Discussion: Economie parralléle
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Vieux 12/10/2008, 16h06   #1 (permalink)
ferria
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Par défaut Economie parralléle

L’Afrique reste une plaque tournante du trafic de drogue, les organisations criminelles favorisant l’ouest, l’est et le nord du continent comme voies de transit principales, avec pour effet secondaire une consommation accrue de drogues, a mis en garde une agence de l’ONU dédiée à la lutte contre la drogue.

L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC) a déclaré dans un rapport publié récemment que ce continent devenait rapidement une plaque tournante du trafic de drogue, y compris de cocaïne, de cannabis et d’autres susbstances chimiques évoluées illégales, en raison du manque de capacité de ces régions pour lutter contre les cartels développés de la drogue.

Le représentant de l’UNODC, Carsten Hyttel, a déclaré qu’on observait une augmentation du trafic de drogue dans presque toutes les régions d’Afrique, avec des saisies plus importantes de drogue.

« L’Afrique continue d’être exploitée par les organisations de trafic de cocaïne pour passer leur drogue en contrebande depuis l’ Amérique du Sud vers l’Europe.



Selon le rapport, de nombreux pays africains sont confrontés à de grandes difficultés pour fournir des traitements et une réhabilitation adéquats pour les personnes consommant du cannabis, les établissements de santé manquant souvent des ressources nécessaires.

« La part de l’Afrique dans le trafic mondial de cannabis a augmenté de manière continue, comme en témoigne de nombreuses saisies de plusieurs tonnes d’herbe et de résine de cannabis en Afrique au cours de l’année passée », indique le reportage.
« Un effet secondaire du trafic actuel d’héroïne en Afrique orientale est que la consommation d’héroïne est devenue un problème dans cette région. De plus, un trafic d’héroïne existe désormais depuis l’Afrique occidentale vers l’Afrique orientale, en échange de cocaïne qui est passée en contrebande vers l’Asie du Sud, région où semble s’être propagée la consommation de cocaïne ».

La culture et la production de cannabis, qui restent la principale drogue consommée en Afrique, sont en hausse, en dépit de la diminution sensible de la production de cannabis au Maroc, premier producteur mondial de résine de cannabis, et en dépit des efforts intenses d’éradication menés par les autorités.


« Les trafiquants de drogue sont comme l’eau, s’ils sont bloqués sur une voie, ils en trouvent toujours une autre pour se répandre.


Les trafiquants tournent leurs regards vers l’Afrique parce que les cargaisons envoyées vers l’Afrique ne sont pas suspectées de contenir de la cocaïne et que par conséquent elles ont de plus grande chance d’ échapper aux contrôles »

Les efforts des gouvernements africains pour faire face à ces problèmes sont freinés par l’absence de mécanismes de contrôle anti-drogues adaptés et de ressources humaines compétentes.

« Il est à redouter que, si on ne maîtrise pas le problème du trafic de drogue en Afrique, il pourrait exacerber encore les problèmes sociaux, économiques et politiques actuels », met en garde le rapport.



Les autorités kenyanes ont réalisé des saisies avec l’aide de la police hollandaise, qui enquêtait sur un cartel international de la drogue. Le procès des suspects se poursuit et le jugement est attendu dans quelques semaines.

Bien que la consommation de drogues soit restée limitée en Afrique, elle marque une augmentation préoccupante. L’héroïnes est envoyée en grandes quantités par des envois de courriers et de colis.
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