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LA DÉCENNIE NOIRE EN ALGÉRIE

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  • LA DÉCENNIE NOIRE EN ALGÉRIE

    22 mars, journée contre l’oubli
    Résistance citoyenne à l’amnésie


    El Watan
    le 22.03.17 | 12h00

    Depuis quelques années, chaque 22 mars, des associations et des collectifs citoyens honorent vaillamment la mémoire des victimes du terrorisme. Résistant à l’amnésie déguisée en «moussalaha», ils militent pour faire de cette date une Journée nationale contre l’Oubli.Une manière d’éviter aux victimes d’être «assassinées une seconde fois»
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    Vingt et un mars 1998 : 9 bergers sont massacrés à Saïda» ; «19 mars 2002 : 4 citoyens, Djellal Abderrahmane, Nezregue Abdelkader, Belghazi Ramdane et Kaieb Ahmed, sont assassinés à un faux barrage dressé à El M’Kachiche, près de Tissemsilt» ; «18 mars 1995 : Soraya et Malika Bencherif sont enlevées de leur domicile, elles seront retrouvées égorgées à Aïn Ferhat, wilaya de Oum El Bouaghi» ; «15 mars 2000 : 11 citoyens, dont des enfants, sont massacrés en cette veille de l’Aïd El Adha à la cité Tolba, dans la commune de Chaïba (Bou Ismaïl)», «12 mars 1996 : Arabdiou Djilali, reporter-photographe à l’hebdomadaire Algérie-Actualité, est tué par balles près de son domicile à Aïn Naâdja»…
    Cette triste chronologie est puisée de la page Facebook de l’association Ajouad Algérie Mémoires.
    Depuis plusieurs années, Nazim Mekbel, président de l’association, s’attache inlassablement à entretenir au jour le jour cette mémoire tourmentée. Il égrène pour chaque date les actes terroristes qui ont fauché sauvagement tant de vies en veillant à aller au-delà des froides statistiques et des bilans macabres pour livrer le nom de la victime et, quand c’est possible, une photographie du défunt. Une manière de lui rendre son humanité, de lui restituer sa dignité.Un travail de mémoire précieux et précis qui fait écho au site de l’association regroupant autant d’informations que possible sur les victimes : des témoignages, des articles de presse, des photos, des notes biographiques et parfois aussi des écrits produits par quelques-uns d’entre eux, à l’image d’un texte de M’hamed Boukhobza sur Octobre 88 ou des poèmes de Tahar Djaout ou de Youcef Sebti (voir :
    Code:
    https://ajouadmemoire.wordpress.com
    ).

    «On touche énormément d’anonymes»
    Comme on peut le constater, rien que pour ce mois de mars, le calendrier mortuaire est lourd. Hafid Senhadri (14 mars 1993), Djilali Liabès (16 mars 1993), Laadi Flici (17 mars 1993), Ahmed et Rabah Asselah (5 mars 1994), Abdelkader Alloula (10 mars 1994)… la liste est longue, très longue. Et si, généralement, on se souvient des intellectuels assassinés, des artistes, des journalistes, des personnalités publiques, force est de reconnaître – comme le souligne Nazim Mekbel – que la grande majorité des citoyens assassinés sont des «anonymes».D’où l’attachement du fils de Saïd Mekbel à entretenir leur mémoire. Cela explique aussi le choix du 22 mars, une date qui réfère plutôt à un sursaut collectif, en l’occurrence les marches populaires du 22 mars 1993 et du 22 mars 1994 contre le terrorisme intégriste, une manière de ne pas mettre en avant une victime en particulier, si consensuelle et symbolique puisse-t-elle être. «Nous ne voulons pas d’une commémoration centrée uniquement autour de personnalités connues, comme Alloula, Medjoubi, Tahar Djaout ou mon père», explique Nazim. Et de préciser : «On touche de plus en plus de citoyens au niveau d’Ajouad. En touchant plus d’anonymes, les gens se sentent vraiment concernés. Et c’est ça la nouveauté dans la démarche.
    C’est que nous, on touche énormément d’anonymes.»
    Depuis sa création, Ajouad milite ainsi pour faire du 22 mars, une «journée contre l’oubli des victimes du terrorisme». Et l’idée suit résolument son chemin. Dans un texte intitulé «Appel du 22 mars», les fondateurs de l’association proclament : «Qu’importe que nous l’appelions ‘‘décennie noire, (décennie) rouge ou tragédie nationale’’, cette période qu’a connue l’Algérie fut l’une des plus dramatiques de son histoire post-indépendance (…). Face au drame qui n’a épargné aucune famille, Ajouad Algérie Mémoires veut célébrer l’honneur et la dignité de ceux et celles qui ont été assassiné(e)s, violé(e)s, kidnappé(e)s, en refusant l’oubli de ces victimes et en luttant contre la falsification de l’histoire de notre pays.»
    Ne pas les «enterrer à tout jamais»
    L’association ne manque pas de pointer l’arsenal juridique (notamment la charte pour la paix et la réconciliation nationale de 2006) qui entrave tout travail de mémoire autour de cette séquence tragique de notre histoire contemporaine. «Aujourd’hui, c’est notre histoire et la mémoire de nos victimes qui se trouvent menacées par des lois abjectes : loi sur la rahma en 1995, concorde civile en 1999, réconciliation nationale en 2006…» Et de faire remarquer : «Refuser ce travail de mémoire, ce serait les enterrer à tout jamais.» Nazim Mekbel ne se fait pas trop d’illusions quant à l’institutionnalisation de la «Journée contre l’Oubli» sous l’actuel régime. «On est obligés d’attendre qu’il y ait un nouveau gouvernement et un nouveau Président. On joue sur le temps», dit-il. Il se félicite toutefois qu’il y ait de plus en plus de franges, dans la société, qui se montrent sensibles à cette date, qui commencent à l’intégrer dans leur calendrier mental et affectif, signe que cela finira par s’ancrer dans l’usage et s’ériger en vraie tradition citoyenne à défaut de reconnaissance officielle. «Pour cela, j’ai confiance.Cela se normalise», note le président d’Ajouad en citant les initiatives qui sont prises ça et là pour célébrer cette date.D’ailleurs, sur sa page Facebook, il n’a pas manqué de saluer ces actes de résistance à l’amnésie. «Bravo à ceux qui, en répondant à l’appel d’Ajouad Algérie Mémoires, organisent des rencontres contre l’oubli, à ceux qui arrivent à faire en sorte que cette journée du 22 mars devienne une tradition citoyenne au-delà des clivages», écrit-il. Et de nous confier : «L’an dernier, le logo du 22 mars a été partagé 800 fois, cette fois-ci, le logo est partagé plus de 700 fois. On me dira : ce n’est que Facebook, mais le fait est que le 22 mars rentre progressivement dans les consciences. C’est un travail qui fait petit à petit son chemin. On est patients.»
    Raviver la «mémoire des luttes»
    Parmi ces initiatives, une commémoration sera organisée demain, à Oran, au siège de l’association Femmes algériennes revendiquant leurs droits (FARD), de concert avec les collectifs Plus Jamais ça et 22 Mars (
    Code:
    https://www.facebook.com/events/231142244021620/
    ). Jointe par téléphone, Fatma Boufenik, présidente de FARD, précise que l’association commémore cette journée depuis 2012. «Cette année est particulière dans la mesure où on le fait avec d’autres collectifs.
    C’est important de militer ensemble, cela permet de consolider nos capacités. Il est important que cette dynamique soit renforcée.» Mme Boufenik espère que cette dynamique soit ralliée par d’autres organisations de la société civile. Pour ce qui est du programme, cette commémoration prévoit, indique-t-elle, la lecture de textes réalisés en atelier par des femmes, et qui ont valeur de témoignages sur la période du terrorisme. Au menu, également, la projection d’un court documentaire sur les journalistes assassinés ,ainsi que des intermèdes musicaux.«L’objectif est d’expliquer pourquoi le 22 mars, une date qui fait référence aux manifestations qui ont eu lieu en 1993 et en 1994 à Alger et dans plusieurs wilayas pour dénoncer le terrorisme intégriste.» «C’est pour lutter contre l’oubli et arriver progressivement à faire reconnaître cette date comme Journée nationale contre l’Oubli», appuie-t-elle. «C’est important pour la mémoire des victimes et aussi pour les vivants, pour dire : pas de pardon. Le pardon ne s’impose pas», insiste-t-elle. Farid, représentant des collectifs Plus jamais ça et 22 Mars, souligne pour sa part que cette date se veut «un acte contre l’oubli mais c’est aussi un acte de résistance», estimant que les «causes qui ont produit le terrorisme sont encore là». «Tant que la question de l’instrumentalisation politique de la religion n’est pas tranchée, nous risquons de revivre cela. Il faut rester vigilants.Quand on voit les violences faites aux femmes, les inquisitions, les atteintes à la liberté de conscience, tout cela fait le terreau de l’intégrisme», prévient-il.Pour son camarade Saïd, cette date est un repère mémoriel salutaire à plus d’un titre. «On ne peut construire un vivre-ensemble et une conscience collective sur l’amnésie imposée», dit-il. «Tant que la justice n’a pas été rendue, rien n’est réglé. On en voit les résultats avec toute cette violence qui gangrène le corps social. Que ce soit dans les rapports sociaux, à l’école, dans la rue, dans la famille, sur les routes, la violence est omniprésente.» Cette violence, analyse Saïd, est aussi la conséquence d’un «refoulement dans l’inconscient collectif des traumatismes subis». Il considère dès lors que «le souvenir, le refus du refoulement est une œuvre de salubrité publique». «Mais on ne veut pas d’une mémoire ‘‘victimisée’’. Nous voulons entretenir une mémoire de lutte contre le projet intégriste qui se poursuit. Nous voulons commémorer les luttes et la mémoire des luttes», martèle-t-il. A Aokas, un collectif citoyen a pris, de son côté, la louable initiative d’organiser aujourd’hui un parcours commémoratif consistant à se recueillir sur les tombes de toutes les victimes issues de la région (
    Code:
    https://www.facebook.com/proudtobefreeman/
    ). La cérémonie est dédiée à la mémoire d’Amel Zenoune Zouani, étudiante en droit, assassinée à Sidi Moussa le 26 janvier 1997. Elle avait 22 ans.
    Notons aussi cette autre cérémonie organisée par l’association culturelle Sumam, de la commune d’Akbou, qui observera aujourd’hui une halte mémorielle au village Ighil Nacer, en hommage à deux victimes du terrorisme : Kheiredine Aït Saïdi et Omar Ourtilane, ancien rédacteur en chef d’El Khabar assassiné le 3 octobre 1995. L’association brandit énergiquement ce slogan : «Un peuple sans mémoire est condamné à revivre son histoire». Cela fait sensiblement écho à une réflexion très juste de la juriste Karima Bennoune, auteur de l’émouvant Your Fatwa Does’nt Apply Here (Votre fatwa ne s’applique pas ici).Dans une interview qu’elle nous avait accordée (voir :
    Code:
    http://elwatan.com/actualite/il-faut-creer-un-centre-d-etudes-sur-les-annees-1990-26-01-2013-200887_109.php
    ), elle nous disait en s’inspirant de la poétesse américaine Maya Angelou : «L’histoire, si douloureuse soit-elle, ne peut pas être effacée, on ne peut pas éviter le fait qu’on ait vécu cela. Mais si on l’affronte avec courage, on peut être sûr qu’on ne va pas la revivre une seconde fois.»

    Mustapha Benfodil
    ZfSa
    Atlas HD-200s

  • #2
    La télévision publique diffuse des images choquantes de la décennie noire
    La propagande par l’horreur

    El Watan
    le 01.10.17 | 12h00
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    Last edited by zadhand; 01/10/2017, 22h16.
    ZfSa
    Atlas HD-200s

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    • #3
      La télévision publique diffuse des images choquantes de la décennie noire
      La propagande par l’horreur


      El Watan
      le 01.10.17 | 12h00
      Click image for larger version  Name:	ecran-entv_2629804_465x348.jpg Views:	1 Size:	117,1 Ko ID:	5929551



      Terrifiantes, insoutenables et traumatisantes. L’ENTV, dans ses quatre déclinaisons, a diffusé ce week-end un «reportage» montrant des images des massacres commis durant la décennie noire.

      Des vidéos monstrueuses et glaçantes. Des enfants déchiquetés, carbonisés, des cadavres brûlés, des têtes coupées qui défilent sur l’écran de l’Unique. Une abomination suprême. Une terreur absolue.Pour marquer le douzième anniversaire de la promulgation de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, la Télévision d’Etat est allée puiser dans le registre de l’horreur des années du terrorisme. Sans trop se soucier de la dignité des victimes, encore moins de la sensibilité de leurs parents et des téléspectateurs de manière générale, la diffusion du «reportage» intitulé «Pour ne pas oublier», a heurté au plus haut point et provoqué l’indignation au sein de l’opinion.Cela est d’autant plus choquant que la démarche est «vendue» comme une opération de propagande au service d’un seul et unique homme : le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika. Sans transition ni discernement et avec une vacuité sidérale, l’on passe des images de la barbarie à Bouteflika «faiseur de paix». Une propagande par l’horreur destinée plus à louer «les mérites» du chef de l’Etat par qui «la paix est retrouvée» qu’à rappeler le désastre d’un terrorisme massif empaqueté sous le vocable flou de «tragédie nationale», où le bourreau et la victime se confondent. Une réécriture éhontée de l’histoire récente qui a plongé le pays dans une barbarie sans commune mesure.Du révisionnisme. Une instrumentalisation indigne des blessures encore ouvertes du terrorisme. Quel message cherche-t-on à faire passer en diffusant ces «reportages» et particulièrement dans le contexte actuel ? S’emploie-t-on à convaincre des «bienfaits et des réalisations» du chef de l’Etat au moment même où le pays est phagocyté par une crise économique qui n’est qu’à ses débuts ? Au moment où tous les indicateurs du pays dans tous les domaines virent au rouge, l’on ressort une vieille «charte » à mettre sur le compte des «grandes réalisations» du président de la République.Il est vrai que l’évocation de chaque «grand projet» est vite accompagnée de scandales. Seule la réconciliation nationale est présentée comme une «prouesse» inattaquable. Vraiment ! Mais le message fort que l’on cherche à envoyer à travers cette opération de propagande construite sur les cadavres des victimes du terrorisme est de faire peur, d’intimider et de tétaniser les Algériens en ces temps d’inquiétude sociale. Terroriser par l’image.«Si vous voulez le changement, voilà ce qui vous attend», semble vouloir dire le pouvoir via un reportage bidonné et largement diffusé par la Télé d’Etat. Un ignoble chantage à la sécurité. ajouter du traumatisme au traumatisme. Gouverner par la peur. Raviver les blessures d’hier pour paralyser toute tentative politique et sociale aspirant au changement. Une «invitation» à abandonner tout désir démocratique. Évidence, cette propagande officielle aura un effet psychologique dévastateur sur les Algériens. Cependant, elle rouvre un chapitre que les autorités, sous le patronage de Abdelaziz Bouteflika, ont tout fait pour le fermer à jamais. Elle donne ainsi l’occasion d’engager un débat sur une décennie où tout n’a pas été dit ou écrit. Si ce reportage officiel s’intitule «Pour ne pas oublier», il est nécessaire et légitime de rappeler les faits masqués et tus par la charte pour la paix et la réconciliation nationale qui a été adoptée sans passer par la case de la vérité et de la justice. Il est hautement utile de rappeler à ce titre que le terrorisme a été vaincu non pas par un «seul homme», mais grâce à une mobilisation citoyenne. A une résistance populaire.Des hommes et des femmes non seulement n’ont pas cédé à la psychose, ils ont défié le terrorisme islamiste les armes à la main. A partir de l’année 1993, des citoyens de plusieurs régions du pays se sont dressés contre la horde intégriste. Les services de sécurité, des intellectuels, des journalistes, des artistes, des travailleurs, surtout des femmes, ont bravé avec un courage extraordinaire et au péril de leur vie la menace terroriste. Ils ont refusé la loi de la terreur à une période (1994) où l’actuel chef de l’Etat avait refusé de diriger le pays lorsque les militaires le «suppliaient». La société a payé un prix fort pour la restauration de la paix et vaincre le terrorisme islamiste. C’est la résistance citoyenne qui a sauvé la République. Réduire cette victoire au fait d’un seul homme, c’est dénier aux millions d’Algériens leurs sacrifices. Leur dénier cette victoire. Un désarmement symbolique et politique de la société. La concorde civile, puis la réconciliation nationale sont venues reléguer à la marge de l’histoire la résistance populaire. Pis encore, les criminels d’hier amnistiés et protégés par la loi narguent les Patriotes. Madani Mezrag, chef l’AIS – organisation terroriste – qui avouait publiquement avoir assassiné des militaires, est érigé au rang de personnalité nationale, reçu à la présidence de la République pour donner son avis sur la Constitution du pays.Suprême insulte à la mémoire de ses victimes. Les appelés de l’armée qui ont combattu le terrorisme sont bastonnés, des familles de victimes marginalisées quand elles ne sont pas méprisées. Les symboles de la résistance sont reniés dans un élan d’amnésie générale, marquant un renoncement de l’Etat.Les détenteurs du pouvoir réimpriment au pays la même orientation idéologique qui avait conduit à la violence des années 1990. Ne voulant pas tirer les leçons, le régime de Bouteflika a fait alliance avec les secteurs réactionnaires et intégristes dans la société. Une collusion historique entre le pouvoir et l’islamisme. Avec méthode, le pouvoir a permis à l’islamisme wahhabite de reprendre forme dans la société. Des milliers de mosquées sont livrées à des prédicateurs radicaux qui prêchent impunément la haine et la violence.Des territoires sont abandonnés par l’Etat au profit d’un intégrisme rampant et conquérant, auquel même des agents de l’Etat sont sensibles. La République recule et cède des espaces considérables à un salafisme en vogue.Les prêches et les fetwas remplacent la loi. Des prédicateurs connectés au wahhabisme font office d’autorité dans beaucoup de contrées du pays. Dans une division de travail soigneusement orchestrée, le pouvoir et les islamistes imposent à la société une double dictature. Quand l’Etat ne peut pas contenir les ardeurs sociales et le désir de liberté, aux prédicateurs et leurs nervis de s’en occuper. La sentence prononcée par l’ancien chef d’état-major Mohamed Lamari affirmant que «si le terrorisme est vaincu militairement, il ne l’est pas politiquement» résonne encore.
      Hacen Ouali


      L'Algérien est-il toujours influençable ? / Zadhand
      ZfSa
      Atlas HD-200s

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      • #4
        je suis pour la diffusion de ces images ! je suis meme pour la diffusion de ces images de façon permanente -si il le faut tous les soirs pendant 15 minutes a une heure de grande ecoute et sur tous les medias par publication d'un decret -relatant les faits et les assassinats commis a chaque date anniversaire avec l'explication clair de ce qui a permis que des hommes en arrive a cette barbarie -qu'on donne les textes religieux ou les hadiths qui ont permis cela avec une explication a la fois politique et religieuse de l'evenement mais bien evidemment par une doctrine anti islamiste -les islamistes utilisent une doctrine ,il faut les contrer avec une autre doctrine ...les medias s'insurgent contre cette diffusion a des fins politiques -mais ces horreurs aussi avaient un but politique "terroriser le peuple pour qu'il abdique" et pour que l'arabisme prennent le controle du pays ... que va t il se passer avec la mentalité actuel de l'algerien si le pouvoir en place sombre et si l'on travaille pas cette mentalité pour rectifier le tire ,nous tomberons a nouveau dans la meme doctrine qui a permis cela -l'algerien n'est pas encore pret pour la democratie parce qu'il n'a jamais ete preparé -rien n'a ete fait sur le plan psychologique et religieux pour modifier sa vision du monde .

        oui il y a un enorme risque de retomber la dedans ,on ne lutte pas contre l'islamisme avec des kalachnikovs parce que ce serait lutter contre le taux de natalité ;la lutte contre l'islamisme passe par une explication claire de ce qu'il engendre et par une comprehension de l'origine du probleme et la gestion politique de l'islam en algerie par les algeriens .

        je me demande si la polemique crée autour de la diffusion de ces images n'est pas justement manipulée par les islamistes eux memes parce que ces images elles genent davantage les islamistes que les democrates ou le pouvoir ...reflechissez une seconde !

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        • #5


          tres interessant...comment sortir les algeriens de l'endoctrinement a l'arabo islamisme et comment par extension creer un islam algerien independant -elle donne quelques pistes-difficile a realiser je le concede sauf si on les endoctrine aussi ! je pense qu'il faut endoctriner les algeriens pour les sauver .

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          • #6
            Envoyé par koceyla Voir le message


            tres interessant...comment sortir les algeriens de l'endoctrinement a l'arabo islamisme et comment par extension creer un islam algerien independant -elle donne quelques pistes-difficile a realiser je le concede sauf si on les endoctrine aussi ! je pense qu'il faut endoctriner les algeriens pour les sauver .
            La polémique autour de l'islam et du Prophète me rappelle la polémique...autour de l'islam et du Prophète en Arabie lorsque le "phénomène islamique" apparut. Des années après, l'islam vainquit. Histoire se répéterait-elle?
            “The saddest aspect of life right now is that science gathers knowledge faster than society gathers wisdom.” Isaac Asimov.

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            • #7
              Envoyé par An-Nisr Voir le message

              La polémique autour de l'islam et du Prophète me rappelle la polémique...autour de l'islam et du Prophète en Arabie lorsque le "phénomène islamique" apparut. Des années après, l'islam vainquit. Histoire se répéterait-elle?
              tu compares un debat contradictoire entre des bedouins primitifs c'est a dire la tribu de quoreish qui a decidé de rendre son dieu unique contre ceux qui croyaient aux 359 autres idoles -quand je parle de debat chez les arabes il faut bien sur nuancer cela , avec un debat contre une autre civilisation qui est impregné de science a ne plus savoir qu'en faire ! aucune chance que les bedouins l'emportent cette fois ...

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              • #8
                Envoyé par koceyla Voir le message

                tu compares un debat contradictoire entre des bedouins primitifs c'est a dire la tribu de quoreish qui a decidé de rendre son dieu unique contre ceux qui croyaient aux 359 autres idoles -quand je parle de debat chez les arabes il faut bien sur nuancer cela , avec un debat contre une autre civilisation qui est impregné de science a ne plus savoir qu'en faire ! aucune chance que les bedouins l'emportent cette fois ...
                Kho, garde à l'esprit que ce débat "entre bédouins primitifs" allait déboucher sur un cataclysme politico-socio-culturel inouï dans la région et au-delà. Ce qui fait d’ailleurs qu'on en débat maintenant . Il ne faut pas croire que le présent est coupé du passé. Savoir lire l'origine d'une chose permet de cerner son...avenir.
                • Au 6 siècle, le cas Mohammed était discuté par les notables de La Mecque.
                • Quelques décennies plus tard, le cas Mohammed était discuté par la puissance de l'époque: l'Eglise.
                • Au 21 siècle: le cas Mohammed est discuté par l'Occident (et Koceyla)
                “The saddest aspect of life right now is that science gathers knowledge faster than society gathers wisdom.” Isaac Asimov.

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                • #9
                  Envoyé par An-Nisr Voir le message

                  Kho, garde à l'esprit que ce débat "entre bédouins primitifs" allait déboucher sur un cataclysme politico-socio-culturel inouï dans la région et au-delà. Ce qui fait d’ailleurs qu'on en débat maintenant . Il ne faut pas croire que le présent est coupé du passé. Savoir lire l'origine d'une chose permet de cerner son...avenir.
                  • Au 6 siècle, le cas Mohammed était discuté par les notables de La Mecque.
                  • Quelques décennies plus tard, le cas Mohammed était discuté par la puissance de l'époque: l'Eglise.
                  • Au 21 siècle: le cas Mohammed est discuté par l'Occident (et Koceyla)
                  oui il a ça pour lui je le concede ,c'etait un genie sur ce plan la il a reussit ce que mon peuple n'a pas reussit ,s'inventer un prophete et prendre son destin a l'epoque en main en utilisant des combattants d'autres contrés pour se deployer-on aurait pu aller en afrique galvaniser des africains et envahir l'arabie -peut etre que nous sommes trop terre a terre et que nous n'adorons pas le surnaturel -d'autres ont utilisé l'astuce contre nous et il se revela que nous aussi nous etions sujet a ce type de croyance...nous avons initialement affronté le christianisme qui a participé a creer en nous les germes de la croyance au surnaturel et nos derigeants de l'epoque ne voulaient peut etre pas nous lancer la dedans ....mais finalement est ce que koceyla a fait une erreur en se proclamant pas prophete ou bien ,bien avant lui ,le valeureux guerrier contre rome jugurtha ...peut etre connaissaient ils deja les resultats car quand on voit les arabes aujourd'hui on les plaint ...zbel partout ,planche a billet , zero science , dictatures partout ,meurtre crime et assassinat,arnaque en tous genre -si il existait un prix nobel de l'ignorance vous le disputeriez aux indiens d'amazonie -eux au moins ils sont les gardiens du poumon de l'humanité -mais ntouma wech andkoum aujourd'hui !...nos derigeants etaient des visionnaires .

                  Comment


                  • #10
                    Envoyé par koceyla Voir le message

                    oui il a ça pour lui je le concede ,c'etait un genie sur ce plan la il a reussit ce que mon peuple n'a pas reussit ,s'inventer un prophete et prendre son destin a l'epoque en main en utilisant des combattants d'autres contrés pour se deployer
                    Mais les peuples ne s'inventent pas de prophètes ni quelque guide que ce soit. Qu'il s'agisse d'un candidat à la présidentielle américaine ou des prophètes bibliques, c'est à l'individu lui-même de se présenter à son peuple et faire valoir ses cartes!

                    Moïse se présenta, Jésus se présenta, Mohamed se présenta et...Macron se présenta

                    Présente-toi qu'attends-tu? Que le peuple se présente à toi?
                    Last edited by An-Nisr; 03/10/2017, 15h26.
                    “The saddest aspect of life right now is that science gathers knowledge faster than society gathers wisdom.” Isaac Asimov.

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                    • #11
                      Au fait je me présente: Moi An-Nisr, futur roi d'Algérie
                      “The saddest aspect of life right now is that science gathers knowledge faster than society gathers wisdom.” Isaac Asimov.

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                      • #12
                        Envoyé par An-Nisr Voir le message
                        Au fait je me présente: Moi An-Nisr, futur roi d'Algérie
                        va savoir, tout ceux qui se sont présentés dans le passé, n 'ont pas été crédible au départ, tu as donc toutes tes chances. d'ailleurs le pouvoir ne se demande pas, il s'impose !!
                        Panoramic life - focus on the good

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                        • #13
                          Envoyé par Miss angel Voir le message

                          va savoir, tout ceux qui se sont présentés dans le passé, n 'ont pas été crédible au départ, tu as donc toutes tes chances. d'ailleurs le pouvoir ne se demande pas, il s'impose !!
                          Bonjour,

                          Avoir les Algériens comme sujets ne serait pas de tout repos! Ah si tout le monde pouvait être un angel...euh, pardon, un ange
                          “The saddest aspect of life right now is that science gathers knowledge faster than society gathers wisdom.” Isaac Asimov.

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                          • #14
                            Envoyé par An-Nisr Voir le message
                            Au fait je me présente: Moi An-Nisr, futur roi d'Algérie
                            Faites attention An-nisr, nous les arabes nous disons "celui qui demande le pouvoir en est prisonnier et celui à qui nous donnons le pouvoir en est maitre".

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                            • #15
                              Envoyé par L'aghabie l'aghabie Voir le message

                              Faites attention An-nisr, nous les arabes nous disons "celui qui demande le pouvoir en est prisonnier et celui à qui nous donnons le pouvoir en est maitre".
                              J'ai rien demandé! Il s'impose tout seul...parole d'Angel
                              “The saddest aspect of life right now is that science gathers knowledge faster than society gathers wisdom.” Isaac Asimov.

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