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Date d'inscription: février 2007
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Il convient au musulman de s’employer à faire vivre les pratiques enseignées par la Sunna et à faire disparaître les innovations et de n’engager aucune action avant de connaître le jugement d’Allah à son propos.
La cérémonie organisée à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Prophète est interdite pour plusieurs considérations :
Premièrement ni le Prophète lui-même ni ses compagnons ne l’avaient faite. Or toute pratique religieuse qu’ils n'avaient pas faite est une innovation à interdire compte tenu de la parole du Prophète : « Tenez fortement à ma Sunna et à celle des guides qui me succéderont ; accrochez-vous-y ( mordez les avec vos incisives). Méfiez-vous des pratiques innovées car toute pratique (religieuse) inventée constitue une innovation et toute innovation est une aberration » (cité par Ahmad, 4/126 et par at-Tirmidhi, n° 2676).
Deuxiemement La célébration du mawlid est une pratique instaurée par les Fatimides après les meilleurs siècles pour corrompre la religion. Or quiconque invente, pour se rapprocher d’Allah, une pratique que le Messager d’Allah et ses compagnons n’avaient ni ordonnée ni accomplie, accuse le Messager implicitement de n’avoir pas bien expliqué la religion aux gens et démenti la parole du Très Haut : «Aujourd'hui, J' ai parachevé pour vous votre religion. » (Coran, 5 : 3) dans la mesure où il a apporté un surplus qu’il présente comme une partie de la religion, bien que n’ayant pas été enseignée par le Messager d’Allah.
Troisièmement la célébration de l’anniversaire de la naissance du Prophèterevient à imiter les chrétiens qui fêtent la Noël. Or leur imitation fait l’objet d’une interdiction aggravée. Les hadith nous interdisent de nous assimiler aux infidèles et nous ordonnent de ne pas les suivre (dans leurs pratiques).
A ce propos, le Prophète a dit : « Quiconque cherche à ressembler à des gens leur est assimilable » (cité par Ahmad, 2/50 et par Abou Dawoud, 4/314). Le Prophètea dit encore : « différenciez-vous des polythéistes » (rapporté par Mouslim, 1/222 n° 259). Cela s’applique plus particulièrement à leurs rites religieux.
Quatrièmement la célébration de l’anniversaire du mawlid, en plus de son caractère innové et d’imitation des chrétiens, conduit à l’excès et à l’exagération de sa vénération voire à son invocation et l’imploration de son secours à la place d’Allah. Ceci est la réalité constatée à nos jours chez bon nombre de ceux qui célèbrent l’anniversaire innové du mawlid. En effet, ils invoquent le messager d’Allah au lieu de celle d’Allah et implore le secours du Prophète et déclament des poèmes entachés de polythéisme pour faire son éloge.
Or le Prophète a interdit qu’on le loue de manière exagérée et a dit :
« Ne me faites pas des éloges excessives comme les chrétiens le font pour le fils de Marie car je ne suis que Son serviteur. Dites donc : il est l’esclave serviteur d’Allah et Son messager » (cité par al-Boukhari, 4/142 n° 3445, al-Fateh 6/551)
C’est-à-dire : ne commettez pas d’excès dans les louanges et la vénération que vous faites à mon endroit comme les chrétiens l’ont fait à l’égard de Jésus qu’ils ont fini par adorer, malgré l’interdiction divine qui leur avait été adressée en ces termes : « O gens du Livre (Chrétiens), n' exagérez pas dans votre religion, et ne dites d' Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n' est qu' un Messager d' Allah, Sa parole qu' Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui.» (Coran, 4 : 171).
Notre Prophète nous a interdit les excès afin de nous éviter le sort qui les a frappés. C’est ainsi qu’il a dit : « Méfiez-vous des excès car ils ont entraîné la perdition de vos devanciers » (cité par an-Nassaï, 5/268 et déclaré authentique par al-Albani dans Sahihi Sunani an-Nassaï, n° 2862.
Cinquièmement la perpétuation de l’innovation que constitue le mawlid ouvre la porte à d’autres innovations et détourne les gens des pratiques enseignées par la Sunna. C’est ainsi qu’on voit les partisans des innovations s’y livrer ardemment tout en négligeant les pratiques sunnites ... ils en viennent même à réduire leur pratique religieuse à des commémorations innovées et des mawlid. En outre, ils se sont divisés en groupes et chaque groupe célèbre l'anniversaire de la naissance de ses grandes figures. C’est ainsi que l’on voit les mawlid d’al-Badawi, d’Ibn Arabi, d’ad-Doussouqui et d’ach-Chadhili… Ils passent d’un mawlid à un autre, et il en a résulté des manifestations exagérées à l'endroit de ces défunts et à l’endroit d’autres. Ils les invoquent à la place d'Allah et croient qu’ils peuvent leur profiter et leur porter préjudice.
Ce qui les amène à s’exclure de la religion d’Allah et à retourner à la religion des païens à propos desquels Allah a dit : « Ils adorent au lieu d' Allah ce qui ne peut ni leur nuire ni leur profiter et disent: "Ceux-ci sont nos intercesseurs auprès d' Allah".» (Coran, 10 : 18) et : «Nous ne les adorons que pour qu' ils nous rapprochent davantage d' Allah.» (Coran, 39 : 3).
Ceux qui soutiennent la perpétuation de cette innovation s’accrochent à des arguments plus faibles que la toile d’araignée. Ces arguments se présentent comme suit :
1/ Prétendre que c’est une manière de vénérer le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).
Notre réponse est que la vénération [du Prophète] consiste strictement à lui obéir, à exécuter ses ordres, à abandonner ses interdits et à l’aimer. On ne le vénère pas en se livrant à des innovations (religieuses) ni en maintenant des croyances légendaires ni en perpétuant des actes de désobéissance. La célébration du mawlid relève de cette catégorie d’acte puisqu’elle constitue une désobéissance [au Prophète]. Les Compagnons étaient ceux qui ont fait preuve de la plus grande vénération à l’égard du Prophète. C’est pourquoi Urwa ibn Massoud dit à Quaraych : « Mon peuple ! J’ai fréquenté des rois notamment César et Cosroë et le Négus… Au nom d’Allah ! Je n’ai vu aucun roi faire l’objet d’une vénération comparable à celle que les compagnons de Muhammad lui vouent. Au nom d’Allah ! Il ne crache pas sans que l'un d’eux rattrape le crachat et se frotte le visage et le corps avec. Quand il leur donne un ordre, ils s’empressent à l'exécuter. Quand il fait ses ablutions, ils se précipitent sur le reste de l’eau qu’il a utilisée. Quand il parle, ils baissent leur voix et ne fixent pas leur regard sur lui en signe de vénération. (cité par al-Boukhari, 3/178 n° 2731, 2732, al-Fateh : 5/388).
Cette vénération ne les avait pas amené à célébrer sa naissance. Si cela était permis, ils l’auraient fait.
2/ L’observance massive de la pratique dans de nombreux pays
Nous répondons en disant qu’un argument valable doit reposer sur ce qui a été rapporté de façon sûre d’après le Messager. Or ce qui a été rapporté de façon certaine d’après celui-ci implique une proscription de toutes les innovations y compris ladite célébration. La pratique des gens qui n’est pas fondée sur un argument ne peut pas être considérée comme une preuve. Quel que soit le nombre des pratiquants : «Et si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t' égareront du sentier d' Allah. » (Coran, 6 : 116). Par ailleurs, Dieu merci, on trouve à chaque époque des gens qui s’opposent à cette pratique et en démontrent la fausseté. Aussi l’attitude de ceux qui la perpétuent en dépit de la réalité qui leur a été expliquée ne peut-elle pas servir de preuve.
Parmi ceux qui se sont opposés à la célébration du Mawlid figurent Cheikh Ibn Taymiyya dans Iqtidha as-sirat al-moustaqim et al-imam ach-Chatibi dans al-itissam et Ibn al-Hadj dans al-Madkhal et cheikh Tadj ad-Dine Ali ibn Omar al-Lakhmi qui a consacré un ouvrage à la question et Cheikh Muhammad Bachir as-Sahssawani al-hindi dans son livre Siyant al-insane et Sayyid Muhammad Rachid Rida qui a consacré un traité au sujet et cheikh Muhammad ibn Ibrahim al-Cheikh et d’autres qui ne cessent d’écrire chaque année dans les journaux et revues pour dénoncer cette innovation au moment où elle est mise en pratique.
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