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Date d'inscription: mars 2006
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Suite et fin
En tout état de cause, et quelque soit la décision britannique, si la bourse iranienne du pétrole devait voir le jour, les entités qui comptent - les Européens, les Chinois, les Japonais, les Russes et les Arabes - adopteront avec enthousiasme l'euro, scellant ainsi le
destin du dollar. Chose que les Etats-Unis ne peuvent se permettre et ils recourront, si nécessaire, à toute une série de stratégies pour déstabiliser ou interrompre les opérations de la bourse iranienne :
- Le sabotage - par un virus informatique, une attaque contre le réseau, les communications ou un serveur, par différentes failles de sécurité ou une attaque de type 11 septembre contre le site principal et les sites de secours.
- Un coup d'état - de loin la meilleure option à long terme pour les Etats-Unis.
- Une négociation acceptable des conditions et des restrictions - autre excellente solution pour les Etats-Unis. Bien sûr, le coup d'état est nettement préférable pour les Etats-Unis car cela garantirait une neutralisation totale de la bourse qui ne représenterait plus une menace pour leurs intérêts. Cependant, si le
coup d'état ou le sabotage échouent, alors la négociation devient à l'évidence la meilleure solution de rechange.
- Une résolution de guerre à l'ONU - difficile à obtenir étant donné les intérêts en jeu chez les états membres du Conseil de Sécurité. Mais tout le discours fébrile autour d'un développent d'armes nucléaires en Iran est clairement destiné à préparer une telle éventualité.
- Une Frappe Nucléaire Unilatérale - un choix stratégique terrible pour toutes les raisons liées à l'éventualité suivante : la Guerre Totale Unilatérale. Les Etats-Unis feront probablement appel à Israël pour mener ce sale boulot.
- Une Guerre Totale Unilatérale - à l'évidence, la plus mauvaise des solutions. D'abord, les ressources militaires US ont déjà été entamées par deux guerres. Ensuite, les Etats-Unis dégraderont encore plus leurs relations avec d'autres nations importantes. Troisièmement, les grands pays possesseurs de dollars pourraient riposter en se débarrassant discrètement de leurs montagnes de billets verts et empêcher ainsi les Etats-Unis de financer leurs
nouveaux projets militaires. Enfin, l'Iran a des alliances
stratégiques avec de puissantes nations, ce qui pourrait les entraîner dans la guerre ; l'Iran a une telle alliance avec la Chine, l'Inde, et la Russie, connue sous le nom de Groupe de Coopération de Shanghai, ou Coop de Shanghai, et un pacte avec la Syrie.
Quelque soit le choix, d'un point de vue purement économique, si la Bourse iranienne de pétrole devait prendre son envol, elle serait adoptée par de grandes puissances économiques et précipiterait la chute du dollar. La chute du dollar accélérerait l'inflation aux
Etats-Unis et ferait monter les taux d'intérêts US. A ce stade, la Fed (banque centrale US - NDT) se retrouverait à devoir choisir entre Charybde et Scylla - entre la déflation et l'hyperinflation - et serait rapidement obligée de prendre soit sa « médecine habituelle », de ralentir l'inflation en augmentant les taux d'intérêt, provoquant ainsi une dépression économique majeure, un effondrement de l'immobilier, un implosion des valeurs boursières et un effondrement financier total, ou bien de choisir une voie de sortie « à la Weimar » par l'inflation, ce qui écornera les rendements des
placements à long terme, fera décoller les hélicoptères noiera le système financier sous des tonnes de liquidités, mettra fin aux fonds d'investissement à long-terme et provoquera l'hyperinflation de l'économie.
La théorie autrichienne sur la monnaie, le crédit et les cycles nous enseigne qu'il n'y a rien entre Charybde et Scylla. Tôt ou tard, le système monétaire devra basculer d'un côté ou de l'autre, obligeant la Fed à faire un choix. Il ne fait aucun doute que le commandant en chef Ben Bernanke, grand connaisseur de la Grande Dépression et un fin pilote de (l'hélicoptère) Black Hawk, choisira l'inflation. Hélicoptère Ben, inconscient de la Grande Dépression telle qu'elle est analysée par Rothbard, a néanmoins retenu les leçons sur le pouvoir destructeur de la déflation. Le Maestro lui a enseigné que la panacée à tout problème financier, dans tous les cas, c'est
l'inflation. Il a même enseigné aux japonais sa méthode originale pour lutter contre la déflation. Comme son mentor, il a rêvé de livrer une bataille au sein d'un hiver de Kondratieff. Pour éviter la déflation, il fera appel à la planche à billets, il fera décoller les
hélicoptères des quelques 800 bases étasuniennes à l'étranger et, si nécessaire, il monétisera tout ce qui lui tombera sous la main. Son ouvre ultime sera la destruction par hyper-inflation de la devise étasunienne. Et de ses cendres renaîtra la nouvelle devise de réserve
du monde, cette relique barbare qu'on appelle l'or.
About the Author: Krassimir Petrov (Krassimir_Petrov@hotmail.com) has received his Ph. D. in economics from the Ohio State University and currently teaches Macroeconomics, International Finance, and
Econometrics at the American University in Bulgaria. He is looking for a career in Dubai or the U. A. E.
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Cogito ergo sum.
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