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Un hôpital sans lumière et sans Whisky

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  • Un hôpital sans lumière et sans Whisky

    CHU d’Alger. Urgence médicale. Un malade est sur le billard. Les médecins n’aiment pas les jeux de hasard, et pourtant, ils y jouent. À chaque partie de billard, ils actionnent la roulette russe. Comme pour cette fois-ci, où ils ne trouvent pas d’anesthésie !
    Ils décident d’opérer, sans miser grand sous. Sans moyens. Comme au moyen-âge. Pas le choix. Le cas est urgent. Le malade est inconscient de douleurs. Il perd connaissance entre une respiration et un battement de cils.
    Le chirurgien ouvre. Scalpel... Écarteur... Ciseaux. On éponge le sang, la sueur sur le front du chirurgien et son inquiétude retenue. Même inconscient, le malade geint de douleurs. Il ronfle comme un vieux camion Sonacom. Sa tête fume. Il tombe en panne à chaque coup de scalpel. Les infirmières capotent. On est au moyen-âge. Les signes cliniques ne sont pas mesurables à la machine. Même pas de charge batterie pour choquer le cœur au cas où !
    On prend le pouls. On tend l’oreille pour sentir la respiration. On ausculte les pupilles. De l’air froid ressort des narines. Les yeux supplient. Le camion vit encore. Il ronfle de nouveau.
    Soulagement…
    On éponge les sueurs du chirurgien et les larmes du patient. L’équipe fait du beau travail de tôlier. Vérifie la tuyauterie, dégraisse, rafistole, rapièce, raccommode. C’est à ce moment-là que la lumière décide de s’éclipser . Plus de courant. C’est la panique à bord. Ce n’est plus le moyen-âge, c’est l’avant big bang. Le noir abyssale. Le vide.
    L’hôpital n’est pas équipé d'un groupe électrogène…ou il ne marche plus.
    Nos médecins qui n’aiment pas jouer, jouent malgré eux avec la vie d’autrui. Par réflexe, l’un d’eux sort de sa poche son téléphone. Actionne la torche. Le braque sur le trou béant du ventre du martyr. Les autres médecins lui emboîtent le pas. Partout des faisceaux de lumière et d’espoir. Le jeu vaut la chandelle. Les tôliers reprennent le boulot.
    Le camion se réveille, confus, en pleine réparation. Ses tripes encore en l’air, comme au temps des westerns, mais sans le Whisky qui endort. C’est haram en déontologies médicale et divine. Les infirmiers cherchent sa tête dans l’obscurité et l’immobilisent. Font de même avec les jambes et les bras. Trop faible, mais agité le camion ! Le patient vit une histoire de malade. Il ne voit que des ombres qui lui tripotent les tripes. Confus, son sang l’intrigue : il coule rouge puis noircit au contact de l’obscurité. Il ne sait plus s’il est en train de mourir ou d’halluciner. Ça ne peut pas être vrai. Il supplie, s’interroge, implore puis s’évanouit…encore.
    Ce qu’il endure, c’est haram dans les déontologies médicale et divine. On ne répare pas un camion dans l’obscurité sans l’arrêter. Ou sinon qu’on lui offre une dose de miséricorde ou de Whisky. Les deux apaisent les esprits malmenés. Les deux consolent les corps affligés.
    Le 4 mars. Campagne #balancetonhostodz. Tweet du collectif de médecins résidents : « Une urgence obstétricale dans un grand CHU de la capitale Alger. Opérée sous les torches des téléphones dans un bloc sans électricité et sans anesthésie ». On ne connaît pas le devenir de la mère et de l’enfant venu au monde dans l'obscurité. On sait juste que réalité dépasse la fiction dans un pays malade, sans miséricorde et sans Whisky.
    Hebib Khalil



    CHU d’Alger. Urgence médicale. Un malade est sur le billard. Les médecins n’aiment pas les jeux de hasard, et pourtant, ils y jouent. À chaque partie de billard, ils actionnent la roulette russe. Comme pour cette fois-ci, où ils ne trouvent pas d’anesthésie !

  • #2
    Un pays se mesure à son système éducatif et médical, l'Algérie se fait piller par les siens mais tout cela est nourrrmal, tout le monde vole et n'est en aucun cas choqué par une telle dérive. Ni l'accueil ni le soin, déjà vous rencontrez une personne complètement mchenfa ça vous rend encore plus malade.

    Chez l'Algérien j'ai remarqué qu'il n'y a pas dévouement, c'est exactement ça, jamais un algérien ne se dévouera à sa patrie ou à une cause ou même à son travail, tout est bâclé, expédié, vite fait mal fait et avec un billet dans un dossier le dernier devient premier !

    Des âmes dévastés.

    La mauvaise éducation et les fausses valeurs deviennent des habitudes, on ne peut que regarder, secouer la tête et partir, si vous parlez ma tasselkouch et j'ai remarqué que c'est les moins instruits qui se la ramène avec de fausses idées bien évidemment.

    Le niveau des aides soignantes et du petit personnel est bas, l'Algérien travaille pour lui et sa famille et non pour un peuple.

    L'Algérie n'est pas une démocratie ou une dictature mais bien une mafia.

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    • #3
      c'est deprimant de lire de telles choses en 2018 ,pire encore si on est en 2965 -c'est moins choquant si on est seulement en 1440 peut etre qu'il aurait du remplacer dans son exemple le mot cowboy par Bedouin.

      j'ai ecouté la representante des medecins residents -en debut de carriere ils sont payés 50.000 dinars soit 250/300 euros -moins que ce que gagne un maçon ,un mecanicien auto ,un plombier ou un policier qui assure la circulation et parfois moins qu'un revendeur de portables volés dans les dlalas ...il y a une confusion dans les priorites et une hogra de la competence et des etudes...il n'est pas normal qu'un medecin gagne moins qu'un ouvrier parce que ce manque de reconnaissance de la societe joue sur son moral et va impacter son travail ...pour ce qui est des structures, c'est a l'image des salaires dans le secteur -la gratuité totale des soins pour tous ,est une aberration -si les algeriens peuvent payer des feux d'artifices pour un mariage ou acheter 7 robes a 50.000 dinars pieces -ils doivent etre en mesure de payer une partie des soins-la aussi on a des subventions mal derigées qui rendent precaire le systeme de santé. L'ideal serait que chaque structure de santé soit gerée comme une entreprise privé independante ou le derigeant serait assis sur un siege ejectable si les objectifs ne sont pas atteint ...c'est vraiment compliqué on a l'impression qu'on est a l'an zero de la medecine et de la gestion .

      le pire c'est que le systeme de santé d'un pays c'est quelque chose de strategique -si on veut que les gens s'attachent au pays sur le long terme et envisagent un avenir sur place , il faut un systeme de soin competitif -un pays qui opere sans anesthesiants avec la lumiere du portable c'est un pays qui te dit de prendre une barque et d'aller en siberie ou a ouagadougou si il le faut !.

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      • #4
        50 000 dinars ? Je ne sais pas par contre les maçons oui prennent trop cher. Il existe déjà le secteur privé et l'algérie a beaucoup de problème, certains disent que dans le public ils ne leur donnent pas rv pour un irm par exemple ou bien il est toujours en panne pour les pousser à aller vers le privé qui appartient aux médecins de l'hôpital. Comment en étant payé uniquement 50 000 ils peuvent se permettre d'ouvrir des lieux de soin privé ? Le privé bâcle aussi le travail, c'est une nature de l'algérien, ni le soin ni l'accueil.

        L'ordre de priorité, c'est vrai que les mariages sont un gros budget, aussi bien la salle, les gâteaux, les robes, le trousseau, les moutons, le couscous, etc. mais la mentalité algérienne veut qu'ils en mettent plein la vu selon eux aux autres... chouffouni

        Il n'y a aucune psychologie ou déontologie, c'est des gens incroyables, pas d'altruisme, pas d’empathie, seul le gain et la maslaha compte, parfois je fais des choses sans prendre de l'argent juste pour qu'ils voient, croyez-moi c'est yel djayha tu aurais pu prendre tant et tant, la charité n'est pas reconnue et elle est même péjorative... Ayna ElIslam, l'algérien le fric et l'opportunisme c'est ses seuls moteurs.

        Drôle de bled.

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