brutalité et la violence et essayant de protéger leurs collègues « ripoux », en expliquant à la victime que le discrédit possible sur les forces de l’ordre les affaiblirait dans leur lutte contre le terrorisme..
      La conclusion réelle de l’affaire (la condamnation des coupables à 12 ans de prison) après le soutien de la société civile apporté à la jeune Myriam grâce à une large campagne médiatique, et l’existence du film lui-même prouvent, a contrario de la colère que suscite sa vision, que malgré le marasme économique qui a suivi la révolution et s’aggrave encore de nos jours, la liberté d’expression de la Tunisie, qui s’est affirmée même pendant le gouvernement majoritairement islamiste, demeure en Tunisie un acquis qui semble pour le moment irréversible : il est évident que sous l’ère Ben Ali, les médias n’auraient pu faire campagne, l’affaire aurait été rapidement étouffée et en aucun cas un tel film n’aurait pu voir le jour.
      Le cinéma d’éveil de conscience que pratique Kaouther Ben Hania, s’avère une arme à double tranchant
      Un seul bémol toutefois : en terminant son film par une image de l’héroïne choisissant de tenir tête, en mentionnant sobrement sur l’écran « inspiré d’une histoire vraie », sans informer le spectateur que dans la réalité des faits les coupables ont été effectivement condamnés, on laisse au spectateur la fâcheuse impression que l’injustice (montrée ici sans sa conclusion judiciaire) règne toujours dans la Tunisie actuelle. Le cinéma d’éveil de conscience que pratique Kaouther Ben Hania, s’avère ainsi une arme à double tranchant : une dénonciation de la force par un film qui réussit à éviter le didactisme, et une fin qui invite le simpliste à lever l’ambiguïté concernant l’aboutissement réel du fait divers dans une Tunisie, exception démocratique du « Printemps Arabe » dont s’inspire une cinéaste inventive toujours à la recherche d’expérimentations créatrices différentes. Chacun de ses films (dont la fiction « Le Challat de Tunis » présenté en marge de Cannes, en 2013, et le documentaire « Zeinab n’aime pas la neige » , « Tanit d’Or » des Journées Cinématographiques de Carthage 2016) montre qu’il faut beaucoup attendre d’elle dans l’avenir
      ZfSa
      Atlas HD-200s

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