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Retraite

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  • #31
    Femmes Algériennes travailleuses et droit à la retraite
    Tout ce qu’il faut savoir sur leurs droits à la retraite et à la réversion


    Lesoir ; le 10.04.2018 , 11h00

    Les femmes algériennes travailleuses, qu’elles aient eu une carrière pleine — c'est-à-dire jusqu’à l’âge légal de la retraite —, ou une carrière inachevée, ont des droits à la retraite bien définis. Contrairement aux hommes (60 ans), l’âge légal de départ à la retraite est de 55 ans pour les femmes, et même de 52 ans pour celles qui ont eu 3 enfants.
    Elles peuvent cumuler ces droits avec la pension de réversion de leur époux retraité en cas de décès de ce dernier, ou inversement, c’est l’époux qui a droit à une pension de réversion de son épouse retraitée au cas où elle décède avant lui, réversion qu’il peut cumuler avec sa propre pension de retraite.
    Droits en matière de retraite pour les femmes salariées. Pour rappel, le système actuel fonctionne de manière générale selon les règles suivantes : unification de l’âge de départ à la retraite à 60 ans avec cependant certaines dérogations pour des catégories particulières (moudjahidine, femmes, travailleurs occupés dans des emplois à haute pénibilité). Il existe, par ailleurs, des dispositions qui permettent un départ avant cet âge, c’est ainsi que la femme travailleuse peut, à sa demande, prendre sa retraite à 55 ans, mais pour cela, il faut qu’elle ait travaillé et cotisé pour sa retraite pendant au moins 15 ans. Elle bénéficie également d’une réduction supplémentaire d’un (1) an par enfant dans la limite de trois (3) ans.
    Droit à l’allocation de retraite pour les femmes travailleuses. Si la femme travailleuse a eu une courte carrière professionnelle — entre 5 et 15 années d’activité et de cotisation retraite —, elle peut bénéficier, non pas d’une pension, mais d’une allocation de retraite mais uniquement à partir de 60 ans, comme les hommes (et non plus 55 ans comme pour la pension de retraite).
    Réversion pour les conjoints des retraités hommes
    La pension et/ou l’allocation de retraite de réversion est attribuée aux ayants droit de l’assuré décédé. Quels sont les bénéficiaires de la retraite de réversion ?
    Sont considérés comme ayants droit : le conjoint de l’assuré décédé (en l’occurrence l’épouse, si c’est l’époux retraité qui est décédé), quel que soit son âge, du moment qu’il ait contracté un mariage légal avec le défunt ; les enfants à charge (conformément à l’article 67 de la loi 83-11 du 02 juillet 1983 relative aux assurances sociales modifiée et complétée).
    Cumul retraite des femmes salariées et réversion de leur conjoint homme
    La question nous a été souvent posée ces dernières années par nombre de lecteurs et de lectrices : quand les deux conjoints mariés (femme et homme) sont tous les deux retraités et perçoivent chacun une pension ou une allocation de retraite, lorsque l’un d’entre eux décède, est-ce que le conjoint encore en vie peut cumuler sa pension de retraite avec la pension ou l’allocation de retraite du conjoint décédé ? La réponse est oui, sans équivoque.
    A propos de la majoration pour conjoint à charge. Au montant de la pension de retraite d’une femme salariée s’ajoute — si son conjoint est à sa charge (c'est-à-dire ne travaille pas) — une majoration dont le montant est fixé par arrêté du ministre chargé de la Sécurité sociale, sur proposition du conseil d’administration de la CNR conformément à l’article 15 de la loi 83-12 modifiée par celle n°99-03.
    Ce montant est actuellement fixé à 2 500 DA net par mois. Si c’est l’épouse qui ne travaille pas (dite femme au foyer), la pension de retraite de son conjoint retraité est complétée par cette majoration. Quand l’époux prend sa retraite et que son épouse est femme au foyer (après avoir travaillé et interrompue sa carrière), le droit à la majoration est maintenu : ce droit ne l’est plus quand l’épouse fait valoir ses droits à la retraite (à l’âge légal de 55 ans pour les femmes). Il est important de connaître tous ces droits, car souvent ni l’employeur de la femme travailleuse ni son agence CNR ne lui communiquent en temps voulu les informations nécessaires.
    Djilali Hadjadj
    ZfSa
    Atlas HD-200s

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    • #32
      Revalorisation des pensions de retraite
      Bricolage et improvisation




      Lesoir ; le 22.05.2018 , 11h00


      La revalorisation des pensions de retraite pour 2018 qui vient d’être annoncée (voir «Le Soir retraite» du mardi 15 mai 2018) en a surpris plus d’un : un taux modulable, de 0,5 à 5%, selon le montant de la pension perçue et, pour être plus précis, l’augmentation concerne uniquement l’avantage principal. Par ailleurs, les pouvoirs publics concernés auraient pu au moins respecter la forme de la législation en vigueur : ce qui n’a pas été le cas ! Normalement, le ministre de tutelle reçoit les propositions du Conseil d’administration de la CNR (constitué aux 2/3 de représentants de l’UGTA), puis prend au final la décision de fixer le taux de revalorisation. Cette année, les choses ont très mal fonctionné (à qui la faute ?) : le conseil d’administration de la CNR ne s’est réuni que le 22 avril 2018, à seulement 8 jours de l’échéance du 1er mai (date d’effet de la revalorisation inscrite dans la loi), le «secrétariat» de cette réunion étant assuré par le directeur général de la CNR, comme le stipule le décret 92-07 du 4 janvier 1992 relatif au statut juridique des caisses de Sécurité sociale. Et dire que — là aussi, une autre ineptie —, c’est ce même directeur général de la CNR qui annonçait il y a quelques mois sur les ondes de la Radio nationale qu’en 2018 il n’y aura pas de revalorisation des pensions de retraite, alors qu’un chapitre budgétaire prévisionnel pour financer cette revalorisation, certes de seulement 22 milliards de DA, avait été arrêté.
      11 000 retraités vont percevoir une pension à la… baisse !
      A l’issue de leur réunion du 22 avril dernier, les membres du Conseil d’administration de la CNR n’ont rien proposé comme taux de revalorisation, rendant une copie blanche : du jamais vu ! Mieux encore — et triste histoire pour les plus de 3 millions de retraités de la CNR —, le 8 mai dernier, jour où le ministre de tutelle annonçait son taux «modulable», le conseil d’administration de la CNR ne lui avait toujours pas envoyé le procès-verbal de ses délibérations ! Est-ce à dire que cet «organe» compte pour des prunes et n’a plus voix au chapitre ? Mais il y a encore plus grave, la mascarade, le bricolage et l’improvisation ne s’arrêtent pas là. On vient de s’apercevoir du côté de la CNR et probablement (ce n’est pas sûr, c’est encore à vérifier) aussi au niveau du ministère, que l’application de ces taux multiples a révélé que les retraités ayant une pension légèrement supérieure à 40 000 DA verraient le montant net de leur retraite baisser (!), car passant à un palier supérieur en matière d’IRG, donc payant plus d’impôts, le «bénéfice» des 1,5% serait inférieur à l’augmentation de leurs impôts. On dénombrerait 11 000 «victimes» dans cette lamentable situation. La solution la moins mauvaise serait de les exclure de toute revalorisation pour cette année, une sorte de statu quo qui ne dit pas son nom, mais ce ne serait pas légal. Intervenir auprès du ministère des Finances pour corriger le taux d’imposition de ces «11 000 victimes» serait la meilleure solution… Triste revalorisation, pourtant tant attendue et qui n’a plus de valeur !
      Djilali Hadjad
      ZfSa
      Atlas HD-200s

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      • #33
        REVALORISATION DES PENSIONS DE RETRAITE POUR 2018
        Elle ne sera pas appliquée pour 11 000 retraités !




        Publié par Djilali Hadjadj
        Lesoir ; le 05.06.2018 , 11h00


        Dans «Le Soir Retraite» du 22 mai 2018 («Revalorisation des pensions de retraite/Bricolage et improvisation»), nous avions évoqué une des conséquences de la très mauvaise décision prise par le ministre de tutelle relative au taux de revalorisation des pensions de retraite pour 2018. C’est le directeur de la sécurité sociale de ce ministère qui a proposé à son ministre — ce dernier, en poste depuis mai 2017, anciennement DG de l’Ansej, n’étant pas au fait de ces questions techniques — d’opter pour un taux modulable, de 0,5 à 5%, selon le montant de la pension perçue, ce qui n’a pas été sans créer de problèmes. Le ministre décide, la CNR exécute, le Conseil d’administration de cette dernière ayant décidé de ne… rien proposer ! Puis ils se sont aperçus du côté de la CNR, après une opération de simulation, que l’application de ces taux multiples a révélé que les retraités ayant une pension légèrement supérieure à 40 000 DA verraient le montant net de leur retraite baisser (!), car passant à un palier supérieur en matière d’IRG, donc payant plus d’impôts, le «bénéfice» des 1,5% serait inférieur à l’augmentation de leurs impôts. On dénombrerait 11 000 «victimes» dans cette lamentable situation. Intervenir auprès du ministère des Finances pour corriger le taux d’imposition de ces «11 000 victimes» serait la meilleure solution… Mais cette dernière, selon le ministère de tutelle, étant difficile à mettre en œuvre, l’ordre a été donné à la CNR de priver de revalorisation ces 11 000 retraités. Ce qui n’est pas légal ! Quand l’incompétence gangrène tout un ministère, que faire ?
        Djilali Hadjadj
        ZfSa
        Atlas HD-200s

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        • #34
          Premiers résultats de l’enquête de l’OCDE sur la perception des risques sociaux et économiques
          La retraite au cœur des préoccupations des citoyens interrogés


          Lesoir ; le 12.06.2018 , 11h00


          Les questions de protection sociale sont au centre des débats sociétaux un peu partout dans le monde. Une étude de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques) qui vient de paraître le confirme amplement. Les réponses des personnes ayant fait l’objet de l’enquête sont éloquentes à plus d’un titre. Et encore, ce travail ne concerne que les pays développés… L’aggravation des inégalités sociales et économiques, les mutations dans le monde de l’emploi et la demande croissante des citoyens d’avoir voix au chapitre exercent une pression sur les gouvernements qui doivent adapter les politiques et les systèmes sociaux à ces nouvelles réalités. La présente note d’analyse fournit un aperçu des résultats d’une vaste enquête de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) —première en son genre — réalisée auprès de 20 000 répondants de 19 pays, en vue de fournir aux décideurs publics des indications sur les préoccupations sociales et économiques des citoyens, sur leurs attentes à cet égard et sur leur impression par rapport à l’efficacité de l’action gouvernementale. Bien que la perception des risques économiques et sociaux varie selon les pays et les groupes d’individus, certaines préoccupations semblent universelles. Parmi les questions posées : quels sont les risques sociaux qui vous inquiètent le plus aujourd'hui ? Le chômage ? La qualité de l'éducation que reçoivent vos enfants ? Le vieillissement ? Ainsi, dans une perspective à court terme, la peur de tomber malade ou d’être atteint d’un handicap fait partie des préoccupations les plus fréquemment citées, quels que soient l’âge, le genre et la structure familiale. Dans un horizon plus éloigné, les risques relatifs aux régimes de retraite, aux inégalités et à la pauvreté liée à l’âge suscitent le plus d’inquiétude. Fait intéressant, dans chaque pays considéré dans l’étude, le genre ne semble pas avoir une incidence particulière sur la perception des risques, excepté en ce qui concerne le souci de «joindre les deux bouts», plus présent chez les femmes. Le constat le plus frappant dans cette étude est l’insatisfaction généralisée des citoyens à l’égard des politiques publiques économiques et sociales, et ce, quels que soient le revenu, le niveau d’instruction, l’âge ou le genre. De plus, la majorité des répondants considère que les gouvernements ne tiennent pas vraiment compte de leur opinion lors de la définition des enjeux sociaux.
          Payer davantage ?
          À ce sujet, les répondants canadiens affichent le taux d’insatisfaction le moins élevé (25%) des 19 pays à l’étude. Mais les citoyens sont-ils prêts à payer davantage pour obtenir des programmes sociaux à la hauteur de leurs attentes ? Cela dépend des programmes. Si plus du tiers des répondants est prêt à investir 2% supplémentaires de leurs revenus en taxes et en contributions sociales pour les soins de santé et les retraites, l’enthousiasme est moins grand lorsqu’il s’agit d’investir le même montant dans les soins à l’enfance, les programmes d‘assurance emploi, le logement abordable et les soins de longue durée pour les aînés.
          Synthèse par Djilali Hadjadj

          Pour en savoir plus :
          Code:
           OCDE (mai 2018). «Risks that Matter : Early Results from the 2018 OECD Cross-National Survey on Social and Economic Risks»
          Le lien : https://www.oecd.org/social/ministerial/Risks-That-Matter-Early-Results-2018.pdf (Le rapport n’existe qu’en anglais)
          ZfSa
          Atlas HD-200s

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